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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 06/03/2012

BEH n°10-11/2012

06/03/2012

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Le numéro (pdf- 493,84 Ko)

 
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    Christine de Peretti (c.deperetti@invs.sante.fr) et al,
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Introduction – Cette étude examine les évolutions des taux de personnes hospitalisées pour accident vasculaire cérébral (AVC) entre 2002 et 2008.
    Méthodes – Les données ont été extraites des bases nationales des résumés d’hospitalisation en court séjour. Les événements ont été sélectionnés à partir du diagnostic principal et seuls les premiers séjours annuels de chaque patient ont été conservés. Les taux ont été standardisés (population française de 1999), et les tendances analysées par régression de Poisson.
    Résultats – Il y a eu une légère diminution des taux de personnes hospitalisées pour AVC entre 2002 et 2008 (-2,6 %). Cette tendance globale recouvre toutefois des évolutions différenciées selon l’âge : après 65 ans, les taux standardisés ont diminué de 674,6 à 630,3 pour 100 000 habitants (-6,6 %), mais ils ont augmenté avant 65 ans de 37,1 à 41,1 pour 100 000 (+10,8 %).
    Conclusion – Sur la période considérée, il y a eu augmentation des taux de personnes hospitalisées pour AVC dans la population de moins 65 ans et réduction des taux pour les plus âgés.

    Mots-clés : Accident vasculaire cérébral, bases nationales d’hospitalisation, tendances récentes
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    Khadoudja Chemlal (k.chemlal@psl.aphp.fr) et al,
    Unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI), Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France

    Résumé

    Introduction – L’offre de soins en milieu carcéral vis-à-vis de l’infection par le VIH et les hépatites, a été étudiée dans l’enquête Prévacar, menée en 2010 par la Direction générale de la santé avec la collaboration scientifique de l’Institut de veille sanitaire.
    Méthode – Un questionnaire sur l’offre de soins a été adressé à l’ensemble des unités de consultations et de soins ambulatoires (UCSA) présentes dans les établissements pénitentiaires en France métropolitaine et les départements d’outre-mer.
    Résultats – Sur 168 UCSA, 146 ont répondu au questionnaire (86 %). La quasi-totalité des établissements propose un dépistage des trois virus VIH, VHC et VHB à l’arrivée en détention, mais seulement la moitié renouvelle la proposition en cas de refus initial. Un dépistage anonyme et gratuit est disponible dans environ 1/3 des établissements. Les établissements accueillant plus de 500 personnes détenues disposent plus fréquemment d’une consultation spécialisée d’infectiologie ou d’hépatologie que ceux de plus petite capacité. Une hépatite C chronique active n’est recherchée que dans la moitié des cas de sérologies positives et l’accessibilité aux tests non invasifs de fibrose diffère selon les établissements. L’accès au vaccin contre le virus de l’hépatite B ne semble poser aucune difficulté dans les UCSA.
    Conclusion – La forte participation des UCSA dans cette enquête permet de dégager les points forts et les points à améliorer dans l’offre de soins relative au VIH et aux hépatites en milieu carcéral.

    Mots-clés : Prison, personnes détenues, VIH, hépatite B, hépatite C
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    Nicolas Carré (nicolas.carre@ars.sante.fr) et al,
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Île-de-France et Champagne-Ardenne, Paris, France

    Résumé

    En Île-de-France, où les intoxications au monoxyde de carbone (CO) étaient parmi les plus fréquentes en 2008, une chaudière était à l’origine des deux tiers des épisodes d’intoxications et l’utilisation inappropriée de brasero ou de barbecue représenterait une intoxication sur dix. Cet article a pour objectif de préciser si ces caractéristiques des épisodes d’intoxication survenant en Île-de-France sont encore observées en 2010 et de décrire les personnes intoxiquées.
    De fréquence variable d’un département à l’autre, 284 épisodes ont été signalés en 2010. Survenant très fréquemment dans l’habitat (83,7 %), l’appareil en cause était alors le plus souvent une chaudière (65,6 %). Un dysfonctionnement de cet appareil était souvent identifié (31,0 %), mais une anomalie des conduits de raccordement ou d’évacuation des gaz de combustion était cependant très fréquente (69,0 %), cette anomalie étant éventuellement associée à un défaut d’aération de l’habitat (21,4 %). L’utilisation inadaptée de braseros ou de barbecues dans l’habitat a été à l’origine de 20 (10,4 %) épisodes d’intoxications, dont 11 signalés en Seine-Saint-Denis. Les formes sévères représentaient 8,3 % des 895 personnes intoxiquées et 7 décès ont été signalés.
    La fréquence stable et élevée des intoxications dont l’origine est une chaudière montre que l’entretien annuel de ces appareils et des conduits d’évacuation des gaz brûlés est indispensable. De plus, la sensibilisation d’une partie de la population au risque d’une utilisation détournée de braseros ou de barbecues est nécessaire.

