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Infections à pneumocoque

Publié le 13/07/2017

Dispositif de surveillance

La surveillance des infections à pneumocoques a pour objectifs de suivre l’évolution de l’incidence des infections invasives à pneumocoques, d’analyser l’impact de la vaccination sur celle-ci et de suivre l’évolution de la résistance des pneumocoques aux antibiotiques.

Cette surveillance des infections à pneumocoques en France repose principalement sur deux réseaux de laboratoires hospitaliers :

  • le réseau Epibac, coordonné par Santé publique France ;
  • le réseau du Centre National de Référence des pneumocoques (CNRP) associé aux réseaux des Observatoires Régionaux du Pneumocoque (ORP).

Surveillance des infections invasives à pneumocoques du réseau Epibac

Le réseau Epibac est un réseau de microbiologistes hospitaliers créé en 1987 et coordonné par l’InVS depuis 1999 (devenu Santé publique France en 2016). Il est constitué de plus de 300 laboratoires de microbiologie hospitaliers français répartis sur l’ensemble du territoire et volontaires chaque année pour participer à la surveillance des infections invasives bactériennes. Epibac collecte le nombre d’infections invasives dues à 6 bactéries dont le pneumocoque.

Les cas d’infections invasives à pneumocoques recueillis sont définis par l’isolement d’un pneumocoque dans le sang (bactériémie et septicémie) ou dans le liquide céphalo-rachidien (méningite). Depuis 2009, les cas diagnostiqués par la mise en évidence d’ADN par PCR du pneumocoque dans le sang ou le liquide céphalo-rachidien sont pris en compte.

Pour chaque cas d’infection invasive à pneumocoques, la date de prélèvement, la date de naissance et le site de prélèvement sont recueillis.

Les données d’Epibac permettent d’estimer et de suivre les tendances du nombre de cas et de l’incidence des infections invasives à pneumocoques pour l’ensemble de la population française par groupe d’âge.

Pour en savoir plus

Centre national de référence des pneumocoques (CNRP) et réseau des Observatoires régionaux du pneumocoque (ORP)

Le CNRP a pour mission d’assurer l’expertise biologique et de contribuer à la surveillance des infections à pneumocoques et de leur résistance aux antibiotiques.

Pour la surveillance microbiologique des pneumocoques, le CNRP est associé depuis 2001 à un réseau de 23 ORP répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain et incluant des laboratoires publics et privés (environ 400 laboratoires). Cette surveillance porte en particulier sur les souches isolées d’infections invasives à pneumocoques. L’expertise des souches par le CNRP comprend la détermination de la sensibilité des souches de pneumocoques aux principaux antibiotiques utilisés ainsi que la détermination des sérotypes des souches de pneumocoques. Cette surveillance microbiologique est essentielle car elle permet de suivre l’évolution de la couverture sérotypique des différents vaccins disponibles ou recommandés en France et l’évolution de la résistance aux antibiotiques des souches de pneumocoques.

Le réseau ORP-CNRP collecte et étudie chaque année depuis 2001 l’ensemble des souches isolées dans le liquide céphalo-rachidien (méningites) ou dans le sang (bactériémies ou septicémies) chez les enfants âgés de 0 à 15 ans et, une année sur deux, sur un échantillon systématique d’une souche sur six parmi celles isolées dans le sang chez les adultes âgés de plus de 15 ans.

Pour en savoir plus

Autres réseaux de surveillance

D’autres réseaux de surveillance ou observatoires existent, il s’agit notamment de réseaux de pédiatres hospitaliers ou d’infectiologues.

Réseaux de surveillance des infections invasives à pneumocoques chez l’enfant de l’Association clinique thérapeutique infantile du Val-de-Marne (ACTIV)
L’observatoire des méningites bactériennes du nouveau-né et de l’enfant est coordonné par ACTIV pour le groupe de prévention des infections pédiatriques (GPIP) depuis 2001. Il inclut près de 250 services de pédiatrie. En 2011, il élargit sa surveillance aux infections invasives à pneumocoques de l’enfant. Son objectif est de recueillir les données épidémiologiques comme le statut vaccinal, cliniques, biologiques et évolutives pour les cas inclus.

Pour en savoir plus

Dossier Infections à pneumocoque

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