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Légionellose

Publié le 26/10/2004 - Dernière mise à jour le 26/06/2018

Aide mémoire

La légionellose est une infection pulmonaire causée par une bactérie nommée Legionella.

Cette bactérie a été découverte à la suite d’une épidémie de pneumonie affectant plusieurs participants d’un congrès d’anciens combattants de la légion américaine réunis dans un hôtel à Philadelphie en 1976 et a été en conséquence dénommée Legionella.

La bactérie Legionella est présente dans le milieu naturel et peut proliférer dans les sites hydriques artificiels lorsque les conditions de son développement sont réunies, particulièrement entre 25 et 45°C : réseaux d’eau chaude, tours aéroréfrigérantes, autres installations (bains à remous, humidificateurs, fontaines décoratives, aérosols, appareils à thérapie respiratoire…..)

La contamination se fait principalement par voie respiratoire, par inhalation d’eau contaminée diffusée en aérosol. La transmission inter humaine est exceptionnelle.

La période d’incubation est généralement de 2 à 10 jours. Cependant, pour un nombre limité de patients des résultats d’investigations d’épidémies suggèrent des durées d’incubation plus longues (2-19 jours) et une durée médiane d’incubation de 6 jours.

La légionellose affecte essentiellement les adultes et touche plus particulièrement les personnes présentant des facteurs favorisants : âge avancé, tabagisme, maladies respiratoires chroniques, diabète, maladies immuno suppressives, traitements immuno-suppresseurs.

La légionellose se traduit par un état grippal fébrile et une toux initialement non productive. Certains patients peuvent présenter des douleurs musculaires, une anorexie et quelquefois des troubles digestifs (diarrhées) et/ou un état confusionnel. L’état grippal s’aggrave rapidement et fait place à une pneumopathie sévère nécessitant une hospitalisation. La maladie est mortelle dans environ 10 % des cas.

Le diagnostic clinique doit être confirmé par un des examens biologiques suivants : isolement de la bactérie dans un prélèvement respiratoire bas, présence d'antigènes soluble dans les urines, augmentation des titres d’anticorps par 4 entre deux prélèvements successifs avec un minimum de 128, PCR.

Dans la majorité des cas, sous traitement antibiotique adapté (macrolides ou fluoroquinolones) l’évolution est favorable. Le traitement est d’autant plus efficace qu’il est mis en oeuvre rapidement.

En France, 1630 cas ont été notifiés en 2017 correspondant à une incidence de 2,4 cas pour 100 000 habitants.

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