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Populations

Publié le 07/03/2013 - Dernière mise à jour le 28/07/2016

Migrants et VIH

Les données issues de la surveillance épidémiologique du VIH/sida reflètent clairement le risque accru d’exposition et d’infection par le VIH pour la population migrante vivant en France, notamment pour celle originaire d’Afrique subsaharienne, en raison de la forte prévalence du VIH dans cette région du monde.

En 2014, parmi les 6 600 découvertes de séropositivité, 48 % concernaient des personnes nées à l’étranger. Ce sont donc environ 3 100 migrants qui découvrent chaque année leur séropositivité.

Les personnes nées en Afrique subsaharienne représentent environ les deux tiers (66 %) des découvertes de séropositivité chez les migrants en 2014 ou le tiers (32 %) de l’ensemble des découvertes de séropositivité. Elles sont principalement nées au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo Brazzaville, en Guinée, en République démocratique du Congo et au Mali. Les personnes nées sur le continent américain représentent 7 % des découvertes en 2014, celles nées en Europe (principalement Portugal, Italie et Espagne) 4 %.

Rapporté au nombre de migrants vivant en France, le taux de découvertes de séropositivité par le VIH en 2014 dans cette population est de 55 pour 100 000, mais est beaucoup plus important chez ceux originaires d’Afrique subsaharienne (270/100 000). Comparativement, ce taux est de 6/100 000 chez les personnes nées en France.

Le principal mode de contamination des personnes migrantes est la transmission lors de rapports hétérosexuels, pour 66 % des hommes et 99 % des femmes. La transmission lors de rapports sexuels entre hommes concerne 30 % des hommes migrants, assez peu ceux nés en Afrique subsaharienne (pour environ 11 % d’entre eux), mais plus fréquemment ceux nés en Europe (pour 56 % d’entre eux) ou sur le continent américain (52 %). L’usage de drogues concerne 3 % des hommes, notamment ceux nés en Europe, et plus particulièrement en Europe de l’est.

C’est en Guyane et en Ile-de-France que la proportion de migrants est la plus élevée parmi les personnes découvrant leur séropositivité en 2014, respectivement 75 % et 60 %.

Les découvertes de séropositivité à un stade avancé (stade clinique de sida ou à moins de 200 CD4/mm3) concernent, en 2014, 32 % des migrants, cette proportion étant de 21 % chez les personnes nées en France.

Compte tenu de la part toujours importante des populations migrantes parmi les personnes découvrant leur séropositivité VIH en France, il est important de poursuivre les actions de prévention auprès de cette population, de favoriser le dépistage précoce et de faciliter l’accès aux soins pour une mise sous traitement antirétroviral rapide, dans le but de réduire les disparités observées.

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