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Estimations de l’incidence, de la mortalité et de la survie, stade au diagnostic

Publié le 26/11/2015

Projections de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2015 - Tumeurs solides

Avertissements

Les données observées disponibles au moment de la réalisation de ces travaux allaient jusqu’en 2011. Les estimations 2015 sont donc des projections. Toute projection présente un certain niveau d’incertitude, notamment parce qu’elle oblige à faire certaines hypothèses sur l’évolution du risque de cancer entre 2011 et 2015, période pour laquelle les données observées n’étaient pas encore disponibles. Les projections proposées ne doivent donc pas être interprétées comme une réalité observée : elles ne sont que le reflet des hypothèses adoptées. Elles ne peuvent pas être utilisées pour reconstituer des tendances temporelles, d’une part parce qu’il existe pour cela une étude dédiée récente* et d’autre part, parce que le modèle statistique utilisé pour les projections peut différer de celui utilisé pour décrire les tendances.

* Binder-Foucard F, Belot A, Delafosse P, Remontet L, Woronoff AS, Bossard N. Estimation nationale de l’incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012. Partie 1 - Tumeurs solides. Saint-Maurice (Fra) : Institut de veille sanitaire, 2013. 122 p.

Contexte

En France, la surveillance épidémiologique des cancers en population générale repose sur un partenariat scientifique, structuré et complémentaire, associant le Réseau français des registres des cancers (réseau Francim), le Service de biostatistique des Hospices civils de Lyon (HCL), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national du cancer (INCa).

Le réseau Francim, association loi 1901, regroupe l’ensemble des registres français des cancers, généraux et spécialisés. Créé en 1997, le réseau a pour objectifs de réaliser, coordonner et publier les travaux utilisant les données collectées par les registres des cancers, de contribuer au développement de recherches coopératives en santé publique et en épidémiologie descriptive, analytique et évaluative dans le domaine du cancer. Le réseau Francim a constitué en 1999 une base de données commune à l’ensemble des registres dont il a confié la gestion au service de biostatistique des HCL. Cette base commune est accessible à la communauté scientifique pour le développement de projets de recherche sous réserve de leur acceptation par le comité de pilotage partenarial Francim-HCL-InVS-INCa.

De par leurs missions définies par la loi, l’InVS et l’INCa apportent un soutien institutionnel aux registres des cancers, notamment à travers le financement, en grande partie, du recueil de données effectué par les registres participant à la surveillance et à l’observation nationale des cancers. Ils soutiennent également financièrement le service de biostatistique des HCL afin que celui-ci puisse mener à bien ses travaux dans le domaine de la surveillance et de l’observation des cancers.

Ces quatre partenaires ont défini un programme de travail commun calé sur la durée du Plan cancer.

La production régulière des indicateurs essentiels à la surveillance épidémiologique des cancers en France est inscrite au sein des actions du programme de travail partenarial Francim-HCL-InVS-INCa et répond à l’objectif 15 du Plan cancer 2014-2019 : « Appuyer les politiques publiques sur des données robustes et partagées » [1]. Cette surveillance repose sur les données d’incidence et de survie collectées par les registres du réseau Francim et centralisées par le service de biostatistique des HCL.

Parmi les indicateurs épidémiologiques régulièrement produits, figurent en premier lieu l’incidence et la mortalité. "L’incidence observée dans chaque département couvert par un registre" est mise en ligne sur le site de l’InVS avec une mise à jour annuelle. Des tendances de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine sont estimées tous les 5 ans : les dernières tendances, publiées en 2013, portaient sur la période 1980-2012 [2]. Enfin, des "projections de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine" pour l’année en cours sont produites tous les deux ans. La production de ces indicateurs pour les années les plus récentes permet de percevoir l’évolution des besoins de la population en matière de prise en charge des cancers. Des travaux sont également prévus dans le cadre du programme de travail partenarial afin de développer des indicateurs pour les départements d’outre-mer.

Objectif

L’objectif principal des projections d’incidence et de mortalité par cancer est d’estimer, pour l’année en cours, les nombres attendus de nouveaux cas de cancer et de décès par cancer au niveau national. Dans le cadre de cette étude, les projections sont fournies pour l’année 2015 et concernent 19 localisations tumorales solides. Elles sont produites à partir des données d’incidence observées jusqu’en 2011 dans les départements couverts par un registre du réseau Francim et à partir des données de mortalité du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc). Elles sont issues d’une modélisation statistique des tendances de l’incidence et de la mortalité depuis 1980.

Principe

Le principe de la méthode est décrit dans un article paru dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) en 2009 [3]. L’approche utilisée vise à rendre compte du degré d’incertitude inévitablement associé à toute projection (faite ici à 4 ans), notamment à travers l’utilisation de différents scenarii reposant sur différentes hypothèses d’évolution entre 2011 et 2015 (voir la partie Méthode pour le détail des scenarii).

