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France métropolitaine

Publié le 03/12/2018

Chikungunya, dengue et zika - Données de la surveillance renforcée en France métropolitaine en 2018

Du 1er mai au 30 novembre chaque année, Santé publique France coordonne la surveillance renforcée saisonnière du chikungunya et de la dengue dans les départements métropolitains colonisés par le moustique vecteur, Aedes  albopictus, en lien avec les ARS concernées. Depuis 2016, le plan anti-dissémination des arboviroses inclut également la surveillance renforcée du virus Zika (voir dispositif de surveillance et partenaires + carte ci-après).

Du 1er mai au 30 novembre 2018 :

  • 189 cas importés de dengue ;
  • 6 cas importés de chikungunya ;
  • 8 cas autochtones de dengue.

Un foyer de transmission autochtone du virus de la dengue, sérotype 2, a été mis en évidence dans les Alpes-Maritimes (Saint-Laurent du Var) en septembre et octobre 2018. Au total, 5 cas ont été identifiés.

Un foyer de transmission autochtone de dengue, sérotype 1, a été identifié dans le département de l’Hérault (commune de Clapiers) avec 2 cas autochtones survenus fin septembre et début octobre.

Un cas de dengue, sérotype 1, esr survenu en octobre dans le Gard (Nîmes) sans lien épidémiologique avec les précédent foyers. Les investigations réalisées dès le signalement du cas n’ont pas identifié d’autres cas. 
Des investigations épidémiologiques ont été mises en place afin d’identifier d’éventuels autres cas et de renforcer les mesures de prévention et de surveillance. Les professionnels de santé des trois communes où ont été identifiés les cas ont également été sensibilisés au repérage et signalement d’autres personnes avec une suspicion de dengue. Les opérateurs de démoustication ont immédiatement mis en œuvre des investigations entomologiques et entrepris des actions ciblées de démoustication. Ces actions se sont accompagnées systématiquement d’une campagne d’information préalable des riverains.
Des transmissions circonscrites de dengue se sont déjà produites à plusieurs reprises en 2010, 2013, 2014 et 2015 sur le pourtour méditerranéen français affectant de 1 à 7 personnes.

Ils se répartissent ainsi :

Nombre de cas confirmés de chikungunya, de dengue, de zika et d'infections à flavivirus*, par région impliquées dans la surveillance renforcée (cas comptabilisés uniquement pour les départements avec implantation d'Aedes albopictus), du 1er mai au 30 novembre 2018

Régions

Cas confirmés importés

Cas confirmés autochtones

Dengue

Chikungunya

Zika

Flavivirus

Co-infection

Dengue

Chikungunya

Zika

Grand-Est

9

0

0

0

0

0

0

0

Nouvelle-Aquitaine

13

0

0

0

0

0

0

0

Auvergne-Rhône-Alpes

32

1

0

0

0

0

0

0

Bourgogne-Franche-Comté

0

0

0

0

0

0

0

0

Centre-Val-de-Loire

0

0

0

0

0

0

0

0

Corse

1

0

0

0

0

0

0

0

Ile-de-France

31

0

0

0

0

0

0

0

Occitanie

34

2

0

0

0

3

0

0

Hauts-de-France

0

0

0

0

0

0

0

0

Pays de la Loire

8

0

0

0

0

0

0

0

Provence-Alpes-Côte d'Azur

61

3

0

0

0

5

0

0

Total

189

6

0

0

0

7

0

0

* Impossible de déterminer si infection à West Nile ou dengue.
Liste des départements avec implantation d’Aedes albopictus : Ain, Aisne, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Hautes-Alpes, Ardèche, Ariège, Aude, Aveyron, Bouches-du-Rhône, Corrèze, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Dordogne, Drôme, Gard, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Hérault, Indre, Isère, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Lozère, Maine et Loire, Pyrénées-Atlantiques, Hautes Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Bas-Rhin, Haut-Rhin Rhône, Saône-et-Loire, Savoie, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Vendée, Hauts de Seine, Val-de-Marne.

Département et année d'implantation du vecteur Aedes albopictus en France métropolitaine

carte_implantation_moustique_tigre

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