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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 01/03/2011

BEH n°07/2011

01/03/2011

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BEH n°07/2011 (pdf- 400,37 Ko)

 
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    Karine Laaidi (ka.laaidi@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    En 2006, l'Institut de veille sanitaire a été saisi par la Direction générale de la santé, afin de faire le point sur l'impact du froid sur la santé, d'inventorier les mesures susceptibles de réduire cet impact et d'étudier l'opportunité d'un système d'alerte pour supporter la mise en oeuvre de tout ou partie de ces mesures. Pour cela, huit critères ont été définis afin de tester la pertinence et la faisabilité d'un système d'alerte froid et santé. Certains de ces critères ont été vérifiés, notamment l’existence d’un impact documenté et évitable. Nous montrons aussi, sur la base d'une étude temporelle appliquée à Paris et Marseille, qu'il est possible de développer des indicateurs biométéorologiques prédictifs de la mortalité et de proposer des seuils pour un excès de mortalité défini. Enfin, des indicateurs sanitaires sont disponibles et permettent de suivre l'impact du froid. Cependant, les principales mesures de prévention sont des mesures de fond concernant l'amélioration de l'habitat et l'accès à une énergie propre et peu coûteuse. Les mesures conjoncturelles relèvent quant à elles uniquement de la communication (diffusion de conseils de protection) et peuvent être mises en place à partir d'alertes météorologiques telles que celles qui existent déjà via la carte de vigilance de Météo-France. Cette étude a donc conclu qu'il n'était pas pertinent de mettre en place un système de surveillance et d'alerte complexe, fondé sur des données météorologiques et sanitaires, mais qu'il était important de développer la recherche sur les relations entre froid et santé et d'améliorer les mesures de prévention du froid sur le long terme.

    Mots-clés : froid, alerte, santé, prévention
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    Sandra Giron (sandra.giron@ars.sante.fr) et al.
    Cellule de l'InVS en région Océan Indien, Saint-Denis de La Réunion, France 

    Résumé

    Introduction – Le Centre hospitalier Gabriel Martin (CHGM), à La Réunion, participe depuis 2005 au recueil de L’Enquête permanente sur les accidents de la vie courante (Epac).
    Méthodes – Cette enquête repose sur l’enregistrement, aux urgences, d’informations sur les patients pris en charge à la suite d’un accident de la vie courante (AcVC) : âge, sexe, résidence, prise en charge, caractéristiques de l’accident.
    Résultats – Le taux d’incidence standardisé des AcVC à La Réunion est inférieur à celui de la métropole (4,3% contre 7,5%). La sur-représentation masculine y est beaucoup plus marquée (sex ratio de 1,73 contre 1,27). Les chutes semblent moins nombreuses sur l’île et la part des accidents domestiques plus grande. Certains accidents spécifiques tels que les piqûres d’oursins ou de poissons-pierre ont été relevés, notamment chez les touristes. Les répartitions par âge, sexe, lieu, activité, mécanisme, ainsi que par lésion et partie lésée, ne montrent pas de variation dans le temps.
    Discussion – Les Réunionnais consulteraient plus facilement leur médecin traitant que les urgences pour une lésion peu grave, et ceci expliquerait le faible taux d’incidence constaté sur l’île. La sur-représentation masculine peut être due à une différence de comportement. Ces résultats consolident ceux de 2005 et fournissent une nouvelle base pour des actions de prévention spécifiques à La Réunion.

    Mots-clés : accidents de la vie courante, Île de La Réunion, surveillance
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    Sandra Giron (sandra.giron@ars.sante.fr) et al.
    Cellule de l'InVS en région Océan Indien, Saint-Denis de La Réunion, France

    Résumé

    Introduction – Le Centre hospitalier Gabriel Martin (CHGM), à La Réunion, participe depuis 2005 au système de surveillance de L’Enquête permanente sur les accidents de la vie courante (Epac).
    Méthodes – Cette surveillance repose sur l’enregistrement aux urgences d’informations sur les patients pris en charge à la suite d’un accident de la vie courante (AcVC), dont la gravité de l’accident. Une régression logistique a été réalisée afin d’identifier les facteurs de risque de cette gravité.
    Résultats – Les lieux les plus à risque d’accidents graves semblent être la voie publique, les parcs d’attractions, les pistes de course et les jardins publics. Certaines activités se distinguaient, telles que la pratique de sports à roulettes et roues ou impliquant des animaux. Le bricolage provoquerait des chutes graves d’escabeaux, d’échelles ou de toiture. Les mécanismes entraînant des AcVC graves sont principalement les chutes d’arbre, les brûlures, les suffocations et les asphyxies.
    Discussion – Le codage de la gravité par le CHGM est subjectif. Néanmoins, les résultats de cette analyse exploratoire nous ont permis de mettre en évidence des facteurs de risque de gravité pertinents et montrent que la variable « gravité » est exploitable. Ces résultats pourront guider les campagnes de prévention à La Réunion afin de limiter les accidents les plus susceptibles d’entraîner des séquelles.

