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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 05/04/2011

BEH n°12/2011

05/04/2011

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Le numéro (pdf- 979,96 Ko)

 
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    Cyril Rousseau (cyril.rousseau@ars.sante.fr)
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Languedoc-Roussillon, Montpellier, France 
     

    Résumé

    Introduction – En septembre 2008, une infection aiguë par le virus de l’hépatite B (VHB) était notifiée à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales du Gard, concernant une adolescente ayant eu des séances d’acupuncture. Outre le non respect des précautions standard, l’inspection du centre d’acupuncture concerné notait la présence d’aiguilles et de matériels potentiellement réutilisés.
    Matériels et méthodes – L’investigation visait à rechercher d’autres cas (déclarations obligatoires, information du public et courrier aux médecins), décrire leurs caractéristiques et comparer les souches par séquençage. Un cas était défini comme une hépatite B aiguë survenue chez tout client du centre dans les six mois précédents.
    Résultats – Au total, 4 cas (dont un asymptomatique) ont été identifiés dans la clientèle du centre chez des femmes âgées de 16 à 85 ans ; aucune n’était vaccinée et ne déclarait d’autre facteur de risque. La chaîne de transmission n’a pu être identifiée précisément. Cependant, des aiguilles à usage unique étaient réutilisées et les 4 souches de génotype D présentaient une homologie de séquence de 100% sur les régions analysées et exactement la même mutation du gène S (T131I).
    Conclusion – Il s’agit du premier épisode de ce type décrit en France et les résultats de l’investigation confirment une transmission du VHB de patient à patient probablement liée à l’utilisation de matériels souillés et/ou partagés. L’acupuncture est, en France, un acte médical qui nécessite le respect strict des précautions standard.

    Mots-clés : acupuncture, hepatitis B, outbreak, patient to patient transmission, standard
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    Véronique Goulet (v.goulet@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Objectifs – Estimer la prévalence de l’infection à Chlamydia trachomatis (Ct) dans la population française, étudier la faisabilité d’une proposition d’autoprélèvements à domicile et identifier les facteurs de risque associés à l’infection à Ct.
    Méthodes – L’enquête sur le contexte de la sexualité en France (CSF) est une enquête nationale auprès d’un échantillon aléatoire de la population de 18-68 ans réalisée par téléphone en 2006. Un dépistage de l’infection à Ct avec un autoprélèvement à domicile a été proposé à un sous-échantillon d’individus âgés de 18 à 44 ans (NatChla). L’échantillon a été pondéré pour tenir compte du plan de sondage puis calé sur la population française. Les facteurs de risque ont été identifiés chez les 18-29 ans par analyse logistique multivariée.
    Résultats – Au total 2 580 personnes ont été testées (soit 52 % des éligibles). Chez les personnes âgées de 18 à 44 ans, la prévalence était de 1,4 % chez les hommes et de 1,6 % chez les femmes. Cette prévalence est plus élevée chez les 18-29 ans (hommes : 2,5 % [IC95% : 1,2-5,0], femmes : 3,2 % [IC95% : 2,0-5,3]). Le facteur de risque commun à tous les 18-29 ans est le fait d’avoir eu récemment un partenaire occasionnel. Les autres facteurs de risque identifiés pour les hommes sont le fait de résider en Île-de-France ou d’avoir eu récemment un nouveau partenaire et, pour les femmes, d’avoir eu plus de deux partenaires dans l’année, des partenaires du même sexe, et d’être non diplômées.
    Conclusions – NatChla a permis d’identifier les facteurs de risque permettant de définir les populations à dépister prioritairement.

    Mots-clés : Chlamydia trachomatis, prévalence, population générale
 
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    Cyril Rousseau (cyril.rousseau@ars.sante.fr)
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Languedoc-Roussillon, Montpellier, France

    Summary

    Background – In September 2008, an acute hepatitis B virus (HBV) infection in a female teenager was notified to the district health department (Ddass) of the Gard region. A visit of the acupuncture centre suggested unsafe practices, i.e., absence of standard precautions when using needles and potential reuse of material.
    Material and methods – An investigation was launched in order to identify new cases (notification of HBV infections enhanced by public and professional information) and to describe their epidemiological, clinical, and microbiological characteristics (genomic sequencing). A case was defined as an acute hepatitis B acquired by any person treated by the acupuncturist in the past six months.
    Results – A total of 4 confirmed cases (including one asymptomatic case) were identified among women aged 16 to 85 years old; none were immunized against HBV and none reported any HBV risk factor but acupuncture. The whole chain of contamination remained unknown. However, disposable acupuncture needles were re-used and the 4 HBV strains of genotype D presented 100% homology in the analysed regions. Furthermore, the gene S of the four viruses had the same mutation (T131I).
    Conclusion – This episode is the first HBV cluster in an acupuncture centre described in France. The results of the investigation confirmed HBV transmission from patient to patient, probably related to unsafe practices and the use of non-disposable, soiled acupuncture needles. In France, acupuncture is a medical practice that must strictly obey to good infection control practices.

    Key words : acupuncture, hepatitis B, outbreak, patient to patient transmission, precautions standard
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    Véronique Goulet (v.goulet@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Objectives – To estimate the prevalence of Chlamydia trachomatis (Ct) in France, assess the feasibility of home sampling, and identify risk factors associated with Ct infection.
    Methods – CSF is a national population-based survey, carried out by telephone in 2006 on a random subsample of the population aged 18-68. A subsample of sexually experienced individuals aged 18-44 years were invited to participate in a Ct home-screening programme (NatChla Study). Percentages were weighted for unequal selection probabilities and post-stratified on the French population. Independent risk factors were identified by logistic regression in individuals aged 18 to 29 years.
    Results – In all, 2,580 individuals were tested (representing 52% of eligible people). Ct prevalence in individuals aged 18-44 was estimated at 1.4% for men, and 1.6% for women. The rates observed were higher in individuals aged 18-29: 2.5% [95%CI:1.2-5.0] for men and 3.2% [95%CI:2.0-5.3] for women. Ct infection was associated, for both genders, with having had their latest sexual intercourse with a casual partner. Other risk factors were having had the latest intercourse with a new partner or living in the Paris area for men, and for women, multiple partners during the previous year, same sex partners, and a low level of education.
    Conclusions – The NatChla Study contributed to the identification of risks factors and the definition of populations that should be screened as a priority.

    Key words : Chlamydia trachomatis, prevalence, population based
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