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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 26/04/2011

BEH 15-16-17/2011

26/04/2011
Numéro thématique - Alerte, investigation et surveillance des infections nosocomiales : le réseau Raisin, 2001-2010

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Le numéro (pdf- 935,02 Ko)

 
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    Jean-Claude Desenclos et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

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    Carl Suetens (carl.suetens@ecdc.europa.eu)
    European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC), Stockholm, Suède

    Résumé

    Suite à la création, dans les années 1990, de réseaux nationaux et régionaux de surveillance des infections nosocomiales, une coordination européenne s’est mise en place, entre 2000 et 2008, avec les réseaux HELICS et IPSE financés par l’Union européenne (UE). Depuis juillet 2008, le réseau européen HAI-Net (Network for Healthcare-associated Infections) est coordonné par l’ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control). Les priorités de la surveillance sont définies sur la base de la recommandation du Conseil de l’Europe du 9 juin 2009 sur la sécurité des patients, qui inclut les dimensions prévention et contrôle des infections associées aux soins, et du mandat de transfert de la coordination du réseau IPSE vers l’ECDC. Les activités d’ECDC se concentrent sur l’enquête européenne de prévalence des infections associées aux soins et des traitements antibiotiques dans les établissements de santé de court séjour, la surveillance des infections du site opératoire et des infections nosocomiales en réanimation, et les enquêtes répétées de prévalence des infections associées aux soins et des traitements antibiotiques dans les établissements de soins de longue durée.

    Mots-clés : surveillance, infection nosocomiale, historique, priorités, Europe
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    Pascale Minery (mineryp@ch-mulhouse.fret al.
    Pôle de santé publique, Centre hospitalier de Mulhouse, France 
     

    Résumé

    Cet article a pour objet de présenter le rôle des surveillances dans la politique de lutte contre les infections nosocomiales du Centre hospitalier de Mulhouse. Organisée dans un premier temps à partir du laboratoire de microbiologie, la surveillance s’est ensuite développée autour d’un double dispositif : le suivi épidémiologique et la veille sanitaire. Le suivi épidémiologique comprend la surveillance en réseau selon une méthodologie nationale, la surveillance à partir des données du laboratoire de microbiologie et de la pharmacie dans les domaines suivants : maîtrise du risque infectieux en secteurs opératoires, en réanimation, maîtrise de la diffusion des bactéries multirésistantes (BMR) aux antibiotiques, maîtrise des infections nosocomiales liées à un dispositif médical et de celles observées chez les professionnels de santé. La veille sanitaire regroupe le signalement interne des évènements indésirables de risque infectieux. La surveillance des infections du site opératoire sur des actes traceurs est effective pour toutes les spécialités chirurgicales. Elle a permis à deux d’entre elles de construire un programme de prévention avec le Comité de lutte contre les infections nosocomiales et d’en suivre l’efficacité. La surveillance des BMR s’appuie sur une organisation où l’équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière intervient activement auprès des services. Cette politique a contribué à la maîtrise de l’épidémie régionale à entérocoques résistants aux glycopeptides de l’Est de la France. Les résultats de la surveillance ont permis de fixer les priorités du programme de lutte contre les infections et de suivre les tendances. Ils éclairent sur les risques actuels et permettent à l’établissement d’adapter sa politique de prévention aux phénomènes émergents. La surveillance devient le terreau d’actions pragmatiques.

    Mots-clés : surveillance, infection nosocomiale, évaluation, programme d’actions
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    Pierre Parneix (pierre.parneix@chu-bordeaux.fr)
    CClin Sud-Ouest, Bordeaux, France

    Résumé

    Depuis 1995, la France dispose d’un programme national de prévention des infections nosocomiales porté par le ministère chargé de la Santé. Organiser un système de surveillance et créer une culture associée de la prévention sont des composantes stratégiques fortes des programmes successifs. Fruit du partenariat de l’Institut de veille sanitaire et des cinq Centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales, le Raisin (Réseau d’alerte et d’investigation des infections nosocomiales) a été au coeur de la structuration de ce dispositif dans les années 2000. Globalement, la fréquence des infections nosocomiales, mesurée par les enquêtes de prévalence quinquennales, a baissé de façon significative. Les cibles spécifiques des programmes que sont les infections à Sarm et les infections du site opératoire ont été atteintes grâce à un système de surveillance s’appuyant sur des équipes opérationnelles d’hygiène insérées de façon efficace au coeur du dispositif de soins. La mise en place d’un tableau de bord des infections nosocomiales et d’un affichage public de la performance, associés à des objectifs quantifiés, a contribué à ces bons résultats. Poursuivre l’ancrage de la surveillance en réseau tout en y associant d’autres approches de la gestion du risque infectieux sont les ambitions du programme 2009-2013 qui vient de débuter.

