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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 12/04/2011

BEH n°13-14/2011

12/04/2011

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Le numéro (pdf- 431,03 Ko)

 
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    Elisabeth Couturier (e.couturier@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France 
     

    Résumé

    Introduction – En janvier 2010, deux clusters d’hépatite A ont été identifiés par la déclaration obligatoire (DO) dans le Lot et les Hautes-Pyrénées. Les cas infectés par une souche virale unique avaient en commun la fréquentation de sandwicheries d’une même chaîne. En raison de l’identification d’autres cas par le Centre national de référence (CNR) du virus de l’hépatite A (VHA) dans d’autres départements, une investigation nationale épidémiologique, virologique et vétérinaire a été conduite pour identifier la source et proposer des mesures de contrôle.
    Méthodes – Les cas ont été recensés par la DO et le CNR. Une étude cas-témoins a été menée.
    Résultats – Au total, 59 cas ont été identifiés dans 19 départements. La consommation de sandwichs ou de salades dans une sandwicherie et la consommation de tomates semi-séchées était significativement plus fréquente chez les cas que les témoins, respectivement 83 % vs. 17 % (OR ajusté 29,1 [9,7-87,0]) et 67 % vs. 27 % (OR ajusté 8,5 [4,4-30,2]). Les sandwicheries étaient approvisionnées en tomates semi-séchées importées de Turquie par un fournisseur commun situé en France.
    Conclusion – Les résultats de l’investigation suggèrent que cette épidémie nationale d’hépatite A était associée à la consommation de tomates semi-séchées importées de Turquie. L’importation de produits alimentaires de pays de haute endémicité pour le VHA peut entraîner des épidémies dans des pays ayant une part croissante de leur population non immunisée.

    Mots-clés : hépatite A, tomates semi-séchées, étude cas-témoins, épidémie
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    Claire Fuhrman (c.fuhrman@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France
     

    Résumé

    Objectif – Cet article fournit les taux d’hospitalisation et de mortalité par asthme et BPCO à La Réunion et aux Antilles et les compare à ceux de France métropolitaine.
    Méthodes – L’analyse a concerné les séjours hospitaliers (PMSI) et les décès (CépiDc) survenus en 2005-2007. Les analyses ont été effectuées chez les personnes âgées de 2 ans ou plus, le diagnostic d’asthme étant difficile avant cet âge.
    Résultats – En 2005-2007, les taux d’hospitalisation pour asthme étaient plus élevés dans les DOM qu’en métropole. Les taux les plus élevés étaient observés aux Antilles pour les 2-44 ans et à La Réunion pour les adultes de 45 ans ou plus. Comparativement à la métropole, les taux d’hospitalisations pour BPCO étaient plus élevés à La Réunion et moins élevés aux Antilles. Les données de mortalité étaient concordantes avec les données d’hospitalisation. Toutefois, les faibles effectifs ne permettaient pas d’étudier les disparités régionales de mortalité pour les personnes âgées de moins de 45 ans.
    Conclusion – Les taux d’hospitalisation par asthme sont élevés dans les départements d’outre-mer, en rapport avec une prévalence plus élevée, mais également un moins bon contrôle de la maladie. Des efforts doivent être entrepris pour améliorer la prise en charge des personnes asthmatiques dans les DOM.

    Mots-clés : asthme, BPCO, disparités géographiques, départements d’outre-mer
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    Christine Castor (christinecastor@arssante.fr) et al.
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Aquitaine, Bordeaux, France

    Résumé

    Introduction – Dans le cadre de ses missions, la Délégation territoriale de Dordogne de l’Agence régionale de santé Aquitaine a souhaité décrire les pratiques d’élimination des déchets d’activités de soins à risques infectieux (Dasri) des professionnels libéraux de santé (PLS) et déterminer les facteurs associés aux bonnes pratiques. Une étude transversale a été mise en place en 2009.
    Méthodes – Un échantillon aléatoire de 626 PLS médicaux et paramédicaux a été interrogé par auto-questionnaire sur les quantités et le type de Dasri produits, ainsi que sur les modalités de stockage et d’élimination. Les facteurs associés aux pratiques ont été estimés par un score (régression logistique).
    Résultats – Parmi les PLS interrogés, 85 % déclaraient produire des piquants/coupants/tranchants, 79 % des déchets de soins et 15 % (majoritairement des infirmières) évaluaient leur production mensuelle de Dasri supérieure à 5 kg. Près de 7 % déclaraient les éliminer dans les ordures ménagères et 16 % déclaraient utiliser des emballages non-conformes pour les piquants/coupants/tranchants. Parmi les PLS utilisant des filières d’élimination réglementaires, près de 65 % déclaraient disposer de document de traçabilité. Enfin, 33 % estimaient manquer d’informations réglementaires. La profession était significativement

