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Données épidémiologiques

Publié le 09/03/2012

Données épidémiologiques 2011

Du 1er janvier au 31 décembre 2011, 30 fiches de déclaration obligatoire brucellose ont été adressées à l’InVS. Neuf d’entre elles ne répondaient pas aux critères de notifications de la DO (clinique non évocatrice d’une brucellose, ou critères biologiques non vérifiés).

Au total, 21 cas de brucellose ont donc été réellement déclarés en 2011 (figure 1).

Figure 1 - Distribution des cas de  brucellose déclarés en France par année de déclaration de 1995 à 2011

Distribution géographique par région de résidence des cas de brucellose déclarés en France en 2012

Critères démographiques et spatio-temporels
Treize cas (62 %) étaient des hommes. Les patients étaient âgés de 16 à 75 ans (médiane 59 ans et moyenne 52 ans). Ils avaient été déclarés dans 16 départements dont 10 (63 %) en Ile-de-France (figure 2).

Figure 2 - Distribution géographique par département de résidence des cas de brucellose déclarés en France en 2011

Distribution par mois de début des symptômes des cas de brucellose déclarés en France en 2012

Les dates de début des symptômes des cas s’échelonnaient de décembre 2010 à décembre 2011 (figure 3).

Figure 3 - Distribution par mois de début des symptômes des cas de brucellose déclarés en France en 2011

Distribution par mois de début des symptômes des cas de brucellose déclarés en France en 2011

Diagnostic

Le diagnostic a été confirmé par isolement d’une souche de Brucella pour tous les patients. Pour 18 (86 %) d’entre eux l’isolement de Brucella a été obtenu à partir d’une hémoculture, pour un patient (5 %) d’un abcès des tissus mous, pour un patient (5 %) d’une articulation et pour un patient (5 %) d’une hémoculture et d’une ponction de moelle osseuse.
 
Dix-huit patients (86 %) étaient infectés par une souche appartenant à l’espèce Brucella melitensis biovar 3,  2 patients (10 %) par une souche de B. melitensis biovar 1, et un patient (5 %) par une souche de à B. melitensis biovar 2.

Expositions à risque

Vingt patients (95 %) étaient des cas « importés », contaminés lors d’un séjour en zone enzootique. Les pays de contamination des cas importés étaient le Portugal (n=4), l’Algérie (n=3), la Turquie (n=3), la Tunisie (n=2), et pour un cas respectivement l’Afghanistan, l’Arménie, l’Egypte, la région des républiques de l’ex-Yougoslavie, l’Irak, le Koweit, la Syrie, et pour le dernier patient l’Algérie et La Turquie.

Parmi ces 20 patients,  6 (30 %)  rapportaient des contacts directs avec des ruminants au cours de leur séjour dont 3 avec des caprins, 2 avec des ovins et 1 avec plusieurs espèces de ruminants.
Onze (55 %) sur 20 rapportaient la consommation de lait cru dans le pays de séjour, et 11 (55 %) la consommation de fromage au lait cru dans le pays de séjour.

Le patient infecté par une souche de B. melitensis biovar 2 avait été contaminé au Koweit et les 2 patients infectés par B. melitensis biovar 1 en Arménie et en Turquie.

Le 21e cas, le seul cas « autochtone » était un patient présentant une brucellose focalisée, qui correspondait à une réactivation d’une infection ancienne.

Un cluster a été identifié en 2011 : il s’agit de 2 personnes contaminées par la consommation d’un même aliment lors d’un voyage dans un pays fortement enzootique

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