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Surveillance nationale de l’hépatite B chronique à partir des pôles de référence et réseaux hépatites volontaires

Publié le 29/09/2009 - Dernière mise à jour le 14/05/2014

Données épidémiologiques 2008-2012

Points essentiels

Entre 2008 et 2012, 4 584 patients atteints d’hépatite B chronique et naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge dans 33 services experts en hépatologie ont accepté de participer à la surveillance.

  • en majorité de jeunes adultes (médiane d’âge : 36 ans), et surtout des hommes (59 %), les femmes étant plus jeunes (34 ans) que les hommes (37 ans)
  • alors que 82 % des patients sont nés dans un pays d’endémicité modérée ou forte vis-à-vis du VHB, seule une minorité (13 %) d’entre eux évoque un dépistage sur facteur de risque comme circonstance de découverte de la positivité de l’antigène (Ag) HBs
  • plus des deux tiers des patients sont pris en charge dans un service expert l’année ou dans l’année qui suit le premier dépistage Ag HBs (+). Les patients nés dans un pays de faible endémicité VHB (principalement, nés en France métropolitaine) sont pris en charge le plus tardivement après la découverte de la séropositivité (plus de trois ans après, pour 40 % d’entre eux)
  • près de 90 % des patients sont négatifs pour l’Ag HBe à la prise en charge ; cette proportion ne varie pas selon l’endémicité VHB du pays de naissance
  • si 59 % des patients ont une charge virale VHB faible (< 2 000 UI/mL), cette charge virale est très élevée (> 20 000 UI/mL) pour la plupart (79 %) des patients Ag HBe (+) et pour 15 % des patients Ag HBe (-)
  • les principaux génotypes VHB sont les génotypes D (33 %), E  (28 %) et A (24,5 %)
  • les deux tiers des patients ont une évaluation de la fibrose hépatique à la prise en charge, réalisée par un test non invasif dans plus de 70 % des cas
  • une forme grave de l’atteinte hépatique (cirrhose ou carcinome hépatocellulaire) est diagnostiquée à la prise en charge chez 11 % des patients
  • si un traitement antiviral est instauré à la prise en charge chez moins d’un quart des patients, la majorité des patients qui présentent une atteinte hépatique grave à la prise en charge ou une charge virale VHB très élevée ( ≥ 20 000 UI/mL) sont mis sous traitement.

La majorité des patients nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique au sein des services experts en hépatologie sont rarement dépistés sur facteurs de risque, le diagnostic étant plus souvent réalisé dans un cadre systématique de santé (bilan, grossesse). Ceci contribue au retard au diagnostic et à la mise en place de mesures de prévention (en particulier, chez les personnes à risque nées dans un pays de faible endémicité VHB) et pourrait constituer une perte de chance pour les patients atteints d’hépatite B chronique en France.

C’est pourquoi, l’intensification de l’information du grand public et la sensibilisation des médecins sur le dépistage de l’hépatite B chronique, sa prévention et son suivi sont indispensables.

Participation des services experts

Trente-trois services experts en hépatologie sur 37 ont participé à la surveillance de l’hépatite B chronique entre 2008 et 2012 et 26 ont participé en continu sur toute la durée de la période (cinq ans).

Participation des patients

Participation des patients

Entre 2008 et 2012, 4 584 patients nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique dans les services experts en hépatologie et naïfs de traitement antiviral, ont accepté de participer à la surveillance.

