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Borréliose de lyme

Publié le 16/09/2013 - Dernière mise à jour le 16/11/2017

Dispositifs de surveillance

Dans le cadre de ses missions de surveillance des maladies infectieuses, Santé publique France s’appuie pour la surveillance de la borréliose de Lyme sur le Réseau Sentinelles et le Centre national de référence des Borrelia. Cette surveillance est complétée par études ponctuelles d'incidence de la borréliose de Lyme.

Le réseau Sentinelles

Le Réseau Sentinelles surveille la borréliose de Lyme depuis 2009. Pour cette surveillance, un cas de borréliose de Lyme est défini par la présence d’un érythème migrant (diagnostic clinique) ou une manifestation neurologique, articulaire, cutanée évocatrice d’une borréliose de Lyme chez un patient ayant une sérologie positive. Cette définition de cas est basée sur des critères cliniques et biologiques EUCALB (European Union Concerted Action on Lyme Borreliosis; Stanek et al, Clin Microbiol Infect 2011;.17 :69-79).

En savoir plus sur les définitions de cas des formes cliniques de la borréliose de Lyme (tableau).

Le Centre national de référence (CNR) des Borrelia

Le CNR des Borrelia a été créé en 2002. Jusqu’en 2011, il était basé à l’Institut Pasteur-Paris (Unité de génétique moléculaire des Bunyavirus) avec un laboratoire associé au laboratoire de Bactériologie des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg/Faculté de Médecine de Strasbourg. Le laboratoire de Strasbourg a été nommé CNR en 2012.
Le CNR contribue à la surveillance épidémiologique humaine, à celle du vecteur (Ixodes ricinus) et du réservoir (faune sauvage). Ses missions sont aussi de contribuer au développement et à l’évaluation des méthodes diagnostiques des borrélioses ainsi que des méthodes d’identification et d’analyse de la diversité des Borrelia.
Le CNR Institut Pasteur a animé, de 2002 à 2011, une surveillance départementale de la borréliose de Lyme basée sur un réseau de médecins volontaires, majoritairement des généralistes. Ce réseau a été mis en œuvre dans 9 départements : la Meuse, le Puy-de-Dôme, le Cantal, l’Allier, le Calvados, la Manche, l’Orne, l’Eure et la Seine-Maritime.
La définition de cas était basée sur les critères cliniques et biologiques (tableau) EUCALB (European Union Concerted Action on Lyme Borreliosis; Stanek et al ; Clin Microbiol Infect 2011;17:69-79) : présence d’un érythème migrant ≥5 cm avec ou sans sérologie ou présence de manifestations articulaires, cutanées, cardiaques évocatrices de la borréliose de Lyme avec sérologie positive ou manifestations neurologiques évocatrices avec sérologie positive dans le liquide céphalo-rachidien et lymphocytose et synthèse intra-thécale positive.
Les incidences départementales ont été estimées par extrapolation à partir du nombre de cas observés par les médecins volontaires en prenant en compte le taux de participation des médecins.
Cette surveillance était associée à une surveillance vectorielle (densité, taux d’infection des tiques).

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