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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 05/06/2012

BEH n°22-23/2012

05/06/2012
Surveillance épidémiologique des risques professionnels, quoi de neuf ?

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Le numéro (pdf- 796,78 Ko)

 
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    Madeleine Valenty (m.valenty@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Introduction – Le système français de santé au travail est largement développé mais l’impact des déterminants professionnels sur la santé de la population est encore mal connu.
    Méthode – L’Institut de veille sanitaire, en collaboration avec l’Inspection médicale du travail, s’est appuyé sur un dispositif législatif pour mettre en place un programme de surveillance des maladies à caractère professionnel (MCP) signalées par un réseau des médecins du travail qui surveillent l’ensemble des salariés en activité.
    Résultats – Les résultats des huit régions ayant participé au programme en 2008 sont présentés. Le taux de signalement est de 5,7 %. Les prévalences sont plus élevées chez les femmes que chez les hommes, à l’exception des troubles de l’audition. Les principales pathologies sont les pathologies de l’appareil locomoteur (hommes : 2,7 % ; femmes : 3,6 %) et la souffrance psychique (hommes : 1,1 % ; femmes : 2,4 %). Les prévalences des troubles musculo-squelettiques les plus élevées sont observées dans le secteur de la construction chez les hommes (4,6 %) et dans l’industrie chez les femmes (6,6 %). La prévalence de la souffrance psychique est la plus élevée dans le secteur financier pour les deux sexes (hommes : 3,5 % ; femmes : 4,9 %). La prévalence de la souffrance psychique est plus faible chez les ouvriers (hommes : 0,7 % ; femmes : 1,6 %) que chez les cadres et professions intellectuelles supérieures (hommes : 1,7 % ; femmes : 3,7 %).
    Conclusion – Ce programme, inscrit dans le Plan santé au travail 2010-2013, s’étend progressivement pour atteindre 15 régions en 2012. Ces résultats sur l’altération de la santé liée au travail constituent des outils d’observation, d’aide à la décision et d’information d’une importance majeure.

    Mots-clés : Maladies à caractère professionnel, veille sanitaire, médecin du travail
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    Patrick Desobry et al.
    ERDF‑GrDF, Services de santé au travail (SST) de Lille, France
    Auteur correspondant : Thierry Calvez (thierry.calvez@edf.fr)
    EDF, Délégation santé groupe, Levallois‑Perret, France

    Environ 140 000 salariés des groupes EDF et GDF Suez sont suivis dans des services de santé au travail d’entreprise. En 2007, un groupe de travail d’une douzaine de médecins a souhaité mettre en oeuvre le protocole des Quinzaines des maladies à caractère professionnel (MCP) afin d’estimer la fréquence des pathologies liées au travail et identifier les groupes de salariés les plus atteints. Ce protocole, élaboré par l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Inspection médicale du travail (IMT), a été adapté et proposé aux médecins du travail des entreprises en 2008 et 2010.
    En 2008 et 2010, respectivement 110 (64 %) et 98 (55 %) médecins ont participé aux Quinzaines et 4 638 et 3 581 salariés ont été vus en visite. La prévalence des troubles musculo‑squelettiques (TMS) a été estimée à 1,7 % en 2008 et 1,9 % en 2010 et celle des différentes formes de souffrance psychique à 4,8 % puis 4,2 %. Plus d’un tiers des TMS correspondait à un tableau de maladie professionnelle.
    La prévalence toutes pathologies est proche de celle observée dans les Quinzaines InVS/IMT (6 à 7 %). Cependant, la souffrance psychique est 2 à 3 fois plus fréquente et les TMS sont 2 fois moins fréquents. Par ailleurs, des associations attendues avec le sexe, l’âge et la catégorie hiérarchique ont été mises en évidence. Une convention InVS‑EDF a été signée fin 2011 pour pérenniser ce partenariat.

    Mots-clés : Santé au travail, maladie à caractère professionnel, prévalence, troubles musculo‑squelettiques, santé mentale
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    Julien Brière (j.briere@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Introduction – L’information sur les accidents du travail et de trajet indemnisés par la Sécurité sociale est insuffisamment exploitée en France. Peut-on utiliser ces données pour calculer des indicateurs nationaux de surveillance des accidents mortels d’origine professionnelle ?
    Méthodes – Pour les salariés, le nombre de décès et le taux de mortalité par accident du travail et de trajet (par sexe, âge, secteur d’activité et mécanisme accidentel) ont été calculés en rassemblant les données de huit organismes de Sécurité sociale. Pour les travailleurs salariés et non salariés, des estimations du nombre de décès, du taux de mortalité et de la part des décès accidentels due à l’activité professionnelle ont été réalisées.
    Résultats – Chez les travailleurs salariés, le nombre annuel moyen de décès par accident du travail et de trajet atteint 1 330 entre 2002 et 2004. Le taux de mortalité par accident du travail chez les hommes est très élevé dans trois secteurs : l’agriculture-sylviculture-pêche, les transports et la construction. Pour l’ensemble des travailleurs, le nombre annuel moyen de décès par accident du travail et de trajet est estimé entre 1 478 et 1 640.
    Conclusion – Malgré les limites des données utilisées, il a été possible de calculer de manière inédite des indicateurs nationaux sur les accidents du travail et de trajet mortels, permettant d’évaluer l’importance de ce phénomène de santé en France et de le situer par rapport à d’autres problèmes de santé au travail.

