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Bilharziose

Publié le 16/06/2014

Pour les professionnels de santé : modalités du dépistage et du signalement des cas de bilharziose urinaire autochtone

La surveillance de la bilharziose urinaire autochtone en France

En réponse à la transmission de bilharziose urinaire dans la rivière Cavu (Corse du sud), un dispositif de surveillance de la bilharziose urinaire autochtone est mis en place en France.

Dépistage de la bilharziose urinaire en relation avec une exposition en Corse

La mise en évidence de cas de bilharziose urinaire acquise dans la rivière Cavu pendant les étés 2011 et 2013 objective un risque d’infection par S. haematobium pour toutes les personnes qui ont été en contact avec l’eau de la rivière Cavu depuis 2011.
Les conditions de température nécessaires au cycle parasitaire limitent le risque d’infection à la période s’étendant du 1er juin au 30 septembre.
L’existence de formes pauci et asymptomatiques de la maladie conduit à proposer un test de dépistage à toutes les personnes exposées et non pas aux seules personnes symptomatiques.
De ce fait, le HCSP recommande dans son avis du 23/05/2014 de proposer un examen de dépistage à toutes les personnes appartenant à la population exposée.

Objectifs du dépistage :
Ce dépistage a pour objectif d’identifier et de traiter les personnes infectées, symptomatiques et asymptomatiques, afin de :

  • prévenir le développement de complications ;
  • interrompre la chaine de transmission en limitant le risque de réensemencement des cours d’eau où sont présents des bullins

Indications du dépistage, population exposée :
Le dépistage est indiqué pour toute personne résidant en France ayant eu un contact cutané, même bref, avec l’eau de la rivière Cavu à partir de 2011, entre le 1er juin et le 30 septembre.

Modalités du dépistage
Il repose sur la réalisation d’une double sérologie bilharziose associant deux techniques différentes.
En cas de sérologie positive, il peut être complété par un examen parasitologique des urines et le cas échéant par des analyses de biologie moléculaire.

Circuits des prélèvements
Les prélèvements seront réalisés dans les laboratoires d’analyses biomédicales de proximité ou les services de parasitologie des centres hospitaliers et suivront leur circuit habituel. Il n’est pas mis en place de circuit spécifique des prélèvements.

Recensement des cas autochtones de bilharziose urinaire et documentation des expositions

Un dispositif de recensement des cas autochtones de bilharziose urinaire est mis en place pour quantifier l’ampleur du phénomène et identifier d’éventuels nouveaux sites de transmission autochtone en France métropolitaine.
En s’appuyant sur le dépistage national, il vise à recenser toute personne résidant en métropole chez laquelle une infection à S. haematobium a été diagnostiquée, en l’absence d’exposition en zone d’endémie connue de la bilharziose urinaire (Afrique, Moyen-Orient).

Il s’applique à partir du 1er avril 2014, à toute personne ayant :

  • Au moins un test positif : sérologie bilharziose (ELISA, hémaglutination ou Western Blot) ; recherche d’œufs de schistosome à l’examen parasitologique des urines, PCR bilharziose ;
  • et absence, au cours de la vie, d’exposition en zone d’endémie ;
  • ou absence d’information sur les séjours/exposition en zones d’endémie.

Les médecins cliniciens prescripteurs ou les biologistes signaleront ces cas à l’ARS de leur région.

Les cas signalés feront l’objet d’une investigation par l’ARS et la Cire.

L’analyse des données d’investigation permettra de :

  • Estimer le nombre de cas de bilharziose urinaires autochtones en France métropolitaine ;
  • décrire les caractéristiques des cas autochtones ;
  • identifier tout nouveau site de transmission à l’origine d’infections humaines ;
  • dater l’ancienneté de la transmission autochtone de la bilharziose urinaire ;
  • et en suivre les tendances spatiales et temporelles.

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