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Données par localisation

Publié le 01/02/2017

Cancer du côlon-rectum

CE QU IL FAUT RETENIR

  • Le cancer colorectal occupe le 3e rang chez l’homme et le 2e rang chez la femme des tumeurs les plus fréquentes, avec respectivement environ 23 500 et 19 500 nouveaux cas par an.
  • La France occupe, respectivement chez l’homme et chez la femme, le 18e et le 12e rang des pays de l’Union européenne ayant les taux d’incidence2 les plus élevés.
  • La mortalité du cancer colorectal diminue fortement depuis 1980 et la survie1 s’est fortement améliorée au cours du temps.
  • Environ 18 000 décès par an dont 52 % chez l’homme, ce qui situe le cancer colorectal au 2e rang des décès par cancer les plus fréquents chez l’homme et au 3e rang chez la femme.
  • Les principaux facteurs de risque modifiables du cancer colorectal sont la consommation d’alcool, de tabac, la sédentarité, l’inactivité physique, le surpoids, l’obésité, l’alimentation avec une consommation faible en fibres, excessive de viande rouge ou de viandes transformées.
  • Le pronostic du cancer colorectal dépend largement du stade au diagnostic. Ce cancer peut, en partie, être prévenu grâce à un dépistage précoce des lésions précancéreuses. Le dépistage permet, en outre, une prise en charge thérapeutique précoce si un cancer est détecté.
  • Le programme national de dépistage organisé, par recherche de sang occulte dans les selles, concerne les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans.

Les chiffres clés produits par l'agence et ses partenaires (Francim, Hospices civils de Lyon, Institut national du cancer, structures de gestion du dépistage)

Incidence

Mortalité

Survie1

Prévalence
(ensemble des cas)

Prévention / Dépistage

43 068 nouveaux cas par an

17 833 décès par an

63 % à 5 ans

120 864 cas diagnostiqués lors des 5 dernières années et toujours vivants

Dans le cadre du programme organisé :

  • 31 % des 50 à 74 ans dépistés
  • 14 831 adénomes avancés détectés
  • 6 211 cancers détectés

Projections,
2015

Projections,
2015

Registres, cas diagnostiqués,
2005-2010

France métropolitaine,
2008

France entière,
2012-2013

Les informations dans les départements d'outre-mer sont renseignées dans chacune des rubriques si elles sont disponibles.

Nouveaux cas par an (incidence)

  • Avec 43 068 nouveaux cas en 2015 (projections), le cancer colorectal se situe au 3e rang des tumeurs les plus fréquentes chez l’homme et au 2e rang chez la femme.
  • Dans plus de 9 cas sur 10 (95 % chez l’homme comme chez la femme), les cancers sont diagnostiqués à l’âge de 50 ans et plus.
  • Près de 6 cas sur 10 (56 %) chez l’homme et 4 cas sur 10 (43 %) chez la femme surviennent dans la tranche d’âge de 50-74 ans.
  • Le taux d’incidence2 :
    - chez l’homme, augmente de 0,3 % par an entre 1980 et 2012, avec toutefois une baisse (-0,3 % par an) entre 2005 et 2012 ;
    - chez la femme, augmente de 0,1 % par an entre 1980 et 2012, avec également une baisse (-0,3 % par an) entre 2005 et 2012.
  • L’incidence ne varie pas de façon importante par département.
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 18e taux d’incidence le plus élevé chez l’homme et le 12e chez la femme
  • Dans le monde, 1,36 million de nouveaux cas sont estimés en 2012. Les taux les plus élevés (entre 30 et 44,8 pour 100 000 hommes ; entre 22,0 et 32,2 pour 100 000 femmes) sont observés en Australie/Nouvelle Zélande, en Europe, en Amérique du Nord et les taux les plus faibles (inférieurs à 10 pour 100 000 hommes et inférieurs à 8 pour 100 000 femmes) en Amérique Centrale, dans le Sud de l’Asie centrale et en Afrique.

