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Chikungunya

Publié le 15/05/2011 - Dernière mise à jour le 18/09/2017

Actualités

CHIKUNGUNYA - Transmission autochtone du virus Chikungunya dans le Var, août 2017

Le 11 aout 2017, le Centre national de référence des arboviroses (Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) à Marseille) a confirmé le diagnostic d’un cas autochtone de chikungunya dans la commune du Cannet-des-Maures dans le département du Var. Le patient avait développé les premiers symptômes début août et est guéri depuis. Il n’avait pas voyagé dans les 15 jours précédant les symptômes.

Les enquêtes épidémiologiques immédiatement mises en place ont permis d'identifier, au 15 septembre, 9 cas au total : sept confirmés (mise en évidence du virus par PCR)  et deux probables (mise en évidence des anticorps IgM anti-chikungunya). Il s’agit d’un  foyer de transmission se situant dans le quartier du Cannet-des-Maures (83). Les investigations se poursuivent.

Les lieux de résidence de ces cas ainsi que leurs abords et les lieux qu’ils ont fréquentés ont été immédiatement démoustiqués. Les actions de démoustication se poursuivent.

En raison de foyers de transmission autochtone, le département du Var est placé en niveau 3 du plan anti-dissémination du chikungunya, de la dengue et du zika en métropole.

Il s’agit du deuxième épisode de transmission autochtone de chikungunya dans ce département et du troisième en métropole. Il y avait eu auparavant un foyer de 2 cas autochtones de Chikungunya en 2010 à Fréjus et un foyer de 11 cas en 2014 à Montpellier. De plus, il y a eu 6 épisodes de transmission autochtone de dengue depuis 2010.

Le chikungunya est une arbovirose classiquement tropicale, transmises par les moustiques du genre Aedes, notamment Aedes aegypti et Aedes albopictus. Aedes albopictus  aussi dénommé « le moustique tigre » est présent en Europe. Identifié pour la première fois en France métropolitaine en 2004 dans les Alpes-Maritimes, Aedes albopictus est actuellement installé dans 33 départements métropolitains. Dans ces départements, il existe un risque de transmission autochtone du virus lorsque des personnes infectées sont de retour de voyage dans des pays où le virus circule.

En raison de ce risque, le ministère de la Santé a mis en place en 2006 le plan antidissémination du chikungunya, de la dengue et du zika en métropole. Il inclut une surveillance entomologique et une surveillance épidémiologique des cas de chikungunya, de dengue et zika assurée par Santé publique France. De plus les mesures de prévention, notamment de lutte antivectorielle, y sont précisées.

Pour en savoir plus :

Dossier Chikungunya

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