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Déclaration obligatoire de l'infection à VIH et du sida

Publié le 22/03/2004 - Dernière mise à jour le 17/08/2018

Données épidémiologiques

Données issues de la déclaration obligatoire du sida de 1982 au 30 juin 2018

Quelles informations trouverez-vous dans cette base de données ?

Cette base présente les données brutes (non corrigées) de la notification obligatoire des nouveaux diagnostics de sida en France. La surveillance du sida permet de décrire la population des personnes au stade le plus avancé de la maladie, qui, soit sont en échec thérapeutique, soit n'ont pas bénéficié d'un dépistage du VIH ou d'un traitement antirétroviral avant de développer un sida.

Il s’agit des données au 30 juin 2018, c’est-à-dire issues des déclarations parvenues à Santé publique France à cette date.

Vous pouvez consulter des tableaux sur les cas de sida ayant fait l’objet d’une déclaration par un médecin  (cf. paragraphe "D'où proviennent ces données ?" ci-dessous), et ce pour 3 niveaux géographiques : France, une région, un département. Pour chaque niveau géographique, vous pouvez choisir les variables que vous souhaitez croiser, et obtenir le résultat sous forme d’un tableau croisé, ou obtenir en une seule fois l'ensemble des tableaux disponibles.

D'où proviennent ces données ?

Dans le cadre de la déclaration obligation (DO) du sida, tous les cliniciens doivent déclarer tout nouveau diagnostic de sida (liste limitative de pathologies opportunistes inaugurales de sida). La définition a été publiée dans les BEH n°51/1987, n°11/1993 et pour l'enfant, n°11/1995. (Voir aussi : déclaration obligatoire du sida : comment déclarer ?)

Données brutes ou données corrigées : lesquelles utiliser ?

Les données peuvent être corrigées pour tenir compte :

  • des délais de déclaration : par exemple, certains cas diagnostiqués en 2017 ne seront déclarés qu'en 2018 ou 2019. Cette correction concerne principalement les deux années les plus récentes ;
  • de la sous-déclaration : c'est la proportion de cas qui ne sont jamais déclarés. Cette correction concerne toutes les années. La sous déclaration varie au cours du temps et diffère selon la région.

Pour décrire les caractéristiques des cas sur une période donnée (proportions de classes d'âge, de modes de contamination, de pays de naissance, etc.), les données brutes sont appropriées.
Pour connaître le nombre annuel de diagnostics de sida, pour analyser des évolutions au cours du temps, ou pour comparer régions ou pays en rapportant les cas à la population générale, il est nécessaire d’utiliser des données corrigées.

  • La correction pour la sous-déclaration est d’autant plus précise (intervalles de confiance étroits) que cette sous-déclaration est faible, d’où l’importance pour les cliniciens de déclarer tous les cas de sida qu’ils diagnostiquent. La sous-déclaration est particulièrement préjudiciable pour la fiabilité des données régionales ou départementales.
    La sous-déclaration a été estimée par méthode capture-recapture, comparant la base de données des DO de sida avec la base de la French Hospital Database on HIV et celle du Groupe épidémiologique du sida en Aquitaine, sur les périodes 1990-93, 2004-2006, et 2007-2009. Ces mesures ont mis en évidence une aggravation de la sous-déclaration du sida, qui est passée de 16 % en 1990-93 à 34 % en 2004-2006 et à 41% en 2007-2009.
  • La correction pour les délais de déclaration est effectuée en utilisant la distribution des délais observés les années antérieures. Cette correction n’est pas valide si les délais de déclaration sont très fluctuants, ce qui est le cas dans certaines régions ou certains départements.

Les corrections pour la sous-déclaration et les délais de déclaration permettent d’estimer le nombre réel de cas de sida. Le tableau ci-dessous illustre cette correction.

Cas de sida par année de diagnostic et décès de personnes au stade sida par année de décès

Année

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018
(janv-juin)

Nombre de cas de sida par année de diagnostic, déclarés au 30/12/2018
(données brutes)

958

986

862

831

705

638

596

482

389

93

Estimation du nombre de cas de sida
par année de diagnostic
(données corrigées pour les délais
et la sous-déclaration)

1 618
[1 557 -
1 680]

1 664
[1 601 -
1 727]

1 453
[1 398 -
1 508]

1 401
[1 348 -
1 454]

1 188
[1 143 -
1 233]

1 072
[1 031 -
1 112]

1 048
[1 004 -
1 092]

909
[857 -
960]

*

 
* les données corrigées pour 2017 seront disponibles fin 2018
Source Santé publique France - DO sida - données brutes au 30/06/2018 - données corrigées au 30/06/2017

La base de données interrogeable ci-dessous (France, par région et par département) présente uniquement des données brutes (non corrigées).
Vous pouvez trouver des données corrigées dans les rubriques actualités et publications (diapositives et articles), ou en contactant : ANSP-DMI-VIC@santepubliquefrance.fr.

