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Rubéole

Publié le 03/02/2006 - Dernière mise à jour le 16/01/2014

Méthode de la surveillance du réseau Renarub

Objectif de la surveillance

L’objectif de la surveillance est de recenser au niveau national les infections rubéoleuses maternelles et les infections congénitales diagnostiquées pendant la grossesse, à la naissance ou lors de la 1ère année de vie.
Cette surveillance permet de suivre les indicateurs de progrès vers l’élimination des infections rubéoleuses maternelles et congénitales en France.

Laboratoires participants

Le réseau rénarub regroupe, sur la base du volontariat, les laboratoires d'analyses de biologie médicale privés et les laboratoires hospitaliers qui font le diagnostic sérologique de l’infection rubéoleuse (notamment la recherche des IgM antirubéoleuses) et/ou virologique (PCR)  en France.

Le réseau Rénarub a été mis en place en 1976 par le Laboratoire national de la santé et est coordonné depuis 1993 par le Réseau national de santé publique, devenu en 1999, l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Une enquête réalisée par l’InVS en 2002 puis en 2007 auprès des laboratoires qui effectuaient la recherche des IgM antirubéoleuses et qui étaient recensés par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé dans le cadre du contrôle national de qualité des analyses de biologie médicale, a permis de rendre le réseau Renarub quasi-exhaustif. Depuis 2013, le centre de référence (CNR) des infections rubéoleuses maternofoetales, nommé en 2012,  assure la coordination et l’animation du réseau de laboratoires.

Les principales missions du CNR sont également d’apporter une expertise auprès des laboratoires disposant des tests d’infection rubéoleuse sur le territoire national, d’apporter un appui aux diagnostics en cas de besoin et une aide à la datation des primo-infections maternelles et de contribuer à la surveillance épidémiologique et virologique (Centre nationaux de référence).

La liste des laboratoires partenaires du réseau est mise à jour chaque année (voir données épidémiologiques).

Recueil des données

Les biologistes sont sollicités chaque trimestre par le CNR pour communiquer les cas pour lesquels un prélèvement a été testé par eux qui présente des critères biologiques évocateurs d’infection maternelle ou d’infection congénitale chez des nouveau-nés ou des fœtus.

A la suite de l’expertise du CNR, les cas pouvant être considérés comme correspondant à une infection maternelle récente ou à une infection congénitale font l’objet d’une transmission à l’InVS par l’intermédiaire de fiches individuelles. Préalablement à cette transmission, le CNR envoie un courrier au clinicien (médecin prescripteur de l’analyse) accompagné d’une lettre d’information à la patiente pour lui signaler la collecte de données la concernant et la transmission de ces données à l’InVS sous réserve de son opposition auprès du CNR dans un délai de 1 mois (autorisation de la Cnil, délibération n°2013-343 du 7 novembre 2013).

Dans un second temps, les cliniciens (médecins traitants, gynécologues, obstétriciens et pédiatres) sont sollicités par l’InVS et fournissent, sur un questionnaire, des informations démographiques, biologiques et cliniques sur la femme infectée et sur le nouveau-né ou le foetus.

La participation des biologistes et des cliniciens repose sur le volontariat. Les informations recueillies concernent les périodes de la grossesse, de la naissance et des premiers mois de vie mais n’incluent pas de suivi des enfants nés de mères infectées.

Définitions de cas

De nouvelles définitions de cas ont été élaborées en 2001 prenant en compte notamment les données d’avidité des IgG antirubéoleuses.

*en l'absence de vaccination récente

Cas certain

Primo-infection rubéoleuse certaine = au moins un des points suivants

  • ascension des IgG ou séroconversion et mise en évidence d’IgM supérieurs au seuil de positivité, associées à la connaissance d’un contage rubéoleux daté datant de plus de 15 jours et d’une éruption cutanée ;
  • présence d’IgM maternelles spécifiques et faible avidité des IgG ; 
  • présence d’IgM spécifiques dans le sang fœtal (SF) ; 
  • détection du génome viral par PCR dans le liquide amniotique (LA) ; 
  • présence d’IgM spécifiques dans le sang du nouveau-né.

Réinfection certaine = présence des critères suivants

  • immunité antérieure certaine ;
  • connaissance d’un contage rubéoleux ; 
  • ascension des IgG (avec ou sans IgM).

On parle d’infection certaine lorsque les informations recueillies ne permettent pas de faire la distinction entre une primo-infection certaine et une réinfection certaine.

Cas probable

Primo-infection rubéoleuse probable = présence des critères suivants

  • ascension des IgG ou séroconversion ;
  • IgM maternelles spécifiques ; 
  • éruption cutanée datée.

Réinfection probable = présence des critères suivants

  • immunité antérieure certaine ;
  • ascension des IgG (avec ou sans IgM).

On parle d’infection probable lorsque les informations recueillies ne permettent pas de faire la distinction entre une primo-infection probable et une réinfection probable.

Cas possible

Primo-infection rubéoleuse possible = un des points suivants

  • ascension des IgG ;
  • IgG et d’IgM supérieurs au seuil de positivité. 

Réinfection possible = présence des critères suivants

  • immunité antérieure certaine ;
  • connaissance d’un contage rubéoleux.

On parle d’infection possible lorsque les informations recueillies ne permettent pas de faire la distinction entre une primo-infection possible et une réinfection possible.

Rubéole congénitale malformative (RCM) ou rubéole malformative (RM) dans le cas d’une interruption de grossesse = présence des critères suivants

  • une (ou plusieurs) malformation(s) évocatrice(s) d’une rubéole ;
  • IgM (à la ponction de SF ou à la naissance) ou la détection du génome viral dans le LA ou dans un prélèvement d’anatomo-pathologie en cas d’interruption de grossesse.

Infection rubéoleuse non malformative = en l’absence de malformation décelable

  • présence d’IgM (à la ponction de SF ou à la naissance) ou la détection du génome viral dans le LA ou dans un prélèvement d’anatomo-pathologie en cas d’interruption de grossesse.
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