  •  

    Tableau 1 - Sexe et âge des patients à la prise en charge. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 4 584, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

     

    Femmes

    Hommes

    Total

    n (%)

    1 866 (40,7)

    2 718 (59,3)

    4 584

    Moyenne d'âge

    37 ans

    39 ans

    38 ans

    DS1

    ± 13 ans

    ± 13 ans

    ± 13 ans

    Médiane d'âge

    34 ans

    37 ans

    36 ans

    IQR2 (25%-75%)

    (27-43 ans)

    (29-47 ans)

    (28-46 ans)

    (1) DS : déviation standard.
    (2) IQR : espace interquartile.
    • majorité d’hommes (59 %)
    • âge médian : 36 ans
    • Les femmes sont plus jeunes que les hommes (p<10-3)

    Entre 2008 et 2012, on n’observe pas d’évolution significative des caractéristiques épidémiologiques, en termes d’âge et de sexe des patients pris en charge dans les services experts en hépatologie ayant participé en continu à la surveillance (N=26 sites)

  •  

    Tableau 2 : Répartition des patients par continent de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Continent de naissance

    Total N= 4 340

     

    n

     %

    France métropolitaine

    776

    17,9

    Dom Tom

    208

    4,8

    Europe hors France :
    - Europe du Nord
    - Europe de l'Ouest
    - Europe de l'Est
    - Europe du Sud

     
    1
    6
    186
    156

     
    0,0
    0,1
    4,3
    3,6

    Amérique du Nord

    2

    0,0

    Amérique du sud + Caraïbes anglo/hispanophones

    63

    1,5

    Pacifique

    2

    0,0

    Afrique Subsaharienne

    1 869

    43,1

    Afrique du Nord

    335

    7,7

    Moyen-Orient

    187

    4,3

    Asie

    538

    12,4

    Sous-continent Indien

    11

    0,3

    Le continent de naissance est renseigné pour 4 340 (95 %) patients. Parmi ces patients,

    • 18 % sont nés en France métropolitaine
    • près de 8 % dans un pays d’Afrique du nord
    • 43 % dans un pays d’Afrique sub-saharienne
    • 12 % dans un pays d’Asie
  •  

    Tableau 3 : Répartition des patients selon le niveau d’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 4 340, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Zone d'endémicité VHB

    Continent de naissance

    Total n (%)

    faible endémicité (prévalence AgHBs <2 %)

    France métropolitaine,
    Europe du Nord,  Europe de l’Ouest
    Amérique du Nord

    785 (18)

    moyenne endémicité
    (prévalence AgHBs 2 %-8 %)

    DOM-TOM,
    Europe de l’Est, Europe du Sud,
    Afrique du Nord, Moyen Orient,
    Sous-contient indien, Amérique du Sud,
    Caraïbes anglo-hispanophones et Pacifique

    1 148 (26,5)

    forte endémicité VHB
    (prévalence AgHBs ≥8 %)

    Afrique subsaharienne
    Asie

    2 407 (55,5)

    *Classification OMS

    Au total, sur la période 2008-2012,

    • 82 % des patients naïfs de traitement antiviral pris en charge pour une hépatite B chronique sont nés en zone d’endémicité modérée ou forte pour le VHB.

    Entre 2008 et 2012, dans les 26 services experts en hépatologie ayant participé en continu à la surveillance

    • diminution progressive de la proportion de patients nés en zone de faible endémicité VHB* : de 26 % en 2008 à 13 % en 2012 (p <10-3)
    • augmentation de la proportion de patients nés en Afrique sub-saharienne : de 39 % en 2008 à 49 % en 2012 (p <10-3)
  •  

    Figure 1 - Répartition des hommes par classe d’âge en fonction du niveau d’endémicité VHB* du pays de naissance, des patients naïfs de traitement antiviral nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 4 340, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Figure 1 - Répartition des hommes par classe d’âge en fonction du niveau d’endémicité VHB* du pays de naissance, des patients naïfs de traitement antiviral nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 4 340, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Figure 2 - Répartition des femmes par classe d’âge en fonction du niveau d’endémicité VHB* du pays de naissance, des patients naïfs de traitement antiviral nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 4 340, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Figure 2 - Répartition des femmes par classe d’âge en fonction du niveau d’endémicité VHB* du pays de naissance, des patients naïfs de traitement antiviral nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 4 340, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    La médiane d’âge des patients à la prise en charge varie selon le niveau d’endémicité VHB du pays de naissance :

    • faible d’endémicité VHB : 44 ans
    • endémicité modérée : 38 ans 
    • forte endémicité : 33 ans

    Les hommes et les femmes nés en zone de faible endémicité VHB sont plus âgés à la prise en charge que les hommes et les femmes nés en zone d’endémicité VHB modérée ou élevée.

