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Infections sexuellement transmissibles (IST)

Publié le 25/02/2009 - Dernière mise à jour le 18/05/2018

Comment surveiller les IST ?

Les infections sexuellement transmissibles (IST) représentent un problème de santé publique en raison de leur fréquence, des risques de séquelles (infertilité par exemple) et de transmission accrue du VIH. L’épidémiologie des IST a beaucoup évolué en France durant ces deux dernières décennies avec la recrudescence de la gonococcie à partir de 1998, la résurgence de la syphilis précoce à partir de 2000 et l’émergence de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) rectale à partir de 2003.

La déclaration obligatoire des quatre IST « classiques » (syphilis, gonococcie, chancre mou et LGV) a été abandonnée en France en 2000 en raison d’un très faible taux d’exhaustivité et d’une mauvaise représentativité des cas déclarés. La surveillance épidémiologique des IST repose désormais sur plusieurs réseaux sentinelles volontaires de cliniciens (RésIST pour la surveillance de la syphilis et de la gonococcie) et de laboratoires (Rénago pour la surveillance de la gonococcie et des résistances du gonocoque aux antibiotiques ; Rénachla pour la surveillance des infections à chlamydia ; réseau LGV coordonné par le centre national de référence (CNR) des Chlamydiae).

Les participants à ces réseaux volontaires, cliniciens et laboratoires, sont vivement remerciés pour leur contribution.

Le réseau RésIST inclut depuis quelques années des données, encore limitées, des départements d’Outremer (Martinique et Réunion), alors que les réseaux de laboratoires restent jusqu’à présent cantonnés à la métropole. Ces réseaux, mis en place par l’Institut de veille sanitaire (InVS) en collaboration avec trois CNR (gonocoques, Chlamydiae, syphilis), permettent de produire des indicateurs montrant l’évolution de quatre IST bactériennes accessibles à un traitement curatif : la syphilis récente, la gonococcie, l’infection urogénitale à Chlamydia et la LGV rectale.

Surveillance de la syphilis

La surveillance de la syphilis repose depuis 2000 sur le réseau RésIST constitué de cliniciens volontaires exerçant dans différents lieux de diagnostic : centres d’information, de dépistage et de diagnostic des IST (Ciddist)*, consultations de dépistage anonymes et gratuites (CDAG)*, consultations hospitalières de dermatologie, de maladies infectieuses ou de médecine interne, cabinets de médecine libérale, etc.

Les cas de syphilis récente sont définis par la clinique et la biologie. La clinique inclut les trois stades de syphilis infectieuse : primaire (présence d’un chancre), secondaire (présence de lésions cutanéo-muqueuses localisées ou diffuses) et latente précoce (sans signe clinique, l’infection initiale ayant eu lieu dans les 12 derniers mois). Les cas doivent être confirmés biologiquement (microscopie à fond noir, sérologie VDRL et TPHA, amplification génique : PCR).

Après consentement du patient, des informations socio-démographiques, comportementales et biologiques sont recueillies par le médecin : âge, sexe, orientation sexuelle, antécédents d’IST, présence ou non de signes cliniques, résultats biologiques de la syphilis, statut sérologique vis-à-vis du VIH. Le clinicien propose au patient un auto-questionnaire centré sur les comportements sexuels au cours des 12 derniers mois, en particulier le nombre et le sexe des partenaires, les pratiques sexuelles et l’utilisation du préservatif.

La syphilis étant traitée par benzathine benzylpénicilline, la surveillance clinique est complétée par les données des ventes d’unités d’Extencilline ® 2,4 MUI aux officines de ville et aux hôpitaux de France métropolitaine. Cette source ne sera plus utilisable pour l’année 2014 en raison de l’arrêt de la commercialisation de ce médicament. La surveillance d’autres indicateurs est actuellement à l’étude, notamment à partir des données de l’Assurance maladie.

* Au 1er janvier 2016, les CDAG et les Ciddist ont fusionné pour donner naissance à une nouvelle entité, les CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic de l’infection par le VIH, les hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles) proposant une approche globale de santé sexuelle.