    Mots-clés : accidents de la vie courante, Île de La Réunion, gravité
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    Karine Laaidi (ka.laaidi@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    In 2006, the French Institute for Public Health Surveillance (InVS) was requested by the General Direction for Health to assess impact of cold on human health, to define the prevention measures likely to reduce this impact, and to study the relevance of the implementation of an alert system for cold spells. Eight criteria were defined in order to test the relevance and feasibility of a cold and health alert system. Some of these criteria were verified, including a documented and avoidable impact. We also showed, on the basis of a time series study applied in Paris and Marseilles, that it is possible to develop biometeorological indicators that can predict mortality, and to propose thresholds for a defined excess mortality. Finally, health indicators are available and contribute to monitoring the impact of cold. However, the main preventive measures are in-depth ones regarding housing improvement and access to clean and affordable energy. Short-term measures only concern communication (broadcasts of protection messages against cold) and can be implemented thanks to meteorological alerts such as the vigilance maps of the Weather Services. This study consequently concluded that implementing a complex monitoring and alert system based on meteorological and health data was not relevant. Instead, research on the relations between cold and health, and improving long-term prevention measures were necessary actions.

    Key words : cold, alert, health, prevention
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    Sandra Giron (sandra.giron@ars.sante.fr) et al.
    Cellule de l'InVS en région Océan Indien, Saint-Denis de La Réunion, France

    Summary

    Introduction – Since 2005, the Gabriel Martin Hospital, located on Reunion Island, has been collecting data for the Permanent study on home and leisure injuries (EPAC).
    Methods – This study was conducted in the emergency department, and was based on the exhaustive recording of data about patients treated for home and leisure injuries (HLIs): age, sex, residence, treatment and characteristics of injury.
    Results – The incidence rate of HLIs in Reunion Island is lower than in metropolitan France (4.3% vs. 7.5%). The over-representation in males is markedly higher (sex ratio of 1.73 vs. 1.27). Falls seem to be less numerous on the island and the proportion of domestic injuries greater. Some specific injuries such as the sting by sea urchins or stone fishes have been identified, particularly among tourists. The distributions by age, sex, place, activity, mechanism, injury and injured party, show no change over time.
    Discussion – Residents of Reunion Island may have consulted their physician for a small injury instead of the emergency unit; this would explain the low incidence found in Reunion Island. Over-representation of males can be due to behavioural differences. These results support those found in 2005 and provide a new basis for preventive measures specific to Reunion Island.

    Key words : home and leisure injuries, Reunion Island, surveillance
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    Sandra Giron (sandra.giron@ars.sante.fr) et al.
    Cellule de l'InVS en région Océan Indien, Saint-Denis de La Réunion, France

    Summary

    Introduction – Since 2005, the Gabriel Martin Hospital (CHGM), located on Reunion Island, has been collecting data for the surveillance system of the permanent study on home and leisure injuries (EPAC).
    Methods – This study was conducted in the emergency department and was based on the exhaustive recording of data about patients treated for home and leisure injuries (HLIs), including the severity of the accident. A logistic regression was performed to explain the risk factors of this severity. 
    Results – The places most at risk of serious accidents appear to be public roads, amusement parks, race tracks and public gardens. Some activities were more frequent, such as the practice of caster and wheel sports or those involving animals. Do-it-yourself activities could cause serious falls from stools, ladders or roofs. The mechanisms causing serious HLAs are mainly falls from trees, burns, suffocation and asphyxia.
    Discussion – The coding of the severity by the CHGM is subjective. Nevertheless, the results of the analysis contributed to identify risk factors relevant to the severity and show that the variable "severity" seems to be workable. These results can guide prevention campaigns in Reunion Island to limit accidents likely to results in sequelae.

    Key words : home and leisure injuries, Reunion Island, severity
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