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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 08/02/2011

BEH n°03-04-05/2011

08/02/2011
Numéro thématique – Chlordécone aux Antilles : bilan actualisé des risques sanitaires

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Le numéro (pdf- 444,91 Ko)

 
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    Didier Torny (didier.torny@ivry.inra.fr)
    Institut national de la recherche agronomique, Unité Ritme, Ivry-sur-Seine, France

    Résumé

    La redécouverte de la présence de chlordécone dans les eaux de surface des Antilles françaises a provoqué une mobilisation importante, d’abord localement, puis à l’échelon national. Pesticide utilisé pour lutter contre le charançon du bananier jusqu’en 1993, il demeure de manière quasi-pérenne dans les sols, ne s’écoulant que peu à peu dans les eaux. Si la pollution environnementale ne soulève pas de contestation au fur et à mesure de sa découverte, la question des conséquences sanitaires d’une telle pollution demeure au centre des interrogations de la population et des autorités publiques. Les mesures de santé publique ont d’abord été prises pour les eaux, puis pour les terres et enfin pour l’alimentation à travers l’adoption de plusieurs limites maximales de résidus sur une période courte. Les Antilles françaises constituent donc un laboratoire à petite échelle dans un monde durablement pollué, où, après avoir acté l’existence d’une pollution irréversible, il s’agit maintenant de mieux la connaître et la circonscrire mais aussi de vivre avec.

    Mots-clés : sociologie, alimentation, LMR, pesticides, pollution durable
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    Laurence Guldner (l.guldner@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Depuis 1999, plusieurs études ont permis d’estimer l’exposition au chlordécone des populations de Guadeloupe et Martinique, soit par le dosage direct dans les matrices biologiques (sang, lait et graisses), soit de façon indirecte par le calcul de l’apport alimentaire en chlordécone, à partir de données de consommation et de contamination des aliments. Ces études ont montré une exposition avérée de la population à ce polluant. Celle-ci concerne en particulier les anciens travailleurs agricoles de la banane, les consommateurs de produits de la mer et les consommateurs de légumes racines en zone contaminée, la voie principale d’exposition actuelle étant l’alimentation. La diminution apparente des concentrations plasmatiques de chlordécone mesurées depuis 1999 semble concorder avec la baisse apparente des estimations des niveaux d’exposition alimentaire entre les études réalisées en 2005 et 2007. Compte-tenu du risque associé à l’exposition au chlordécone, il est important de surveiller l’évolution de cette exposition, d’approfondir la recherche de groupes potentiellement surexposés, et d’étudier les déterminants de cette exposition, en vue d’une meilleure gestion des risques.

    Mots-clés : chlordécone, exposition, biomarqueur, apports alimentaires, Antilles françaises
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    Alain Blateau (alain.blateau@ars.sante.fr)
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Antilles-Guyane, Fort-de-France, France

    Résumé

    Le chlordécone, insecticide organochloré, a été largement utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon du bananier, conduisant à une pollution durable des sols. Cette pollution s’est étendue aux eaux naturelles et aux sédiments, aux produits végétaux, aux viandes et aux poissons.
    Des enquêtes spécifiques (Escal, Calbas, Reso) menées aux Antilles ont permis à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) de calculer, sous certaines hypothèses, le niveau d’exposition au chlordécone de deux échantillons de la population antillaise, l’un en Martinique, l’autre en Guadeloupe, et de comparer ces niveaux à la valeur toxicologique de référence (VTR). Par extrapolation, le nombre de personnes dépassant la VTR a pu être estimé pour l’ensemble de la Martinique et pour la Basse-Terre en Guadeloupe. Toutes les personnes dépassant la VTR résident en zones polluées. Dans les enquêtes menées, le nombre de personnes dépassant la VTR étant faible, il était difficile de caractériser ce sous-groupe de la population. Il a donc été considéré qu’une personne à risque d’exposition élevée était une personne appartenant au quatrième quartile de la distribution des expositions calculées. La fréquence de consommation de légumes racines tels que le dachine et la patate douce, ainsi que la fréquence d’approvisionnement en circuits courts pour ces produits, sont significativement plus élevés dans le groupe à risque d’exposition élevée. Il en est de même pour la consommation et l’approvisionnement en poissons.
    Ces résultats ont contribué à élaborer des programmes de prévention en direction des personnes à risque d’exposition élevée

    Mots-clés : facteurs prédictifs, exposition, alimentation, chlordécone, Antilles françaises
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    Eric Godard (eric.godard@ars.sante.fr)
    Agence régionale de santé de Martinique, Fort-de-France, France