En savoir plus sur la surveillance épidémiologique au sein des CEGIDD

Surveillance des gonococcies

La surveillance des gonococcies repose à la fois sur le réseau Rénago de laboratoires, depuis 1986, et sur le réseau RésIST de cliniciens, depuis 2004. Ces deux réseaux donnent des informations complémentaires des tendances évolutives des gonococcies dans la mesure où les patients du réseau Rénago consultent majoritairement en médecine de ville alors que les patients atteints de gonococcie observés dans le réseau RésIST consultent quasi exclusivement dans des structures spécialisées (Ciddist* et CDAG*). Le réseau Rénago permet en outre de surveiller la sensibilité des souches de gonocoque aux antibiotiques. Pour les deux réseaux, les cas de gonococcie sont définis par la biologie : culture ou test d’amplification des acides nucléiques (TAAN-PCR) positif.

Fonctionnement du réseau Rénago. Chaque laboratoire participant collecte des informations épidémiologiques : sexe, âge, site de prélèvement, motif de prélèvement, présence ou non de signes cliniques, IST associées, type de prescripteur et département d’exercice. Des données agrégées semestrielles sont également collectées : nombre de tests réalisés et nombre de gonocoques isolés. Le nombre de laboratoires participants variant chaque année, l’indicateur retenu pour suivre les tendances épidémiologiques est le nombre moyen de gonocoques isolés par an et par laboratoire. Une partie des laboratoires participe en outre à la surveillance des résistances de la sensibilité du gonocoque aux antibiotiques en envoyant leurs souches isolées à l’Institut Alfred Fournier, CNR des gonocoques. Le CNR teste la sensibilité des souches à 6 antibiotiques : tétracycline, ciprofloxacine, ceftriaxone, céfixime, spectinomycine et azithromycine.

Fonctionnement du réseau RésIST. Il a déjà été décrit pour les cas de syphilis. Après consentement du patient, des informations socio-démographiques, comportementales et biologiques sont recueillis par le médecin (âge, sexe, orientation sexuelle, antécédents d’IST, présence ou non de signes cliniques, résultats biologiques de la gonococcie, statut VIH). Le clinicien propose au patient un auto-questionnaire sur son comportement sexuel au cours des 12 derniers mois, en particulier le nombre et le sexe des partenaires, les pratiques sexuelles et l’utilisation du préservatif.

* Au 1er janvier 2016, les CDAG et les Ciddist ont fusionné pour donner naissance à une nouvelle entité, les CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic de l’infection par le VIH, les hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles) proposant une approche globale de santé sexuelle.

En savoir plus sur la surveillance épidémiologique au sein des CEGIDD

Surveillance des infections uro-génitales à Chlamydiae

La surveillance des infections uro-génitales à Chlamydia trachomatis est réalisée grâce au réseau Rénachla de laboratoires qui fonctionne depuis 1989. Les cas sont définis biologiquement, dans la quasi-totalité des cas par un TAAN-PCR positif.

Comme pour le réseau Rénago, chaque laboratoire participant collecte des informations épidémiologiques : sexe, âge, site de prélèvement, motif de prélèvement, présence ou non de signes cliniques, IST associées, type de prescripteur et département d’exercice. Des données agrégées sont également collectées : nombre de tests réalisés et nombre d’infections à Chlamydia diagnostiquées. L’indicateur retenu pour suivre les tendances épidémiologiques est le nombre moyen d’infections à Chlamydia diagnostiquées par an et par laboratoire.

Surveillance de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) rectale

La LGV est fréquente en région tropicale et donne lieu à des ulcérations génitales. Elle était exceptionnelle en Europe avant l’émergence d’infections ano-rectales (ano-rectites aiguës). Elle est due aux sérovars L1, L2 et L3 de Chlamydia trachomatis. L’alerte européenne provoquée par l’émergence de la LGV dans plusieurs pays à partir de 2003, y compris la France, a permis de mettre en évidence des caractéristiques épidémiologiques communes : des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, infectés par le VIH. En France, la surveillance des LGV rectales et des infections rectales à Chlamydia à souches non L est réalisée grâce à un réseau de laboratoires et de cliniciens coordonné par le CNR des Chlamydiae qui effectue le génotypage des souches pour différencier les LGV des autres types de chlamydioses ano-rectales. Pour chaque cas confirmé des données socio-démographiques, cliniques, biologiques (statut VIH) et comportementales (orientation sexuelle) sont recueillies.

