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Maladies infectieuses

Publié le 29/11/2016

Infection par le VIH et les IST bactériennes. Point épidémiologique du 29 novembre 2016.

29/11/2016

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Point au 29 novembre 2016. (pdf- 652,55 Ko)

Santé publique France, l’agence nationale de santé publique (ex Institut de veille sanitaire) produit chaque année, à l’occasion de la « Journée mondiale de lutte contre le sida », des données actualisées sur l’infection à VIH et les infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes en France. Ces données reposent sur différents systèmes de surveillance auxquels participent biologistes et/ou cliniciens, de façon obligatoire ou volontaire, et sur des enquêtes menées auprès de populations spécifiques.

Points clés

Le nombre de découvertes de séropositivité VIH est estimé à près de 6 000 en 2015 ; ce nombre est stable depuis 2011. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et les hétérosexuels nés à l’étranger (dont les ¾ sont nés dans un pays d’Afrique subsaharienne) restent les deux groupes les plus touchés et représentent respectivement 43% et 38% des découvertes en 2015. Les hétérosexuels nés en France et les usagers de drogues injectables (UDI) représentent respectivement 16% et 2%.

Le nombre de découvertes de séropositivité ne diminue toujours pas chez les HSH, contrairement à ce que l’on observe chez les hétérosexuels, hommes ou femmes, qu’ils soient nés en France ou à l’étranger. Environ 2 600 HSH ont découvert leur séropositivité en 2015.

On observe une plus grande précocité des diagnostics en 2015, dans un contexte où l’activité globale de dépistage du VIH a augmenté de 3% par rapport à 2013 (5,4 millions de sérologies réalisées en laboratoires en 2015).

Le nombre de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) réalisés en 2015 dans le cadre d’actions de « dépistage communautaire » est de 62 200, similaire à celui de 2014. Il reste marginal par rapport à l’activité globale de dépistage. Par contre, en ciblant des populations particulièrement exposées au VIH (30% d’HSH et 31% de migrants en 2015), le taux de positivité y est plus élevé.

Le dépistage du VIH doit encore être intensifié dans ces populations afin de réduire la proportion de ceux qui ignorent leur séropositivité. Ceci devrait être rendu possible grâce à une offre diversifiée en termes d’outils (tests classiques en laboratoires, TROD communautaires, ventes d’autotests en pharmacie), et de lieux dédiés, comme les CeGIDD1 qui ont vu le jour début 2016.

La progression des IST bactériennes (syphilis précoces, infections à gonocoque, et lymphogranulomatoses vénériennes-LGV-) se poursuit, notamment chez les HSH. Dans un contexte de prévention combinée du VIH (préservatif, dépistage, PreP2, TPE3, TASP4), le dépistage précoce des IST bactériennes, suivi d’un traitement adapté, est indispensable pour interrompre leur transmission.

1 Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH, des hépatites virales et des IST
2 Prophylaxie pré-exposition au VIH
3 Traitement post-exposition au VIH
4 « Treatment as prevention »
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