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Environnement et santé

Publié le 25/04/2018

Surveillance des intoxications au monoxyde de carbone. Bulletin au 17 avril 2018.

25/04/2018
Réseau de surveillance des intoxications au monoxyde de carbone

bandeau bulletin retro-information intoxication CO n°11

Faits marquants au 17 avril 2018 :

  •  Un nombre comparable d’intoxications par rapport à celui de la période de chauffe précédente
  • Deux pics d’intoxications en lien avec des événements météorologiques inhabituels (vague de neige/verglas autour de la semaine du 11 décembre 2017 et vague de froid autour de la semaine du 26 février 2018)
  • Deux épisodes d’intoxications survenues dans les lieux de culte en lien avec un panneau radiant

Toute personne ayant connaissance d’une intoxication par le CO, suspectée ou avérée, à l’exclusion des intoxications par incendie, la signale à l’Agence régionale de santé ou au Centre Antipoison qui recueille les premières informations sur les personnes concernées et les circonstances de survenue pour déclenchement des enquêtes médico-environnementales par les services compétents. Les informations recueillies dans le cadre de ce bulletin concernent uniquement le signalement. Une fois, les informations relatives à l’enquête environnementale et médicale collectées et consolidées, des analyses épidémiologiques sont menées pour l’aide à l’action publique.

Les signalements d'intoxication

Depuis le 1er septembre 2017,

1 073 signalements ont été transmis au système de surveillance nationale des intoxications au monoxyde de carbone, impliquant 3 890 personnes dont 2 222 ont été prises en charge par un service d’urgence hospitalier, 479 dirigées vers un service de médecine hyperbare et 356 admises en hospitalisation.

Par rapport à la période de chauffe précédente, ont été déclarés :

  • un nombre comparable de signalements  (1 073 versus 1 032)
  • un nombre de personnes exposées légèrement supérieur  (3 890 versus 3 534)
  • un nombre équivalent de personnes transportées vers un service d’urgence hospitalier (2 222 versus 2 268)
  • un nombre comparable de décès accidentel par intoxication par le CO déclaré au système de surveillance (23 versus 24)

Répartition hebdomadaire (depuis le 1er septembre 2016) du nombre de signalements d’intoxication par le CO, suspectée ou avérée, et du nombre de personnes exposées et transportées vers un service d’urgence hospitalier

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Les intoxications par le CO en lien avec un groupe électrogène ou un brasero/barbecue

Le nombre d’épisodes d’intoxication accidentelle domestique en lien avec l’utilisation inappropriée (c’est–à-dire en milieu clos) d’un groupe électrogène a diminué de 35% par rapport à celui de la période de chauffe précédente (44 versus 68). Au cours de la période de chauffe 2017-2018 :

  • 136 personnes ont été exposées aux émanations de CO
  • 89 personnes ont été transportées vers un service d’urgence hospitalier
  • 6 décès accidentels ont été déclarés au système de surveillance.

Selon les informations obtenues lors du signalement et avant l’enquête environnementale,  les circonstances de survenue de l’intoxication étaient : l’utilisation de l’appareil dans un milieu clos (14), la construction ou rénovation d’une habitation (9), une coupure d’électricité (4 dont 1 en lien avec des impayés), l’attente de l’installation de l’électricité (1) et la proximité d’un chantier (1). Les circonstances de survenues n’étaient pas mentionnées pour 15 épisodes.
Le nombre d’épisodes d’intoxication par brasero/barbecue signalés au système de surveillance a été équivalent à celui de la période de chauffe 2016-2017 (61 versus 68). Depuis le 1er septembre 2017, 199 personnes ont été impliquées dans une intoxication oxycarbonée en lien avec ce type d’appareil dont 190 personnes ont été transportées vers un service d’urgence hospitalier. Trois décès accidentels en lien avec l’utilisation d’un brasero/barbecue ont été déclarés au système de surveillance. Les circonstances de survenues, connues au moment du signalement et avant la réalisation de l’enquête environnementale, étaient diverses : utilisation comme moyen de chauffage principale (19) et en complément (1),  utilisation comme mode de cuisson (3), utilisation devant la porte d’entrée ouverte  d’un habitat (3),  diffuseur de parfum de type encens (2), braises rentrées à l’intérieur du logement (2), appareil de cuisson dans un restaurant (1),  utilisation à la fois pour la cuisson et le chauffage(1) et l’utilisation par le voisinage (1). Pour 28 épisodes, les conditions d’utilisation n’étaient pas connues au moment du signalement.