    Résumé

    La pollution par le chlordécone, mise en évidence dans les eaux de distribution publique en 1999 puis dans certains légumes racines en 2002 en Guadeloupe et en Martinique, a entraîné un ensemble de mesures destinées à identifier les dangers et caractériser les risques associés à cette pollution. Les mesures de gestion mises en oeuvre ont visé à réduire l’exposition des populations, dans un cadre normatif dont un dispositif de mesures de prévention doit garantir le respect.
    L’établissement des valeurs toxicologiques de référence en 2003 et la première évaluation de l’exposition par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) en 2005, ont permis de fixer des valeurs limites provisoires dans les aliments. Ces valeurs limites ont été aussitôt traduites en droit, et ont été révisées à la baisse en 2008 dans le cadre de l’harmonisation européenne des normes concernant les résidus de pesticides. Ces normes guident l’action publique en matière de plans de surveillance et de contrôle, sensiblement renforcés dans le cadre du Plan chlordécone élaboré pour les années 2008-2010.
    Une première identification des groupes de population à risque d’exposition élevée a conduit à renforcer les mesures de prévention qui ont concerné les producteurs agricoles depuis 2002, en les étendant aux détenteurs de jardins familiaux en 2008. Des restrictions de pêche en eau douce ont été prononcées dès 2004, et se sont étendues au milieu marin en 2009.
    Ainsi, on peut considérer que l’objectif de réduction de l’exposition est atteint pour les productions encadrées. Il reste la question des productions informelles, encore très vivaces en Guadeloupe et en Martinique, et de nouvelles évaluations de l’exposition sont nécessaires pour en estimer l’impact, et identifier de nouveaux groupes de population à risque d’exposition élevée.

    Mots-clés : exposition alimentaire, chlordécone, pesticide, mesures de gestion, Guadeloupe, Martinique, valeur toxicologique de référence, limites maximales de résidus
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    Alain Blateau (alain.blateau@ars.sante.fr)
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Antilles-Guyane, Fort-de-France, France

    Résumé

    Pendant plus de 20 ans, des pesticides organochlorés (POC), principalement le chlordécone, ont été utilisés en Martinique pour lutter contre le charançon du bananier. Les incertitudes scientifiques relatives aux conséquences sanitaires chez l’Homme d’une exposition chronique aux POC ont suscité aux Antilles un fort questionnement médical et social.
    Dans ce contexte, une étude d’incidence des cancers a été menée par le Registre des cancers et la Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Antilles- Guyane. Les objectifs de cette étude visaient : 1) à étudier la distribution spatiale des cas de cancers pouvant être liés à une exposition à des pesticides ; 2) à tester l’existence éventuelle d’une association entre la distribution spatiale de ces cancers et une exposition potentielle de la population.
    Une analyse bibliographique a permis de sélectionner les cancers dont la survenue pouvait être liée à une exposition aux pesticides tant chez l’adulte que chez l’enfant. Les données d’incidence de cancer ont été obtenues à partir du Registre des cancers de la Martinique, pour la période 1981-2000. L’exposition de la population martiniquaise aux POC a été approchée par la cartographie des zones potentiellement polluées au chlordécone établie par le Bureau de recherches géologiques et minières.
    Seule la distribution spatiale de l’incidence du myélome multiple présente une structure géographique particulière vis-à-vis d’une exposition potentielle aux POC. Pour toutes les autres localisations cancéreuses étudiées, aucune distribution spatiale particulière n’a été mise en évidence, ce qui pour autant n’élimine pas l’existence possible d’une association avec les POC.

    Mots-clés : cancers, répartition spatiale, chlordécone, Martinique, pesticides organochlorés (POC)
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    Luc Multigner (luc.multigner@inserm.fr)
    Inserm U625, Rennes & Pointe-à-Pitre, France
     

    Résumé

    Le chlordécone, insecticide présentant des propriétés hormonales de type oestrogénique, a été employé dans les plantations de banane aux Antilles françaises de 1973 à 1993, entraînant une pollution des sols et une contamination de la population. L’étude Karuprostate a analysé les relations entre l’exposition au chlordécone et le risque de survenue du cancer de la prostate. Nous rapportons ici le contexte à l’origine de la réalisation de cette étude et ses principales conclusions.

