Fermer



BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 23/09/2011

BEH n°35-36/2011 

23/09/2011
Numéro thématique - Vaccinations et risque infectieux chez le personnel des établissements de santé

Télécharger Télécharger Acrobat Reader

Le numéro (pdf- 676,62 Ko)

 
  •  

    Jean-Paul Guthmann (jpguthmann@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Introduction – Bien que les professionnels de santé de France fassent l’objet de recommandations vaccinales, il n’existe pas de données nationales de couverture vaccinale (CV) dans cette population. Nous avons conduit une enquête afin de mesurer ces couvertures chez les médecins, infirmiers, aides-soignants et sages-femmes exerçant dans des établissements de soins de France métropolitaine.
    Méthodes – Enquête transversale par sondage aléatoire à deux degrés, stratifié. Au premier degré, 35 établissements ont été sélectionnés dans cinq strates définies par le type d’établissement. Au deuxième degré, 1 127 personnes ont été sélectionnées dans quatre professions et trois secteurs d’activité. Le recueil de données a été réalisé par une interview en face-à-face, complétée par des données recueillies auprès du médecin du travail.
    Résultats – D’avril à octobre 2009, 183 médecins, 110 infirmiers, 58 sages-femmes et 101 aides-soignants ont été inclus. La CV pour la vaccination contre l’hépatite B était de 91,7 %, sans différence significative entre les soignants de chirurgie et les autres secteurs d’une part, et entre chirurgiens et anesthésistes comparés aux autres médecins d’autre part. Pour les autres vaccinations obligatoires, elle était de 95,5 % pour le rappel DTP et de 94,9 % pour le BCG. Pour les vaccinations recommandées, la couverture vaccinale était de 11,4 % pour le rappel décennal DTP associant la valence coqueluche, 49,7 % pour au moins une dose de vaccin rougeole, 29,9 % pour la varicelle et 25,6 % pour la grippe. Les soignants plus jeunes étaient mieux vaccinés par les vaccins coqueluche et rougeole, ceux travaillant en pédiatrie-maternité étaient mieux vaccinés contre la grippe et la coqueluche.
    Discussion-conclusion – Les soignants sont globalement bien couverts par les vaccinations obligatoires, mais très insuffisamment par les vaccinations recommandées. Il est nécessaire de renforcer la politique vaccinale pour ces dernières ainsi que de mieux documenter le statut vaccinal pour ces vaccinations dans toutes les professions.

    Mots-clés : couverture vaccinale, professionnels de santé, France 
  •  

    Pierre Loulergue (pierre.loulergue@cch.aphp.fr) et al.
    Université Paris Descartes, Faculté de médecine ; Inserm, CIC BT505 ; AP-HP, Groupe hospitalier Cochin Broca Hôtel-Dieu, Centre d’investigation clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur, Paris, France

    Résumé

    Introduction – Les étudiants en santé doivent suivre les mêmes recommandations vaccinales que tous les professionnels de santé. Il n’existe actuellement aucune donnée de couverture vaccinale (CV) sur cette population en France.
    Matériel et méthode – Enquête transversale réalisée auprès d’étudiants en médecine, en soins infirmiers et élèves sages-femmes en stage dans un hôpital de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris entre mars et juillet 2009. Toutes les élèves sages-femmes des 15 hôpitaux possédant une maternité ont été enquêtées. Les étudiants en médecine et en soins infirmiers ont été sélectionnés par sondage aléatoire à trois degrés dans 10 hôpitaux. Les données ont été recueillies par des interviews en face-à-face et vérifiées par un document (carnet de santé ou de vaccination).
    Résultats – Au total, 432 étudiants ont été inclus (médecine : 178 ; infirmiers : 147 ; sages-femmes : 107), parmi lesquels 376 (87 %) disposaient d’une preuve de vaccination. Les CV confirmées étaient : pour les vaccins obligatoires, de 95,9 % pour le dernier rappel DTP, 93,6 % pour le BCG et 91,8 % pour au moins 3 doses d’hépatite B ; pour les vaccinations recommandées, les couvertures confirmées étaient de 44 % pour la coqueluche (rappel à 11-13 ans ou à 16-18 ans), 79,3 % pour la 1ère dose de rougeole (49,6 % pour la 2e dose). Pour la grippe, la couverture déclarée était de 39,6 %. Sur les 27 étudiants sans antécédents de varicelle, 6 avaient été vaccinés.
    Discussion – La CV des étudiants en santé est élevée pour les vaccinations obligatoires, mais nettement insuffisante pour les vaccinations recommandées. Une meilleure application des recommandations vaccinales est nécessaire dans cette population. 

