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Maladies infectieuses

Publié le 28/11/2017

Infection par le VIH et les IST bactériennes. Point épidémiologique du 28 novembre 2017.

28/11/2017

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Point au 28 novembre 2017. (pdf- 513,21 Ko)

Santé publique France, l’agence nationale de santé publique, produit chaque année, à l’occasion de la « Journée mondiale de lutte contre le sida », des données actualisées sur l’infection par le VIH et les infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes en France. Ces données reposent sur différents systèmes de surveillance auxquels participent biologistes et/ou cliniciens, de façon obligatoire ou volontaire, et sur des enquêtes menées auprès de populations spécifiques.

Points clés

En 2016, le nombre de découvertes de séropositivité VIH est estimé à environ 6 000. Ce nombre a diminué de 5 % par rapport à 2013, alors que dans le même temps, l’activité de dépistage en laboratoires a augmenté de 4 % (5,4 millions de sérologies VIH réalisées en 2016).

Le nombre de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) réalisés en 2016 dans le cadre d’actions de « dépistage communautaire » est de 56 300 et touche toujours les populations les plus exposées au VIH (32 % d’HSH et 31 % de migrants en 2016). Ce nombre a diminué par rapport aux 2 années précédentes (autour de 62 000), mais la proportion de TROD positifs reste élevée. En 2016, près de 75 000 autotests ont été vendus en pharmacie, sans possibilité néanmoins de savoir quelle population en a bénéficié. Le nombre de TROD communautaires et de ventes d’autotests reste marginal par rapport à l’activité de dépistage réalisée en laboratoires.

Entre 2013 et 2016, le nombre de découvertes de séropositivité continue à diminuer chez les hétérosexuels (3 200 découvertes en 2016). Cette diminution est surtout observée chez les hommes, qu’ils soient nés en France ou à l’étranger. Par contre, le nombre de découvertes reste stable chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes -HSH- (2 600 découvertes en 2016).

Les HSH et les hétérosexuels nés à l’étranger (dont les ¾ sont nés dans un pays d’Afrique subsaharienne) restent les deux groupes les plus touchés et représentent respectivement 44 % et 39 % des découvertes en 2016. Les hétérosexuels nés en France et les usagers de drogues injectables représentent respectivement 15 % et 1 %.

En 2016, 43 % des découvertes de séropositivité concernaient des personnes qui déclarent n’avoir jamais été testées auparavant. Dans les populations où le dépistage doit être réalisé régulièrement, HSH et hétérosexuels nés à l’étranger, cette proportion est respectivement de 26 % et de 58 %. Dans un contexte de prévention combinée du VIH (préservatif, dépistage, PreP1, TPE2, TASP3), le dépistage du VIH doit donc encore être intensifié dans les populations les plus exposées, afin de réduire la proportion de ceux qui ignorent leur séropositivité.

1 Prophylaxie pré-exposition au VIH
2 Traitement post-exposition au VIH
3 Treatment as prevention
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