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Publié le 14/01/2014

Collaboration de l'InVS avec des agences nationales tunisiennes

L’Institut de veille sanitaire a des échanges réguliers avec des organisations tunisiennes impliquées dans la surveillance et l’alerte  dans le domaine de la santé humaine et de la santé animale.

En 2011, l’InVS et l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes de Tunisie (ONMNE) ont signé un accord de partenariat dans le cadre d’un projet financé par la Banque africaine de développement afin de renforcer les capacités de l’Observatoire et de ses partenaires, en matière d’épidémiologie de terrain. Trois sessions de formations ont été organisées en 2011, 2012 et 2013 à l’Institut Pasteur de Tunis. Sous la coordination pédagogique de la sous-directrice de la veille épidémiologique de l’ONMNE, le Pr Ag Nissaf Ben Alaya Bouafif, ces trois sessions – EpiTun-2011, EpiTun-2012 et EpiTun-2013 – de deux semaines chacune, ont permis de former respectivement 30, 32 et 38 professionnels de santé publique exerçant dans les structures régionales et centrales en charge de la surveillance épidémiologique ainsi que dans des organismes partenaires. La contribution de l’InVS à ces formations s’est traduite par la mise à disposition de matériel pédagogique pour les cours, l’aide à la préparation d’études de cas spécifiques à la Tunisie ainsi que par l’appui à la coordinatrice de la formation pour l’organisation, la conduite et l’évaluation des sessions.  

"C’est à la suite d’EpiTun-2011 que le Pr Ag Nissaf Ben Alaya Bouafif a été pressentie pour participer à la préparation du projet  MediPIET (projet de formation à l’épidémiologie d’intervention pour les pays de la Méditerranée, coordonné par l’ECDC) dans lequel la Tunisie va jouer un rôle actif. Au-delà de la mise en oeuvre des sessions de formation, ce partenariat a aussi permis de renforcer les collaborations avec la Tunisie dans le domaine de la veille internationale, pour la surveillance du West-Nile notamment." (Dr Brigitte Helynck, responsable de la mission formation scientifique, DiSQ-InVS)".

Dans le cadre de la politique de voisinage de l'Union européenne, la France conduit avec l'Italie et l'Espagne, un jumelage institutionnel visant à renforcer les capacités du Centre national de veille zoosanitaire (CNVZ) de Tunisie, organisme d’appui scientifique et technique à la gestion du risque en santé animale. Au-delà du renforcement des capacités du CNVZ, c’est l’amélioration de la santé publique, via l’amélioration de la situation sanitaire des élevages, qui est visée.

En 2012, l’InVS a été contacté pour participer à ce jumelage et rejoindre ainsi des partenaires tels que le ministère de l’agriculture, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

Photo de la délégation tunisienne

Anissa Dhaouadi, Roukaya Khorchani, Anne-Catherine Viso, Caroline Rault, Sophie Ioos, Myriam Carpentier, Amira Abid, Naoual Fatnassi, Corinne Verry, Hélène Therre, Doriane Fuchs

Entre janvier et novembre 2013, plusieurs rencontres ont été organisées entre le CNVZ et les équipes de l’InVS, en particulier dans le domaine de la surveillance et de l’alerte des maladies d’origine alimentaire, vectorielle et des zoonoses et plus généralement des méthodes et outils utilisés par l’InVS en matière de veille et d’alerte. Quatre vétérinaires du CNVZ et de la Direction générale de la santé vétérinaire de Tunisie ont ainsi été accueillies pour se familiariser avec les méthodes, outils et moyens mobilisés dans le cadre de la veille sanitaire internationale et de la veille documentaire, le tout dans une perspective d’adaptation au mandat du CNVZ.

"La rencontre avec cette délégation tunisienne nous a permis d’échanger, de partager nos domaines de compétence : cette visite a été l’occasion d’expliquer l’expertise de la veille internationale, activité épidémiologique très spécifique de veille qui peut s’appliquer à la santé humaine comme animale. Cette expérience française peut être un exemple de ce qui existe dans le domaine de l’ "Epidemic Intelligence" : nous espérons collaborer davantage, à l’avenir, avec les équipes vétérinaires tunisiennes et renforcer les réseaux d’échange d’information en veille sanitaire, si précieux pour la Tunisie et la France" (Dr Sophie Ioos, épidémiologiste, veille internationale, DCAR-InVS)".

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