Saisie en ligne pour les réseaux de laboratoires

Depuis le 15 septembre 2014, la saisie des cas de gonococcie et d’infection à Chlamydia diagnostiqués au sein des réseaux de laboratoires (Rénago et Rénachla) se fait en ligne sur un site sécurisé développé par l’InVS sous l’application Voozanoo (application ‘SoLIST’ : Saisie on line des IST). Cette application est la déclinaison informatique des questionnaires papiers transmis jusqu’ici. Les regroupements de laboratoires (quelles qu’en soient les modalités administratives) sont devenus très fréquents, rendant difficile l’interprétation des données issues de ces réseaux de surveillance. C’est pourquoi, pour chaque cas rapporté, le lieu où le patient a été prélevé est désormais collecté. Cette application a été élaborée de façon à connaître l’activité (liée au gonocoque et au Chlamydia) dans chaque lieu de prélèvement, même lorsque les tests sont ensuite réalisés ailleurs. La saisie en ligne va aussi permettre l’élargissement des réseaux Rénago et Rénachla à de nouveaux laboratoires volontaires pour améliorer la couverture des réseaux sur le territoire français.

Schéma des réseaux

Santé publique France

A Saint-Maurice : Direction des maladies infectieuses – Unité VIH - Hépatites B et C - IST, 12 rue du Val d’Osne – 94415 Saint-Maurice – Courriel : SurveillanceIST@santepubliquefrance.fr

Dr Ndeindo Ndeikoundam, coordonnateur des IST

Tél. : 01 41 79 68 04

Delphine Viriot, épidémiologiste

Tél. : 01 55 12 54 22

Corinne Pioche, épidémiologiste

Tél. : 01 41 79 67 93

Ouassila Hannachi, technicienne d’informations épidémiologiques

Tél. : 01 41 79 57 53

Ramus Charly, technicien d’informations épidémiologiques

Tél. : 01 41 79 67 49

Hélène Haguy, assistante (secrétariat)

Tél. : 01 41 79 67 96
Fax : 01 41 79 67 66

Dr Florence Lot, responsable de l’unité VHIT (VIH-Sida, Hépatites B et C, IST)

Tél. : 01 41 79 67 46

Dans les régions, Cire impliquées dans la surveillance des IST : http://invs.santepubliquefrance.fr/Regions-et-territoires/Sante-publique-France-dans-votre-region

ARS Antilles - Cire Antilles
Centre d'Affaires Agora
ZAC de l'Etang Z'Abricot
Pointe des Grives - BP 658
97261 Fort-de-France cedex

Tél. : 05 96 39 43 54
Fax : 05 96 39 44 14
Courriel : ARS-MARTINIQUE-CIRE@ars.sante.fr

ARS de Guadeloupe - Antenne de Guadeloupe
Rue des archives, Bisdary
97113 Gourbeyre

Fax : 05 90 99 49 24

ARS AURA - Cire AURA
241 rue Garibaldi
CS 93383
69418 Lyon cedex 3

Tél. : 04 72 34 31 15
Fax : 04 72 34 41 55
Courriel : ars-ara-cire@ars.sante.fr

ARS Auvergne - Antenne Clermont-Ferrand
60 avenue de l'Union Soviétique
63057 Clermont-Ferrand cedex

Tél. : 04 73 74 50 38
Fax : 04 73 74 48 96

ARS de Bourgogne - Cire Bourgogne/Franche-Comté
Le Diapason
2 place des savoirs - CS 75535
21035 Dijon

Antenne de Franche-Comté
La City
3 avenue Louise Michel
25044 Besançon cedex

Tél. : 03 80 41 99 41
Fax : 03 80 41 99 53
Courriel : cire-bfc@santepubliquefrance.fr

ARS Bretagne - Cire Bretagne
6 place des Colombes
CS 14253
35042 Rennes cedex

Tél. : 02 22 06 74 41
Fax : 02 22 06 74 91
Courriel : cire-bretagne@santepubliquefrance.fr

ARS Centre-Val de Loire - Cire Centre-Val de Loire
131, Faubourg Bannier
BP 74409
45044 Orléans cedex 1

Tél. : 02 38 77 47 81
Fax : 02 38 77 47 41
Courriel : cire-cvl@santepubliquefrance.fr

ARS Grand Est - Cire Grand Est
 3 boulevard Joffre
 CS 80071
 54036 Nancy cedex

Tél. : 03 83 39 29 43
Fax : 03 83 39 28 95
Courriel : GrandEst@santepubliquefrance.fr

Antenne de Strasbourg
Cité administrative Gaujot
14, rue du Maréchal Juin 
67084 Strasbourg cedex

