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Fièvre hémorragique virale (FHV) à virus Ebola

Publié le 27/08/2014 - Dernière mise à jour le 20/10/2016

Transmission du virus, notion de contacts à risque

On suppose que les chauves-souris frugivores de la famille des Pteropodidae sont le réservoir naturel du virus. L’aire naturelle de transmission des virus Ebola responsables de maladies humaines recouvre largement l’aire de distribution des Pteropodidae qui s’étend de l’Afrique équatoriale (entre les parallèles 10°N-10°S) :

  • à l’ouest : Zaïre,  République Démocratique du Congo (RDC), la République du Congo, Gabon, Guinée, Sierra Leone, Liberia, Côte d’Ivoire ;
  • à l’est : Soudan, Ouganda.

Le virus passe à l’homme initialement à l’occasion de contacts directs avec des chauves-souris, ou de manipulation de carcasse d’animaux sauvages infectés (mammifères, principalement primates).

Il se propage dans la population humaine par les contacts directs avec le sang, les tissus ou les liquides biologiques de personnes infectées ou par des  surfaces et objets inertes contaminés par ces liquides biologiques (seringues, aiguilles, matériel chirurgicales...).

Le risque de transmission interhumaine est faible dans les premières phases de la maladie. Il augmente lors de l’aggravation de la maladie. Le virus peut persister dans le sperme de façon prolongée après la guérison clinique.

La transmission du virus nécessite un contact rapproché avec une personne infectée qui présente des symptômes, comme au cours d’un examen médical par exemple. Le risque est plus important si cette personne présente des signes plus graves tels que des vomissements, de la diarrhée ou des saignements.

Enfin, les situations les plus à risque sont le contact sans protection avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée présentant des signes graves de la maladie, ou avec leur corps en cas de décès. Ces situations très à risque concernent majoritairement les personnels de santé et la famille qui prennent en charge des malades infectés par le virus, et les personnes qui participent aux rites funéraires.

La très grande majorité des personnes infectées au cours des épidémies d’infection par le virus Ebola appartient aux foyers familiaux ou aux équipes soignantes des patients.

La prévention de la transmission du virus repose sur des règles d’hygiène strictes et l’identification et la prise en charge spécialisée précoce des patients.

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