Résultats

Incidence et mortalité en 2015 pour chaque localisation selon les 3 scenarii
Les projections 2015 présentées sont issues d’une modélisation des données d’incidence et de mortalité allant jusqu’en 2011. Toute projection comporte un certain niveau d’incertitude, car elle impose de faire des hypothèses sur l’évolution entre 2011 et 2015. La méthode utilisée a permis d’explorer différentes hypothèses sous la forme de 3 différents scenarii présentés ici pour chaque localisation.
Le scénario finalement retenu est indiqué en gras dans les tableaux 1 et 2 ci-après, sachant que le scénario A « la tendance récente du risque se prolonge » :

  • pour l’incidence, a été privilégié a priori ;
  • pour la mortalité, a systématiquement été retenu.

Incidence et mortalité en 2015 pour chaque localisation selon le scénario retenu
Les projections 2015 présentées sont issues d’une modélisation des données d’incidence et de mortalité allant jusqu’en 2011. Toute projection comporte un certain niveau d’incertitude, car elle impose de faire des hypothèses sur l’évolution entre 2011 et 2015. La méthode utilisée a permis d’explorer différentes hypothèses sous la forme de trois différents scenarii pour chaque localisation. Parmi ces scenarii, un seul, le plus probable, a été finalement retenu : il est à l’origine des projections fournies ici (tableau 3), sachant que le scénario A « la tendance récente du risque se prolonge » :

  • pour l’incidence, a été privilégié a priori ;
  • pour la mortalité, a systématiquement été retenu.

Résultats par localisation tumorale
Voir la partie Données.

Publication

Leone N, Voirin N, Roche L, Binder-Foucard F, Woronoff AS, Delafosse P, Remontet L, Bossard N, Uhry Z. Projection de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2015. Rapport technique. Saint-Maurice (Fra) : Institut de veille sanitaire, 2015. 62 p.

Références

[1] Plan Cancer 2014-2019. [Internet]. Paris ; 2014. [consulté le 12/03/2015].

[2] Binder-Foucard F, Belot A, Delafosse P, Remontet L, Woronoff AS, Bossard N. Estimation nationale de l’incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012. Partie 1 - Tumeurs solides. Saint-Maurice (Fra) : Institut de veille sanitaire, 2013. 122 p.

[3] Remontet L, Belot A, Bossard N. Tendances de l’incidence et de la mortalité par cancer en France et projections pour l’année en cours : méthodes d’estimation et rythme de production. Bull. Epidemiol. Hebd. 2009;38:405-8.

[4] Wood SN. Generalized Additive Models: An Introduction with R. Chapman and Hall/CRC. 2006. 410 p.

[5] Rogel A, Belot A, Suzan F, et al. Reliability of recording uterine cancer in death certification in France and age-specific proportions of deaths from cervix and corpus uteri. Cancer Epidemiol. 2011;35:243-9.

  •  

    Nombre de nouveaux cas et de décès en 2015 pour chaque localisation selon les 3 scenarii, chez l’homme et chez la femme

    Localisation(1)

    Homme

    Femme

    Incidence

    Mortalité

    Incidence

    Mortalité

    A

    B

    C

    A

    B

    C

    A

    B

    C

     A

    B

    C

    Lèvre-cavité orale-pharynx

    8 010

    9 823

    9 091

    2 271

    2 974

    2 863

    3 600

    3 443

    3 600

    756

    824

    876

    Œsophage

    3 328

    3 930

    3 329

    2 491

    3 038

    2 684

    1 222

    1 164

    1 222

    828

    857

    878

    Estomac

    4 330

    4 733

    4 330

    2 779

    3 106

    2 779

    2 255

    2 469

    2 254

    1 583

    1 777

    1 524

    Côlon-rectum

    23 535

    24 273

    24 788

    9 337

    9 994

    9 571

    19 533

    19 916

    20 190

    8 496

    8 924

    8 193

    Foie(2)

    7 376

    7 141

    8 301

         

    2 252

    1 969

    2 252

     

       

    Pancréas(2)

    7 116

    5 859

    5 817

         

    6 755

    5 469

    6 101

     

       

    Larynx

    2 611

    3 194

    2 827

    650

    967

    880

    377

    427

    485

    111

    138

    134

    Poumon

    30 401

    30 340

    29 410

    20 990

    23 381

    24 924

    14 821

    11 586

    13 937

    9 565

    8 289

    9 861

    Mélanome de la peau(3)

    7 083

    5 968

    7 083

    1 033

    1 030

    1 164

    7 242

    6 382

    7 242

    740

    789

    916

    Sein(4)

     

       

     

       

    55 071

    54 062

     

    11 913

    12 492

     

    Col de l’utérus(5)

     

       

     

       

    2 797

    3 016

    2 571

    1 092

    1 186

    975

    Corps de l’utérus(5)

     

       

     

       

    8 151

    7 780

    7 042

    2 179

    2 173

    1 946

    Ovaire

     

       

     

       

    4 575

    4 795

    4 575

    3 132

    3 514

    3 538

    Prostate(6)

     

       

    8 713

    10 035

     

     

       

     

       

    Testicule

    2 300

    2 192

    2 300

    80

    90

    68

     

       

     

       

    Vessie

    9 758

    10 294

    9 761

    3 728

    4 081

    3 985

    2 547

    2 417

    2 217

    1 233

    1 303

    1 233

    Rein

    8 885

    8 264

    8 885

    3 045

    3 089

    3 045

    4 397

    4 101

    4 397

    1 448

    1 518

    1 448

    Système nerveux central

    3 072

    2 991

    3 072

    1 897

    1 962

    2 078

    2 355

    2 302

    2 356

    1 335

    1 446

    1 613

    Thyroïde

    2 783

    2 306

    2 783

    143

    158

    143

    7 317

    6 736

    8 710

    215

    253

    215

    Tous cancers(7)