    *Classification OMS
  •  

    Une seule circonstance de découverte de la positivité de l’Ag HBs a été rapportée par 3 216 patients : 70 % d’entre eux l’ont découverte à l’occasion d’un bilan systématique (ex : de santé, grossesse, don de sang) et 14 % à l’occasion d’une démarche diagnostique pour des manifestations cliniques ou biologiques. Seuls 13 % ont déclaré avoir été dépistés pour l’Ag HBs sur facteurs de risque.

    Figure 3 : Circonstances§ de découverte de l’Ag HBs (+), selon l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (n = 3 216 ; services experts en hépatologie, France, 2008-2012).

    Figure 3 - Circonstances§ de découverte de l’Ag HBs (+), selon l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (n = 3 216 ; services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Le dépistage de l’Ag HBs pour facteurs de risque, est rarement (13 %) évoqué par les patients, y compris par ceux qui sont nés dans un pays d’endémicité VHB* modérée ou forte.
    Facteurs de risque : multi-partenariat sexuel, entourage proche d’un porteur chronique de l’Ag HBs, usage de drogues, naissance, séjour prolongé ou soins dans un pays d’endémicité VHB…

    1 Données restreintes aux patients qui n’ont rapporté qu’une seule circonstance de découverte de l’AgHBs(+)
    *Classification OMS
  •  

    Figure 4 - Délai§ entre la découverte de l’Ag HBs (+) et la prise en charge, selon l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (n= 3 716, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Figure 4 - Délai entre la découverte de l’Ag HBs (+) et la prise en charge, selon l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (n= 3 716, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Au total, 1 674 patients (45 %) sont pris en charge moins d’un an après la découverte de la positivité de l’Ag HBs.
    Les patients nés en zone de moyenne ou forte endémicité VHB* sont plus souvent pris en charge la même année ou l’année qui suit le dépistage positif (respectivement, 64 % et 69 %) que les patients nés en zone de faible endémicité (55 %).

    Comparé aux délais moyens de prise en charge des patients nés dans des pays d’endémicité forte (2,7 ans) ou modérée (3,5 ans), le délai moyen de prise en charge des patients nés en zone de faible endémicité est significativement plus long (6,7 ans).

    1 Délai renseigné pour respectivement 85%, 85% et 86% des patients nés dans des pays d’endémicité VHB faible, modérée et forte
    * Classification OMS
  •  

    Indice de masse corporelle

    Tableau 4 : Indice de masse corporelle (IMC) des patients, naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (n= 2 993 ; services experts en hépatologie, France 2008-2012)

     

    Total (N=2 993)

    Hommes (N= 1 822)

    Femmes (N=1 171)

     

    n

    %

    n

    %

    n

    %

    IMC* <25 Kg/m2

    1 656

    55,3

    997

    54,7

    659

    56,3

    25 Kg/m2 ≤ IMC ≥ 30 Kg/m2  (surpoids)

    898

    30,0

    599

    32,9

    299

    25,5

    IMC > 30 Kg/m2  (obésité)

    439

    14,7

    226

    12,4

    213

    18,2

    *IMC = poids/ taille2

    L’indice de masse corporelle (IMC) a été renseigné pour 2 993 patients (65 %).

    • un tiers des patients est en surpoids
    • 15 % sont obèses (IMC > à 30 kg/m2)
    • les femmes sont plus fréquemment obèses à la prise en charge que les hommes (respectivement, 18 % vs 12 % ; p< 10-3)

    Consommation excessive d’alcool

    Tableau 5 : Consommation excessive d’alcool* actuelle ou dans le passé. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (n = 3 882 ; services experts en hépatologie, France 2008-2012)

     

     Total (N = 3 882)

    Hommes (N = 2 283)

    Femmes (N = 1 589) 

     

    n

    %

    n

    %

    n

    %

    Oui

    308

    7,9

    270

    11,8

    38

    2,4

    Non

    3 574

    92,1

    2 013

    88,2

    1 551

    97,6

    * > 210g  (21 verres)/semaine chez la femme ; > 280g (28 verres)/semaine chez l’homme

    La consommation excessive d’alcool est renseignée renseignée pour 3 882 patients (85%).