Données issues de la déclaration obligatoire du VIH de janvier 2003 au 30 juin 2018

Quelles informations trouverez-vous dans cette base de données ?

Cette base présente les données brutes (non corrigées) de la notification obligatoire des nouveaux diagnostics d'infection par le VIH en France, ainsi que les résultats des examens complémentaires réalisés par le Centre national de référence du VIH : test d'infection récente et sérotypage. La surveillance du VIH permet de décrire les personnes chez qui une sérologie du VIH s’avère positive, quel que soit leur stade clinique.

Il s’agit des données « au 30 juin 2018 », c’est-à-dire issues des déclarations parvenues à Santé publique France à cette date.

Vous pouvez consulter des tableaux sur les découvertes de séropositivité ayant fait l'objet d'une déclaration par un biologiste et/ou un clinicien (cf. paragraphe "D'où proviennent ces données?" ci-dessous), et ce, pour 3 niveaux géographiques : France, une région, un département. Pour chaque niveau géographique, vous pouvez choisir les variables que vous souhaitez croiser, et obtenir le résultat sous forme d’un tableau croisé, ou obtenir en une seule fois l'ensemble des tableaux disponibles.

D'où proviennent ces données ?

Dans le cadre de la déclaration obligatoire (DO) de l’infection par le VIH, les biologistes doivent déclarer "Toute sérologie VIH confirmée positive pour la première fois dans leur laboratoire, même si une sérologie positive a pu être réalisée auparavant pour la même personne dans un autre laboratoire".
Le fait de déclarer des personnes dont la séropositivité a pu être découverte auparavant dans un autre laboratoire :

  • est la condition d’une définition de cas homogène, sans obliger les biologistes à rechercher les éventuels antécédents de sérologie positive, ce que tous ne peuvent pas faire ;
  • permet de prendre en compte les personnes séropositives dont le premier diagnostic n’a pas été déclaré, et de limiter ainsi la sous-déclaration ;
  • permet d’évaluer l’exhaustivité de la déclaration obligatoire du VIH par comparaison avec l’enquête LaboVIH, qui utilise la même définition de cas (cf. paragraphe "Données corrigées" ci-dessous).

Les cas déclarés par les biologistes correspondent donc, soit à une découverte de séropositivité, soit à une séropositivité déjà connue dans un autre laboratoire.

Le clinicien qui a prescrit la sérologie et/ou qui prend en charge la personne séropositive après son diagnostic doit déclarer ce diagnostic, en fournissant des données cliniques et épidémiologiques, notamment les antécédents de sérologies VIH, ce qui permet de différencier une découverte de séropositivité dans l’année d’une séropositivité déjà connue depuis plus d’un an. Le clinicien renseigne également le mode de contamination, le stade clinique, le pays de naissance, etc. Voir aussi : déclaration obligatoire d'infection par le VIH : comment déclarer ?

Le tableau ci-dessous illustre pour chaque région, la part des découvertes de séropositivité parmi les diagnostics de séropositivité entre 2010 et juin 2018 déclarés au 30 juin 2018.

Diagnostics VIH et découvertes de séropositivité notifiés de janvier 2009 à juin 2018, par nouvelle région de domicile

