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Données par localisation

Publié le 01/02/2017

Cancer du poumon

CE QU IL FAUT RETENIR

  • Le cancer du poumon est un cancer évitable. Le tabac constitue de loin la première cause de cancer du poumon ; il est responsable de plus de 8 cancers du poumon sur 10.
  • Le cancer du poumon occupe le 2e rang chez l’homme et le 3e rang chez la femme des tumeurs les plus fréquentes, avec respectivement environ 30 000 et 15 000 nouveaux cas par an.
  • Chez l’homme, l’incidence du cancer du poumon est relativement stable depuis les années 1990 et la mortalité diminue depuis 1995.
  • Chez la femme, l’incidence et la mortalité sont en forte augmentation depuis 1980.
  • La France occupe respectivement le 11e et le 7e rang des pays de l’Union européenne ayant les taux d’incidence les plus élevés.
  • Avec environ 30 000 décès par an, dont 69 % chez l’homme, le cancer du poumon en France se situe au 1er rang des décès par cancer chez l’homme et au 2e rang chez la femme.
  • Le pronostic du cancer du poumon reste sombre avec une survie1 à 5 ans égale à 15 % tous stades confondus. Son évolution dépend du type et du stade de la tumeur.

Chiffres clés produits par l'agence et ses partenaires (Francim, Hospices civils de Lyon, Institut national du cancer, structures de gestion du dépistage)

Incidence

Mortalité

Survie1

Prévalence
(ensemble des cas)

Prévention/Dépistage

45 222 nouveaux cas par an

30 555 décès par an

16 % à 5 ans

48 837 cas diagnostiqués lors des 5 dernières années et toujours vivants

8 cancers sur 10 seraient dus au tabagisme

Causes multiples

Pas de dépistage organisé

Projections,
2015

Projections,
2015

Registres, cas diagnostiqués,
2005-2010

France métropolitaine,
2008

Les informations dans les départements d'outre-mer sont renseignées dans chacune des rubriques si elles sont disponibles.

Nouveaux cas par an (incidence)

  • Avec environ 45 000 nouveaux cas en 2015 (projections), dont près de 30 000 (67 %) chez l’homme et 15 000 chez la femme, le cancer du poumon se situe au 2e rang des cancers chez l’homme et au 3e rang chez la femme.
  • Près de 7 cas sur 10 (69 %) chez l’homme et plus de 6 cas sur 10 (64 %) chez la femme surviennent dans la tranche d’âge de 50-74 ans.
  • Le taux d’incidence2 est en 2015 (projections) de 52,6 pour 100 000 personnes chez l’homme et 23,4 pour 100 000 chez la femme.
  • Chez l’homme, ce taux est quasiment stable depuis 1980, avec une faible augmentation de 0,1 % par an entre 1980 et 2012. Une baisse (-0,3 % par an) est observée entre 2005 et 2012.
  • Chez la femme, le taux augmente fortement de 5,3 % par an entre 1980 et 2012.
  • Il existe d’importantes variations de l’incidence du cancer du poumon selon les départements. Chez l’homme, 8 départements du Nord-Est présentent une incidence plus élevée par rapport à la moyenne nationale et 12 départements de l’Ouest et du Sud une incidence plus faible. Chez la femme, l’incidence est plus élevée que la moyenne nationale en Ile-de-France et dans le Sud, et plus faible dans l’Ouest et le Nord.
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 11e taux d’incidence le plus élevé chez l’homme et le 7e chez la femme.
  • Dans le monde, 1,8 million de nouveaux cas sont estimés en 2012. Chez l’homme, les taux d’incidence les plus élevés sont observés en Europe centrale et orientale et en Asie du Sud-Est, et les taux les plus faibles en Afrique centrale et occidentale. Chez la femme, les taux les plus élevés sont observés en Amérique du Nord et en Europe du Nord et les taux les plus faibles en Afrique occidentale et centrale.

Source : Globocan 2012 v1.0 Disponible sur : http://globocan.iarc.fr, consulté le 11/04/2016]

En savoir plus

Sur l'incidence du cancer du col du poumon en France métropolitaine :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012
projection de l'incidence et de la mortalité par cancer en France en 2015

Sur l'incidence du cancer du col du poumon, en régions métropolitaines :
incidence régionale des cancers 2008-2010 : évaluation de trois méthodes d’estimations

Sur l'incidence du cancer du poumon, dans les départements métropolitains :
estimation de l’incidence départementale des cancers en France métropolitaine 2008-2010

Sur l'incidence du cancer du poumon dans les départements d'outre-mer :
incidence observée dans les départements couverts par un registre (dont Martinique, Guadeloupe), 1979-2013

