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Surveillance des infections associées aux soins (IAS)

Publié le 24/10/2016

Entérobactéries résistantes à la colistine

Emergence en France d'une nouvelle résistance plasmidique à la colistine (gène mcr-1) chez les entérobactéries

La résistance plasmidique à la colistine (gène mcr-1) chez les entérobactéries a été détectée pour la première fois en Chine fin 2015. Cette résistance est encore émergente en France et dans le monde. Elle représente un risque pour la santé publique car la colistine est l’un des rares antibiotiques encore actif sur les souches d’entérobactéries productrices de carbapénèmases (EPC) - principales bactéries hautement résistantes émergentes (BHRe). Son caractère plasmidique lui permet d’être très facilement transférable entre bactéries.

Afin de limiter la diffusion de ce nouveau mécanisme de résistance chez l’homme, un message d’alerte a été adressé par la Direction générale de la santé et la Direction générale de l’offre de soins à l’ensemble des établissements de santé français le 9 septembre 2016. Il inclut des recommandations du Centre national de référence de la résistance aux antibiotiques pour la détection des souches porteuse du gène mcr-1, et de Santé publique France pour les mesures à mettre en œuvre autour des cas. Un avis du Haut Conseil de la santé publique a été publié en octobre 2016 afin de compléter ces premières recommandations.
A ce jour, 4 souches d’entérobactéries hébergeant le gène mcr-1 de résistance plasmidique à la colistine ont été isolées chez 4 patients hospitalisés dans 4 établissements de santé de France métropolitaine. Ces 4 cas viennent s'ajouter aux 4 autres identifiés rétrospectivement à partir de collections de souches isolées en 2012, 2013 et 2014.

Ce nouveau mécanisme de résistance fait l’objet d’un suivi renforcé en France par l’ensemble des partenaires impliqués.

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