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Grippe : généralités

Publié le 08/06/2006 - Dernière mise à jour le 06/11/2017

Surveillance de la grippe en France

Cette page concerne la surveillance de la grippe pour la saison 2016-2017, Elle ne concerne pas la surveillance d’un nouveau virus dont l’émergence conduirait à une nouvelle pandémie et au déclenchement du plan national de prévention et de lutte qui inclurait  d’autres outils de surveillance, notamment celle des cas importés et des cas groupés.

Méthodes pour la surveillance

La surveillance a pour objectifs généraux :

  • la détection du début de l’épidémie
  • la description de l’épidémie
    - suivi temporo-spatiale de l’épidémie
    - suivi de sa gravité et identification des populations à risque
    - estimation de son impact sur la communauté et les structures de soins
  • identification et suivi des souches circulantes
  • l’évaluation des mesures de contrôle (vaccination)

Le dispositif de surveillance permet de suivre les épidémies de grippe selon plusieurs niveaux de gravité de la simple infection, sans recours aux soins, jusqu’au décès. En France métropolitaine, il est activé en semaine 40 (début d’octobre) et se termine en semaine 15 de l’année suivante (mi-avril)

Les données épidémiologiques et virologiques issues de la médecine ambulatoire, des collectivités de personnes âgées et de l’hôpital, ainsi que celles concernant les décès sont analysées chaque semaine.

Schéma du dispositif de surveillance

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    En France métropolitaine

    Le réseau Sentinelles

    Le réseau Sentinelles, animé par l'Institut Pierre Louis d'Epidémiologie et de Santé Publique (UMR S 1136) de l'Inserm et de l'Université Pierre et Marie Curie, est composé des médecins généralistes et de pédiatres. Toute l’année, il estime à partir des cas déclarés par les médecins généralistes, qui représentent 0,5% de l’ensemble des médecins généralistes, le nombre hebdomadaire de patients consultant pour syndromes grippaux (SG), exprimé en incidence (nombre de consultations) ou en taux d’incidence (nombre de consultations pour 100 000 habitants) au niveau national et régional. La définition de cas des syndromes grippaux est : fièvre supérieure à 39°C, d’apparition brutale avec myalgies et signes respiratoires.

    Les médecins généralistes et les pédiatres effectuent des prélèvements rhino-pharyngés qui sont adressés au Centre national de référence (CNR) des virus Influenzae essentiellement et au laboratoire de virologie de l’Université de Corse pour confirmation du diagnostic de grippe. Les prélèvements pour confirmation du diagnostic de grippe sont réalisés sur un échantillon représentatif des patients consultant pour un syndrome grippal durant la saison. Ils permettent de suivre l’évolution hebdomadaire de la proportion de prélèvements positifs pour la grippe, d’identifier les types et sous-types de virus grippaux circulants, et en fin de saison d’évaluer l’incidence de consultations pour grippe confirmée au laboratoire et de participer aux estimations nationales et européennes d’efficacité vaccinale.

    SOS Médecins

    Les associations SOS Médecins sont au nombre de 62 en France dont une se situe en Martinique. Elles assurent une permanence des soins qui permet de disposer de données relatives aux consultations réalisées 7j/7, 24h/24 y compris les jours fériés et pendant les vacances scolaires dans la zone géographique qu’elles couvrent. Ces données sont transmises quotidiennement à Santé publique France via l’envoi d’un fichier crypté unique qui permet d’estimer le nombre quotidien et hebdomadaire de patients consultant pour syndromes grippaux. La définition de cas utilisée par SOS Médecins est : fièvre supérieure à 38,5° d’apparition brutale, accompagnée de myalgies et de signes respiratoires. En 2016-17, 61 des 62 associations SOS Médecins participent à cette surveillance. Dans chaque région et au niveau national, est calculée la proportion hebdomadaire de patients avec un diagnostic de grippe ou syndrome grippal parmi l’ensemble des actes codés par SOS Médecins.