    Mots-clés : Accidents du travail, accidents de trajet, sécurité sociale, mortalité
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    Stéphanie Rivière (stephanie.riviere@cict.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Toulouse, France

    Introduction – Les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent la première maladie professionnelle (MP) indemnisée par le régime général de Sécurité sociale. Les statistiques du système de réparation des MP sont régulièrement critiquées en raison d’une sous-déclaration qui a été peu évaluée jusqu’à présent. L’objectif de cette étude était d’approcher la sous-déclaration des TMS de l’épaule, de la main-poignet-doigts et du rachis lombaire.
    Matériel-méthodes – Cette étude s’est appuyée sur les TMS reconnus en MP au régime général de Sécurité sociale et sur ceux signalés comme maladies à caractère professionnel (MCP) par un réseau de médecins du travail volontaires dans sept régions françaises en 2007. Un indicateur approchant le taux de sous-déclaration a été construit et analysé par sexe, âge et secteur d’activité.
    Résultats – L’indicateur de sous-déclaration était de 68 % (fourchette de variation 63-72) pour les TMS de la main-poignet-doigts, 74 % (fourchette de variation 69-78) pour ceux de l’épaule et 80 % (fourchette de variation 72-89) pour le rachis lombaire. Il tendait à diminuer avec l’âge pour l’épaule et variait peu selon les secteurs d’activité.
    Discussion-conclusion – Cet indicateur constitue une approche permettant de mesurer l’importance du phénomène de sous-déclaration. La sous-déclaration plus importante des pathologies rachidiennes pourrait être liée au fait que la balance bénéfice (médico-social) / risque (pour l’emploi) est moins favorable que pour les autres localisations. Les résultats montrent également que la sous-déclaration est un phénomène largement répandu quels que soient les secteurs d’activité.

    Mots-clés : Troubles musculo-squelettiques, sous-déclaration, maladie professionnelle
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    Franck Sillam (franck.sillam@ars.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Dans le cadre du programme de surveillance épidémiologique des troubles musculo-squelettiques mis en oeuvre par l’Institut de veille sanitaire (InVS), une étude sur le syndrome du canal carpien (SCC) opéré a été conduite dans les Bouches-du-Rhône. Les objectifs étaient d’en estimer l’incidence et la part des cas attribuables à l’activité professionnelle. Les patients ont été recrutés à partir d’un réseau de chirurgiens de la main. Les données démographiques et d’activité professionnelle ont été recueillies par auto-questionnaire.
    L’incidence annuelle s’élevait à 2,9 pour 1 000 femmes et 1,1 pour 1 000 hommes. Les incidences les plus élevées s’observaient chez les ouvrières et les employées pour les femmes, et chez les ouvriers pour les hommes.
    Les catégories professionnelles pesant le plus dans la survenue du SCC opéré dans la population active de 20 à 64 ans sont les employées pour les femmes (qui contribuent pour 23 % des cas) et les ouvriers pour les hommes (18 %). L’administration publique est le secteur d’activité pesant le plus chez les femmes comme chez les hommes.
    Ces résultats permettent d’identifier les professions et secteurs d’activité pour lesquels la prévention devrait être prioritaire, et seront comparés à ceux des Pays de la Loire obtenus dans le cadre de ce programme de surveillance.

    Mots-clés : Troubles musculo-squelettiques, syndrome du canal carpien, surveillance épidémiologique, facteurs de risque professionnels, Bouches-du-Rhône
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    Béatrice Geoffroy-Perez (b.geoffroyperez@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

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    Christine Cohidon (christine.cohidon@univ-lyon1.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France
    Université Lyon 1, Université Lyon, Unité mixte de recherche épidémiologique et de surveillance en transport, travail et environnement (Umrestte), Lyon, France