    Mots-clés : surveillance, infections nosocomiales, réseau, France
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    Gwenaël Rolland-Jacob (g.rollandjacob@ch-cornouaille.fr) et al.
    Service hygiène hospitalière et épidémiologie, Centre hospitalier intercommunal de Cornouaille, Quimper, France
     

    Résumé

    Introduction – Une surveillance des infections du site opératoire (ISO), basée sur le système d’information, a été développée au Centre hospitalier de Quimper-Cornouaille depuis 2006. Cette étude présente les différentes méthodes de surveillance des ISO mises en oeuvre et évalue les sensibilités et spécificités de plusieurs modes de détection de ces infections.
    Méthode – Les données utilisées pour la détection étaient les suivantes : base de données microbiologiques, surveillance par les hygiénistes, déclaration des chirurgiens, analyse textuelle informatisée par mots-clés d’une base de données de courriers médicaux. L’étude a été menée sur un échantillon de 300 interventions chirurgicales dans le cadre de la surveillance du Raisin (Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales).
    Résultats – La méthode de détection par analyse textuelle des courriers présentait la sensibilité la plus élevée : 83% : IC95% [54-100] et une spécificité de 99% : IC95% [98-100].
    Discussion – L’identification par analyse textuelle d’une base de courriers médicaux est rapide, fiable et peu coûteuse. Elle permet la détection d’infections survenues après la sortie de l’hôpital mais également les infections documentées sur des critères cliniques et non microbiologiques. Les limites de cette étude sont la faible taille de l’échantillon étudié et le type restreint d’actes inclus. Ce travail préliminaire incite à développer la recherche dans le domaine de l’analyse en text-mining.

    Mots-clés : surveillance, infection du site opératoire (ISO), système informatisé de dossier médical, sensibilité, spécificité
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    Lise Grout (lise.grout@hotmail.fr) et al.
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Midi-Pyrénées, Toulouse, France
    Programme de formation à l’épidémiologie de terrain (Profet), Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice ; École des hautes études en santé publique, Rennes, France

    Résumé

    Introduction – En 2008, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a entrepris l’évaluation des systèmes de surveillance auxquels il participe, selon une méthodologie commune standardisée, avec pour objectif d’identifier leurs points forts et leurs points faibles. Cet article présente les principaux résultats de la première évaluation menée : celle du réseau de surveillance des bactéries multirésistantes du Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (réseau BMR-Raisin).
    Méthodes – Cette évaluation qualitative, menée par trois évaluateurs, a comporté deux phases : 1/ des entretiens téléphoniques avec des questionnaires standardisés auprès des participants au réseau et des utilisateurs des données produites, et 2/ l’analyse de documents fournis par l’équipe de coordination du réseau et des entretiens guidés avec cette même équipe. Les critères analysés étaient l’utilité du réseau, l’atteinte de ses objectifs, son fonctionnement et ses performances techniques.
    Résultats – Ce réseau possède un historique de données important et a été jugé très utile et efficace pour la surveillance des BMR en France. Il a permis une prise de conscience des décideurs et des établissements de santé du niveau des infections à BMR. Il est perçu par ses participants comme simple et acceptable avec un fort taux de participation. Quelques points faibles ont été identifiés et ont fait l’objet de recommandations, notamment mieux définir les objectifs de la surveillance, apporter des précisions au protocole national et augmenter le contenu du rapport national annuel.
    Conclusion – Le réseau BMR-Raisin a été évalué selon une démarche standardisée suivant différents critères par une équipe d’experts. Les recommandations issues de cette évaluation devraient optimiser son fonctionnement. Cette première évaluation ouvre la voie à l’évaluation des autres systèmes de surveillance partenaires de l’InVS

