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Cohorte santé AZF

Publié le 22/06/2004 - Dernière mise à jour le 15/09/2015

La Cohorte Santé « AZF »

Contexte

Conséquences sanitaires de la catastrophe d'AZF. Source : INA

La Cohorte santé « AZF » était constituée  de travailleurs d’entreprises ou d’établissements situés de l’agglomération toulousaine. L’objectif était de suivre pendant 5 ans des travailleurs volontaires afin d’évaluer les conséquences sanitaires de l’explosion à moyen terme. L’avantage de ce type d’étude est de pouvoir tenir compte des événements de santé dans le temps. En effet, à la différence d’une enquête transversale qui consiste à étudier un groupe de personnes à un moment donné, une étude de cohorte consiste à suivre un groupe de personnes dans le temps. La cohorte constitue un outil indispensable si on veut avoir une image évolutive des risques sanitaires dans le temps.

La Cohorte Santé « AZF » a été mise en place en partenariat avec le centre d’examens de santé (CES) de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Toulouse et l’équipe Inserm U 1018.Il s’agit de l’une des rares cohortes mises en place à la suite d’une catastrophe collective en France. Elle a permis d’explorer des problèmes de santé physique et de santé mentale pouvant avoir un lien avec l’explosion.

Le recrutement des travailleurs de la Cohorte Santé « AZF » a été réalisé au moment de la mise en œuvre de l’enquête transversale (septembre 2002-avril 2003, année T0). Celle-ci ciblait une population de 50 000 actifs de l’agglomération toulousaine, 13764 travailleurs y ont finalement participé. Les travailleurs n’ayant pas pu participer à l’enquête transversale et qui souhaitaient se porter volontaires pour la cohorte ont tout de même été invités à l’inclusion.

L’inclusion dans la cohorte a eu lieu à partir du mois de mai 2003. Au total, 3 004 travailleurs ont été inclus par des auto-questionnaires ainsi qu’un bilan de santé clinique et paraclinique. Un suivi longitudinal annuel a été réalisé par des auto-questionnaires de santé. En 2009, un bilan final clinique et paraclinique identique à celui réalisé lors de l’inclusion a clôturé le suivi longitudinal.

Composition de la Cohorte Santé « AZF »

La population de la cohorte comporte 3004 travailleurs à l’inclusion (44% d’hommes et 56% de femmes). L’âge moyen des personnes à l’inclusion est de 45 ans pour les hommes et 43 ans pour les femmes. Les catégories sociales les plus représentées sont chez les hommes, les cadres (33%) et les professions intermédiaires (32%). Chez les femmes, on retrouve les professions intermédiaires (38%) et les employées (35%).

Confidentialité des données

L'étude épidémiologique Cohorte Santé « AZF » repose sur le volontariat des travailleurs de l'agglomération toulousaine. Cette étude purement observationnelle a été réalisée dans un respect strict des règles d’éthique et de déontologie telles que définies par l’Association des épidémiologistes de langue française (Adelf) et l’Association pour le développement des études et recherches épidémiologiques en santé travail (Aderest). La Cohorte Santé « AZF » a reçu un avis favorable de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), avis n°903108 du 4 avril 2003 préalablement au recueil des données.

La gestion scientifique et technique de la Cohorte Santé « AZF » a été confiée au Département santé travail de l'Institut de veille sanitaire (DST-InVS). Il importe de noter que l’InVS n’a jamais eu accès au numéro de sécurité sociale au moment de la passation des bilans de santé clinique et paraclinique, ce numéro étant du ressort exclusif de la sécurité sociale. Par ailleurs, il faut garder à l’esprit que les analyses statistiques concernent l’ensemble des travailleurs de la cohorte : en l’occurrence, elles n’ont jamais été focalisées sur un participant particulier. Les résultats qui sont présentés dans ce dossier ne permettent donc pas de retrouver une personne spécifique.
Pendant toute la durée du suivi longitudinal, des auto-questionnaires de santé et des lettres d’information ont été envoyés aux travailleurs de la cohorte qui le souhaitaient ; c’est la raison pour laquelle les coordonnées personnelles des travailleurs (nom, prénom, adresse) étaient nécessaires. Ces données indispensables au suivi n’étaient accessibles qu’au responsable de l’étude et ont été détruites à la fin de la cohorte.

Dossier Cohorte santé AZF

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