    Introduction – L’objectif de cette étude est de comparer deux programmes de surveillance de l’InVS, MCP (Maladies à caractère professionnel) et Samotrace, dans le domaine de la santé mentale au travail.
    Méthodes – Les deux programmes s’appuient chacun sur un réseau de médecins du travail. La comparaison porte sur des données recueillies dans les régions Centre et avoisinantes entre 2006 et 2008 pour Samotrace et en 2008 pour MCP. Dans MCP, la souffrance mentale liée au travail était diagnostiquée par le médecin du travail. Dans Samotrace, la souffrance mentale était explorée par l’autoquestionnaire GHQ28, puis la part imputable au travail a été calculée à partir des données du programme.
    Résultats – Les prévalences de la souffrance mentale imputable au travail dans les deux programmes sont comprises entre 1 et 5 %. Chez les hommes, les deux programmes s’accordent sur les prévalences les plus élevées parmi les professions intermédiaires et les employés. Chez les femmes en revanche, un gradient ascendant des ouvrières vers les cadres est observé dans MCP, tandis qu’un gradient inverse, bien que non significatif, est observé dans Samotrace.
    Discussion – Cette étude visant à comparer deux démarches d’estimation de la prévalence de la souffrance mentale imputable au travail montre une assez bonne concordance des résultats mais aussi certaines discordances. Elle démontre la nécessité de poursuivre les études dans ce domaine et l’intérêt de disposer de plusieurs sources de données.

    Mots-clés : Maladies à caractère professionnel, Samotrace, santé mentale, salariés, catégorie sociale
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    Corinne Pilorget (corinne.pilorget@univ-lyon1.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France
    Université Lyon 1, Université Lyon, Unité mixte de recherche épidémiologique et de surveillance en transport, travail et environnement (Umrestte), Lyon, France

 
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    Madeleine Valenty (m.valenty@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Introduction – The impact of occupational factors on population health is still poorly understood despite the fact that the French system of occupational health is largely developed.
    Method – The French Institute for Public Health Surveillance, in collaboration with the medical occupational inspection, relied on a legislative package to implement a surveillance programme for work-related diseases reported by a network of occupational physicians who follow-up all active employees.
    Results – The results of the eight regions participating in the 2008 programme are presented. The reporting rate is 5.7%. The prevalence is higher in women than in men, with the exception of hearing impairment. The main diseases are musculoskeletal disorders (men: 2.7%, women: 3.6%) and psychological distress (men: 1.1%, females: 2.4%). The highest prevalence of musculoskeletal disorders is observed in the construction sector in men (4.6%) and in industry among women (6.6%). The prevalence of psychological distress is the highest in the financial sector for both sexes (men: 3.5%, women: 4.9%). The prevalence of psychological distress is lower in blue collar workers (men: 0.7%, females: 1.6%) than among executives and higher intellectual professions (men: 1.7%, females: 3.7%).
    Conclusion – This programme, part of the 2010-2013 Occupational Health Plan is gradually expanding to 15 regions in 2012. These results on the deterioration of health related to work represent observation, decision support and information tools of major importance.

    Key words : Work related diseases, health surveillance, occupational physicians
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    Patrick Desobry et al.
    ERDF‑GrDF, Services de santé au travail (SST) de Lille, France
    Auteur correspondant : Thierry Calvez (thierry.calvez@edf.fr)
    EDF, Délégation santé groupe, Levallois‑Perret, France

    Approximately 140,000 employees of EDF and GDF Suez groups are monitored in services of occupational medicine. In 2007, a working group composed of a dozen doctors wished to implement the surveillance programme of work‑related diseases (WRD) to estimate their frequency and identify groups of workers most affected. This WRD surveillance program, called “Quinzaines MCP” was developed by the French Institute for Public Health Surveillance (InVS) and the Occupational Health Inspection (Inspection médicale du travail, IMT), and was made available to occupational physicians in 2008 and 2010.
    Respectively, 110 (64%) and 98 (55%) of physicians participated in the program in 2008 and 2010, and 4,638 and 3,581 employees were recorded. The prevalence of musculoskeletal disorders (MSDs) was estimated at 1.7% in 2008 and 1.9% in 2010, and the various forms of mental suffering were estimated at 4.8% and 4.2%. More than a third of MSDs matched definitions of occupational diseases.
    The prevalence of all WRDs was similar to the one which was observed during the InVS/IMT program (6 to 7%). However, mental suffering was 2 to 3 times more common, and MSDs half of the amount observed in the InVS/IMT program. In addition, expected associations with sex, age and class hierarchy were identified. A convention between InVS and EDF was signed in late 2011 to sustain this partnership.

    Key words : Occupational health, work‑related diseases, prevalence, musculoskeletal disorders, mental health
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    Julien Brière (j.briere@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Introduction – Insufficient use is made of available information about workplace and commuting accidents covered by social insurance workers compensation funds in France. Can these data be used to calculate national indicators for surveillance of fatal occupational injuries?
    Methods – We calculated the number of deaths and mortality rate from workplace and commuting accidents (by sex, age, economic activity, and cause of accident) for employees by collecting data from eight social insurance funds in France. The number of deaths, the mortality rates, and the fraction of accidental deaths due to work were estimated for both employees and self-employed workers.
    Results – The mean annual number of employee deaths from workplace and commuting accidents reached 1,330 in 2002–2004. The mortality rate from workplace accidents among men was especially high in three sectors: agriculture–forestry–fishing, transportation, and construction. Overall, for employees and independent workers combined, the mean annual number of deaths from workplace and commuting accidents was estimated between 1,478 and 1,640.
    Conclusion – Despite data limitations, it was possible to calculate previously unknown national indicators of fatal workplace and commuting accidents, and to compare them with other work-related health problems.

