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Esteban

Publié le 31/03/2014

Esteban pour les professionnels

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Esteban présente un double intérêt pour les professionnels.

C'est à la fois une source de nouvelles connaissances épidémiologiques et une opportunité de discuter d'un examen de santé avec les patients participant à l'étude.

Professionnels de santé : vous avez un rôle à jouer !

La qualité, la pertinence et la précision de l'étude Esteban dépendent en grande partie de la participation des personnes tirées au sort.

Au contact direct de vos patients, vous êtes en première ligne pour expliquer la portée de cette étude et l'intérêt qu'elle présente, pour la santé publique évidemment, mais aussi pour celle de vos patients.

Des dosages individuels rarement mesurés

Au-delà du simple constat épidémiologique, Esteban intègre l'étude de plusieurs facteurs de santé : environnement, nutrition, activité physique et maladies chroniques.

L'étude mobilise aussi de nombreuses analyses (mesure des allergies par le dosage des IgE chez les enfants, par exemple).

Des prévalences plus précises pour certaines maladies et facteurs de risque majeurs

Au niveau médical, Esteban vise à étudier plus précisément la prévalence de maladies et de facteurs de risque sous-diagnostiqués : diabète, hypertension artérielle, dyslipidémies, etc.

Un nouvel éclairage sur les relations entre environnement et santé

L'impact environnemental sur la santé n'est aujourd'hui que partiellement défini. Grâce à des dosages individuels rarement mesurés, Esteban permettra d'établir des valeurs de référence pour ces biomarqueurs environnementaux.

Le lancement de cette nouvelle étude s'inscrit dans plusieurs dispositifs de santé publique aux niveaux national et international et doit permettre de répondre aux objectifs de différents plans nationaux de santé publique, lois ou initiatives européennes auxquels participe l’InVS :

La stratégie nationale de biosurveillance

La stratégie nationale de biosurveillance a été mise en place dans le cadre du Plan national santé environnement -PNSE-2- (issu du Grenelle de l’environnement). Elle a été préparée entre mai 2009 et mars 2010 par un Comité de pilotage présidé par l’InVS et réunissant les ministères de la Santé (Direction générale de la santé -DGS-), de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (Direction générale de la prévention des risques -DGPR-), du travail (Direction générale du travail -DGT-), l’Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation (Afssa) et l’Agence française de sécurité sanitaire environnement et travail (Afsset) (aujourd’hui Anses). Le volet biosurveillance de cette étude permettra la description et le suivi des niveaux d’imprégnation de la population résidant en France, sur une centaine de substances retenues au regard de leur impact présumé et/ou observé sur la santé. Sa méthodologie devra s’harmoniser dans la mesure du possible avec le projet européen de consortium pour une biosurveillance à l’échelle européenne (COPHES).

Le système national de surveillance nutritionnelle

Le système national de surveillance nutritionnelle, confié à l'InVS, a été mis en place dans le cadre du premier Programme national nutrition santé (PNNS) 2001-2005 dont l'objectif était d'améliorer l’état de santé de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition. Il a conduit à la réalisation, en 2006-2007, de l'Etude nationale nutrition santé -ENNS-, dans la continuité de laquelle le volet nutritionnel de cette nouvelle étude s'inscrit. Cette nouvelle étude doit répondre aux besoins du PNNS-3 (2011-2015), du Plan obésité 2010-2013 et de la future Loi de santé publique en matière de description et de suivi des consommations alimentaires, de l'activité physique et de la sédentarité, et des marqueurs de l'état nutritionnel (maigreur, obésité, statut en fer et en vitamines) de la population résidant en France, et fournir des éléments de compréhension quant à l'atteinte des objectifs fixés par le PNNS.

La surveillance des maladies chroniques

Le volet surveillance des maladies chroniques s'inscrit pour partie dans le cadre du suivi de la Loi de santé publique de 2004 et de la future loi de santé publique. Il cible la surveillance de certaines maladies chroniques comme le diabète, les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), l'asthme, les allergies alimentaires et respiratoires et la maladie rénale chronique ainsi que la surveillance de certains facteurs de risque vasculaire (hypertension artérielle, dyslipidémies). Il permettra également le suivi des indicateurs ayant déjà fait l'objet d'un précédent recueil lors de l'étude ENNS 2006-2007. Il doit également répondre aux besoins de l'enquête européenne avec examens de santé (EHES) qui devrait être mise en place dans l'ensemble des pays membres de l'Union européenne à l'horizon 2015. 

L'intérêt de mutualiser plusieurs thèmes de santé publique

Ces objectifs de surveillance sont en synergie : rôle de l'alimentation comme source d'exposition à l'imprégnation, rôle de la nutrition comme facteur de risque de survenue de maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires, diabète, etc.) et existence d'associations entre imprégnation à certains contaminants de l'environnement et certaines maladies chroniques. Par ailleurs, la faisabilité technique d’une telle étude combinant ces trois objectifs a été démontrée lors de la réalisation de l'étude ENNS 2006-2007.

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