    Mots-clés : évaluation, système de surveillance, bactéries multirésistantes, infections nosocomiales
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    Jean-Michel Thiolet et al.
    Auteur correspondant : Bruno Coiganrd (b.coignard@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France 

    Résumé

    Les établissements de sante (ES) sont un terrain favorable à l’émergence et à la transmission d’agents infectieux pathogènes. Depuis 2001, le signalement externe de certaines infections nosocomiales (IN), rares ou sévères, est obligatoire dans les ES français afin de rendre plus précoce leur détection, investigation et contrôle. Pour trois infections émergentes (entérocoques résistants aux glycopeptides, Clostridium difficile 027 et entérobacteries productrices de carbapénémases), les données issues de ce système de détection et de réponse aux alertes ont été rapportées a la chronologie des jalons marquant ces émergences et confrontées aux données de surveillance disponibles pour en analyser les points communs. Le signalement des IN a permis de détecter ces émergences, de diffuser précocement des recommandations de maitrise, d’accompagner les ES dans la mise en œuvre de ces mesures et d’en évaluer l’impact. Deux de ces trois émergences sont actuellement contrôlées. Complete d’une expertise microbiologique adaptée, le système de signalement a prouve son utilité à chaque étape de la gestion d’une émergence : veille prospective, détection, alerte et suivi. Les limites du système et des données qu’il génère sont discutées pour évoquer des mesures d’amélioration (accompagnement et pédagogie renforcée auprès des ES, outil de télésignalement e-SIN). 

    Mots-clés : infection nosocomiale, signalement, émergence, établissements de santé, France 
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    Christine Quélier et al.
    Isped, Université Bordeaux 2, France
    Auteur correspondant : Pascal Jarno (pascal.jarno@chu-rennes.fr
    CClin Ouest, Rennes, France 

    Résumé

    Si la plus-value du signalement des infections nosocomiales (SIN) en termes de sécurité sanitaire a été démontrée, plusieurs évaluations ont montre que son fonctionnement n’était pas optimal. Une évaluation qualitative a donc été conduite en 2009 pour mieux comprendre la dynamique du SIN dans les établissements de sante (ES). Elle était basée sur des observations et entretiens semi-directifs auprès de professionnels de sante de 12 ES des interrégions Ouest et Sud-Ouest et de quelques experts nationaux. L’étude a mis en évidence des dynamiques de signalement variées, organisées autour du président du Comite de lutte contre les infections nosocomiales (Clin) et des équipes opérationnelles d’hygiène (EOH) mais faiblement intégrées a la gestion des risques. Les freins au signalement externe (SE) étaient d’abord ceux du signalement interne (SI) a l’EOH : discussion du caractère nosocomial de l’infection, faible implication des cliniciens ou des personnels paramédicaux, représentation négative du système ou insatisfaction de certaines EOH. Le système de SE était considéré comme peu lisible et manquant d’outils adaptes. Plusieurs facteurs paraissaient a l’inverse faciliter les bonnes pratiques de signalement : existence de professionnels motives, proximité des EOH avec les services de soins, automatisation des alertes au sein des ES ou acceptation des démarches qualité. L’étude suggère des pistes d’amélioration : accroitre la lisibilité du dispositif en clarifiant ses objectifs et circuits, adapter sa déclinaison aux réalités de terrain, préciser la définition d’infection nosocomiale, renforcer les formations a destination des ES et développer des espaces d’échanges entre professionnels. La mise en œuvre de retours d’expérience formalises (REX) et la dématérialisation du signalement (e-SIN) vont dans ce sens. 

    Mots-clés : infection nosocomiale, signalement, évaluation, sécurité des patients, amélioration de la qualité 
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    Evelyne Chandeze et al.
    Service d'hygiène hospitalière, CHU de Clermont-Ferrand, France
    Auteur correspondant : Olivier Baud (obaud@chu-clermontferrand.fr)
    Antenne régionale de lutte contre les infections nosocomiales Auvergne, CHU de Clermont-Ferrand, France
     