    Dans les départements français d’outremer (DOM)

    Contrairement à la France métropolitaine, dans les DOM  la surveillance de la grippe est assurée tout au long de l’année.

    Dans les Antilles françaises (Guadeloupe, Saint-Martin, Saint Barthélémy, Martinique), la surveillance de la grippe est assurée par des réseaux sentinelles de médecins généralistes volontaires, qui représentent entre 15 et 20 % de l’activité de l’ensemble des médecins généralistes et qui, chaque semaine, signalent aux Agences régionales de santé (ARS) le nombre de patients vus pour un syndrome grippal. Les données sont ensuite analysées par la cellule d’intervention en région (Cire) Antilles. De plus, le nombre de visites pour syndrome grippal est également suivi en Martinique par l’association SOS Médecins ainsi que le nombre de passages aux urgences pédiatriques pour syndrome grippal. Un cas de syndrome grippal est défini par une fièvre égale ou supérieure à 39°C (38,5° pour SOS Médecins), d'apparition brutale, accompagnée de myalgies et de signes respiratoires.

    Une surveillance virologique est réalisée à partir des prélèvements effectués par un échantillon de médecins généralistes volontaires et par les médecins hospitaliers pour les patients diagnostiqués à l’hôpital. Les analyses virologiques sont réalisées par les CHU et par le CNR pour les virus Influenzae de la zone Antilles-Guyane (Institut Pasteur de la Guyane). Les résultats sont centralisés par la Cire Antilles qui réalise une rétro-information régulière de la situation de la grippe auprès de ses partenaires de la veille sanitaire.

    En Guyane, la surveillance de la grippe repose, à la fois sur un réseau sentinelle de médecins généralistes ainsi que sur les Centres Délocalisés de Prévention et de Soins (CDPS). L’ensemble des données est transmis à la Cire Guyane qui en effectue l’analyse et l’interprétation. La définition de cas d’un syndrome grippal utilisée dans le cadre de la surveillance syndromique est : « fièvre ≥ 39°C, d'apparition brutale, accompagnée de myalgies et de signes respiratoires ». Par ailleurs, la surveillance virologique complète la surveillance syndromique et est effectuée grâce à des prélèvements réalisés en médecine de ville et en CDPS (au minimum 2 prélèvements chaque semaine correspondant aux 2 premières personnes répondant à la définition de cas d’un syndrome grippal) ou au sein des centres hospitaliers du département. Les analyses sont ensuite réalisées par le laboratoire de virologie de l’hôpital de Cayenne et par le CNR des virus Influenzae de la zone Antilles-Guyane (Institut Pasteur de la Guyane). Les résultats sont centralisés par la Cire Guyane qui réalise une rétro-information régulière de la situation de la grippe en Guyane auprès de ses partenaires de la veille sanitaire.

    A la Réunion, la surveillance de la grippe s’appuie sur un réseau de médecins sentinelles coordonné par la Cire Océan Indien. Une cinquantaine de médecins généralistes et pédiatres libéraux sont répartis sur l’île et rapportent chaque semaine le nombre de consultations effectuées ainsi que le nombre de consultations pour syndrome grippal répondant à la définition suivante : fièvre à début brutal supérieure ou égale à 38°C et toux, associés éventuellement à une dyspnée (ou à une myalgie ou des céphalées). L’estimation du nombre de cas est réalisée en extrapolant les données des médecins sentinelles aux données de remboursement des consultations transmises par la Caisse générale de sécurité sociale (CGSS).
    Les médecins sentinelles sont également incités à réaliser un à deux prélèvements naso-pharyngés par semaine chez les patients présentant un syndrome grippal depuis moins de 3 jours. Les analyses virologiques (typage des souches par RT-PCR) sont réalisées par le laboratoire de virologie du Centre hospitalier universitaire site Nord de Saint-Denis (CHU-Nord) et le CNR (Région Sud).