    Mots-clés : dasri, déchets d’activités de soins, évaluation pratiques professionnelles, professionnels libéraux de santé, risque infectieux
 
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    Elisabeth Couturier (e.couturier@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Background – In January 2010, two clusters of hepatitis A cases were identified through mandatory notification in two French districts (Lot, Hautes-Pyrénées). The cases infected by a single IB strain reported having eaten in sandwich shops of a same chain. Additional cases were identified by the National Reference Centre (NRC) for hepatitis A virus (HAV) in other districts. A national epidemiological, virological and veterinary investigation was carried out to identify the source of infection, and to propose appropriate control measures.
    Methods – Cases were identified through mandatory notification or through the NRC. A case control study was performed.
    Results – Fifty-nine cases were identified in 19 districts. Cases were more likely than controls to have eaten sandwiches or salads from a sandwich shop (83% versus 17%, age-adjusted OR 29.1 [9.7-87.0]), and to have eaten semi-dried tomatoes (SDT) (67% versus 27%, age-adjusted OR 8.5 [4.4-30.2]). The sandwich shops were supplied with SDT imported from Turkey by a common wholesaler located in France.
    Conclusion – Our results suggest that this nationwide outbreak was associated with consumption of SDT imported from Turkey. Imported products from high HAV endemicity regions might lead to outbreaks in countries with an increasing proportion of susceptible individuals.

    Key words : hepatitis A, semi-dried tomatoes, case control study, outbreak 
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    Claire Fuhrman (c.fuhrman@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Objectives – This study aimed to estimate hospitalisation and mortality rates related to asthma and COPD in French overseas departments (ReunionIsland and French West Indies), and compare them to those observed in mainland France.
    Methods – Analyses covered the period 2005-2007. Hospital admissions were obtained from the French National Hospital Discharge Database, and mortality data from the Centre for Epidemiology of Medical Causes of Death. As the diagnosis of asthma in infants is difficult, the analysis took account only of the population aged 2 years and above.
    Results – In 2005-2007, asthma-related admissions rates were higher in French overseas territories than in metropolitan France. The highest rateswere observed in the French West Indies for children and young adults(2-44 years), and in Reunion Island for adults aged 45 years or more.Compared with metropolitan France, COPD-related admission rates werehigher in Reunion Island and lower in the French West Indies. Mortality data were consistent with admissions data. Due to the small number of deaths, regional disparities in mortality were not analysed for people under 45 of age.
    Conclusion – Asthma-related admission rates are high in French overseasterritories, suggesting a higher prevalence, but also a lower asthma control.Efforts are needed to improve the management of asthmatics people inv French overseas territories.

    Key words : asthma, COPD, regional disparities, French overseas departments
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    Christine Castor (christinecastor@arssante.fr) et al.
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Aquitaine, Bordeaux, France

    Summary

    Introduction – As part of its missions, the local health authorities in Dordogne decided to describe infectious waste management by private health-care professionals, and determine factors associated with eliminationpractices. A cross sectional study was carried out in 2009.
    Methods – A random sample of 626 medical and paramedical professionals was investigated through a self-administered questionnaire about their waste production and their practices. A score was built to estimate factors associated to elimination practices, using logistic regression.
    Results – Around 85% of professionals reported they produced needles and cutting waste, and 79% healthcare waste. Furthermore, 15% produce more than 5 kg per month of infectious waste (especially nurses). Around 7% reported using domestic garbage to eliminate their healthcare waste, and 16% use inappropriate packaging for needles and cutting waste. Sixty-five percent of professionals who bring their waste in a regulated site have document of traceability. Finally, 33% of them considered they lacked regulatory information. Professionals were significantly and independently associated with best practices.

    Key words : health-care waste, professional practice assessment, private healthcare professionals, infectious risk
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