    210 882

    84 041

    173 560

    65 415

    (1) Les lymphomes sont exclus des tumeurs solides.
    (2) Les estimations de mortalité ne sont pas présentées en raison de la qualité incertaine des données sources. 
    (3) Les cancers de la peau autres que les mélanomes sont exclus de ce travail.
    (4) Les tendances de l’incidence du cancer du sein sont complexes. Des modèles statistiques spécifiques ont donc été utilisés [4] pour produire les projections selon les scenarii A et B (pas de scénario C dans cette approche).
    (5) Les parts respectives des décès dus aux cancers du col de l’utérus et du corps de l’utérus ont été estimées par une méthode spécifique [5].
    (6) Compte tenu  de la grande incertitude sur l’évolution à court terme de l’incidence du cancer de la prostate, les estimations d’incidence 2015 ne sont pas présentées.
    (7) Pour la projection d’incidence « tous cancers », l’estimation 2015 issue du scénario B du cancer de la prostate (n=58 863), bien que non présentée, a été utilisée. La projection de mortalité « tous cancers » intègre aussi les projections spécifiques des cancers du foie et du pancréas, bien que celles-ci ne soient pas présentées.
    Scénario A : « la tendance récente du risque se prolonge » ; Scénario B : « le risque de 2015 est identique à celui de 2011 » ; Scénario C : « la tendance moyenne 1980-2011 du risque se prolonge ». Le scénario finalement retenu est indiqué en gras.
  •  

    Taux d’incidence et de mortalité en 2015, standardisés sur la structure d’âge de la population mondiale (TSM) et exprimés pour 100 000 personnes-années, pour chaque localisation selon les 3 scenarii, chez l’homme et chez la femme

    Localisation(1)

    Homme

    Femme

    Incidence

    Mortalité

    Incidence

    Mortalité

    A

    B

    C

    A

    B

    C

    A

    B

    C

    A

    B

    C

    Lèvre-cavité orale-pharynx

    15,5

    19,2

    17,5

    4,1

    5,4

    5,1

    5,9

    5,7

    5,9

    1,0

    1,1

    1,2

    Œsophage

    5,6

    6,7

    5,6

    4,0

    5,0

    4,3

    1,6

    1,5

    1,6

    0,9

    1,0

    1,0

    Estomac

    6,7

    7,3

    6,7

    4,1

    4,5

    4,1

    2,6

    2,7

    2,6

    1,6

    1,7

    1,6

    Côlon-rectum

    37,0

    38,0

    38,8

    12,6

    13,5

    12,9

    23,6

    23,8

    24,4

    7,6

    7,9

    7,3

    Foie(2)

    12,5

    12,0

    14,0

     

       

    2,8

    2,4

    2,8

     

       

    Pancréas(2)

    11,4

    9,5

    9,4

     

       

    7,8

    6,3

    7,1

     

       

    Larynx

    4,8

    5,9

    5,1

    1,1

    1,6

    1,4

    0,6

    0,7

    0,8

    0,1

    0,2

    0,2

    Poumon

    52,6

    52,7

    50,9

    34,3

    38,5

    40,4

    23,4

    18,4

    22,0

    13,7

    11,8

    14,1

    Mélanome de la peau(3)

    13,6

    11,6

    13,6

    1,7

    1,7

    1,9

    13,5

    12,1

    13,5

    0,9

    1,0

    1,2

    Sein(4)

               

    96,0

    94,7

     

    14,6

    15,7

     

    Col de l’utérus(5)

               

    5,9

    6,4

    5,5

    1,7

    1,9

    1,6

    Corps de l’utérus(5)

               

    11,5

    11,2

    10,0

    2,2

    2,2

    2,0

    Ovaire

               

    7,1

    7,6

    7,1

    3,6

    4,1

    4,0

    Prostate(6)

     

     

     

    9,2

    10,5

                 

    Testicule

    7,1

    6,9

    7,1

    0,2

    0,2

    0,2

               

    Vessie

    14,0

    15,0

    14,0

    4,8

    5,2

    5,1

    2,5

    2,4

    2,2

    1,0

    1,0

    1,0

    Rein

    15,7

    14,6

    15,7

    4,4

    4,4

    4,4

    6,5

    6,1

    6,5

    1,4

    1,5

    1,4

    Système nerveux central

    6,7

    6,5

    6,7

    3,7

    3,9

    4,1

    4,5

    4,4

    4,5

    2,2

    2,4

    2,6

    Thyroïde

    6,3

    5,2

    6,3

    0,2

    0,2

    0,2

    16,8

    15,6

    19,8

    0,2

    0,2

    0,2

    Tous cancers(7)