    Mots-clés : couverture vaccinale, étudiants en santé, France 
  •  

    Isabelle Bonmarin (i.bonmarin@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Très peu d’informations sont disponibles sur le poids de la grippe à l’échelon national chez les soignants et ses conséquences sur les patients hospitalisés. Les fiches de signalement des infections nosocomiales (IN) liées à la grippe transmises entre 2001 à 2010 à l’Institut de veille sanitaire ont été ré-analysées à cette fin.
    Pendant cette période, 129 épisodes d’IN liés à la grippe ont été rapportés, représentant 1 % de l’ensemble des signalements et moins de 10 épisodes par an, à l’exception de 2005 et 2009. La majorité des épisodes était contrôlée lors du signalement. Les mesures de contrôle le plus souvent mises en place ont été les mesures dites "gouttelettes" alors que la vaccination était rarement évoquée. Sur 99 épisodes renseignés, près de la moitié touchait le personnel soignant qui en était souvent à l’origine.
    Ces conclusions sont fragiles car le signalement des IN est un système d’alerte générique, non exhaustif, et le recueil d’information n’est pas conçu pour ce type d’analyse. Des études complémentaires seraient utiles pour estimer le poids de la grippe chez les soignants et ses conséquences sur les patients hospitalisés.

    Mots-clés : infection nosocomiale, grippe, soignants 
  •  

    Emmanuel Belchior (e.belchior@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Cette étude fait un bilan des épisodes de coqueluche signalés par les établissements de santé en France de 2008 à 2010, et le compare à celui effectué sur la période de 2000 à 2007.
    De 2008 à 2010, 89 épisodes de coqueluche ont été signalés. L’évolution du nombre annuel de signalements, supérieur à celui de la période 2000-2007, suivait la tendance de celle du nombre de cas pédiatriques déclarés par le réseau hospitalier Renacoq, avec un pic identifié en 2009. Les recommandations actualisées en 2008 ont majoritairement été suivies, montrant une amélioration de la prise en charge de ces épisodes. Cependant, le personnel soignant restait le plus souvent à l’origine des contaminations. La gestion des épisodes mobilisait toujours durablement les équipes en charge de leur maîtrise. La confirmation diagnostique demeurait toujours limitée. Le remboursement de la PCR par l’Assurance maladie, effectif depuis le 15 mars 2011, devrait contourner cette difficulté et, allié à une amélioration de la couverture vaccinale du personnel, permettre une meilleure maîtrise de ces épisodes de coqueluche en établissements de santé. 

    Mots-clés : infections nosocomiales, coqueluche, France 
  •  

    Anne Carbonne (anne.carbonne@sap.aphp.fr) et al.
    CClin Paris-Nord, Paris, France

    Résumé

    La rougeole qui, en France, était devenue une maladie rare, a vu son incidence augmenter à nouveau depuis 2008. Les établissements de santé sont des lieux à risque de transmission où la vigilance a été accrue, surtout depuis 2009 : 29 signalements (102 cas) ont été adressés au CClin Paris-Nord. Parmi ces cas, 43 étaient d’origine nosocomiale et concernaient essentiellement les soignants (81 %). Les catégories de soignants les plus fréquemment atteintes sont les infirmiers et les élèves. Onze soignants ont fait une forme grave de rougeole. Le recensement des sujets "contact" et la mise en oeuvre des précautions "air" ont été réalisés. Le nombre personnes "contact" était très variable d’un épisode à l’autre, en moyenne de 48 patients et de 39 soignants. Des mises à jour de vaccination ont été réalisées auprès des soignants dans 17 établissements.
    La vérification systématique à l’embauche, et la mise à jour le cas échéant, de la vaccination du personnel soignant et des élèves limiterait le nombre de cas et les coûts humains et matériels qui en découlent.