    Key words : Occupational injury, commuting accident, social security, mortality
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    Stéphanie Rivière (stephanie.riviere@cict.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Toulouse, France

    Introduction – Musculoskeletal disorders (MSDs) are the main work-related diseases compensated by the general insurance scheme. National statistics from the compensation system of occupational diseases are regularly criticized for underreporting and lack of evaluation. The aim of this study was to evaluate underreporting of shoulder, hand-wrist-fingers, and lumbar spine MSDs
    Material-methods – This study was based on compensated MSDs by the general insurance scheme as well as work-related diseases (WRDs) registered via an epidemiological surveillance system based on a network of volunteer occupational physicians in seven regions in 2007. An indicator that approximates the rate of underreporting was constructed and analyzed by sex, age and, sector of activity.
    Results – The indicator of underreporting rate was 68% [extreme values 63-72] for hand-wrist-fingers, 74% [extreme values 69-78] for shoulders, and 80% [extreme values 72-89] for lumbar spine MSDs. It tends to decrease with age for shoulder. The variations of underreporting according to economic sectors were moderate.
    Discussion-conclusion – This indicator is not an accurate estimation of underreporting, although it contributes to assess the importance of the phenomenon. The highest underreporting rate for lumbar rachis may be related to the fact that the balance between the benefits (medical and social) and the risks (employment) is less favourable than for other sites. Overall, our data indicates that MSD underreporting is a widespread phenomenon regardless of the economic sectors.

    Key words : Musculoskeletal diseases, underreporting, occupational disease
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    Franck Sillam (franck.sillam@ars.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    In the context of the programme for epidemiological surveillance of musculoskeletal disorders implemented by the French Institute for Public Health Surveillance (InVS), a study on surgery of the carpal tunnel syndrome (CTS) was conducted in the Bouches-du-Rhone district. The objectives were to estimate the incidence and the proportion of occupational cases.
    Patients were recruited from a network of hand surgeons. Demographic and occupational data were collected by self-administered questionnaires. The annual incidence was 2.9 per 1,000 women and 1.1 per 1,000 men. The highest incidence was observed in blue and white collar staff for women, and in blue collar staff for men.
    Occupational categories that contributed most in the onset of CTS surgery in the active population aged 20 to 64 are white collar for women (who account for 23% of cases) and blue collar for men (18%). Public administration is the most represented sector of activity in women as well as in men.
    These findings contribute to identify occupations and industries for which prevention should be a priority, and they will be compared to those obtained in the Pays de la Loire districts through this monitoring program.

    Key words : Musculoskeletal diseases, carpal tunnel syndrome, epidemiological surveillance, occupational risk factors
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    Béatrice Geoffroy-Perez (b.geoffroyperez@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

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    Christine Cohidon (christine.cohidon@univ-lyon1.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France
    Université Lyon 1, Université Lyon, Unité mixte de recherche épidémiologique et de surveillance en transport, travail et environnement (Umrestte), Lyon, France

    Introduction – The aim of this study is to compare two surveillance programmes developed by the French Institute for Public Health Surveillance, WRD (Work-Related Diseases) and Samotrace, in the field of mental health at work.
    Methods – Each programme is monitored by a network of occupational physicians. The comparison is based on data collected from the Centre and surrounding areas between 2006 and 2008 for Samotrace and in 2008 for WRD. In WRD, work-related psychological distress was diagnosed by the occupational physician. In Samotrace, psychological distress was assessed by the GHQ28 self-administrated questionnaire, and then the work-related attributable fraction was calculated from the programme’s data.
    Results – The prevalence of work-related psychological distress in the two programmes varies between 1 and 5%. In men, the highest prevalence is observed in associate professional, technicians and clerk service workers. In women, an ascendant gradient from blue collar workers to managers is observed while an opposite (but non-significant) gradient is observed in Samotrace.
    Discussion – This study which compares two different methods to estimate the prevalence of work-related psychological distress shows a quite good similarity of results, but some discordance too. It confirms that studies are still necessary in this field and the interest of have multiple data sources.

    Key words : Work-related diseases, Samotrace, mental health, employees, socio-economic category
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    Corinne Pilorget (corinne.pilorget@univ-lyon1.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France
    Université Lyon 1, Université Lyon, Unité mixte de recherche épidémiologique et de surveillance en transport, travail et environnement (Umrestte), Lyon, France

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