[Source : Globocan 2012 v1.0 Disponible sur : http://globocan.iarc.fr, consulté le 11/04/2016]

En savoir plus

Sur l'incidence du cancer du côlon-rectum en France métropolitaine :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012
projection de l'incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2015

Sur l'incidence du cancer du côlon-rectum, en régions métropolitaines :
incidence régionale des cancers 2008-2010 : évaluation de trois méthodes d’estimations

Sur l'incidence du cancer du côlon-rectum, dans les départements métropolitains :
estimations de l’incidence départementale des cancers en France métropolitaine 2008-2010

 Sur l'incidence du cancer du côlon-rectum, dans les départements d'outre-mer :
- incidence observée dans les départements couverts par un registre (dont Martinique, Guadeloupe), 1979-2013
- Voir aussi : publications de la Cire Antilles-Guyane

  • Avec 17 833 décès en 2015 (projections), le cancer colorectal se situe au 2e rang des décès par cancer chez l’homme et au 3e rang chez la femme.
  • 8 décès sur 10 (80 %) chez l’homme et près de 9 décès sur 10 (85 %) chez la femme surviennent chez les personnes de 65 ans et plus.
  • 4 décès sur 10 (41 %) chez l’homme et près de 3 décès sur 10 (28 %) chez la femme surviennent dans la tranche d’âge de 50-74 ans.
  • Le taux de mortalité2 est de 12,6 décès pour 100 000 personnes chez les hommes et 7,6 décès pour 100 000 chez les femmes en 2015 (projections).
  • Chez l’homme, la mortalité diminue de 1,2 % par an entre 1980 et 2012 ; cette diminution est légèrement plus marquée sur la période plus récente (-1,5 % par an entre 2005 et 2012) ; chez la femme, elle diminue de 1,4 % par an entre 1980 et 2012 ; cette diminution est moins forte sur la période plus récente (-1,1 % par an entre 2005 et 2012).
  • Les taux de mortalité2 sur la période 2005-2009 sont plus élevés chez l’homme que chez la femme et varient selon les départements. Les taux les plus bas sont observés en Corse (9,9 et 5,2 pour 100 000 respectivement chez l’homme et chez la femme) et les plus élevés sont observés dans le Nord-Pas-de-Calais (18,1 et 10,0 décès pour 100 000 respectivement). Dans les départements d'outre-mer, les taux sont très faibles, allant de 6,7 à 8,9 pour 100 000 hommes et de 5,6 à 6,5 pour 100 000 femmes.
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 5e taux de mortalité le plus bas chez l’homme comme chez la femme.
  • Dans le monde, 694 000 décès par cancer colorectal sont estimés en 2012. Les taux de mortalité sont les plus élevés pour les deux sexes en Europe centrale et orientale (20,3 et 11,7 pour 100 000 respectivement chez l’homme et chez la femme), et les taux les plus faibles dans le Sud de Asie centrale, en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest.

[Source : Globocan 2012 v1.0 Disponible sur : http://globocan.iarc.fr, consulté le 11/04/2016]

En savoir plus

Sur la mortalité du cancer du côlon-rectum :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012
projection de l'incidence et de la mortalité par cancer en France en 2015

  • Plus de 6 patients sur 10 (63 %) diagnostiqués en France avec un cancer colorectal survivent à leur cancer après 5 ans (personnes diagnostiquées en 2005-2010) et 5 personnes sur 10 (52 %) après 10 ans (personnes diagnostiquées en 1999-2004).
  • La survie diminue avec l’âge : près de 7 hommes sur 10 (69 %) [respectivement 7 femmes sur 10 (72 %)], âgés de 45 ans ou plus, survivent à leur cancer après 5 ans comparé à 5 hommes sur 10 (50 %) [respectivement 5 femmes sur 10 (51 %)] pour ceux diagnostiqués à 75 ans ou plus (2005-2010).
  • La survie1 à 5 ans s’est améliorée de façon identique au cours du temps chez les hommes et les femmes. Elle est passée de 53 % et 55 % respectivement chez l’homme et chez la femme pour les personnes diagnostiquées en 1989-1993 à 63 % chez l’homme comme chez la femme pour les personnes diagnostiquées en 2005-2010.