    362,4

    124,0

    272,6

    72,9

    (1) Les lymphomes sont exclus des tumeurs solides.
    (2) Les estimations de mortalité ne sont pas présentées en raison de la qualité incertaine des données sources.
    (3) Les cancers de la peau autres que les mélanomes sont exclus de ce travail.
    (4) Les tendances de l’incidence du cancer du sein sont complexes. Des modèles statistiques spécifiques ont donc été utilisés [4] pour produire les projections selon les scenarii A et B (pas de scénario C dans cette approche).
    (5) Les parts respectives des décès dus aux cancers du col de l’utérus et du corps de l’utérus ont été estimées par une méthode spécifique [5].
    (6) Compte tenu  de la grande incertitude sur l’évolution à court terme de l’incidence du cancer de la prostate, les estimations d’incidence 2015 ne sont pas présentées.
    (7) Pour la projection d’incidence « tous cancers », l’estimation 2015 issue du scénario B du cancer de la prostate, bien que non présentée, a été utilisée (Taux standardisé monde (TSM)= 97,7). La projection de mortalité « tous cancers » intègre aussi les projections spécifiques des cancers du foie et du pancréas, bien que celles-ci ne soient pas présentées. 
    Scénario A : « la tendance récente du risque se prolonge » ; Scénario B : « le risque de 2015 est identique à celui de 2011 » ; Scénario C : « la tendance moyenne 1980-2011 du risque se prolonge ». Le scénario finalement retenu est indiqué en gras.
  •  

    Nombre de nouveaux cas et de décès en 2015, taux respectifs d’incidence et de mortalité standardisés sur la structure d’âge de la population mondiale (TSM) pour chaque localisation selon le scénario retenu, chez l’homme et chez la femme

    Localisation(1)

    Homme

    Femme

    Incidence

    Mortalité

    Incidence

    Mortalité

    Scénario

      Cas(2)

    TSM

    Scénario

    Décès(2)

    TSM

    Scénario

       Cas(2)

    TSM

    Scénario

    Décès(2)

    TSM

    Lèvre-cavité orale-pharynx

    A

    8 000

    15,5

    A

    2 270

    4,1

    A

    3 600

    5,9

    A

    760

    1,0

    Œsophage

    A

    3 330

    5,6

    A

    2 490

    4,0

    A

    1 220

    1,6

    A

    830

    0,9

    Estomac

    A

    4 330

    6,7

    A

    2 780

    4,1

    A

    2 260

    2,6

    A

    1 580

    1,6

    Côlon-rectum

    A

    23 500

    37,0

    A

    9 300

    12,6

    A

    19 500

    23,6

    A

    8 500

    7,6

    Foie(3)

    A

    7 400

    12,5

         

    A

    2 250

    2,8

         

    Pancréas(3)

    B

    5 900

    9,5

         

    B

    5 500

    6,3

         

    Larynx

    A

    2 610

    4,8

    A

    650

    1,1

    C

    490

    0,8

    A

    110

    0,1

    Poumon

    A

    30 500

    52,6

    A

    21 000

    34,3

    A

    15 000

    23,4

    A

    9 600

    13,7

    Mélanome de la peau(4)

    A

    7 100

    13,6

    A

    1 030

    1,7

    A

    7 200

    13,5

    A

    740

    0,9

    Sein

               

    B

    54 000

    94,7

    A

    12 000

    14,6

    Col de l’utérus(5)

               

    A

    2 800

    5,9

    A

    1 090

    1,7

    Corps de l’utérus(5)

               

    A

    8 200

    11,5

    A

    2 180

    2,2

    Ovaire

               

    A

    4 580

    7,1

    A

    3 130

    3,6

    Prostate(6)

         

    A

    8 700

    9,2

               

    Testicule

    A

    2 300

    7,1

    A

    80

    0,2

               

    Vessie

    A

    9 800

    14,0

    A

    3 730

    4,8

    A

    2 550

    2,5

    A

    1 230

    1,0

    Rein

    A

    8 900

    15,7

    A

    3 050

    4,4

    A

    4 400

    6,5

    A

    1 450

    1,4

    Système nerveux central

    A

    3 070

    6,7

    A

    1 900

    3,7

    A

    2 360

    4,5

    A

    1 340

    2,2

    Thyroïde

    A

    2 780

    6,3

    A

    140

    0,2

    A

    7 300

    16,8

    A

    220

    0,2

    Tous cancers(7)

     

    211 000

    362,4

     

    84 000

    124,0

     

    174 000

    272,6

     

    65 000

    72,9

    (1) Les lymphomes sont exclus des tumeurs solides.
    (2) Les nombres de cas/décès sont arrondis suivant leur ordre de grandeur : à la dizaine la plus proche lorsqu’ils sont inférieurs à 5 000, à la centaine la plus proche lorsqu’ils sont compris entre 5 000 et 10 000 et par tranche de 500 lorsqu’ils dépassent 10 000.
    (3) Les estimations de mortalité ne sont pas présentées en raison de la qualité incertaine des données sources.
    (4) Les cancers de la peau, autres que les mélanomes, sont exclus de ce travail.
    (5) Les parts respectives des décès dus aux cancers du col de l’utérus et du corps de l’utérus ont été estimées par une méthode spécifique [5].
    (6) Compte tenu de la grande incertitude sur l’évolution à court terme de l’incidence du cancer de la prostate, les estimations d’incidence 2015 ne sont pas présentées.
    (7) Pour la projection d’incidence « tous cancers », l’estimation 2015 issue du scénario B du cancer de la prostate, bien que non présentée, a été utilisée (n=58 863, TSM = 97,7). La projection de mortalité « tous cancers » intègre aussi les projections spécifiques des cancers du foie et du pancréas, bien que celles-ci ne soient pas présentées. 
    Scénario A : « la tendance récente du risque se prolonge » ; Scénario B : « le risque de 2015 est identique à celui de 2011 » ; Scénario C : « la tendance moyenne 1980-2011 du risque se prolonge ». Lorsque le scénario A n’a pas été retenu pour l’incidence, le scénario finalement retenu (B ou C) est indiqué en gras.