    A Mayotte, la surveillance est assurée depuis juin 2009 par un réseau d’une dizaine de médecins sentinelles répartis sur l’île (médecins généralistes et médecins de dispensaires), qui rapportent le nombre hebdomadaire de patients consultant pour un syndrome grippal défini par : fièvre à début brutal, supérieure à 38 °C et toux, associés éventuellement à une dyspnée (ou à une myalgie ou à des céphalées). Les médecins sentinelles sont également incités à réaliser un à deux prélèvements naso-pharyngés par semaine chez les patients présentant un syndrome grippal depuis moins de 3 jours. Les analyses virologiques (typage des souches par RT-PCR) sont réalisées par le laboratoire de virologie du Centre hospitalier de Mayotte et le CNR (Région Sud).

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    Les objectifs de cette surveillance sont de réduire la morbidité et la mortalité liées aux infections respiratoires par l’identification de foyers d’IRA et à la mise en place précoce des mesures de contrôle appropriées. En métropole et dans les Antilles, ces foyers sont signalés aux ARS ou aux centres hospitaliers (Centre de lutte Contre les infections nosocomiales (CClin) et Agence régionale de lutte contre les infections nosocomiales (Arlin)) qui les rapportent secondairement à Santé publique France. Les épisodes à signaler sont définis par la survenue d’au moins 5 cas d’IRA dans un délai de 4 jours parmi les résidents.

    Sont identifiés parmi ces épisodes ceux comportant des facteurs de gravité, définis par :

    • 3 décès ou plus attribuables à l’épisode infectieux survenant en moins de 8 jours,
    • 5 nouveaux cas ou plus dans une même journée,
    • absence de diminution de l’incidence des nouveaux cas dans la semaine suivant la mise en place des mesures de contrôle.

    Ces épisodes graves conduisent à la mise en place d’une investigation par l’équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière (EOH), les Arlin et CClin, l’ARS ou la Cire.

    • En savoir plus :

    Rapport du Haut Conseil de la Santé Publique (juillet 2012), relatif à la conduite à tenir devant une ou des infections respiratoires aiguës dans les collectivités de personnes âgées.

    Avis et rapport du Haut Conseil de la Santé Publique (mars 2015), relatif à l’utilisation des antiviraux en période de grippe saisonnière et Conduite à tenir devant des cas groupés d’infections invasives à pneumocoque dans une collectivité (janvier 2005).

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    Les passages et hospitalisations aux urgences

    Depuis juin 2004, Santé publique France recueille quotidiennement les données transmises par les services d’accueil des urgences en France, par l’intermédiaire du réseau OSCOUR® (Organisation de la surveillance coordonnée des urgences). Pour la saison 2016-17, plus de 600 structures d’urgence participent à la surveillance de la grippe en France, couvrant en métropole plus de 90% des passages aux urgences.

    Dans le cadre de la surveillance de la grippe, l’analyse des données permet de suivre la dynamique de l’épidémie par l’observation des variations hebdomadaires du nombre de patients consultant aux urgences ou hospitalisés avec un diagnostic de grippe codé selon la classification CIM-10 de l’OMS. Cette surveillance hospitalière est déclinée par classe d’âge et par niveau géographique (national et régional). Pour prendre en compte la montée en charge rapide du réseau OSCOUR® au cours des dernières années, l’indicateur retenu est la proportion d’hospitalisations avec un diagnostic de grippe/syndrome grippal parmi l’ensemble des hospitalisations, tous âges confondus ou pour la classe d’âge considérée. Cet indicateur, associé à la proportion  d’hospitalisation après passage pour grippe/syndrome grippal est un des indicateurs de la gravité de l’épidémie. 

    Le cas graves hospitalisés en réanimation

    Les cas graves de grippe (confirmés ou non) hospitalisés en réanimation sont signalés aux Cire (cellule d’intervention en région) qui assurent l'animation de cette surveillance au niveau régional et un suivi de ces patients jusqu’à la sortie du service. Une approche descriptive de ces cas permet d’estimer la gravité de l’épidémie et d’identifier les facteurs de risque de grippe grave.