ARS Guyane - Cire Guyane
66 avenue des Flamboyants
CS 40696
97300 Cayenne

Courriel : ars-guyane-cire@ars.sante.fr

ARS Hauts de France - Cire Hauts de France
556 avenue Willy Brandt
59777 Euralille

Tél. : 03 62 72 88 88
Fax : 03 20 86 02 38
Courriel : ARS-NPDC-CIRE@ars.sante.fr

ARS Ile-de-France - Cire Ile-de-France
"Le Millénaire 2"
35 rue de la gare
75935  Paris cedex 19

Tél. : 01 44 02 08 16
Fax : 01 44 02 06 76
Courriel : cire-idf@santepubliquefrance.fr

ARS Normandie - Cire Normandie
Immeuble "Le mail"
31, rue Malouet
BP 2061
76040  Rouen cedex

Tél. : 02 32 18 31 64
Fax : 02 32 18 26 50
Courriel : cire-normandie@santepubliquefrance.fr

ARS Nouvelle Aquitaine - Cire Nouvelle Aquitaine
103 bis rue Belleville
CS 91704
33063 Bordeaux cedex

Tél. : 05 57 01 46 20
Fax : 05 57 01 47 95
Courriel : ars-alpc-cire@ars.sante.fr

Antenne de Poitiers
4 Rue Micheline Ostermeyer
BP 20570
86021 Poitiers cedex

Tél. : 05 49 44 83 18
Fax : 05 49 42 31 54

ARS Occitanie - Cire Occitanie
10 chemin du Raisin
31050 Toulouse cedex 9

Tél. : 05 34 30 25 24
Fax : 05 34 30 25 32
Courriel : occitanie@santepubliquefrance.fr

Antenne de Montpellier
28 Parc-Club du Millénaire
1025, rue Henri Becquerel
CS 3001
34067 Montpellier Cedex 2

Tél. : 04 67 07 22 86
Fax : 04 67 07 22 88 / 22 70

ARS Océan Indien - Cire Océan Indien
2 bis avenue Georges Brassens 
CS 61002
97743 Saint-Denis cedex 9

Tél. : 02 62 93 94 24
Fax : 02 62 93 94 57
Courriel : ARS-OI-CIRE@ars.sante.fr

Antenne de Mayotte
Rue Mariaze
97600 Mamoudzou

ARS Pays de la Loire - Cire Pays de la Loire
17 boulevard Gaston Doumergue
CS 56233
44262 Nantes cedex 2

Tél. : 02 49 10 43 62
Fax :  02 49 10 43 92
Courriel : cire-pdl@santepubliquefrance.fr

ARS PACA - Cire PACA Corse
132 boulevard de Paris
CS 50039
13331 Marseille cedex 03

Tél. : 04 13 55 81 01
Fax : 04 13 55 83 47
Courriel : ARS-PACA-CIRE@ars.sante.fr

Antenne d'Ajaccio
Quartier Saint Joseph
CS 13003
20700 Ajaccio cedex 09

 

Centres nationaux de référence (CNR)

CHU de Bordeaux (laboratoire coordonnateur) - Expertise : infections à Chlamydia trachomatis et à mycoplasmes urogénitaux
Laboratoire de Bactériologie
Hôpital Pellegrin, Place Amélie Raba Léon, 33076 Bordeaux

Pr Cécile Bébéar
Tel : 05.57.57.16.25
Fax : 05.56.93.29.40
Email : cnr.ist@chu-bordeaux.fr; cecile.bebear@chu-bordeaux.fr

APHP Hôpital Saint-Louis (laboratoire associé) - Expertise : infections à gonocoque
Département des Agents Infectieux
1, Avenue Claude Vellefaux, 75010 Paris

Dr Béatrice Berçot
Tél. : 01 42 38 50 96
Secrétariat. : 01 42 49 93 48
Fax : 01 42 49 92 00
Email : beatrice.bercot@aphp.fr

AP-HP Cochin (Laboratoire associé) - Expertise : syphilis
Laboratoire de Dermatologie
27, rue du Faubourg Saint-Jacques, 75 014 PARIS

Pr Nicolas Dupin
Tél. : 01 58 41 18 49
Adjoint : 01 44 41 25 60
Biologiste : 01 58 41 27 88
Fax : 01 44 41 25 46 ou 01 58 41 29 83
email : nicolas.dupin@cch-aphp.fr

Pour en savoir plus sur les missions des Centres nationaux de référence, cliquer ici

Dossier Infections sexuellement transmissibles (IST)

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