  • Avec environ 30 000 décès en 2015 (projections), dont près de 21 000 chez l’homme (69 %) et 9 000 chez la femme, le cancer du poumon se situe au 1er rang des décès par cancer chez l’homme et au 2e rang chez la femme.
  • Près de 9 décès par cancer du poumon sur 10 chez l'homme et 7 sur 10 chez la femme sont attribuables à la consommation de tabac.
  • Près de 6 décès sur 10 (62 % chez l’homme, 57 % chez la femme) surviennent chez les personnes de 65 ans et plus.
  • Le taux de mortalité2 en 2015 (projections) est de 34,3 décès pour 100 000 personnes chez l’homme et de 13,7 pour 100 000 chez la femme.
  • Chez l’homme, le taux de mortalité diminue de 0,5 % par an entre 1980 et 2012, et en particulier plus fortement entre 2005 et 2012 (-2,2 % par an).
  • Chez la femme, le taux de mortalité augmente de 3,7 % par an entre 1980 et 2012 avec une plus forte hausse observée sur la période la plus récente (+4,6 % par an entre 2005 et 2012).
  • Les taux régionaux de mortalité2 sur la période 2005-2009 varient chez l’homme de 36 pour 100 000 en Midi-Pyrénées à 56,4 pour 100 000 dans le Nord-Pas-de-Calais ; chez la femme, de 8,1 pour 100 000 dans le Nord-Pas-de-Calais à 12,3 pour 100 000 en Lorraine. Les taux restent très bas dans les départements d'outre-mer chez l’homme (entre 9 et 36 pour 100 000) comme chez la femme (entre 2,7 et 8,6 pour 100 000).
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 15e taux de mortalité le plus élevé chez l’homme et le 14e chez la femme.
  • Dans le monde, avec 1,59 million de décès estimés, soit environ 20 % de l’ensemble des décès par cancer, le cancer du poumon reste la première cause de mortalité en 2012. La répartition géographique de la mortalité est similaire à celle de l’incidence du cancer du poumon.

Source : Globocan 2012 v1.0 Disponible sur : http://globocan.iarc.fr, consulté le 11/04/2016]

En savoir plus

Sur la mortalité du cancer du poumon en France métropolitaine :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012
projection de l'incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2015

Sur la mortalité du cancer du poumon dans les départements d'outre-mer :
mortalité observée par cancer dans quatre départements d'outre-mer, 2005-2009

  • 1 patient sur 7 (17 %) diagnostiqué en France avec un cancer du poumon survit à son cancer après 5 ans (personnes diagnostiquées en 2005-2010) et 1 sur 10 après 10 ans (personnes diagnostiquées en 1999-2004).
  • La survie diminue avec l'âge : près de 1 homme sur 5 (19 %) [respectivement 1 femme sur 4 (25 %)] âgé de 45 ans ou plus survit à son cancer après 5 ans comparé à 1 homme sur 10 (10%) [respectivement 1 femme sur 10 (11 %)] pour ceux diagnostiqués à 75 ans ou plus (2005-2010).
  • Chez l’homme, la survie1 à 5 ans tend à diminuer au cours du temps, passant de 12 % pour les personnes diagnostiquées en 1989-1993 à 16 % pour celles diagnostiquées en 2005-2010.
  • Chez la femme, la survie1 à 5 ans est de 18 % ; elle est stable depuis 1989-1993.

En savoir plus

Sur la survie du cancer du poumon :
survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine, 1989-2013

  • La prévalence partielle à 5 ans est estimée en 2008 à environ 48 800 personnes, dont 35 700 hommes (73 %) et 13 100 femmes. Elle représente les personnes diagnostiquées lors des cinq dernières années, qu’elles soient en rémission complète, guéries, ou en cours de surveillance.
  • La prévalence totale est estimée en 2008 à environ 79 500 personnes, dont 60 700 hommes (76 %) et 18 800 femmes. Elle correspond au nombre de personnes atteintes ou ayant été atteintes d’une pathologie cancéreuse et vivantes à une date donnée, quelle que soit l’antériorité du diagnostic.

En savoir plus

Sur la prévalence du cancer du poumon :
estimation de la prévalence du cancer en France métropolitaine chez les 15 ans et plus en 2008

  • Le cancer du poumon est un cancer évitable.
  • Le tabagisme constitue de loin la première cause de cancer du poumon. Il est responsable de 8 cancers du poumon sur 10.
  • La classification du Circ répertorie les substances cancérigènes selon différents niveaux de dangerosité (avéré, probable ou possible, non classable, non probable). Outre la fumée du tabac, les substances carcinogènes avérées du cancer du poumon sont l’amiante, certains hydrocarbures polycycliques aromatiques (gaz d’échappement des moteurs diesels…), les radiations ionisantes (dont rayons X, rayons gamma issus de l’imagerie médicale), le radon, l’arsenic, le nickel, le chrome, la silice, le cadmium…
  • Certains facteurs de risque sont individuels : le risque de cancer du poumon augmente avec l’âge et les antécédents personnels et familiaux.
  • Il n’existe pas, en France, de programme national de dépistage organisé du cancer broncho-pulmonaire.

En savoir plus

Sur les facteurs de risques :
http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-poumon/Facteurs-de-risque
Classifications by cancer sites with sufficient or limited evidence in humans

Généralités sur le cancer du poumon :
https://www.ligue-cancer.net/localisation/poumon/

1 La survie présentée dans ces fiches correspond à la survie nette standardisée : c’est une survie théorique où la seule cause décès serait le cancer étudié, à la différence de la survie observée (ou brute) qui prend en compte l’ensemble des causes de décès. La standardisation est faite sur une population de référence. Pour le calcul de la survie par cancer, la population de référence est l'International Cancer Survival Standards (ICSS).

2 Les taux de mortalité et les taux d’incidence présentés dans ces fiches sont des taux standardisés. Les taux standardisés selon l'âge sont communément utilisés pour communiquer des statistiques sur les cancers. Ils sont généralement utilisés pour comparer les populations de structure d’âges différentes et permettent d’identifier des différences entre population qui ne sont pas liées à l’âge.
La standardisation est faite sur une population de référence. Pour le calcul de l’incidence et de la mortalité par cancer, la population de référence utilisée est la population mondiale.

Les dernières publications de Santé publique France sur le cancer du poumon :

http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-chroniques-et-traumatismes/Cancers/Surveillance-epidemiologique-des-cancers/Publications

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