    Mots-clés : Monoxyde de carbone, intoxication, habitat, chaudière, brasero, barbecue
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    Arnaud Fotso Kamdem (afotso@chu-besancon.fr) et al,
    Centre hospitalier régional universitaire de Besançon, Hôpital Saint-Jacques, Besançon, France

    Résumé

    Introduction – En France, les caractéristiques épidémiologiques de l’invagination intestinale aiguë (IIA) ne sont pas connues.
    Méthode – L’objectif principal était d’estimer l’incidence annuelle de l’IIA chez l’enfant de moins de 1 an. Il s’agissait d’une étude épidémiologique observationnelle prospective avec enregistrement exhaustif des cas suspectés d’IIA de l’enfant de moins de 1 an, sur une période de quatre ans, du 1er avril 2008 au 31 mars 2012 dans la région Grand-Est (98 600 naissances/an). Les suspicions d’IIA ont toutes été classées selon la Classification de Brighton (5 niveaux de certitude) par un comité diagnostique d’experts indépendants.
    Résultats – Du 1er avril 2008 au 31 mars 2010, 109 cas de suspicion d’IIA ont été inclus ; 80 cas (73,4 %) ont été classés de niveau 1 (cas certains). Le sex-ratio (garçon/fille) des cas était de 1,7 et le pic de survenue de l’IIA se situait entre les âges de 6 et 8 mois (29,9 %). Le taux d’incidence annuel des IIA confirmées (niveau 1), avec et sans causes anatomiques avérées, pour 1 000 naissances vivantes a été de 0,48 pour la première année d’étude et de 0,34 pour la deuxième année d’étude. Le taux d’incidence annuel des IIA idiopathiques confirmées (niveau 1) a été de 0,43 pour la première année d’étude et de 0,31 pour la deuxième année d’étude.
    Conclusion – Nos résultats sont en cohérence avec les données de la littérature. Notre étude, qui doit se poursuivre jusqu’au 31 mars 2012, permettra à terme d’analyser l’évolution de l’incidence et d’identifier les facteurs de risque de l’IIA chez l’enfant de moins de 1 an.

    Mots-clés : Invagination intestinale aiguë, taux d’incidence, épidémiologie, Epistudy, Classification de Brighton, nourrisson
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    Dans l’article « Le dispositif des maladies à déclaration obligatoire en France : évolutions récentes » paru dans le BEH n° 33-34 du 20 septembre 2011, une erreur s’est glissée dans le Tableau 1 page 367.

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    Dans l’article « Intoxications par le monoxyde de carbone en Île-de-France en 2010 » paru dans le BEH n° 10-11 du 6 mars 2012, le Tableau 3 page 137 est présenté de manière erronée.

 
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    Christine de Peretti (c.deperetti@invs.sante.fr) et al,
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Objectives – The objectives of this study were to assess the trends of hospitalized stroke rates in France from 2002 to 2008.
    Methods – Hospitalizations for stroke were determined from the French national hospital discharge databases. Events were selected from the main diagnosis, and only one event per person and per year was included. Rates were age-standardized by a direct method using the 1999 French census population as standard population. Time trends in hospitalization rates were tested using the log linear Poisson regression model.
    Results – There was a global decrease in stroke annual incidence rates between 2002 and 2008 (-2.6%). But there were disparities according to age. Stroke rates decreased in population aged 65 or over from 674.6 to 630.3 per 100,000 inhabitants (-6.6%), but increased in people under 65 years old from 37.1 to 41.1 per 100,000 (+10.8%).
    Conclusion – There was an increase in annual incidence of hospitalized stroke in population under 65 years of age from 2002 to 2008, contrasting with a decrease of this rate in the older population.