    Mots-clés : chlordécone, cancer, prostate, Karuprostate, Guadeloupe
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    Philippe Quénel
    Auteur correspondant : Martine Ledrans (martine.ledrans@ars.sante.fr)
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Antilles-Guyane, Fort-de-France, France

    Résumé

    Le chlordécone, insecticide organochloré autrefois utilisé dans les bananeraies, contamine les sols, les eaux et certaines ressources alimentaires végétales et animales en Guadeloupe et en Martinique. Classé cancérogène possible chez l’Homme, il est également considéré comme perturbateur endocrinien en raison de ses propriétés anti-oestrogéniques. Il pourrait donc augmenter le risque de cancers hormono-dépendants, tels que le cancer de la prostate et certains cancers gynécologiques. La Martinique et la Guadeloupe enregistrent des incidences de cancers de la prostate parmi les plus élevés au monde, équivalentes à celles observées au sein d’autres populations d’origine africaine. Deux études ont été menées localement sur le lien entre exposition aux organochlorés et cancers. La première, étude écologique géographique en Martinique, a permis d’écarter l’hypothèse d’une sur-incidence de cancers en population générale dans la zone historique de culture de la banane. La seconde, étude cas-témoins des déterminants des cancers de la prostate en Guadeloupe, montre une relation entre exposition au chlordécone et survenue du cancer de la prostate. Ces derniers résultats contribuent à l’établissement de la causalité entre exposition au chlordécone et cancer de la prostate, justifient les programmes de réduction de l’exposition déjà mis en oeuvre, incitent à les renforcer et à poursuivre les travaux épidémiologiques sur la question.

    Mots-clés : organochlorés, cancer, Antilles, chlordécone
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    William Dab (william.dab@cnam.fr)
    Chaire d’Hygiène et sécurité du Conservatoire national des arts et métiers, Paris, et Président du Conseil scientifique du Plan d’action chlordécone 2008-2010 en Martinique et en Guadeloupe

 
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    Didier Torny (didier.torny@ivry.inra.fr)
    Institut national de la recherche agronomique, Unité Ritme, Ivry-sur-Seine, France

    Summary

    The rediscovery of the presence of chlordecone in the surface waters of the French West Indies has caused significant mobilization, first locally, then nationally. Pesticide used to control banana weevil until 1993, chlor decone remains almost permanently in soils, and is only washed away very gradually. If environmental pollution raised no objection as and when it was discovered, the issue of health consequences of such pollution remains central for the population and public authorities. Public health measures were first taken for water, then for soils and finally for food through the adoption of several MRLs over a short period. The French West Indies are therefore a small-scale laboratory in a sustained polluted world, where, after the recognition of irreversible pollution, it is time to better know and contain it, but also to live with it.

    Key words : sociology, food, MRL, pesticides, sustained pollution
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    Laurence Guldner (l.guldner@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Since 1999, chlordecone exposure of populations living in the French West Indies was estimated in different studies, either from direct determination in biological samples (from blood, milk, fat tissues), or indirect estimate of chlordecone intake, calculated by matching consumption and contamination data. These studies showed a confirmed exposure of populations from Guadeloupe and Martinique. This exposure particularly concerns subjects who used to work in banana plantations, and high consumers of root vegetables or seafood products within contaminated areas, the main route of exposure being consumption of contaminated food. The observed decrease of chlordecone in blood concentrations measured since 1999 seems to be consistent with the decrease of chlordecone intakes estimated from two studies in 2005 and 2007. Given the health-related risk associated with chlordecone exposure, it is fundamental to continue the follow-up of chlordecone exposure, search for potentially over-exposed groups, and to study determinants of this exposure, in order to improve risk management.

    Key words : chlordecone, exposure, biomarker, food intake, French West Indies
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    Alain Blateau (alain.blateau@ars.sante.fr
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Antilles-Guyane, Fort-de-France, France

    Summary

    Chlordecone, an organochloride insecticide, has been used extensively in the French West Indies banana plantations to control weevil, causing lasting soil pollution and contamination of water supplies, vegetal, meat and fish resources.
    The results of specific studies conducted in French West Indies (Escal, Calbas, Reso) have been used by the French Food Safety Agency to calculate the chlordecone level of exposure in a Martinique sample and a Guadeloupe sample of the population. These levels were then compared to the toxicologicalreference dose (TRD).
    The total number of Martinique and Guadeloupe subjects with a chlordecone exposure above the TRD was estimated by extrapolation. All of them are residents of the polluted area.
    In the surveys conducted, the number of people exceeding the TRD being very low, it was difficult to characterize this population subgroup. It was therefore considered that persons exceeding the quartile of the exposure distribution were those used to identify the predictive factors of “high level” of exposure. High frequency of vegetable roots intake (e.g. dachine and sweet potato), as well as the frequency of direct source of supply are related to high level of exposure. The same was observed for fish supply and consumption. These results contributed to develop prevention programmes targeting persons at high risk of exposure.

