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Traumatismes

Publié le 21/03/2012 - Dernière mise à jour le 24/05/2018

Enquêtes / Systèmes de surveillance

Enquête permanente sur les accidents de la vie courante (EPAC)

L’objectif principal de l’Enquête Permanente sur les Accidents de la Vie Courante (EPAC) est de disposer de résultats descriptifs détaillés, fiables et à jour sur le nombre et les caractéristiques des accidents de la vie courante (AcVC) survenant en France et donnant lieu à recours aux soins d’urgence en milieu hospitalier. Cette enquête a été mise initialement en place en 1986 dans un cadre européen. Elle constitue la partie française du réseau de surveillance européen Ehlass (European home and leisure accident surveillance system) étendu, sous des modalités d’enquête diverses, à l’ensemble des quinze pays de l’Union européenne. Les résultats de chaque Etat sont transmis au niveau européen pour constituer des synthèses.

Surveillance Epidémiologique des incendies et des brûlures

Plusieurs centaines de décès sont dus chaque année aux incendies, en particulier aux incendies domestiques. Les brûlures (par liquides chauds, produits caustiques, etc.) sont fréquentes, elles entraînent des décès ou des séquelles graves, dont beaucoup devraient être évitées.
La surveillance épidémiologique des personnes victimes de brûlures est assurée par l’exploitation des données d’hospitalisations pour brûlures dans le Programme de médicalisation des systèmes d’information en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (PMSI-MCO), et par l’analyse de la mortalité par incendie dans la base des certificats de décès du CépiDc.

Le Plan national de lutte contre les accidents de la vie courante comprend une action contre les incendies : valoriser l’installation des détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (Daaf). La loi 2010-238, adoptée le 9 mars 2010, rend obligatoire l’installation des Daaf dans toutes les habitations à compter du 8 mars 2015.

Mortalité par traumatisme

La surveillance épidémiologique des décès par traumatisme en France se fait principalement par l’exploitation des données de mortalité du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Inserm (CépiDc). Les causes de décès sont codées par le CépiDc selon la Classification internationale des maladies (OMS). Depuis l’année 2000, la dixième révision (CIM-10) est utilisée pour le codage des causes de décès.

Liste de référence des codes CIM pour les traumatismes, avec une concordance entre la neuvième et la dixième révision.

Les décès par différents types de traumatisme sont présentés, par âge et par sexe, chaque année, avec des évolutions temporelles plus ou moins longues. Les indicateurs utilisés sont les nombres de décès, les taux bruts de mortalité, les taux standardisés sur l’âge (population France 1990), les indices comparatifs de mortalité base 100 pour les comparaisons régionales, les années potentielles de vie perdue.

Surveillance Epidémiologique des Noyades

L’Institut de veille sanitaire (InVS), désormais Santé publique France depuis 2016, et la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) du ministère de l’Intérieur ont réalisé une première enquête NOYADES en 2001 dans plusieurs départements volontaires. En 2002, le recueil épidémiologique des noyades estivales a été généralisé à tous les départements de métropole et d’outre-mer. En 2003, 2004, 2006 et 2009, toujours en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, et en partenariat en 2012 avec le ministère de l’Écologie et en 2015 avec le ministère des Sports, l’enquête a été renouvelée. L’enquête NOYADES porte sur toutes les noyades ou quasi-noyades suivies d’une prise en charge hospitalière (passage aux services d’urgence ou hospitalisation) ou d’un décès. De telles enquêtes exhaustives nationales sont rares dans la mesure où elles nécessitent la participation de nombreux intervenants sur le terrain. Les résultats de ces enquêtes permettent d’estimer le nombre de noyés, de décrire les caractéristiques démographiques des victimes et de mettre en évidence les circonstances de survenue de ces noyades afin d’adapter au mieux les campagnes de prévention.

La prévention des noyades
Un programme national de prévention des noyades coordonné par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), désormais Santé publique France depuis 2016, a été mis en place au cours de l’été 2006, afin de sensibiliser la population aux risques liés à la baignade, en piscine privée mais aussi en mer, lac et rivière. De plus, la loi relative à la sécurité des piscines a rendu obligatoire, à partir du 1er janvier 2006, l’équipement d’un dispositif de sécurité normalisé autour de toutes les piscines privées enterrées.

Vous trouverez les campagnes et les outils de prévention dans le dossier sur les noyades sur le site inpes.santepubliquefrance.fr.