    Mots-clés : rougeole, signalement, épidémie, infection nosocomiale, mesures de contrôle 
  •  

    Ariane Baudu et al.
    Auteur correspondant : Nathalie Floret (nfloret@chu-besancon.fr
    Réseau franc-comtois de lutte contre les infections nosocomiales, Besançon, France

    Résumé

    Introduction – La surveillance nationale des accidents exposant au sang (AES) Raisin-Geres a identifié des situations à risque de contaminations professionnelles par le virus de l’hépatite B (VHB) entre 2005 et 2007. Une étude a été réalisée pour décrire la prise en charge et le suivi post-AES de ces professionnels de santé afin d’identifier d’éventuelles séroconversions VHB.
    Matériels et méthodes – Tout professionnel de santé déclaré non immunisé vis-à-vis du VHB (Ac anti-HBs toujours contrôlés inférieurs à 10 UI/l), victime d’un AES au contact d’un patient source porteur de l’Ag HBs, était éligible. Un questionnaire a exploré le statut du professionnel exposé, le statut du patient source vis-à-vis du VHB, la prise en charge et le suivi sérologique du professionnel exposé.
    Résultats – Parmi 44 430 AES rapportés dans le cadre de la surveillance AES Raisin-Geres sur la période 2005-2007, 25 situations à risque ont été identifiées et 17 ont pu être documentées. Seuls 7 cas se sont avérés être des expositions au VHB de professionnels non immunisés. Six professionnels de santé ont reçu une injection d’immunoglobulines après l’AES, associée pour 2 d’entre eux à une dose supplémentaire de vaccin. Le suivi sérologique n’a pas été conforme aux recommandations pour plusieurs professionnels. Aucune séroconversion par le VHB n’a été observée.
    Conclusion – Ces résultats concordent avec ceux de la surveillance nationale des contaminations professionnelles, qui n’a pas enregistré de séroconversion VHB depuis sa mise en place. Ils plaident pour optimiser les outils de la surveillance et rendre disponible un outil de suivi des vaccinations de l’adulte ad hoc, de manière à ce que l’analyse des AES soit mieux réalisée et que les recommandations de suivi des professionnels exposés soient mieux appliquées.

    Mots-clés : accident d’exposition au sang, professionnels de santé, hépatite B, prophylaxie, vaccination
  •  

    Dans le BEH n°35-36 du 27 septembre 2011, page 371 dans l’article de Jean-Paul Guthmann et coll. : "Couverture vaccinale des soignants travaillant dans les établissements de soins de France. Résultats de l’enquête nationale Vaxisoin, 2009", l’adresse de messagerie électronique exacte de l’auteur correspondant est : jp.guthmann@invs.sante.fr

     

    

