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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 10/01/2012

BEH n°1/2012

10/01/2012

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Le numéro (pdf- 1,90 Mo)

 
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    Christine de Peretti (c.deperetti@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint Maurice, France

    Résumé

    Objectifs – Les objectifs de cette étude étaient d’estimer la prévalence des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de leurs séquelles dans la population française résidant en ménage ordinaire ou en institution, et de décrire les limitations de déplacement et les difficultés pour les activités de la vie quotidienne (ADL) des personnes avec séquelles d’AVC.
    Méthodes – Handicap‑santé est un système d’enquêtes déclaratives par entretien en face‑à‑face comprenant un volet « ménages » (HSM, réalisée en 2008) et un volet « institution » (HSI, en 2009) ; 29 931 personnes ont été interrogées pour HSM et 9 104 pour HSI.
    Résultats – HSM et HSI ont permis d’estimer la prévalence des antécédents d’AVC à 1,2% et celle des séquelles à 0,8%. Les séquelles les plus fréquentes étaient des troubles de l’équilibre et de la mémoire. Parmi les personnes avec séquelles, 51% ont déclaré avoir beaucoup de difficultés ou ne pas pouvoir marcher 500 mètres, et 45,3% des difficultés pour au moins une ADL (la toilette le plus souvent). Les personnes avec séquelles d’AVC étaient 11,1% à résider en institution, dont 86,8% avec des difficultés pour au moins une ADL.
    Conclusion – La prévalence des séquelles d’AVC dans la population française a été estimée à 0,8%. L’impact sur les ADL est fréquent : il concerne près de la moitié des personnes avec séquelles, cette proportion s’élevant à 9 sur 10 pour celles qui étaient en institution.

    Mots-clés : Accident vasculaire cérébral, séquelles, ADL, prévalence, étude déclarative
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    Anne Fouillet (a.fouillet@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint‑Maurice, France

    Résumé

    Introduction – Depuis 2007, un nouveau mode de certification des décès par voie électronique est à la disposition des médecins. Cette étude constitue la première analyse épidémiologique des données collectées par ce système.
    Méthodes – La progression du déploiement de la certification électronique a été évaluée de janvier 2007 à septembre 2011. Une analyse comparative des décès par âge, sexe, département et par cause médicale de décès selon le mode de certification (papier/électronique) a été menée sur l’année 2010. L’utilisation des données pour la surveillance sanitaire en temps réel est illustrée à travers l’exemple de la grippe.
    Résultats – En juin 2011, près de 5% de la mortalité nationale était certifiée électroniquement, avec une répartition hétérogène par département. Quatre‑vingt quatre pour cent (84%) des certificats électroniques étaient enregistrés à l’hôpital (vs. 48% sur certificat papier). Les décès des personnes âgées de plus de 85 ans étaient les moins fréquemment certifiés par voie électronique. Quatre‑vingt dix pour cent (90%) des décès étaient certifiés dans le jour suivant le décès.
    Conclusion – Accessibles aux épidémiologistes quelques heures après le décès, les données issues de la certification électronique constituent une amélioration considérable pour la surveillance sanitaire. Toutefois, l’utilisation de ce système pour une surveillance fiable à un niveau national impose une forte participation des établissements de santé.

    Mots-clés : mortalité, certification électronique, surveillance syndromique
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    Le BEH et le BEHWeb remercient chaleureusement tous ceux qui ont contribué en 2011 à leur réalisation.
    Merci, bien sûr, aux auteurs qui y ont proposé leurs articles.
    Merci à tous les relecteurs, dont le regard critique contribue grandement à la qualité finale des travaux publiés.
    Merci aux membres du Comité de rédaction et aux coordinateurs des numéros thématiques, qui mettent à la disposition du BEH leur expertise et beaucoup de leur temps.

    (Liste détaillée des relecteurs et des membres du Comités de rédaction dans le BEH)

 
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    Christine de Peretti (c.deperetti@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint Maurice, France

    Summary

    Objectives – The objectives of this study were to assess the prevalence of stroke and of stroke sequelae in the French population living in ordinary households or in institutions, and to describe the difficulties of persons with stroke sequelae in walking and activities of daily living (ADL).
    Methods – The “Disabilities and Health” cross‑sectional surveys were conducted in France in 2008-2009 to provide estimates of self‑reported disabilities and diseases in the French population: there were 29,931 face‑to‑face interviews for the community dwelling section (HSM) and 9,104 for the institution section (HIS).
    Results – The prevalences of self‑reported stroke and of stroke sequelae were respectively 1.2% and 0.8%. The most common sequelae were impaired balance and memory problems. Among persons with stroke sequelae, nearly half had strong difficulties or were unable to walk 500 meters, and 45.3% reported problems for at least one ADL (personal hygiene being the most frequent). Among persons with stroke sequelae, 11.1% lived in long‑term care facilities, of whom 86.8% had difficulties in at least one ADL.
    Conclusion – The prevalence of self‑reported stroke sequelae was estimated at 0.8%. Functional consequences were common: nearly half of persons with stroke sequelae reported ADL difficulties, this proportion being nearly 9 out of 10 for those living in long‑term care facilities.

    Key words : stroke, sequelae, ADL, prevalence, self‑reported study
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    Anne Fouillet (a.fouillet@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint‑Maurice, France

    Summary

    Introduction – Since 2007, it is possible for physicians to certify death electronically. This study is the first epidemiological analysis of the data collected by such system.
    Methods – The time‑course of electronic certification dissemination was evaluated from January 2007 to September 2011. Mortality distribution by age, department and medical cause of death is compared according to the certification system used (paper/electronic) over the year 2010. The use of data for real‑time health surveillance is illustrated through the example of influenza.
    Results – In June 2011, almost 5% of national mortality was certified electronically, with a heterogeneous geographical distribution. Eighty‑four percent (84%) of electronic certificates were recorded at hospital (vs. 48% with paper certificates). Deaths of people aged over 85 are less frequently certified electronically. Ninety percent (90%) of deaths were certified in the day following death.
    Conclusion – Available to epidemiologist a few hours after death, data collected from electronic certification constitute a significant progress for health surveillance. However, the use of such a system for reliable health surveillance at national level requires a strong participation of health care units.

    Key words : mortality, electronic certification, syndromic surveillance
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