En savoir plus

Sur la survie du cancer du côlon-rectum :
survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine, 1989-2013

  • La prévalence partielle à 5 ans est estimée en 2008 à près de 120 900 personnes : 64 300 hommes (53 %) et 56 600 femmes. Elle représente les personnes diagnostiquées lors des cinq dernières années qu’elles soient en rémission complète, guéries, ou en cours de surveillance.
  • La prévalence totale est estimée en 2008 à près de 318 700 personnes, dont 163 600 hommes (51 %) et 155 100 femmes. Elle correspond au nombre de personnes atteintes ou ayant été atteintes d’une pathologie cancéreuse et vivantes à une date donnée, quelle que soit l’antériorité du diagnostic.

En savoir plus

Sur la prévalence du cancer côlon-rectum :
estimation de la prévalence du cancer en France métropolitaine chez les 15 ans et plus en 2008

  • La prévention primaire repose essentiellement sur le contrôle des facteurs de risque (arrêt du tabagisme et réduction de la consommation d’alcool), la modification des habitudes de vie (augmentation de l’activité physique, de la part des fibres dans l’alimentation et de la consommation de laitages, réduction de la consommation de viandes et de charcuteries) et la normalisation du poids.
  • Dépistage organisé du cancer du côlon-rectum : en dehors des personnes présentant un risque particulier (antécédents personnels ou familiaux), les personnes âgées de 50 à 74 ans sont invitées, tous les deux ans, à réaliser un test de recherche de sang occulte dans les selles, suivi d’une coloscopie en cas de test positif.
  • En avril 2015, la méthode de recherche de sang occulte dans les selles a été modifiée (remplacement du test au gaïac par un test immunologique).
  • Sur la période 2012-2013, le taux de participation au programme de dépistage organisé était de 31 % (femme : 32,8 % ; homme : 29,8 %), soit 14 points en dessous du seuil minimal acceptable recommandé par la Commission européenne (45 %). Un peu plus de 14 800 adénomes avancés (taux de détection = 3,1 pour 1 000 personnes dépistées) et plus de 6 200 cancers (taux de détection = 1,3 pour 1 000 personnes dépistées) ont été diagnostiqués dans le cadre du programme de dépistage organisé.

En savoir plus

Sur le dépistage du cancer du côlon-rectum :
évaluation du programme de dépistage du cancer colorectal

Sur les facteurs de risque :
http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Facteurs-de-risque
http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-rectum/Facteurs-de-risque
Classifications by cancer sites with sufficient or limited evidence in humans 

Généralités sur le cancer du côlon-rectum :
https://www.ligue-cancer.net/localisation/colon-rectum/

1 La survie présentée dans ces fiches correspond à la survie nette standardisée : c’est une survie théorique où la seule cause décès serait le cancer étudié ; à la différence de la survie observée (ou brute) qui prend en compte l’ensemble des causes de décès. La standardisation est faite une population de référence. Pour le calcul de la survie par cancer, la population de référence est l’International Cancer Survival Standards (ICSS).

2 Les taux de mortalité et les taux d’incidence présentés dans ces fiches sont des taux standardisés. Les taux standardisés selon l'âge sont communément utilisés pour communiquer des statistiques sur les cancers. Ils sont généralement utilisés pour comparer les populations de structure d’âges différentes et permettent d’identifier des différences entre population qui ne sont pas liées à l’âge.
La standardisation est faite sur une population de référence. Pour le calcul de l'incidence et de la mortalité par cancer, la population de référence utilisée est la population mondiale.

Les dernières publications de Santé publique France sur le cancer du côlon-rectum :

http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-chroniques-et-traumatismes/Cancers/Surveillance-epidemiologique-des-cancers/Publications

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