L’enquête NOYADES est renouvelée durant l’été 2018

Enquête Défenestrations

Les enquêtes Défenestrations sont réalisées par l’Institut de veille sanitaire (InVS), en collaboration avec l’hôpital Necker – Enfants Malades, Assistance Publique – Hôpitaux de Paris. La première enquête a été menée en 2005 en Ile-de-France. Elle a été renouvelée et étendue en 2006 à trois régions : Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

L’enquête Défenestrations 2013 a lieu du 15 mars au 15 octobre 2013 dans les mêmes régions qu’en 2006 : Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Son objectif est de recueillir et d’analyser les chutes de grande hauteur (ou défenestrations), qu’elles soient accidentelles ou non, d’enfants de moins de 15 ans, afin de guider les actions de prévention et de réglementation. Elle  permettra de recenser le nombre de défenestrations, décrire les caractéristiques des victimes et leur devenir, et renseigner sur les circonstances de survenue de ces défenestrations.

Surveillance épidémiologique des accidents de sport

Les accidents de sport représentent à eux seuls près de 20 % des accidents de la vie courante. Ils sont à l’origine de 900 000 recours aux urgences chaque année environ. Très peu d’enquêtes ont été consacrées à ces accidents. L’Institut de veille sanitaire a développé depuis 2005 une collaboration avec la Direction des sports du ministère de la Santé et des Sports. La connaissance des circonstances et des facteurs de risque de survenue des accidents graves de sport sont un préalable à leur prévention.

Enquête sur la mortalité par accident de la vie courante chez les enfants de moins de 15 ans - MAC 15

L'enquête MAC-15 est organisée par l'Institut de veille sanitaire en collaboration avec le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc, Inserm).

L'objectif principal de MAC-15 est d'améliorer les connaissances des circonstances et des facteurs de risque conduisant à un décès par accident de la vie courante chez les enfants de moins de 15 ans. Cette meilleure connaissance contribuera à évaluer l'évitabilité des décès et à orienter les mesures de prévention. Ces actions s'inscrivent dans un des objectifs de la loi de Santé publique : réduire les décès par accident de la vie courante chez les enfants.

Tous les décès par accident de la vie courante chez un enfant de moins de 15 ans, survenus entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009, dans les régions du Nord-Pas-de-Calais, d'Ile-de-France et de Provence-Alpes-Côte d'Azur seront enquêtés, au moyen d'un questionnaire téléphonique auprès des personnes ayant pris en charge la victime (intervenants auprès de la victime, urgentistes, médecins ayant rempli les certificats de décès, etc.).

Analyse détaillée des décès par traumatisme d'enfants de moins de 15 ans

Plus de 400 enfants perdent la vie chaque année à la suite d’un traumatisme, près de 60 chez les moins de 1 an et 150 chez les 1-4 ans. Le nombre et les caractéristiques générales de ces décès sont connus grâce aux données des certificats de décès du CépiDc. Toutefois, ces données sont insuffisantes pour décrire avec précision les circonstances de survenue d’un traumatisme à l’origine d’un décès.

Une enquête de faisabilité sur la « mortalité par accident de la vie courante chez les enfants de moins de 15 ans - Mac-15 » a été menée en 2009 dans trois régions françaises. Elle a permis de recueillir auprès des médecins certificateurs le détail des circonstances ayant mené au décès accidentel de 76 enfants. Ce recueil a été bien accepté par les professionnels de santé. La précision des données collectées a conduit à une meilleure connaissance des facteurs de risque de décès par AcVC, permettant de cibler des populations à risque.

À partir de 2015, suite à cette première étude, l’InVS met en place un recueil continu des circonstances détaillées de tous les décès par traumatisme d’enfants de moins de 15 ans, au niveau national. Ce recueil « Analyse détaillée des Décès par Traumatisme d’enfants de moins de 15 ans (ADT) » a pour objectif de produire une connaissance détaillée des circonstances de survenue des traumatismes mortels, afin d’en évaluer l’évitabilité et d’orienter les messages de prévention vers les populations à risque.

Enquêtes sur les morsures de chien

Les morsures de chien représentent plusieurs milliers de recours aux urgences et de nombreuses hospitalisations chaque année. Deux enquêtes sont réalisées par l’Institut de veille sanitaire sur ce sujet.

