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Infection à VIH et sida

Publié le 22/03/2004 - Dernière mise à jour le 20/12/2016

Actualités

La surveillance épidémiologique de l’infection par le VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST), coordonnée par Santé publique France, s’organise autour de plusieurs systèmes : la surveillance de l’activité de dépistage du VIH, la déclaration obligatoire des découvertes de séropositivité VIH et des diagnostics de sida, et la surveillance des IST  au travers de réseaux sentinelles (syphilis, gonococcies, infections à chlamydia). Ces données sont actualisées une fois par an et permettent d’orienter les politiques publiques et de contribuer à leur évaluation, notamment les stratégies de dépistage et les actions de prévention auprès de la population générale et des populations les plus exposées.

Points clés

Le nombre de découvertes de séropositivité VIH est estimé à près de 6 000 en 2015 ; ce nombre est stable depuis 2011. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et les hétérosexuels nés à l’étranger (dont les ¾ sont nés dans un pays d’Afrique subsaharienne) restent les deux groupes les plus touchés et représentent respectivement 43% et 38% des découvertes en 2015. Les hétérosexuels nés en France et les usagers de drogues injectables (UDI) représentent respectivement 16% et 2%.

Le nombre de découvertes de séropositivité ne diminue toujours pas chez les HSH, contrairement à ce que l’on observe chez les hétérosexuels, hommes ou femmes, qu’ils soient nés en France ou à l’étranger. Environ 2 600 HSH ont découvert leur séropositivité en 2015.

On observe une plus grande précocité des diagnostics en 2015, dans un contexte où l’activité globale de dépistage du VIH a augmenté de 3% par rapport à 2013 (5,4 millions de sérologies réalisées en laboratoires en 2015).

Le nombre de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) réalisés en 2015 dans le cadre d’actions de « dépistage communautaire » est de 62 200, similaire à celui de 2014. Il reste marginal par rapport à l’activité globale de dépistage. Par contre, en ciblant des populations particulièrement exposées au VIH (30% d’HSH et 31% de migrants en 2015), le taux de positivité y est plus élevé.

Le dépistage du VIH doit encore être intensifié dans ces populations afin de réduire la proportion de ceux qui ignorent leur séropositivité. Ceci devrait être rendu possible grâce à une offre diversifiée en termes d’outils (tests classiques en laboratoires, TROD communautaires, ventes d’autotests en pharmacie), et de lieux dédiés, comme les CeGIDD1 qui ont vu le jour début 2016.

La progression des IST bactériennes (syphilis précoces, infections à gonocoque, et lymphogranulomatoses vénériennes-LGV-) se poursuit, notamment chez les HSH. Dans un contexte de prévention combinée du VIH (préservatif, dépistage, PreP2, TPE3, TASP4), le dépistage précoce des IST bactériennes, suivi d’un traitement adapté, est indispensable pour interrompre leur transmission.

1 Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH, des hépatites virales et des IST
2 Prophylaxie pré-exposition au VIH
3 Traitement post-exposition au VIH
4 « Treatment as prevention »

Les dernières données disponibles

Réunion « Journée mondiale de lutte contre le sida », 28 novembre 2016.

Bulletin de veille sanitaire

Dossier Infection à VIH et sida

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