Source de données

Les données d’incidence sont issues de la base commune du réseau Francim. La liste des registres dont les données ont été utilisées figure dans le tableau 1. Ce tableau indique également les années de début et de fin d’enregistrement pour chaque registre.
Les données des registres disponibles au moment de la réalisation de l’étude allaient jusqu’en 2011.
Les données de mortalité par cancer ont été fournies par le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), pour les années allant de 1975 à 2011.
Les données de population de 2015 proviennent des projections « Omphale » fournies par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Tableau 1 - Registres participants et période d’inclusion

Registre, type

Commentaire

Période

Calvados, digestif

 

1978-2011

Calvados, général

 

1978-2011

Côte-d’Or, digestif

 

1976-2011

Côte-d’Or, hématologique

 

1980-2011

Côte-d’Or, gynécologique(1)

Sein

1982-2011

Ovaire

1982-2005

Doubs/Territoire de Belfort, général(2)

Doubs

1978-2011

Territoire de Belfort

2007-2011

Finistère, digestif

 

2005-2011

Gironde, général(3)

 

2005 ; 2008-2011

Gironde, hématologique

 

2002-2011

Gironde, système nerveux central

 

2000-2011

Hérault, général

 

1987-2011

Isère, général

 

1979-2011

Loire-Atlantique, général(4)

Sein, côlon-rectum

1991-2011

Registre général

1998-2011

Manche, général

 

1994-2011

Marne Ardennes, thyroïde

 

1975-2011

Basse-Normandie, hématologique(5)

Calvados, Manche, Orne

2002-2011

Bas-Rhin, général

 

1975-2011

Haut-Rhin, général

 

1988-2011

Saône-et-Loire, digestif

 

1982-2011

Somme, général

 

1982-2011

Tarn, général

 

1982-2011

Vendée, général

 

1998-2011

(1) Le registre gynécologique de Côte-d’Or a fourni les cas incidents du cancer du sein sur la période 1982-2011 et des cancers de l’ovaire sur la période 1982-2005.
(2) Le registre du Doubs couvre également le département du Territoire de Belfort depuis l’année 2007.
(3) Le registre général de la Gironde couvre l’année 2005 puis les années 2008-2011.
(4) Le registre de Loire-Atlantique était spécialisé pour l’enregistrement des cancers du sein et du côlon-rectum jusqu’en 1997, avant de devenir un registre général en 1998.
(5) Le registre des hémopathies malignes de Basse-Normandie couvre les départements du Calvados, de la Manche et de l’Orne. 
Note : le registre général de Lille et de sa région (qui couvre l’année 2005, puis les années 2008-2011) n’a pas été inclus en raison de l’indisponibilité au moment de l’analyse des données de population avant 2005.

Classification des tumeurs solides

Les dix-neuf localisations tumorales solides analysées ont été définies pour l’incidence selon la Classification internationale des maladies pour l’oncologie 3e édition (CIM-O-3) et pour la mortalité selon la CIM (8e, 9e ou 10e révision selon l’année de décès) comme résumé en tableau 2.
Pour chaque localisation les règles suivantes étaient appliquées : seules les tumeurs invasives étaient considérées, ceci étant vrai également pour les tumeurs de la vessie et du système nerveux central, et sauf mention contraire, toutes les morphologies étaient incluses à l’exception des morphologies de type hématologique.
Les cancers de la peau, autres que les mélanomes, sont exclus de ce travail en raison de la non-exhaustivité de leur enregistrement et ne contribuent pas à la localisation intitulée « tous cancers ».
La localisation « tous cancers » inclut la localisation « autres cancers » et les localisations hématologiques bien que celles-ci ne soient pas présentées dans ce rapport (voir partie Méthode « Cas particuliers »).

Tableau 2 - Codes des Classifications internationales des maladies (CIM) sélectionnés pour définir les tumeurs solides

Localisation

Incidence

Mortalité

Topographie(1)

(CIM-O-3)

Morphologie(1) (2)

(CIM-O-3)

1975-1978

(CIM-8)

1979-1999

(CIM-9)

2000-2011

(CIM-10)

Lèvre-cavité orale-pharynx

C00-C14

Toutes

140-149

140-149

C00-C14

Œsophage

C15

Toutes

150

150

C15

Estomac

C16

Toutes

151

151

C16

Côlon-rectum

C18-C21

Toutes

153, 154

153, 154

C18-C21

Foie

C22

Toutes

155, 1978

155

C22

Pancréas

C25

Toutes

157

157

C25

Larynx

C32

Toutes

161

161

C32

Poumon

C33, C34

Toutes

162

162

C33, C34

Mélanome de la peau

C44

87203 à 87803

172

172

C43

Sein

C50

Toutes

174

174

C50

Col de l’utérus(3)