    • 8 % des patients sont des consommateurs excessifs d’alcool
    • les hommes sont plus souvent des consommateurs excessifs d’alcool que les femmes (12 % vs 2 % ; p< 10-3)

    Co-infections virales selon l’endémicité VHB du pays de naissance

    Tableau 6 : Positivité des anticorps anti-VIH, selon l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Sérologie VIH

    Total1

    (N= 3 350) 

    Faible endémicité

    (N= 543) 

    Endémicité modérée

    (N= 862) 

    Forte endémicité

    (N= 1 855) 

     

    n

    %

    n

    %

    n

    %

    n

    %

    Anticorps anti-VIH (+)

    47

    1,4

    13

    2,4

    5

    0,6

    28

    1,5

    1 sérologie VIH documentée pour 73% des patients (faible endémicité 69% ; modérée 75% ; forte 77%)

    Tableau 7 : Statut sérologique vis-à-vis du VHC, selon l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie et réseaux hépatites, France, 2008-2012)

    Sérologie Hépatite C

    Total1

    (N= 3 626) 

    Faible endémicité

    (N= 608)

    Endémicité modérée

    (N= 917)

    Forte endémicité

    (N= 1 991)

     

    n

    %

    n

    %

    n

    %

    n

    %

    Anticorps anti-VHC (+)

    90

    2,5

    31

    5,1

    16

    1,7

    39

    2,0

    1 sérologie VHC documentée pour 79% des patients (faible endémicité 77% ; modérée 80% ; forte 83%)

    Tableau 8 : Statut sérologique VHD, selon l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie et réseaux hépatites, France, 2008-2012)

    Sérologie Hépatite Delta

    Total1

    (N= 3 173)

    Faible endémicité

    (N= 512)

    Endémicité modérée

    (N= 786)

    Forte endémicité

    (N= 1 740)

     

    n

    %

    n

    %

    n

    %

    n

    %

    Anticorps anti-VHD (+)

    118

    3,7

    8

    1,6

    15

    1,9

    89

    5,1

    VHD : virus de l'hépatite delta; 
    1 sérologie VHD documentée pour 69% des patients (faible endémicité 65% ; modérée 68% ; forte 72%)
    * Classification OMS : l’endémicité VHB du pays de naissance est renseignée pour 95% des patients.
  •  

    Figure 5 : Statut sérologique vis-à-vis de l’Ag HBe. Patients naïfs de traitement antiviral nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 3 768, services experts en hépatologie et réseaux hépatites, France, 2008-2012)

    Figure 4 - Statut sérologique vis-à-vis de l’Ag HBe. Patients naïfs de traitement antiviral nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 3 768, services experts en hépatologie et réseaux hépatites, France, 2008-2012

    Une faible proportion de patients sont Ag HBe (+) à la prise en charge (12 %)

    La proportion de patients Ag HBe (+) ne diffère pas selon la zone d’endémicité VHB* du pays de naissance (faible 13 % ; moyenne : 11 % ; forte : 12 %)

    Toutefois, parmi les patients nés en zone de forte endémicité VHB*, les patients nés en Asie sont plus souvent Ag HBe (+) que ceux nés en Afrique sub-saharienne (respectivement, 22 % vs 10 % p < 10-3)

    Sérologie AgHBe

    Total (N= 3 768)

     

    n

    %

    Négative

    3 308

    87,8

    Positive

    460

    12,2

    Parmi les services experts en hépatologie qui ont participé en continu à la surveillance entre 2008 et 2012, on note que la proportion de patients Ag HBe (+) à la prise en charge reste stable au cours de la période.