 
  •  

    Jean-Paul Guthmann (jpguthmann@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Introduction – Although several vaccines are specifically targeted to healthcare workers (HCWs) in France, there is no national data on vaccination coverage (VC) in this population. We conducted a survey with the main objective of measuring vaccination coverage in doctors, nurses, nurse-assistants, and midwives working in healthcare settings in mainland France.
    Methods – A cross-sectional study where individuals were selected through a two-stage stratified random sampling design. At the first stage, 35 hospitals and clinics were selected in five strata defined by the type of healthcare setting. At the second stage, 1,127 persons were selected in four occupations and three sectors of activity. Data were collected by face-to-face interviews and completed by data gathered from the occupational health doctor.
    Results – Between April and October 2009, 183 doctors, 110 nurses, 58 nurse-assistants and 101 midwives were included in the survey. Vaccination coverage for hepatitis B was 91.7%, with no significant difference between HCWs in surgery and other sectors on one hand, and between surgeons and anaesthetists compared to doctors, on the other hand. Mandatory vaccination represented 95.5% for the booster dose of diphtheria-tetanus-polio (DTP), and 94.9% for BCG. For recommended vaccination, coverage was 11.4% for the ten-year booster of the DTP pertussis containing vaccine, 49.7% for at least one dose of measles, 29.9% for varicella, and 25.6% for influenza. Young HCWs were better vaccinated against pertussis and measles, those working in an obstetric or a paediatric ward were better vaccinated against influenza and pertussis.
    Discussion-conclusion – HCWs are generally well covered by mandatory vaccination, but very poorly for recommended vaccines. The vaccination policy regarding recommended vaccinations should be reinforced, and the vaccination status for these vaccines should be better documented in all occupations. 

    Key words : vaccination coverage, healthcare workers, France 
  •  

    Pierre Loulergue (pierre.loulergue@cch.aphp.fr) et al.
    Université Paris Descartes, Faculté de médecine ; Inserm, CIC BT505 ; AP-HP, Groupe hospitalier Cochin Broca Hôtel-Dieu, Centre d’investigation clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur, Paris, France

    Summary

    Introduction – Healthcare students must follow the same vaccination recommendations as all healthcare professionals. There is currently no vaccination coverage data on this population in France.
    Material and method – We conducted a cross-sectional survey on medical, nursing and midwives students who were training in 15 hospitals of the Assistance Publique – Hôpitaux de Paris between March and July 2009. All midwives students from the 15 hospitals with a maternity ward were surveyed. Medical and nursing students were selected through three-stage random sampling in 10 hospitals. Data were collected by face-to-face interviews and checked on a health document (health or vaccination records).
    Results – In all, 432 students were included (178 medical, 147 nursing, 107 midwives) of whom 376 (87%) had a proof of vaccination. Confirmed vaccination coverage for mandatory vaccinations was 95.9% for the booster dose of DTP, 93.6% for BCG, and 91.8% for at least 3 doses of hepatitis B. For recommended vaccinations, confirmed vaccination coverage (except influenza for which coverage is reported) was 44% for pertussis (booster dose at 11-13 or at 16-18 years old), 39.6% for influenza, 79.3% for the first dose of measles (49.60% for the second dose). Out of the 27 students without a history of varicella, 6 were vaccinated.
    Discussion – Immunization coverage of healthcare students is high for mandatory vaccinations, but largely insufficient for recommended vaccinations. A better follow-up of vaccinations guidelines is needed in this population.

    Key words : immunization coverage, healthcare students, France 
  •  

    Isabelle Bonmarin (i.bonmarin@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France
     

    Summary

    Very little information is available on the national burden of influenza among healthcare workers and the consequences on hospitalised patients. We reviewed influenza-related healthcare-associated infection (HAI) notified to InVS from 2001 to 2010.
    During this period, 129 HAI episodes of influenza related HAIs were reported, representing 1% of all HAI reports, and less than 10 episodes per year, except in 2005 and 2009. Most of the episodes were controlled when reported. Droplet precautions were the most frequently applied control measures, whereas vaccination was rarely mentioned. Almost 50% of the 99 documented episodes affected healthcare workers who were often the source of contamination.
    These conclusions are fragile because HAI early warming and response system encompasses all types of infection, and is not exhaustive. In addition, the data collection system is not designed for such analyses. Further studies should be conducted in order to better assess the influenza burden on healthcare workers and the consequences on hospitalised patients.