C53

Toutes

180-182

179-182

C53-C55

Corps de l’utérus(3)

C54

Toutes

180-182

179-182

C53-C55

Ovaire

C56,

C570-C574

Toutes sauf

{84423 ; 84513 ; 84613 ; 84623 ; 84723 ; 84733}

183

183

C56,

C570-C574

Prostate

C61

Toutes

185

185

C61

Testicule

C62

Toutes

186

186

C62

Vessie

C67

Toutes

188

188

C67

Rein

C64-C66, C68

Toutes

189

189

C64-C66, C68

Système nerveux central

C70-C72

≤91103 ou ≥91800

191, 192

191, 192

C70-C72

Thyroïde

C73

Toutes

193

193

C73

Tous cancers(4) (5)

C00-C80

Toutes

140-208

140-208

C00-C97

(1) Les lymphomes sont exclus des tumeurs solides.
(2) Seules les tumeurs invasives (code de comportement tumoral codé /3 en CIM-O-3) sont incluses dans ce travail.
(3) Les parts respectives des décès dus aux cancers du col de l’utérus et du corps de l’utérus ont été estimées par une méthode spécifique [1].
(4) Les cancers de la peau, autres que les mélanomes, sont exclus de ce travail.
(5) La localisation « tous cancers » inclut la localisation « autres cancers » et les localisations hématologiques (voir chapitre Méthode, section 3.2.4). Elle n’inclut pas les cancers de la peau autres que les mélanomes.

Référence

[1] Rogel A, Belot A, Suzan F, et al. Reliability of recording uterine cancer in death certification in France and age-specific proportions of deaths from cervix and corpus uteri. Cancer Epidemiol. 2011;35:243-9.

L’objectif était de fournir des projections d’incidence et de mortalité en 2015 en se basant sur des données observées jusqu’en 2011. Dans ce travail de projection à quatre ans, il est important de rendre compte de l’incertitude qui peut entourer la réalisation de telles projections. À cette fin, différents scenarii sont présentés. La méthode statistique utilisée dans cette étude est notamment décrite dans un article paru dans le BEH en 2009 [1].

Présentation des différents scenarii

Pour fournir les estimations d’incidence et de mortalité pour l’année 2015, nous avons envisagé trois scenarii possibles qui donnent une idée de l’incertitude attachée à l’estimation retenue. Le modèle âge-cohorte a constitué la base de notre réflexion : il suppose que le taux relatif entre deux cohortes est le même quel que soit l’âge. Ce modèle fait donc une hypothèse forte et il est inadéquat si ce taux relatif varie avec l’âge (interaction âge-cohorte). Il est alors nécessaire d’introduire cette interaction dans le modèle. En général, cet assouplissement du modèle âge-cohorte permet de mieux décrire la tendance récente.
Suivant ce principe, nous avons examiné systématiquement les trois scenarii suivants :

  • scénario A « la tendance récente du risque se prolonge ». Cette approche est celle utilisée pour les estimations des tendances de l’incidence et de la mortalité [2]. Elle repose sur une modélisation « au plus près » des données observées (modèle âge-cohorte et avec une interaction âge-cohorte lorsque l’adéquation aux données est meilleure) [1;4]. Ainsi, ce scénario A prend en compte les changements récents de tendance, lorsqu’il y a une interaction âge-cohorte, et les prolonge au niveau des projections effectuées ;
  • scénario B « le risque de 2015 est identique à celui de 2011 ». Dans cette approche, le nombre de cas incidents et de décès en 2015 sont calculés en appliquant les taux estimés en 2011 (selon le scénario A) aux effectifs de populations de 2015. Cette approche correspond à une hypothèse de stabilité des risques entre 2011 et 2015 et permet d’analyser la part des seuls changements démographiques dans l’évolution du nombre de cas ou de décès ;
  • scénario C « la tendance moyenne 1980-2011 du risque se prolonge ». Dans cette approche, l’incidence et la mortalité dans la zone registre ainsi que la mortalité de la France métropolitaine sont modélisées à partir d’un modèle âge-cohorte. Le scénario C correspond au scénario A lorsque l’interaction n’a pas été retenue. Dans ce scénario C, la projection 2015 est basée sur la tendance moyenne observée entre 1980 et 2011. Cette approche est donc moins sensible aux variations récentes de tendance que le scénario A.

Différence entre le scénario A et le scénario C

Les écarts entre ces scenarii sont d’autant plus importants que l’évolution montre une cassure dans la période d’observation récente. La figure 1 présente schématiquement quatre configurations différentes de tendances :

  • dans la figure 1a, la tendance récente issue du scénario A est identique à la tendance moyenne 1980-2011 issue du scénario C : les deux scenarii fourniront des estimations 2015 identiques (l’incidence du cancer de l’estomac chez l’homme est un exemple de cette configuration) ;
  • dans la figure 1b, la tendance récente issue du scénario A est caractérisée par une décroissance plus rapide que celle observée en moyenne entre 1980 et 2011 : dans cette configuration, le nombre de cas issu du scénario A sera inférieur à celui issu du scénario C (l’incidence du cancer des lèvre-cavité orale-pharynx chez l’homme en est un exemple) ;
  • la figure 1c présente une stabilisation de l’incidence dans les années récentes d’après le scénario A : dans cette configuration, le nombre de cas issu du scénario A sera inférieur à celui issu du scénario C (l’incidence du cancer du foie chez l’homme en est un exemple) ;
  • dans la figure 1d, la tendance récente issue du scénario A est caractérisée par une croissance plus rapide que celle observée en moyenne entre 1980 et 2011 : dans cette configuration, le nombre de cas issu du scénario A sera supérieur à celui issu du scénario C (l’incidence du cancer du pancréas chez l’homme en est un exemple).

