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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 25/10/2011

BEH n°39/2011

25/10/2011

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Le numéro (pdf- 556,75 Ko)

 
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    Axelle Romby (romby.axelle@gmail.com) et al.
    Bureau de santé publique, Service de prévention et d’action sanitaire, Conseil général de Seine-Saint-Denis, Saint-Denis, France

    Résumé

    Introduction – Devant la survenue concomitante de cas de tuberculose dans deux lycées de Seine-Saint-Denis, le centre de lutte contre la tuberculose du département a effectué une étude cherchant à montrer la dynamique des contaminations et l’intérêt du dépistage actif autour des cas.
    Méthode – Cette étude rétrospective a eu lieu durant le deuxième semestre 2010 sur les centres de dépistage du département. Ont été recueillies les données relatives aux dépistages autour des trois cas index initiaux, diagnostiqués à la suite de l’apparition de symptômes, ainsi qu’autour des cas secondaires, diagnostiqués à la suite des dépistages organisés. Le génotypage d’une partie des souches de bacille a été réalisé.
    Résultats – Autour des trois cas index, 1 347 personnes ont bénéficié d’un dépistage complet (63% des sujets contacts identifiés) ; 15 cas de tuberculose maladie (1,1% des 1 347 personnes dépistées) et 229 infections tuberculeuses latentes (17,0% des 1 347 personnes dépistées) ont été diagnostiqués. Un lien a été établi entre les dépistages des deux lycées. Trois souches différentes de bacilles ont été typées.
    Discussion et conclusion – L’enquête a permis de confirmer les bénéfices de la mise en place de dépistages rigoureux autour des cas, bénéfices tant individuels que collectifs. Elle a également permis d’identifier des facteurs pouvant favoriser la poursuite des chaînes de contamination : la formation parfois insuffisante des corps médicaux et paramédicaux sur la maladie, les erreurs de prise en charge qui en découlent et les difficultés d’organisation et d’acceptabilité du dépistage autour des cas.

    Mots-clés : tuberculose, dépistage, investigation, lycée
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    Laurent Michel (laurent.michel@erx.aphp.fr) et al.
    Inserm U669, Paris, France
    Université Paris-Sud et Université Paris Descartes, UMR-S0669, Paris, France
    AP-HP, Hôpital Émile Roux, Centre de traitement des addictions, Limeil-Brévannes, France

    Résumé

    Introduction – En France, la prévention du risque infectieux en prison est encadrée par deux textes émanant conjointement des ministères en charge de la Justice et de la Santé : une circulaire de 1996 et un guide méthodologique actualisé en 2004. L’objectif de cette étude est d’estimer le risque infectieux dans les prisons françaises au moyen d’une évaluation de l’accessibilité des mesures de prévention préconisées dans ces textes.
    Matériel-méthodes – Un questionnaire a été adressé à chaque responsable d’unité médicale de l’ensemble des prisons françaises en novembre 2009.
    Résultats – Soixante-six pour cent des établissements ont répondu, couvrant 74% de la population incarcérée. Un faible niveau d’accessibilité aux mesures de prévention a été globalement constaté, plus particulièrement pour l’eau de Javel, les traitements de substitution aux opiacés, les préservatifs, la prophylaxie post-exposition pour le VIH et le coiffage. Le calcul d’un score d’observance aux recommandations nationales mais également internationales a permis d’objectiver ce décalage entre les recommandations et les pratiques.
    Conclusion – Le dispositif français de prévention du risque infectieux en prison, déjà limité réglementairement comparativement à celui existant en milieu libre, est insuffisamment déployé. Le risque infectieux y est élevé et la redéfinition d’une politique de soins et de prévention en détention apparaît indispensable. Il serait également souhaitable que des moyens permettant d’étoffer et former les équipes de soins, ainsi que les autres intervenants en détention, soient alloués.

    Mots-clés : prison, prévention, maladies infectieuses, IST, VIH, hépatites virales, réduction des risques
 
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    Axelle Romby (romby.axelle@gmail.com) et al.
    Bureau de santé publique, Service de prévention et d’action sanitaire, Conseil général de Seine-Saint-Denis, Saint-Denis, France

    Summary

    Introduction – Face to the concomitant occurrence of tuberculosis cases in two high schools of Seine-Saint-Denis, the district tuberculosis control centre conducted a study in order to assess the contamination dynamics and the importance of active screening around pulmonary cases.
    Method – This retrospective study was conducted in the screening centres of Seine-Saint-Denis during the second semester of 2010. Data related to screening from three index cases diagnosed after symptoms and all secondary cases diagnosed by organised screening were collected. The genotyping of some of the bacillus strains was performed.
    Results – Around the three index cases, 1,347 people received complete investigation (63% of the contact persons identified), 15 tuberculosis cases (1.1% of 1,347 screened) and 229 latenttuberculosis infections (17% of 1,347 screened) were diagnosed. A link has been established between the screenings of the two high schools. Three different strains of bacillus were typed.
    Discussion and conclusion – This study allowed to confirm the benefits, both individually and collectively, of implementing strict screening around cases. It also contributed to identify factors likely to encourage the contamination chain: the lack of training of the medical and paramedical staff on this disease and the ensuing errors of medical care, as well as the difficulties to organize and accept screening around cases. 

    Key words : tuberculosis, screening, investigation, high school
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    Laurent Michel (laurent.michel@erx.aphp.fr) et al.
    Inserm U669, Paris, France
    Université Paris-Sud et Université Paris Descartes, UMR-S0669, Paris, France
    AP-HP, Hôpital Émile Roux, Centre de traitement des addictions, Limeil-Brévannes, France

    Summary

    Introduction – Prisons are at high infectious risk in France where prevention is regulated by a circular of 1996 and a methodological guide updated in 2004 issued by the Ministry of Justice and the Ministry of Health respectively. The objective of this study is to estimate the risk of infection in French prisons based on an assessment of the accessibility of preventive measures recommended in these texts.
    Material-methods – A questionnaire was sent to each head of medical unit for all French prisons in November 2009.
    Results – Sixty-six percent of prisons answered, covering 74% of the prison population. A low level of accessibility to preventive measures was generally observed, especially for bleach, opioid substitution treatments, condoms, postexposure prophylaxis for HIV and haircutting. Two score of adherence to national and international guidelines were calculated in order to evaluate the gap between recommendations and practices.
    Conclusion – The French infectious risk-prevention system in prisons is quite limited statutorily compared to the system existing in the community. Moreover, it is not adequately implemented. The risk of infection is high and a new prevention and care policy in prison settings is urgently needed. Sufficient resources to expand and train health care teams as well as other stakeholders in prisons must be allocated.

    Key words : prison, prevention, infectious diseases, STI, HIV, viral hepatitis, harm reduction
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