    Key words : predictive factors, exposure, food intake, chlordecone, French West Indies
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    Eric Godard (eric.godard@ars.sante.fr)
    Agence régionale de santé de Martinique, Fort-de-France, France

    Summary

    Chlordecone contamination of drinkable water supplies and of some root vegetables, respectively pointed out in 1999 and 2002 in Martinique and Guadeloupe, resulted in a series of measures aiming at identifying dangers and estimating the risks associated with this contamination. Risk management consisted in reducing population exposure through legal and preventive measures.
    Temporary maximal limits of chlordecone contamination in food were computed, based on health-based guidance values established in 2003, among with the first estimates of chlordecone exposure carried out in 2005 by the French Food Safety Agency. These limits, enforced legally in 2005, were then revised downwards in 2008 as part of European harmonization of normative values for pesticide residuals. These norms, guiding public action for control and surveillance plans, were strengthened by the national chlordecone action plan developed in 2008-2010.
    A first identification of population groups at risk of overexposure resulted in the reinforcement of preventive measures that had been limited to farmers since 2002, extending them to privative gardens in 2008. Fishing limitations in fresh water, established since 2004, were extended to salt water in 2009.
    The objective of reducing chlordecone exposure can be considered as achieved for controlled productions. However, the question of informal (subsistence) production, still significant in Guadeloupe and Martinique, remains. New estimates of exposures are required to assess their impact, and to identify new groups at risk of overexposure.

    Key words : food exposure, chlordecone, pesticide, risk management, Guadeloupe, Martinique, health based guidance values, maximal residual limits
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    Alain Blateau (alain.blateau@ars.sante.fr)
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Antilles-Guyane, Fort-de-France, France

    Summary

    For over 20 years, organochlorine pesticides (OGP), mainly chlordecone, were used in Martinique to eradicate banana weevil. Scientific uncertainties relating to health consequences of OGP exposure in humans led to strong questioning in the medical and social environments in the French West Indies. In this context, an incidence cancer study was carried out by the cancer Registry and the Regional Epidemiological Unit of the French Institute for Public Health Surveillance in Antilles-Guyane (CIRE). The objectives of this study were to examine: 1) the spatial distribution of cancer cases possibly linked to pesticides exposure; 2) the possible existence of an association between the spatial distribution of these cancers and a potential exposure of the population.
    A literature review contributed to select cancers which occurrence could be related to pesticides exposure both in adults and in children. Data of cancer incidence were obtained from the Martinique cancer Registry for the 1981-2000 period. The Martinique population exposure to OGPs was approached by mapping the potentially contaminated areas by chlordecone, and performed by the Bureau of Geological and Mining Research.
    Only the spatial distribution of the incidence of multiple myeloma presents a particular geographic structure regarding the potential exposure to OGPs. For all other cancer sites studied, no particular spatial distribution was found, which neverthelessdoes not eliminate the possible existence of an association with the OGPs.

    Key words : cancers, spatial distribution, chlordecone, Martinique, organochlorine pesticides (OGP)
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    Luc Multigner(luc.multigner@inserm.fr)
    Inserm U625, Rennes & Pointe-à-Pitre, France

    Summary

    The estrogenic insecticide chlordecone was used extensively in banana plantations in the French West Indies from 1973 to 1993, causing soil pollution and contamination in the population. The Karuprostate study analyzed the relationship between exposure to chlordecone and the risk of prostate cancer. The present articles reports the context at the origin of this study and its main findings.

    Key words : chlordecone, cancer, prostate, Karuprostate, Guadeloupe, French West Indies
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    Philippe Quénel
    Auteur correspondant : Martine Ledrans (martine.ledrans@ars.sante.fr)
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Antilles-Guyane, Fort-de-France, France

    Summary

    The insecticide chlordecone was used extensively in the French West Indies banana plantations causing pollution of soils and fresh, coastal waters, and contamination of the food chain. Due to its estrogenic properties, it may increase hormone dependant cancers risk such as prostate cancer and some gynaecological cancers. In the French West Indies population, prostate cancer incidence ranges among the highest in the world, similar to what is observed in otherspopulations of African origin in developed countries. Two studies were conducted in the French West Indies addressing the association between organochlorine pesticides and prostate cancer. The conclusions of the first one, an ecological geographical study, contributed to rule out the hypothesis of a cancer epidemic in the historical banana area in Martinique. The second, a case-control study about prostate cancer determinants, showed a relationship between chlordecone exposure and cancer prostate. These results contribute to establish the causality of this relation, justify the control measures implemented, encourage their reinforcement, and to further epidemiological studies on this issue.

    Key words : organochlorine, cancer, French West Indies, chlordecone
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    William Dab (william.dab@cnam.fr)
    Chaire d’Hygiène et sécurité du Conservatoire national des arts et métiers, Paris, et Président du Conseil scientifique du Plan d’action chlordécone 2008-2010 en Martinique et en Guadeloupe

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