    Résumé

    Introduction – Le cathétérisme rétrograde des voies biliaires est un acte a risque infectieux. Nous rapportons une épidémie a Klebsiella pneumoniae productrice de beta-lactamase à spectre étendu de type CTX-M-15 (KpCTXM).
    Patients et méthodes – L’alerte a été donnée par le Laboratoire de bactériologie du CHU de Clermont-Ferrand. Nos investigations et l’analyse des causes ont inclus l’observation des procédures de cathétérisme rétrograde et de traitement des duodénoscopes, l’analyse des plannings d’examen, des prélèvements d’environnement et des appareils ; quatre signalements externes ont été réalisés.
    Résultats – Entre décembre 2008 et août 2009, 16 infections ou colonisations a KpCTXM ont été identifiées dont 8 bactériémies, 4 infections biliaires et 4 colonisations digestives. Tous les patients avaient bénéficié d’un ou plusieurs cathétérisme(s) rétrograde(s). La souche épidémique a été retrouvée sur un duodénoscope. L’analyse des causes a mis en évidence des anomalies de traitement de l’appareil et des problèmes organisationnels.
    Conclusion – L’épidémie était liée a la contamination de duodénoscopes avec tête non amovible de type TJF145. Suite a l’analyse des causes, des mesures correctives du traitement des endoscopes ont été proposées ainsi qu’une nouvelle organisation de la réalisation du cathétérisme rétrograde. Aucune nouvelle contamination n’a été observée depuis 16 mois. Une alerte nationale a été adressée par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de sante (Afssaps) aux utilisateurs d’endoscope de type TJF145.

    Mots-clés : cathétérisme rétrograde, Klebsiella pneumoniae, infection nosocomiale, investigation 
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    Bruno Coignard (b.coignard@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

 
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    Jean-Claude Desenclos et al
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

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    Carl Suetens (carl.suetens@ecdc.europa.eu)
    European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC), Stockholm, Suède

    Summary

    Following the creation of national and regional networks for the surveillance of nosocomial infections in the 1990s, European efforts have been coordinated by the EU-funded HELICS and IPSE projects from 2000 until 2008. Since July 2008, the European surveillance network for healthcare-associated infections HAI-Net is coordinated by the European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC). Surveillance priorities are in accordance with the Council Recommendation of 9 June 2009 on patient safety, including the prevention and control of HAI, and with the transition of the coordination of the IPSE network to ECDC. ECDC activities are focused on the European prevalence survey of HAI and antimicrobial use in acute care hospitals, the surveillance of surgical site infections, the surveillance of nosocomial infections in intensive care units and the repeated prevalence surveys of HAI and antimicrobial use in long-term care facilities.

    Key words : surveillance, healthcare-associated infection, history, priorities, Europe
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    Pascale Minery (mineryp@ch-mulhouse.fr) et al
    Pôle de santé publique, Centre hospitalier de Mulhouse, France

    Summary

    The objective of the present study is to present the role of surveillance in our control policy of nosocomial infections at the General Hospital of Mulhouse. Surveillance was first set up from the microbiology laboratory, and then focused on epidemiological monitoring and early warning. Epidemiological monitoring includes network monitoring based on a national methodology, and the surveillance of data from the microbiology laboratory and from the hospital pharmacy in the following areas: control of infectious risks in the operating ward, intensive care, control of the spread of multidrugresistant bacteria, control of nosocomial infections related to medical devices and those found in healthcare professionals. Early warning includes the internal reporting of adverse events in the field of infectious risk. Surveillance of surgical site infections on specific procedures is effective for all surgical specialties practiced at the CHM. It allowed two surgical specialties to design a prevention program with the Infection Control Committee (CLIN), and monitor its effectiveness. Monitoring of multidrug-resistant bacteria relies on an organization where the infection control unit (EOHH) is very active within the services. This policy contributed to control the regional outbreak of ERG in eastern France. Surveillance results helped set priorities for the program to control infections and monitor trends. They inform on the current risks, and allow the healthcare facility to adapt its prevention policy for emerging phenomena. Monitoring becomes a breeding ground for pragmatic action.