  •  

    Taux d’ALAT

    Parmi les 3 812 (83 %) patients pour lesquels une information sur le dosage des ALAT à la prise en charge est disponible, 27 % présentent un niveau d’ALAT supérieur à la limite supérieure de la normale (LSN).

    Parmi les 26 services qui ont participé en continu de 2008 à 2012, la proportion des patients présentant un niveau d’ALAT supérieur à la LSN diminue, passant de 30 % en 2008 à 21 % en 2012 (p<10-3)

    Les patients Ag HBe (+) présentent plus souvent un niveau d’ALAT supérieur à la LSN (56 %) que les patients Ag HBe (-) (23 %) (p<10-3)

    Figure 6 - Niveau des ALAT selon le statut Ag HBe. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie ; France 2008-2012)

    Figure 6 - Niveau des ALAT selon le statut Ag HBe. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie ; France 2008-2012)

  •  

    Figure 7 - Charge virale ADN VHB selon le statut sérologique de l’Ag HBe. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Figure 7 - Charge virale ADN VHB selon le statut sérologique de l’Ag HBe. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    La charge virale est renseignée pour 3 571 (78 %) patients : elle est supérieure à 2 000 UI*/mL pour 41 % d’entre eux.

    Cette proportion varie selon le statut sérologique de l’Ag HBe :

    • 36 % chez les patients Ag HBe (-)
    • 88 % chez les patients Ag HBe (+)
    * UI : Unité Internationale /mL

    ADN VHB

    Total

    N= 3 571

    AgHBe (+)

    N= 388

    AgHBe (-)

    N= 2 825

     

    n

    %

    n

    %

    n

    %

    ≤ 200 UI/mL

    1 115

    31,2

    31

    8,0

    952

    33,7

    > 200 – 2000 UI/mL

    983

    27,5

    16

    4,1

    860

    30,4

    > 2000-20 000 UI/mL

    680

    19,0

    33

    8,5

    586

    20,7

    >20 000 UI/mL

    793

    22,2

    308

    79,4

    427

    15,1

  •  

    Figure 8 - Répartition des génotypes du VHB. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 678, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Figure 8 - Répartition des génotypes du VHB. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 678, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Source : CNR des hépatites B, C et Delta - APHP Henri Mondor, Créteil

    Le génotypage du VHB a été réalisé par le Centre national de référence (CNR) des hépatites B, C et Delta pour 678 patients.

    Les principaux génotypes circulant en France sont les génotypes D, E et A.

  •  

    Figure 9 - Distribution des génotypes du VHB selon l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N=678, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Figure 9 - Distribution des génotypes du VHB selon l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N=678, services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Source : CNR des hépatites B, C et Delta - APHP Henry Mondor, Créteil
    * Classification OMS

    La répartition des génotypes varie en fonction de la zone d’endémicité VHB du pays de naissance des patients et dépend de la distribution des génotypes circulant dans chacune de ces zones.

  •  

    Figure 10 - Répartition des techniques d’évaluation de la fibrose hépatique utilisées à la prise en charge. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 2 989; services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Figure 10 - Répartition des techniques d’évaluation de la fibrose hépatique utilisées à la prise en charge. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (N = 2 989; services experts en hépatologie, France, 2008-2012)

    Parmi les 4 214 patients pour lesquels la variable « évaluation de la fibrose » a été renseignée, près d’un tiers (29 %) n’a d’évaluation de la fibrose à la prise en charge.

    Parmi les 2 989 patients qui sont évalués à la prise en charge, une élastométrie impulsionnelle est réalisée, seule ou associée à un autre test non invasif chez 67 % d’entre eux, une ponction biopsie hépatique chez 27 % et un test sérique seul chez 6 % des patients.