La première enquête, entre mai 2009 et juin 2010, issue d’une collaboration interdisciplinaire entre les épidémiologistes, les médecins et les vétérinaires comportementalistes, a pour objectif de déterminer les facteurs de gravité des morsures de chien (âge et sexe de la victime, caractéristiques du chien, lien entre la victime et le chien, etc.).

A la suite de ce travail, une seconde enquête, entre septembre 2010 et novembre 2011, a pour objectif de décrire les séquelles des victimes de morsures plus d’un an après le passage aux urgences.

Enquête décennale Santé

Comme les enquêtes précédentes, l'enquête Santé réalisée en 2002-2003 (ou enquête décennale de santé) a pour objectifs de :
- décrire l'état de santé de la population : morbidité déclarée ainsi que la santé perçue ;
- fournir les éléments quantitatifs sur la consommation de soins et la prévention (en volume et en valeur) ;
- permettre d'analyser l'état de santé, la consommation de soins et la prévention, en regard des caractéristiques sociodémographiques (âge, sexe, profession…) des individus et de celles de leur ménage.

Enquête Santé et Protection Sociale (ESPS)

L'Enquête santé et protection sociale (ESPS) est l'enquête de référence sur la santé, l'accès aux soins et la couverture maladie en France. Elle recueille depuis 1988 des données sur l’état de santé, la couverture maladie, la situation sociale et le recours aux soins d'un échantillon de 8 000 ménages ordinaires soit 22 000 personnes. Elle est représentative d'environ 96 % de la population vivant en France métropolitaine.

L'enquête est un panel. Elle a lieu tous les deux ans et interroge les mêmes ménages tous les quatre ans. L'échantillon a été renouvelé entièrement en 2010. ESPS est aussi appariée avec les données de consommation de soins issues de l’Assurance maladie. La possibilité de lui associer également les données de remboursement des organismes complémentaires est actuellement en cours d'évaluation.

ESPS participe à l’évaluation des politiques de santé et à l'étude des questions d’équité en santé. De plus, son lien avec les données de prestation de l'Assurance maladie permet des analyses fines du recours aux services de santé.

Enquêtes santé en milieu scolaire

Dans le cadre du cycle triennal d’enquêtes en milieu scolaire, initié par le ministère de l’éducation nationale (DESCO, DPD), le ministère de l’emploi et de la solidarité (DGS, DREES) et l’institut de veille sanitaire (InVS), une enquête sur la santé auprès d'un échantillon d'élèves des classes de CM2, représentatif de l'ensemble des élèves de cette classe, est organisée au cours de l’année scolaire 2001-2002.

Baromêtre Santé - INPES

 Depuis près de quinze ans, les Baromètres santé1 ont permis de suivre les principaux comportements, attitudes et perceptions liés aux prises de risques et à l’état de santé de la population résidant en France : consommations de tabac, d’alcool et d’autres drogues, pratiques de vaccination, comportement sexuel, dépistage des cancers, pratique d’une activité physique, qualité de vie, consommation de soins… Cet ouvrage s’appuie sur le cinquième exercice de cette enquête menée en population générale adulte, et du deuxième intégrant, en plus de la population âgée de 18 à 75 ans, celle âgée de 12 à 17 ans.

Cohorte Elfe

De quoi dépend le devenir d’un nouveau-né ? Répondre à cette question exige de tenir compte de tous les éléments de l’environnement pouvant interférer avec le développement d’un enfant : facteurs familiaux, sociaux, économiques, scolaires, relationnels, ou de santé.

A la fin des années 1990, plusieurs institutions publiques et instances gouvernementales avaient identifié le besoin de mener, en France, des études longitudinales, en particulier pour le suivi du devenir des enfants et avaient commencé à élaborer un projet en ce sens. Parallèlement, le nouveau Plan national santé environnement (PNSE) recommandait la mise en place "d’une étude épidémiologique dite de ‘cohorte’" d’enfants afin d’avoir une meilleure connaissance des déterminants environnementaux et sociétaux de la santé.

C’est pour répondre à ces besoins qu’est né le projet de constituer une cohorte française de 20 000 enfants, suivis de la naissance à l’âge adulte, dans une approche pluridisciplinaire et aux objectifs multiples : développement moteur et cognitif, santé, éducation, environnement familial et social... Cette cohorte a alors été baptisée Elfe (Etude longitudinale française depuis l’enfance) : https://www.elfe-france.fr/.

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