    Key words : surveillance, healthcare-associated infection, evaluation, action program
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    Pierre Parneix (pierre.parneix@chu-bordeaux.fr)
    CClin Sud-Ouest, Bordeaux, France

    Summary

    Since 1995, France has a national program for prevention of healthcareassociated infections (HAI) managed by the Ministry of Health. Organizing a monitoring system and creating an associated culture of prevention are strong strategic components implemented by successive programs. Resulting from partnerships between the French National Institute for Public Health and five regional healthcare-associated control centers, the RAISIN Network (National program for early warning, investigation and surveillance of healthcare-associated infections) has been at the heart of this strategy in the years 2000. The overall incidence of HAI, as measured by prevalence surveys, has declined significantly. Specific targets of MRSA and surgical site infections programs were achieved by combining the quality of a surveillance system based on operational hygiene teams effectively integrated in the core of hospitals. The establishment of a dashboard and public reporting of performance associated with quantified objectives, contributed to these good results. Continuing to apply network surveillance, while promoting other approaches of risk management, are the ambitions of the 2009-2013 program that has just started.

    Key words : surveillance, healthcare-associated infections, network, France
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    Gwenaël Rolland-Jacob (g.rollandjacob@ch-cornouaille.fr) et al.
    Service hygiène hospitalière et épidémiologie, Centre hospitalier intercommunal de Cornouaille, Quimper, France

    Summary

    Introduction – Electronic surveillance systems of surgical site infection (SSI) is being developed at the Quimper-Cornouaille Hospital (France) since 2006. This study presents the different SSI surveillance systems used and evaluates the sensitivity and specificity of SSI detection methods.
    Methods – Data used for detection were based on: results of the laboratory information system, clinical active surveillance by infection preventionists, notifications from surgeons, text analysis by keywords of surgical reports, hospitalisation and consultation reports database. The study was conducted on a sample of 300 surgical interventions, under the surveillance of the RAISIN network (Network for Alert, Investigation and Surveillance of HAIs Infections).
    Results – The text analysis detection method had the highest sensitivity: 83% (95%CI: 54-100) and a 99% (95%CI: 98-100) specificity.
    Discussion – Identification based on text analysis of medical reports database is fast, reliable and inexpensive. The search by keywords makes it possible to detect not only infections after hospital discharge, but also infections which respond to clinical and non-microbiological criteria. The limitations of this study are the small sample size and the limited types of surgical procedures included. More research about HAIs detection by text-mining analysis is needed.

    Key words : surveillance, surgical site infection (SSI), computerized medical records systems, sensitivity, specificity
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    Lise Grout (lise.grout@hotmail.fr) et al
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Midi-Pyrénées, Toulouse, France
    Programme de formation à l’épidémiologie de terrain (Profet), Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice ; École des hautes études en santé publique, Rennes, France

    Summary

    Introduction – In 2008, the French National Institute for Public Health Surveillance (InVS) evaluated the surveillance systems (SS) to which it participated, using a generic and a standardised protocol. The objectives were to identify weaknesses and strengths of the SS. The first evaluation examined the SS for multidrug-resistant bacteria (MRB) in health structures, which is part of the National network for early warning, investigation and surveillance of healthcare-associated infections in France (BMR-RAISIN). The main results of this evaluation are presented here.
    Methods – The study consisted on a two-phase qualitative evaluation, led by three assessors: 1/ phone interviews using standardised questionnaires, with participants in the SS and users of the data produced; 2/ analysis of the documents that were supplied by the coordination team of the SS and guided interviews with the team members. Evaluation criteria used were the usefulness of the SS, its structure and management and its technical performance.
    Results – Thanks to its historical data, the SS appeared to be useful and efficient for the surveillance of MRB in France. It contributed to increase awareness among decision-makers and health structures that MRB is a public health issue. The SS was simple and acceptable according to the people who participated in the SS, and had a high participation rate. Some weaknesses were identified and recommendations arising from the evaluation included the need for a better definition of the surveillance objectives, a more specific national protocol, and improvement of the annual national report contents.
    Conclusion – Three evaluators completed the standardised evaluation of the BMR-RAISIN surveillance system. Recommendations were made to improve its global functioning. This initial assessment paves the way for the evaluation of other InVS partners surveillance systems.

