Fermer



Fièvre hémorragique virale (FHV) à virus Ebola

Publié le 27/08/2014 - Dernière mise à jour le 20/10/2016

Mesures mises en place en France limitant la transmission du virus si un cas était confirmé

Deux éléments font qu’un agent infectieux est plus ou moins dangereux : son pouvoir pathogène d’une part, c’est-à-dire sa capacité à provoquer une maladie et conduire éventuellement à un décès, et son caractère transmissible, d’autre part.

En termes de pouvoir pathogène, le virus Ebola est très virulent car il est responsable de symptômes graves (fièvre, diarrhées, vomissements, hémorragies, insuffisance rénale, hépatique, etc.) pouvant conduire à un tableau de défaillance multiviscérale et au décès du patient, ce d’autant qu’il n’existe aucun traitement spécifique contre cette infection. La létalité des infections à virus Ebola, c’est-à-dire le nombre de décès parmi les personnes malades, est importante : elle varie entre 40 et 90 % selon les épidémies, avec une moyenne à 50 %.

La transmission du virus Ebola peut avoir lieu de personne à personne ou via un environnement (surfaces) contaminé : elle nécessite un contact physique direct avec les liquides biologiques (sang, sécrétions…), les tissus ou organes d’une personne infectée malade. Par ailleurs, l’aggravation rapide de l’état d’une personne malade conduit en général  rapidement à son hospitalisation, ce qui rend peu probable l’hypothèse que cette personne continue à mener des activités normales telles que se rendre à son travail ou fréquenter un lieu public. Dès lors, le risque de transmission concerne surtout le personnel soignant en charge du patient, et le cas échéant les membres de son entourage familial qui auraient pris soin de lui lorsqu’il était symptomatique avant son hospitalisation, lors de soins funéraires ou d’inhumation.

Compte tenu de la période d’incubation du virus (entre 2 et 21 jours), il reste possible qu’une personne contaminée par le virus Ebola ne devienne symptomatique qu’une fois son retour en France effectué. Toutefois, le risque d’importation de cas d’Ebola en France reste très faible hors période d’épidémie d’ampleur en Afrique intertropicale, où le virus est endémique. Les ressources hospitalières et la formation des personnels permettent de prendre en charge des patients requérant un isolement et des précautions de contact au quotidien.

En l’absence d’épidémie d’ampleur en zone de circulation du virus, le diagnostic d’infection à virus Ebola doit être évoqué autant que nécessaire :

  • devant tout cas cliniquement évocateur;
  • de retour d’Afrique équatoriale ou ayant été en contact dans les 21 jours précédant le début des signes avec un autre cas confirmé ou avec des liquides biologiques d’un cas confirmés ;

Toute suspicion d’infection à virus Ebola relève de la déclaration obligatoire des fièvres hémorragiques africaines qui doit être notifiée sans délai à l’Agence régionale de santé après :

  • validation clinico-épidémiologique par un infectiologue ;
  • et évaluation par le Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales pour convenir des explorations virologiques à mettre en œuvre.
Haut de page