Figure 1 - Projection entre 2011 et 2015 : différence entre le scénario A et le scénario C selon les configurations des tendances

Projection entre 2011 et 2015 : différence entre le scénario A et le scénario C selon les configurations des tendances

Quel scénario retenir ?

L’approche utilisée pour le scénario A permet de modéliser « au plus près » les données observées ; toutefois, cette qualité de bon ajustement n’assure pas nécessairement une meilleure projection que l’approche utilisée pour le scénario C.

Pour l’incidence, le scénario A a cependant été privilégié a priori car le temps de projection (de 2011 à 2015) reste assez court. Néanmoins, pour chaque localisation, les estimations issues des trois scenarii ont été systématiquement discutées par un groupe de travail du réseau Francim réunissant des experts de la localisation considérée et le scénario jugé le plus vraisemblable a été choisi. Ce choix est basé sur des arguments épidémiologiques comme la tendance de l’incidence observée dans d’autres pays, l’évolution de la prévalence des facteurs de risque connus ou encore l’évolution des pratiques médicales. Il est également basé pour certaines localisations sur les tendances récentes observées à travers les données des mises en Affection de longue durée (ALD) de la Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés (CnamTS) [4]. Le choix du scénario est ainsi un travail d’interprétation et d’anticipation, qui repose sur la synthèse des connaissances actuelles. Pour certaines localisations, ce choix peut rester difficile et pourra être remis en cause au fur et à mesure que d’autres données seront disponibles.
Dans les situations où le scénario retenu est différent du scénario A, des commentaires justifiant ce choix accompagnent les résultats. Les résultats des trois scenarii sont cependant présentés dans l'onglet Présentation, sous-partie Résultats, afin d’avoir une mesure de l’incertitude liée à la projection.

Pour la mortalité, le scénario A a été systématiquement retenu car le temps de projection (de 2011 à 2015) est relativement court, les variations sont moins importantes que pour l’incidence et les données observées sont disponibles au niveau national, assurant une bonne stabilité des estimations. Cependant, les résultats des trois scenarii sont également présentés dans l'onglet Présentation, sous-partie Résultats.

Cas particuliers

Cancers du sein et de la prostate
Pour les cancers du sein et de la prostate, les tendances de l’incidence sont complexes et ne peuvent pas être restituées avec les modèles « classiques » présentés ci-dessus. Nous avons donc utilisé des modèles statistiques spécifiques qui permettent d'introduire des interactions complexes entre l’âge et la cohorte [5]. Ces modèles ont été utilisés pour produire les projections selon les scenarii A et B pour ces deux cancers (pas de scénario C dans cette approche).
Néanmoins pour le cancer de la prostate, compte tenu de la grande incertitude sur l’évolution à très court terme de l’incidence, les projections 2015 ne sont pas rapportées ; seules les estimations nationales pour l’année 2011 sont présentées.

Cancers du foie et du pancréas
La confusion sur les notifications des certificats de décès entre cancers primitifs du foie et localisations hépatiques secondaires rend l’estimation de la mortalité liée aux cancers primitifs du foie et son évolution au cours du temps difficilement interprétables. C’est pourquoi les projections de mortalité ne sont pas présentées pour le cancer du foie.
Les projections de mortalité ne sont également pas présentées pour le cancer du pancréas compte tenu de la qualité incertaine des données sources.
Cependant, le problème de la qualité des données de mortalité ne remet pas en cause leur utilisation pour l’estimation de l’incidence. En effet, le défaut de qualité est équivalent sur la zone « registre » et sur la zone « France métropolitaine ». Il n’affecte donc pas le facteur de correction que constitue le rapport mortalité France métropolitaine/mortalité zone registre [2].

Projections « tous cancers »
Les projections « tous cancers » sont obtenues en sommant les projections d’incidence et de mortalité spécifiques de chaque localisation selon les scenarii retenus, auxquelles ont été ajoutées les estimations des localisations hématologiques et de la localisation « autres cancers » bien que celles-ci ne soient pas présentées.

La définition des entités des hémopathies malignes a été modifiée pour l'estimation nationale de l'incidence en 2012 [6] afin de tenir compte de la classification des hémopathies malignes la plus récente et pour présenter une définition de ces maladies selon les standards internationaux utiles aux cliniciens [7]. Cette nouvelle définition ne permet pas l’utilisation directe de la méthode adoptée pour fournir les présentes projections. C’est donc l’ancienne classification des hémopathies malignes [3] qui a été utilisée, pour des raisons « techniques », afin de calculer les projections « tous cancers ».