    Key words : healthcare-associated infection, influenza, healthcare worker 
  •  

    Emmanuel Belchior (e.belchior@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    This study reviews notifications of healthcare-associated pertussis from 2008 to 2010 in France. The results were compared to those obtained from notifications made between 2000 and 2007.
    From 2008 to 2010, 89 episodes of pertussis were reported. This increasing number was in line with the paediatric cases trends identified by the hospital network Renacoq with a peak reported in 2009. The 2008 updated guidelines were well followed, showing an improvement in the management of these episodes. Nevertheless, healthcare workers were still the main source of contamination. The management of episodes usually mobilized teams in charge of their control for a long period of time. Diagnostic confirmation was still difficult. Recent reimbursement of the PCR since 15 March 2011 should offset this problem and improve the management of pertussis episodes in healthcare settings where healthcare workers should be vaccinated. 

    Key words : healthcare-associated infections, pertussis, France 
  •  

    Anne Carbonne (anne.carbonne@sap.aphp.fr) et al.
    CClin Paris-Nord, Paris, France 

    Summary

    The incidence of measles is increasing in France, although it was a rare disease until recently. Healthcare settings are at high risk of transmission and their attentiveness was reinforced since 2009: 29 notifications (102 cases) were sent to the infection control coordination centre of Northern France. Among these cases, 43 were hospital-acquired and concerned healthcare workers (HCW) (81%). Infected HCW were mostly nurses and students. Eleven HCW presented with severe clinical symptoms for measles. The identification of contact patients and control measures against airborne micro-organisms were implemented. The number of contact patients was highly variable from one episode to another, an average of 48 patients and 39 HCWs. Vaccination updates were conducted among HCWs in 17 healthcare facilities. Systematic control of vaccine status at hiring, and completion of vaccination, if necessary, could limit the human and material cost of measles cases. 

    Key words : measles, notification, outbreak, healthcare-associated infection, control measures 
  •  

    Ariane Baudu et al.
    Auteur correspondant : Nathalie Floret (nfloret@chu-besancon.fr
    Réseau franc-comtois de lutte contre les infections nosocomiales, Besançon, France

    Summary

    Introduction – Surveillance of occupational blood and body fluids exposures (BBFE) conducted at national level through the RAISIN in collaboration with GERES identified several healthcare workers (HCWs) at risk of occupational exposure to hepatitis B virus (HBV) from 2005 to 2007. The aim of the study was to investigate measures taken after exposure and the post-BBFE follow up of these HCWs to identify possible HBV seroconversions.
    Material and methods – Any non-immunized HCW (anti-HBV antibodies always below 10 UI/l) exposed to HBV was included. A questionnaire was sent to assess VHB status of each HCW, HBV status of their source patient, support and serological monitoring post-BBFE.
    Results – Among 44,430 reported BBFEs through the surveillance of RAISIN-GERES from 2005 to 2007, 25 situations at risk were identified, and 17 were well-documented. Only 7 cases were confirmed to be at risk. Six HCWs received an injection of immune globulin within 72 hours of BBFE combined for 2 of them with an extra dose of vaccine. Post-BBFE serological monitoring was not consistent with the recommendations for HCWs. No HBV seroconversion was observed.
    Conclusion – These results are in line with those provided by the surveillance of occupational HBV transmission to HCW, as no HBV seroconversion was registered since it was implemented. They are in favour of optimizing surveillance tools and making available a tool for tracking immunization in ad hoc adults in order to better document BBFE characteristics and improve the preventive management of exposed HCWs. 

    Key words : occupational blood exposure, healthcare workers, hepatitis B, prophylactic strategies, vaccination 
  •  

    Dans le BEH n°35-36 du 27 septembre 2011, page 371 dans l’article de Jean-Paul Guthmann et coll. : "Couverture vaccinale des soignants travaillant dans les établissements de soins de France. Résultats de l’enquête nationale Vaxisoin, 2009", l’adresse de messagerie électronique exacte de l’auteur correspondant est : jp.guthmann@invs.sante.fr

     

    

Consulter tous les numéros Haut de page