    Les objectifs du maintien de cette surveillance sur la saison à venir sont :

    • suivre en temps réel la gravité de l’épidémie grippale
    • décrire les caractéristiques des personnes les plus touchées

    La Réunion ne prend en compte que les cas de grippe confirmés, admis en réanimation.

    Cette surveillance se fait sur l’ensemble des services de réanimation de métropole et des DOM sauf en Ile de France et dans la région Centre-Val de Loire où seul un échantillon de services de réanimation signale.

    Documents à télécharger

    Fiches régionales de signalement :

    Autres systèmes d’alerte

    Tous les médecins sont par ailleurs invités à signaler à la plate-forme régionale de veille et d’urgence sanitaire placée au sein de son ARS, tout syndrome infectieux dont la fréquence, les circonstances de survenue, la présentation clinique ou la gravité sont jugées inhabituelles par le clinicien (cas groupés de formes graves de grippe ou de décès, des cas groupés d’infections graves parmi le personnel soignant ou toute pathologie émergente en France...).

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    Depuis 2015-16, afin de rapprocher l’information de l’action, chaque région définit sa propre période épidémique. Des seuils statistiques sont établis dans chaque région à partir des données historiques régionales de trois sources (réseau Sentinelles, Oscour® et SOS Médecins) et selon trois méthodes : la méthode de régression périodique (Serfling, 1963) avec un écrêtage à 85 %, la méthode de régression périodique robuste (Muscatello, 2010) et le modèle de Markov caché (Le Strat, 1999). Ces modèles utilisent une fenêtre glissante de 5 ans. Quand la proportion de consultations ou passages pour grippe et syndromes grippaux passe au-dessus d’un seuil pour les deux premiers modèles, une alarme s’active. Cette alarme s’active quand le modèle de Markov caché détermine un état « épidémique ». Selon les régions, il peut donc y avoir entre 0 et 9 alarmes activées une semaine donnée. En fonction du nombre d’alarmes activées, chaque semaine la région est classée selon une des 3 phases :

    • phase sans alerte : <40% des alarmes activées
    • phase pré (ou post) épidémique : ≥40% et <100% des alarmes activées
    • phase épidémique : 100% des alarmes activées

    Les Cire valident ou non cette analyse statistique en prenant en compte notamment des données  virologiques.
    Cette synthèse est communiquée en région et reprise sous forme de carte dans le bulletin hebdomadaire national.
    Les DOM n’ayant qu’une des 3 sources de données mentionnées, les seuils épidémiques sont élaborés par la méthode de régression périodique (Serfling, 1963) sur une période de 10 ans. En Guadeloupe, le dispositif Oscour® étant en place depuis 2009 sur les deux principaux établissements de l’archipel, les seuils sont disponibles pour la saison 2015-2016 pour les passages aux urgences (Serfling, 1963). L’écrêtage n’est pas fixe mais prend en compte les niveaux des épidémies antérieures.

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    Surveillance spécifique

    La surveillance de la mortalité liée à la grippe repose sur :

    • le nombre de décès parmi les cas graves de grippe admis en réanimation ;
    • le nombre de décès parmi les cas groupés d’infections respiratoires aiguës dans les collectivités de sujets âgés. 

    A la Réunion, les décès sont suivis par le nombre de certificats de décès reçus à l’ARS avec une notion de grippe dans les causes de décès.

    La certification électronique permet en temps réel d’analyser les causes de décès : elle représentait 10% des décès en 2015. L’analyse des causes de décès faite par le CépiDC à partir des certificats manuscrits permet de suivre le nombre de décès attribués à la grippe mais le délai d’obtention (2 ans) de l’information ne permet pas de l’utiliser pour le suivi ou le bilan de l’épidémie.

    La surveillance spécifique permet de :

    • déterminer la gravité de l’épidémie par la proportion de décès parmi les cas graves d’une part et parmi les cas des foyers d’IRA d’autre part, proportions qui sont comparées à celles des années précédentes ;
    • détecter un changement dans la distribution des caractéristiques épidémiologiques des personnes dont le décès est attribué à la grippe afin d’adapter au plus vite les mesures de contrôle. 