Pour le cancer de la prostate, dont les projections ne sont pas rapportées, l’estimation d’incidence 2015 issue du scénario B a toutefois été utilisée pour le calcul de la projection d’incidence « tous cancers ».

La projection de mortalité « tous cancers » intègre les projections spécifiques des cancers du foie et du pancréas, bien que celles-ci ne soient pas présentées.

Références

[1] Remontet L, Belot A, Bossard N. Tendances de l’incidence et de la mortalité par cancer en France et projections pour l’année en cours : méthodes d’estimation et rythme de production. Bull. Epidemiol. Hebd. 2009;38:405-8.

[2] Binder-Foucard F, Belot A, Delafosse P, Remontet L, Woronoff AS, Bossard N. Estimation nationale de l’incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012. Partie 1 - Tumeurs solides. Saint-Maurice (Fra) : Institut de veille sanitaire, 2013. 122 p.

[3] Belot A, Grosclaude P, Bossard N, et al. Cancer incidence and mortality in France over the period 1980-2005. Rev Epidemiol Santé Publique. 2008;56:159-75.

[4] Rogel A, Quintin C, Bonaldi C. Surveillance nationale de l’incidence des cancers : tendances récentes des ALD CnamTS, période 1997-2012 [Document technique interne]. Saint-Maurice (Fra) : Institut de veille sanitaire, 2013. 12 p.

[5] Wood SN. Generalized Additive Models: An Introduction with R. Chapman and Hall/CRC. 2006. 410 p.

[6] Monnereau A, Remontet L, Maynadié M, Binder-Foucard F, Belot A, Troussard X, et al. Estimation nationale de l’incidence des cancers en France entre 1980 et 2012. Partie 2 - Hémopathies malignes. Saint-Maurice (Fra) : Institut de veille sanitaire, 2013. 88 p.

[7] Swerdlow SH, Campo E, Harris NL, Jaffe ES, Pileri SA, Stein H, et al. WHO classification of tumours of haematopoietic and lymphoid tissues, Fourth edition. Lyon (Fra):IARC Press, 2008. 439 p.

Le scénario A : « la tendance récente du risque se prolonge », a été privilégié a priori pour l’incidence et systématiquement retenu pour la mortalité (voir partie Méthode).

Les commentaires qui accompagnent les résultats, notamment lorsque le scénario retenu diffère du scénario A pour l’incidence, portent sur les choix des scenarii concernant les tendances récentes. Il est à noter que ces commentaires ne portent pas sur les tendances passées et qu’ils ne constituent pas une interprétation épidémiologique complète des facteurs de risque de survenue des différents cancers.

Localisation

Lèvre, cavité orale, pharynx

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Oesophage

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Estomac

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Colon-rectum

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Foie

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Pancréas

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Larynx

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Poumon

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Mélanome de la peau

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Sein

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Col de l’utérus

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Corps de l’utérus

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Ovaire

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Prostate

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Testicule

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Vessie

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Rein

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Système nerveux central

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Thyroïde

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Tous cancers

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Nouveau cas de cancer

L’expression « nouveau cas de cancer » désigne une personne atteinte pour la première fois d’un type de cancer. Si une personne est atteinte de deux cancers différents, sans que l’un des deux ne soit le résultat de métastases de l’autre, cette personne sera comptabilisée comme deux cas de cancer, un par type de cancer.

Personnes-temps d’observation (personnes-années par exemple)

Produit du nombre de personnes suivies dans une population (ou une cohorte) par la durée moyenne d’observation de ces personnes.
On utilise l’expression « personnes-années » lorsque la durée moyenne est d’une année.

Incidence d’un cancer

Nombre de nouveaux cas de cancers.

Taux d’incidence d’un cancer et taux d’incidence standardisé

Le taux d’incidence d’un cancer pour une année correspond au nombre de cas de cancer observés durant l'année divisé par la population moyenne totale exposée à ce cancer durant cette même année (personnes-années), c’est-à-dire dans le cas présent, la population générale métropolitaine.
Selon les cancers, le niveau de ce taux est très dépendant des caractéristiques de répartition par sexe et âge d’une population : ainsi, pour les cancers qui touchent principalement les personnes âgées, le taux d’incidence dû aux cancers diffèrera sur un même territoire entre différentes années en raison de l’évolution démographique (accroissement et vieillissement de la population par exemple). De même, le taux d’incidence dû aux cancers diffèrera entre différents territoires (territoire où la proportion de personnes âgées est élevée et autre territoire où elle est faible par exemple). Dès lors, afin de permettre des comparaisons temporelles ou géographiques, les taux doivent être affranchis des effets liés à la structure par âge des populations comparées. On le fait en « standardisant » le taux d’incidence : on applique la même structure par âge d’une population « standard » - dite de référence (en l’occurrence celle de la population mondiale) - aux différents temps/territoires comparés. Les taux d’incidence standardisés obtenus représentent donc l’incidence qu’on observerait dans les populations d’étude si elles avaient la structure d’âge de la population standard.

Létalité

La létalité est la probabilité de décès due à la maladie. Celle-ci est influencée par le pronostic de la maladie lui-même influencé par les circonstances diagnostiques et la prise en charge thérapeutique.

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