    Key words : Stroke, national hospitalisation databases, recent trends
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    Khadoudja Chemlal (k.chemlal@psl.aphp.fr) et al,
    Unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI), Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France

    Summary

    Introduction – In 2010, health care services in jails related to HIV and hepatitis were studied in the PREVACAR survey, conducted by the Ministry of Health with the scientific collaboration of the French Institute for Public Health Surveillance (InVS).
    Method – A questionnaire on the provision of health care services was sent to all outpatient consultations (UCSA) existing present in jails in France and the overseas departments.
    Results – 146 of 168 UCSA (86%) responded to the questionnaire. Almost all of these offers a screening of the 3 HIV, HCV and HBV viruses on arrival but only half renew the proposal in case of denial. A free and anonymous testing is available in about one third of jails. Those serving more than 500 detainees have more frequently hepatology or infectious disease specialiststhan those of smaller capacity. Chronic active hepatitis C is sought in half the cases of positive serology and accessibility to non-invasive tests of fibrosis differs among institutions. Access to hepatitis B vaccine seems not to be a problem.
    Conclusion – The strong participation of UCSA in this investigation reveals the strengths and areas for improvement in the provision of care related to HIV and hepatitis in jails.

    Key words : Prison, prisoners, HIV, B hepatitis, C hepatitis
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    Nicolas Carré (nicolas.carre@ars.sante.fr) et al,
    Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région Île-de-France et Champagne-Ardenne, Paris, France

    Summary

    In the region Ile-de-France where most of carbone monoxide (CO) poisoning occurred in 2008, a boiler was involved in two out of three episodes of poisoning, and the misuse of a brasero or barbecue was the source of poisoning in one episode out of ten. The aim of this article was to describe whether those characteristics were still observed in 2010, and to describe cases of CO poisoning.
    Different in numbers from a district to another, 284 episodes were reported in 2010 in the region. Poisoning episodes very frequently occurred in households (83.7%), boilers being involved in 65.6% of those episodes. Next to a dysfunction of this device which was often identified (31.0%), a defect in the ventilation shaft of exhaust smokes was also frequently observed (69.0%) and possibly associated to a defect of the household ventilation (21.4%). The misuse of a brasero or barbecue in the household provoked 20 (10.4%) poisoning episodes, of which 11 occurred in the Seine-Saint-Denis district. Severe forms of CO poisoning accounted for 8.3% of the 895 cases and 7 deaths were notified.
    The steady high frequency of CO poisoning episodes related to a boiler clearly shows that yearly maintenance of those devices and cleaning of the ventilation shaft of exhaust smokes is necessary.

    Key words : Carbone monoxide, poisoning, household, boiler, brasero, barbecue
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    Arnaud Fotso Kamdem (afotso@chu-besancon.fr) et al,
    Centre hospitalier régional universitaire de Besançon, Hôpital Saint-Jacques, Besançon, France

    Summary

    Introduction – The epidemiological characteristics of acute intussusception (AI) are unknown in France.
    Method – Our main aim was to estimate the annual incidence of AI in infants under the age of twelve months. This epidemiological observational prospective study made an exhaustive record of suspected AI cases in infants under the age of twelve months over a four year period from 1 April 2008 to 31 March 2012 in eastern France (98,600 births per year). Each suspected case of AI was classified according to the Brighton Collaboration criteria (5 levels of certainty) by a diagnostic committee of independent experts.
    Results – Between 1 April 2008 and 31 March 2010, 109 suspected cases of AI were included; 80 cases (73.4%) were classed as level 1 (confirmed cases). The sex ratio (boy/girl) for cases was 1.7 and AI occurrence peaked between the ages of 6 and 8 months (29.9%). The annual incidence rate per 1,000 live births of confirmed AI (level 1) with and without proven anatomical causes was 0.48 for the first year and 0.34 for the second year. The annual incidence rate of confirmed idiopathic AI (level 1) was as follows: 0.43 for the first year and 0.31 for the second year.
    Conclusion – Our results are consistent with data in the literature. Our study, which will run until 31 March 2012, will analyze long term change in incidence, and identify the risk factors for AI in infants under the age of twelve months.

    Key words : Acute intussusception, incidence rate, epidemiology, EPISTUDY, Brighton Collaboration criteria, infant
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