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    Tableau 11 : Résultats de l’évaluation de la fibrose hépatique, selon la technique utilisée (biopsie ou élastométrie). Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie et réseaux hépatites, France, 2008-2012)

    PBH* (N=725)

    Total

    n(%)

    Score Métavir de fibrose

    < F2

    384 (53,0)

    F2

    164 (22,6)

    F3F4

    177 (24,4)

    Elastométrie1 (N=2 008)

    Total

    n(%)

     9Kpa

    1 819 (90,6)

    >9 Kpa

    189 (9,4)

    PBH, ponction biopsie hépatique ; kPa, kilopascal
    *PBH réalisée et renseignée
    1 Elastométrie réalisée et renseignée chez les patients sans biopsie

    Une fibrose sévère (score Métavir F3-F4) est diagnostiquée chez 24 % des patients ayant une biopsie hépatique.
    Parmi les patients non biopsiés et dont la fibrose a été évaluée par élastométrie impulsionnelle, 9 % présentent un résultat d’élastométrie évocateur d’une fibrose sévère (>9 kPa).

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    Figure 11 - Fréquence des formes graves1 de l’atteinte hépatique selon l’âge, le sexe et l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie ; France, 2008-2012)

    Figure 11 - Fréquence des formes graves de l’atteinte hépatique selon l’âge, le sexe et l’endémicité VHB* du pays de naissance. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie ; France, 2008-2012)

    1Forme grave de l’atteinte hépatique définie par : un score Métavir F3-F4 à la biopsie hépatique et, en l’absence de biopsie, par un résultat d’élastométrie > 9 kPa et, en l’absence de biopsie et d’élastométrie, par un diagnostic clinico-morphologique de cirrhose ou de carcinome hépatocellulaire.
    *Classification OMS

    Parmi les 3 888 patients (85 %) pour lesquels une évaluation de la gravité de l’atteinte hépatique est disponible, 11 % (428) présentent une forme grave à la prise en charge, cette proportion restant stable, entre 2008 et 2012.
    Si les patients nés dans un pays d’endémicité VHB faible ou modérée présentent plus souvent une atteinte hépatique grave à la prise en charge (respectivement 15 % et 12 %) que les patients nés dans un pays de forte endémicité (9 %), cette différence disparaît après ajustement sur l’âge.

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    Figure 12 : Répartition des formes graves* de l’atteinte hépatique selon la consommation d’alcool, le statut sérologique vis-à-vis de l’antigène HBe, le niveau de la charge virale et des ALAT des patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie ; France, 2008-2012)

    Figure 12 - Répartition des formes graves* de l’atteinte hépatique selon la consommation d’alcool, le statut sérologique vis-à-vis de l’antigène HBe, le niveau de la charge virale et des ALAT des patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie ; France, 2008-2012)

    *Forme grave définie par : un score Métavir F3-F4 à la biopsie hépatique et, en l’absence de biopsie, par un résultat d’élastométrie > 9 kPa et, en l’absence de biopsie et d’élastométrie, par un diagnostic clinico-morphologique de cirrhose ou de carcinome hépatocellulaire.

    Parmi les 3 429 patients pour lesquels le statut sérologique de l’antigène HBe est disponible, une forme grave de l’atteinte hépatique est diagnostiquée chez 22 % des patients Ag HBe (+) et chez 10 % des patients Ag HBe (-) (p< 10-3).

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    Figure 13 - Instauration d’un traitement antiviral selon la gravité de l’atteinte hépatique, le statut sérologie vis-à-vis de l’Ag HBe, le niveau de la charge virale et des ALAT. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie ; France, 2008-2012)

    Figure 13 - Instauration d’un traitement antiviral selon la gravité de l’atteinte hépatique, le statut sérologie vis-à-vis de l’Ag HBe, le niveau de la charge virale et des ALAT. Patients naïfs de traitement antiviral, nouvellement pris en charge pour une hépatite B chronique (services experts en hépatologie ; France, 2008-2012)

    *Forme grave définie par : un score Métavir F3-F4 à la biopsie hépatique et, en l’absence de biopsie, par un résultat d’élastométrie > 9 kPa et, en l’absence de biopsie et d’élastométrie, par un diagnostic clinico-morphologique de cirrhose ou de carcinome hépatocellulaire.