Région de domicile

Diagnostics VIH déclarés pour la 1re fois *

dont : découvertes de séropositivité **

Proportion de découvertes

00-Etranger

1 320

1 197

91%

01-Guadeloupe

922

768

83%

02-Martinique

600

550

92%

03-Guyane

1 992

1 859

93%

04-Réunion

302

295

98%

06-Mayotte

295

284

96%

11-Ile-de-France

19 930

17 526

88%

24-Centre-Val de Loire

1 158

1 039

90%

27-Bourgogne-Franche-Comté

725

643

89%

28-Normandie

1 472

1 113

76%

32-Hauts-de-France

1 512

1 409

93%

44-Grand Est

1 874

1 764

94%

52-Pays de Loire

1 689

1 553

92%

53-Bretagne

957

922

96%

75-Nouvelle Aquitaine

2 442

2 241

92%

76-Occitanie

2 735

2 403

88%

84-Auvergne-Rhône-Alpes

3 637

3 249

89%

93-Prov.-Alpes-C.d'Azur

3 478

2 940

85%

94-Corse

57

48

84%

99-Inconnu

3 839

3 540

92%

Total

50 936

45 343

89%

* Inclut les personnes déclarées pour la première fois mais dont la séropositivité était connue depuis plus d'un an
** Uniquement les diagnostics VIH pour lesquels la séropositivité est connue depuis moins d'un an.
Source : Santé publique France - DO VIH - données au 30/06/2018, brutes c'est à dire non corrigées (ni pour la sous-déclaration ni pour les délais de déclaration)

Les autres tableaux présentés ci-dessous concernent uniquement les découvertes de séropositivité, définies comme des séropositivités connues depuis moins d’un an.

Données brutes ou données corrigées : lesquelles utiliser ?

Les données peuvent être corrigées pour tenir compte :

  • des délais de déclaration : par exemple, certains cas diagnostiqués en 2016 ne seront déclarés qu'en 2017 ou 2018. Cette correction concerne principalement les deux années les plus récentes ;
  • de la sous-déclaration : c'est la proportion de cas qui ne sont jamais déclarés. Cette correction concerne toutes les années. La sous-déclaration varie d’une année à l’autre et diffère selon la région.

Pour décrire les caractéristiques des cas sur une période donnée (proportions de classes d'âge, de modes de contamination, de stades cliniques, de pays de naissance, etc.), les données brutes sont appropriées.
Lors de l’analyse des variables qui comportent des valeurs inconnues (mode de contamination, stade clinique, etc), il est recommandé d’exclure ces valeurs inconnues avant de calculer les pourcentages. La part des valeurs inconnues est importante pour certaines variables, en raison des déclarations dont le volet médical n'est pas parvenu à Santé publique France.

Pour connaître le nombre de personnes qui découvrent leur séropositivité chaque année, pour analyser les évolutions au cours du temps, ou pour comparer régions ou pays en rapportant les cas à la population générale, il est nécessaire d’utiliser des données corrigées.

  • La correction pour la sous-déclaration est d’autant plus précise (intervalles de confiance étroits) que cette sous-déclaration est faible, d’où l’importance pour les biologistes et les cliniciens de déclarer toutes les infections VIH qu’ils diagnostiquent. La sous-déclaration est particulièrement préjudiciable pour la fiabilité des données régionales ou départementales.
    La sous-déclaration est estimée en comparant les données de LaboVIH (enquête auprès de l’ensemble des biologistes, recueillant des données sur leur activité de dépistage du VIH) avec les déclarations obligatoires reçues par Santé publique France, basées sur la même définition de cas. La sous-déclaration a diminué entre 2003 (44%) et 2008 (27%), puis s’est stabilisée.
  • La correction pour les délais de déclaration est effectuée en utilisant la distribution des délais observés les années antérieures. Cette correction n’est pas valide si les délais de déclaration sont très fluctuants, ce qui est le cas dans certaines régions ou certains départements.

Les corrections pour la sous-déclaration et les délais de déclaration permettent d’estimer le nombre réel de personnes qui découvrent chaque année leur séropositivité en France. Le tableau ci-dessous illustre cette correction.

Découvertes de séropositivité VIH par année de diagnostic

Année
de diagnostic

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018
(janv-juin)

Nombre de cas déclarés
au 30/06/2018
(données brutes)

4 769

4 829

4 769

5 025

4 879

5 000

4 726

4 986

4 818

1 548

Estimation du nb
de découvertes
de séropositivité
(données corrigées
pour les délais et
 la sous-déclaration)

6 372
[6 122 -
6 622]

6 398
(6 135 -
6 661)

6 292
[6 079 -
6 505]

6 371
[6 184 -
6 558]

6 325
[6 029 -
6 621]

6 170
[5 869 -
6 471]

5 997
[5 806 -
6 188]

6 003
[5 751 -
6 255]

*

 
* les données corrigées 2017 seront disponibles fin 2018
Source Santé publique France - DO VIH - données brutes au 30/06/2018 - données corrigées au 30/06/2017

La base de données interrogeable ci-dessous (France, par région et par département) présente uniquement des données brutes (non corrigées).
Vous pouvez trouver des données corrigées dans les rubriques actualités et publications (diapositives et articles), ou en contactant : ANSP-DMI-VIC@santepubliquefrance.fr.

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