Les intoxications au CO au sein d’un établissement recevant le public (ERP)

Depuis le 1er septembre 2017, 34 épisodes d’intoxication sont survenus dans un ERP impliquant 778 personnes. Selon les informations disponibles au moment du signalement, les établissements concernés étaient : des restaurants (7), des établissements scolaires (4), des commerces (4), des patinoires (2), des centres de vacances (2), des bars (2), des gîtes (2), des lieux de cultes (2) une piscine, une crèche, une banque, une clinique, une PMI, une agence de voyage, une salle des fêtes, un établissement sportif et un gymnase.

Des intoxications en lien avec des événements météorologiques inhabituels

Au cours de la période 2017-2018, des évènements météorologiques inhabituels ont été à l’origine de deux pics d’intoxications par le CO. Cinquante-cinq épisodes ont été déclarés lors de vague de neiges/verglas (tempête Ana) du 10 au 12 décembre 2017 dont 21 épisodes le 11 décembre 2017, exposant 411 personnes à des  émanations de CO. Aucun décès n’a été déclaré. Les régions  Hauts-de-France (8), Ile-de-France (7), Nouvelle-Aquitaine (7),  Grand-Est (6), Normandie (5) et Provence-Alpes-Côte-D’azur (5) ont été les plus concernées.

Au cours de la vague de froid du 26 février au 1er mars 2018, 47 épisodes d’intoxication oxycarbonée  sont survenus impliquant 160 personnes. Aucun décès n’a été déclaré.  La région Ile-de-France (13) et Provence-Alpes-Côte-D’azur (11)  ont été le plus touchées.

En région

Par rapport à la période de chauffe précédente, le nombre d’épisodes a augmenté dans une majorité des régions, à l’exception de la région Grand-Est (115 versus 135), Hauts-de-France (135 versus 156) et Pays-de-la-Loire (47 versus 75) et Nouvelle-Aquitaine (62 versus 65). Les régions Provence-Alpes-Côte-D’azur (105 versus 77), Occitanie (90 versus 64), Auvergne-Rhône-Alpes (116 versus 94) et Normandie (43 versus 26) ont connu une forte augmentation du nombre d’épisodes. Le nombre de signalements a été comparable à celui déclaré à la saison de chauffe précédente en Ile de France (185 versus 183), en Bretagne (66 versus 63), en Nouvelle Aquitaine (62 versus 65), en Bourgogne-Franche comté (54 versus 49).

Principaux déclarants

  • les services départementaux d’incendie et de secours : 52 % des signalements ;
  • les services d’urgence hospitaliers : 16 % des signalements ;
  • les services de médecine hyperbare : 7 % des signalements.

De la surveillance à la prévention

Afin d’éviter l’intoxication par le monoxyde de carbone en lien avec la principale source d’émanation de CO : la chaudière ou son installation (conduit de raccordement ou conduit d’évacuation), Santé publique France rappelle de :

  • Faire vérifier et entretenir les conduits de fumées (par ramonage mécanique)
  • Faire vérifier et entretenir chaudières, chauffe-bains, inserts, poêles

Santé publique France propose différents outils pour prévenir les intoxications par le CO.

Dépliant / Affiche / Roman photo

Dossier presse sonore

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Spot radio

Les gestes à adopter en vidéo

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