    Parmi les 3 153 patients (69 %) pour lesquels une information sur l’instauration d’un traitement antiviral est disponible :
    un traitement antiviral est instauré chez 23 % d’entre eux, et plus souvent, en cas d’atteinte hépatique grave, de charge virale VHB très élevée, d’Ag HBe (+) ou d’ALAT augmentées.

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    Carte des 33 sites participants

    1. Alsace, Nouvel Hôpital Civil de Strasbourg, Pôle Hépato-digestif
    2. Antilles-Guyane CHU de Fort de France, Service d’hépato-gastro-entérologie
    3. Antilles-Guyane CHU de Pointe-à-Pitre, Service d’hépato-gastro-entérologie
    4. Région Aquitaine, CHU de Bordeaux hôpitaux de Haut Leveque, Service d’hépato-gastro-entérologie
    5. Région Basse Normandie, CHU de Caen, Service d’hépato-gastro-entérologie
    6. Région Bourgogne, Hôpital du Bocage, Service d’hépato-gastro-entérologie
    7. Région Bretagne, CHRU Pontchaillou, Rennes, Clinique des maladies du foie
    8. Région centre, Hôpital Trousseau, CHU de Tours, Service d’hépato-gastro-entérologie
    9. Région centre, Hôpital de la Source, CHR d’Orléans, Service d’hépato-gastro-entérologie
    10. Région Champagne-Ardenne, CHU de Reims hôpital Robert Debré, Service d’hépato-gastro-entérologie
    11. Région Franche-Comté, CHU de Besançon, Service d’hépatologie
    12. Région Haute Normandie, CHU Rouen, hôpital Charles Nicolle, Service d’hépato-gastro-entérologie
    13. Région Ile de France (réseau Paris Nord) CHU Bichat Beaujon, Clichy, Service d’hépatologie
    14. Région Ile de France (réseau Paris est), Hôpital St Antoine, Paris 12e, Service d’hépato-gastro-entérologie
    15. Région Ile de France, CHU Creteil (réseau sud est), Service d’hépato-gastro-entérologie
    16. Région Ile de France (réseau ouest), Hôpital Cochin, Paris 14e,  Service d’hépatologie
    17. Région Ile de France (réseau Est, Bondy), Hôpital Jean Verdier, Service d’hépatologie
    18. Région Ile de France (réseau Est, Bobigny), Hôpital Avicenne, Unité d’hépatologie
    19. Région Ile de France (Villejuif), Hôpital Paul Brousse, Service d’hépatologie
    20. Région Languedoc-Roussillon, CHU Montpellier, Service d’hépato-gastro-entérologie
    21. Région Languedoc-Roussillon, Hôpital St Jean de Perpignan, Service d’hépato-gastro-entérologie
    22. Région Limousin, CHU de Limoges, Service de gastro-entérologie
    23. Région Lorraine, CHR de Metz, Service de gastro-entérologie
    24. Région Lorraine CHU de Nancy, Service d’hépato-gastro-entérologie
    25. Région Midi-Pyrénées, CHU Purpan, Toulouse, Service d’hépato-gastro-entérologie
    26. Région Nord-Pas de Calais, CHRU de Lille, Service de gastro-entérologie
    27. Région Pays de Loire est, CHU d’Angers, Service d’hépato-gastro-entérologie
    28. Région Picardie, CHU D’Amiens, Service d’hépato-gastro-entérologie
    29. Région Poitou-Charentes, Hôpital Jean Bernard Poitiers, Service d’hépato-gastro-entérologie
    30. Région PACA, CHU de Nice, Service d’hépato-gastro-entérologie
    31. Région PACA, Hôpital de la conception, Marseille, Service d’hépatologie
    32. Région Rhône Alpes Nord, CHU LYON, Service d’hépato-gastro-entérologie
    33. Région Rhône Alpes Sud, CHU GRENOBLE, Service d’hépato-gastro-entérologie

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    Hépatite B dans le monde selon la classification OMS

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