    Key words : evaluation, surveillance system, multidrug-resistant bacteria, healthcare-associated infections
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    Jean-Michel Thiolet
    Auteur correspondant : Bruno Coignard (b.coignard@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Healthcare facilities (HCF) are prone to the emergence and spread of infectious pathogens. In 2001, the notification of rare or severe healthcare associated infections (HAI) was made mandatory in France, in order to detect those events for their prompt investigation and control. Data issued from this early warning and response system (EWRS) related to three emerging infectious diseases (glycopeptide-resistant Enterococci, Clostridium difficile 027 and carbapenemase-producing Enterobacteriaceae) were analysed and c ompared to the timing of milestones of those emergences and to existing surveillance data in order to identify similarities. The French HAI EWRS was able to detect these emergences and facilitated the prompt dissemination of recommendations for control, the assistance to HCF in deploying these measures and the assessment of their impact. Two of these three emergences are currently under control. Associated with an appropriate microbiological expertise, the French HAI EWRS demonstrated its usefulness in each step of the management of such emergences: epidemic intelligence, detection, early warning and follow-up. The current limits in the system and its data are discussed and improvement measures such as reinforcing training of HCF or deploying a web-based system (e-SIN) are suggested.

    Key words : healthcare-associated infection, early warning and response system, emergence, healthcare facilities, France
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    Christine Quélier et al.
    Isped, Université Bordeaux 2, France
    Auteur correspondant : Pascal Jarno (pascal.jarno@chu-rennes.fr)
    CClin Ouest, Rennes, France

    Summary

    Although the French healthcare-associated infection (HAI) early warning and response system (EWRS) demonstrated its added value for patient safety, several evaluations have shown that the system could be improved. A qualitative evaluation was therefore conducted in 2009 in order to better understand the dynamics of the system within healthcare facilities (HCF). It was based on observations and semi-structured interviews with healthcare professionals from 12 HCF in Western and South-western France and with a few national experts. The study identified various notification dynamics, organised around the head of the infection control committee (Clin) and infection control teams (ICT), but rarely integrated with risk management. Restraints for the external notification (EN) of a HAI were first those for its internal notification (IN): questions about the nosocomial origin of the infection, poor involvement from clinicians or nurses, negative image of the system or dissatisfaction of ICT. The EN part of the system also was considered as lacking for readability and for adapted tools. On the other hand, several factors seemed to facilitate good notification practices: the involvement of motivated healthcare professionals, ICT closely connected to clinical wards, the existence of automated alert systems within the HCF or the acceptance of a quality management process. This study suggests several ways of improvement: to increase the system readability while clarifying its objectives and information flow, to adapt its organisation to HCF specificities, to explain the definition of a nosocomial infection, to reinforce training of professionals in HCF and to help them in exchanging about their experiences. The implementation of structured experience feedbacks (REX) and the implementation of a web-based notification system (e-SIN) are aiming at reaching this goal.

    Key words : healthcare-associated infection, reporting, evaluation, patient safety, quality improvement
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    Evelyne Chandeze et al
    Service d’hygiène hospitalière, CHU de Clermont-Ferrand, France
    Auteur correspondant : Olivier Baud (obaud@chu-clermontferrand.fr)
    Antenne régionale de lutte contre les infections nosocomiales Auvergne, CHU de Clermont-Ferrand, France

    Summary

    Introduction – Retrograde bile duct catheterization procedures can increase the risk of infection. We investigated an outbreak of CTX-M-15 extended-spectrum beta-lactamase-producing Klebsiella pneumoniae (KpCTXM).
    Patients and methods – The alert was triggered by the Clermont-Ferrand hospital’s microbiology laboratory. Our investigations and cause analysis included the observation of procedures for retrograde catheterization and duodenoscope disinfection, the analysis of exam schedules, duodenoscope and environmental sampling; 4 external notifications were sent to local health authorities.
    Results – Between December 2008 and August 2009, 16 patients were infected or colonised with KpCTXM, including 8 bloodstream infections, 4 biliary tract infections, and 4 fecal carriages. All patients underwent one or several retrograde catheterization procedure(s). The epidemic strain was isolated from one endoscope. The root cause analysis identified abnormalities in procedures for duodenoscope disinfection and organizational problems.
    Conclusion – The outbreak was related to the contamination of TJF-145 duodenoscopes with a non-removable head. Following the cause analysis, corrective measures for endoscope disinfection were proposed, completed by a new organization for retrograde bile duct catheterization. No new contamination occurred for the last 16 months. A nationwide alert was issued by the French Health Products Agency (Afssaps) to TJF-145 endoscope users.

    Key words : endoscopic retrograde cholangiopancreatography, Klebsiella pneumoniae, healthcare-associated infection, investigation
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    Bruno Coignard (b.coignard@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France  

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