    Surveillance syndromique

    La mortalité globale toutes causes confondues est suivie à partir des données administratives des décès enregistrées par les états civils et transmises quotidiennement par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques). Environ 3 000 communes participent à cette surveillance qui couvre 80 % de la mortalité totale française. Ces données n’incluent aucune information sur les causes médicales des décès.

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    La surveillance des virus grippaux en France est coordonnée par le Centre national de référence (CNR) des virus Influenzae qui comprend un laboratoire coordonnateur et deux laboratoires associés :

    • l’Institut Pasteur de Paris (Région Nord) ;
    • les Hospices Civils de Lyon (Région Sud) ;
    • l’Institut Pasteur de Guyane. 

    L’analyse virologique est réalisée :

    • en ville, par le CNR (métropole) essentiellement et le laboratoire de virologie de l’Université de Corte (Corse) à  partir des prélèvements rhino-pharyngés réalisés par les médecins généralistes et les pédiatres du réseau Sentinelles ;
    • à l’hôpital, par le CNR et par les laboratoires hospitaliers du réseau Rénal (Réseau national des laboratoires hospitaliers).

    L’objectif de la surveillance virologique est de détecter et d’isoler précocement les virus grippaux en circulation et d’en déterminer les caractéristiques antigéniques et de sensibilité aux antiviraux. La recherche du virus grippal est réalisée par détection directe, par techniques génétiques (Reverse Transcriptase-PCR) ou immunologiques (immunofluorescence, ELISA) et par mise en culture. L’identification (sous-typage -virus A- ou détermination du lignage -virus B- et caractérisation antigénique) est effectuée par test d’inhibition de l’hémagglutination. Les recherches de mutations correspondant à des déterminants de l’antigénicité, de la sensibilité aux antiviraux, ou de virulence sont réalisées sur plusieurs dizaines de souches pour chaque type, sous-type ou lignage des virus grippaux.

    Les prélèvements issus de l’Océan Indien sont également suivis par le CNR (région Sud) et ceux d’Antilles-Guyane par l’Institut Pasteur de Guyane

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    Santé publique France réalise en continu une veille internationale afin de détecter et de caractériser les menaces sanitaires pouvant affecter la France. Cette veille repose essentiellement sur l’analyse d’informations recueillies à partir des outils spécifiques de veille internationale sur les sites institutionnels (OMS, ECDC). Cette veille concerne la grippe saisonnière et l’émergence de nouveaux virus grippaux.

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    Tous les cas humains suspect de grippe à virus aviaire (exposition à des oiseaux infectés par les virus A(H5N1) ou A(H7N9)) doivent être signalés à l’ARS pour validation de la classification par la Cire (cellule d’intervention en région) selon la définition de cas mise à jour régulièrement sur le site de Santé publique France en fonction de l’épidémiologie notamment la liste des zones exposées.
    Si le cas est considéré comme possible, le prélèvement profond (de préférence) ou rhino-pharyngé est réalisé et acheminé vers le CNR des virus influenza. Si le prélèvement s’avère positif, l’ARS mettra en œuvre les mesures de contrôle autour du cas confirmé et recherchera les sujets contacts ou co-exposés.

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    La couverture vaccinale est estimée essentiellement par la CNAM-TS à partir des données de remboursements des vaccins grippaux.

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    Toutes les données nationales de surveillance sont colligées chaque semaine par Santé publique France dans un bulletin hebdomadaire dès la semaine 40. Ce bulletin est disponible sur le site de Santé publique France le mercredi matin (inscription possible sur la liste de diffusion.

    Dans chacune des régions, les Cire publient des documents de rétro-information (points épidémiologiques, bulletins de veille sanitaire…) à destination des partenaires locaux et des membres des réseaux régionaux de santé publique.

    Tous ces bulletins sont disponibles sur le site de Santé publique France.

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