Fermer



Chikungunya

Publié le 15/05/2011 - Dernière mise à jour le 30/10/2017

Actualités

CHIKUNGUNYA - Transmission autochtone du virus Chikungunya dans le Var, août 2017

Le 11 aout 2017, le Centre national de référence des arboviroses (Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) à Marseille) a confirmé le diagnostic d’un cas autochtone de chikungunya dans la commune du Cannet-des-Maures dans le département du Var. Le patient avait développé les premiers symptômes début août et est guéri depuis. Il n’avait pas voyagé dans les 15 jours précédant les symptômes.

Les enquêtes épidémiologiques immédiatement mises en place ont permis d'identifier, au total 10 cas se situant tous dans le même quartier du Cannet-des-Maures : huit confirmés et deux probables. Le 15 septembre 2017, deux nouveaux cas autochtones ont été identifiés dans la commune de Taradeau dans le Var, commune située à environ 10 km du Cannet-des-Maures. Ces deux nouveaux cas constituent un 2ème foyer de chikungunya. Un lien épidémiologique entre ces deux foyers a été établi par les investigations. Dans ce second foyer, au total 6 cas confirmés ont été identifiés. Le dernier cas a débuté ses signes le 9 septembre 2017.

Les lieux de résidence de ces cas ainsi que leurs abords et les lieux qu’ils ont fréquentés ont été immédiatement démoustiqués.

Conformément au plan anti-dissémination des arboviroses le retour au niveau albopictus 1 intervient 45 jours après la date de début des signes cliniques du dernier cas déclaré. La situation épidémiologique et entomologique ne justifiant pas un maintien au niveau 3 du plan (Aedes albopictus implanté et actif et foyer de cas humains autochtones), le département est à nouveau au niveau 1 du plan (Aedes albopictus implanté et actif) depuis le 24 octobre 2017

Il s’agit du deuxième épisode de transmission autochtone de chikungunya dans ce département et du troisième en métropole. Il y avait eu auparavant un foyer de 2 cas autochtones de Chikungunya en 2010 à Fréjus et un foyer de 11 cas en 2014 à Montpellier. De plus, il y a eu 6 épisodes de transmission autochtone de dengue depuis 2010.

Le chikungunya est une arbovirose classiquement tropicale, transmises par les moustiques du genre Aedes, notamment Aedes aegypti et Aedes albopictus. Aedes albopictus  aussi dénommé « le moustique tigre » est présent en Europe. Identifié pour la première fois en France métropolitaine en 2004 dans les Alpes-Maritimes, Aedes albopictus est actuellement installé dans 33 départements métropolitains. Dans ces départements, il existe un risque de transmission autochtone du virus lorsque des personnes infectées sont de retour de voyage dans des pays où le virus circule.

En raison de ce risque, le ministère de la Santé a mis en place en 2006 le plan antidissémination du chikungunya, de la dengue et du zika en métropole. Il inclut une surveillance entomologique et une surveillance épidémiologique des cas de chikungunya, de dengue et zika assurée par Santé publique France. De plus les mesures de prévention, notamment de lutte antivectorielle, y sont précisées.

Pour en savoir plus :

Dossier Chikungunya

Haut de page