Fermer



BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 09/10/2012

BEH n°38/2012

09/10/2012

Télécharger Télécharger Acrobat Reader

Le numéro (pdf- 373,42 Ko)

 
  •  

    Clotilde Cambon-Lalanne et al.
    Auteur correspondant : Josselin Le Bel (cabipic@gmail.com)
    Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité, Département de médecine générale, Paris, France

    Introduction – Les risques infectieux professionnels, en particulier les accidents d’exposition au sang (AES), sont surveillés dans les établissements de santé en France, mais peu d’études ont évalué ces risques dans les structures médicales ambulatoires.
    Matériels et méthodes – Enquête descriptive transversale auprès de médecins libéraux, généralistes et spécialistes, exerçant dans le secteur Nord de Paris. Les données ont été recueillies de novembre 2010 à mars 2011 par auto-questionnaires explorant les AES, l’élimination des déchets d’activité de soins à risque infectieux (Dasri) et la couverture vaccinale.
    Résultats – 147 médecins ont participé : 69 généralistes et 78 spécialistes. Parmi eux, 89% réalisaient des gestes invasifs. Les précautions standard n’étaient pas systématiquement respectées. Au cours de leur exercice professionnel, 33% des médecins ont été victimes d’AES et 8,2% dans l’année écoulée. Seuls 24% des AES ont été déclarés et 33% des médecins avaient souscrit à une assurance complémentaire accident de travail-maladie professionnelle (AT-MP). Le tri déclaré des Dasri piquants/coupants/tranchants était mieux respecté au cabinet qu’en visite au domicile. Le taux de couverture déclaré dépassait 85% pour les vaccins obligatoires.
    Conclusion – La gestion des Dasri par les médecins libéraux et leur couverture vaccinale était satisfaisante, mais la prise en charge des AES pourrait être améliorée.

    Mots-clés : Risques infectieux, médecins libéraux, accident d’exposition au sang, Dasri, couverture vaccinale
  •  

    Équipes de surveillance de la grippe
    Auteur correspondant : Emmanuel Belchior (e.belchior@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Cet article présente le bilan épidémiologique, clinique et virologique de l’activité grippale en France métropolitaine au cours de la saison 2011-2012.
    Méthodes – Ce bilan s’appuie sur l’analyse descriptive des données de surveillance de la grippe fournies par les réseaux de médecine ambulatoire, les analyses virologiques des laboratoires partenaires, les signalements de foyers d’infections respiratoires aiguës (IRA) dans les collectivités de personnes âgées, la surveillance des passages aux urgences et des hospitalisations pour grippe, la surveillance des cas graves de grippe hospitalisés en services de réanimation et l’analyse des données de mortalité disponibles, en France métropolitaine.
    Résultats – En France métropolitaine, la saison 2011-2012 a été caractérisée dans la communauté par une épidémie grippale d’intensité modérée, survenue tardivement entre fin janvier et fin mars 2012. La surveillance virologique a montré une circulation majoritaire de virus grippaux de type A(H3N2) dont une proportion importante de variants antigéniquement différents de la souche vaccinale. De nombreux foyers d’IRA survenus en collectivités de personnes âgées ont été signalés à l’Institut de veille sanitaire. Le recours aux soins hospitaliers a été plus important chez les personnes âgées de 65 ans et plus que l’année précédente. Les cas graves admis en réanimation concernaient en majorité des personnes âgées de 65 ans et plus, infectées par un virus A(H3N2), ces caractéristiques épidémiologiques différant des deux saisons précédentes. Un excès de mortalité toutes causes confondues a été observé chez les personnes âgées de 85 ans et plus, en comparaison avec les données des années précédentes sur la même période.
    Conclusion – La circulation majoritaire de virus A(H3N2) en France métropolitaine, accompagnée d’une proportion significative de variants antigéniques, a probablement contribué à une épidémie de grippe plus marquée chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

    Mots-clés : Grippe, surveillance, épidémie, France métropolitaine
  •  

    Marie Kempf (makempf@chu-angers.fr) et al.
    CHU Angers

    En 2009, les 23 Observatoires régionaux du pneumocoque (ORP) ont recueilli et analysé 5 882 souches de pneumocoque dont 1 557 (26,5%) isolées chez l’enfant (E) et 4 325 (73,5%) isolées chez l’adulte (A).
    L’étude a montré que 34,2% des souches étaient de sensibilité diminuée à la pénicilline G (E : 47,8% ; A : 29,3%), 17,9% à l’amoxicilline (E : 27,0% ; A : 17,4%) et 9,7% au céfotaxime (E : 15,7% ; A : 7,5%). Parmi les souches isolées de liquide céphalo-rachidien (LCR), 112 (26,9%) étaient de sensibilité diminuée à la pénicilline G, 58 (14,0%) de sensibilité diminuée à l’amoxicilline et 27 (6,5%) de sensibilité diminuée au céfotaxime. Toutefois, aucune de ces souches n’était résistante au céfotaxime. Enfin, pour les souches isolées dans les LCR chez l’enfant, la couverture sérotypique des vaccins pneumococciques conjugués 7-valent (PCV-7) et 13-valent (PCV-13) était respectivement de 4,0% et 50,4%. Chez l’adulte, la diversité des sérotypes était plus grande, 70,5% des sérotypes isolés étaient présents dans le vaccin pneumococcique polysaccharidique 23-valent.
    En conclusion, la comparaison des résultats de 2009 avec les données des années précédentes des ORP confirme la poursuite de la baisse de la proportion des souches de pneumocoque de sensibilité diminuée à la pénicilline (PSDP) depuis 2001 (55,4% 2001 et 34,2% en 2009, p<0,001). Les évolutions de sérotypes observées en 2009 montrent toutefois qu’il est nécessaire de poursuivre cette surveillance à la suite de l’introduction du PCV-13 en France en 2010.

    Mots-clés : Streptococcus pneumoniae, résistance aux antibiotiques, sérotype, épidémiologie, Observatoires régionaux du pneumocoque (ORP)
 
  •  

    Clotilde Cambon-Lalanne et al.
    Auteur correspondant : Josselin Le Bel (cabipic@gmail.com)
    Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité, Département de médecine générale, Paris, France

    Introduction – Although infectious occupational risks, especially blood and body fluids exposure (BBFE) are monitored in healthcare settings in France, few studies have assessed these risks in private practices.
    Material and methods – A descriptive cross-sectional survey conducted among physicians in private practices (general practitioners and specialists), working in northern Paris. Data were collected from November 2010 to March 2011 by self-questionnaires exploring accidental blood exposures, the safe elimination of infectious medical waste, and the physicians’ vaccination coverage.
    Results – In all, 147 physicians participated in the survey (69 general practitioners and 78 specialists). Of these, 89% performed invasive procedures; standard precautions were not always followed, 33% of physicians reported having been victims of BBFEs during their professional practice, and 8.2% in the last year. Only 24% of physicians who were victims of BBFEs reported the accident and 33% of physicians had subscribed to a work accident supplementary insurance and occupational disease insurance. Sorting of infectious medical waste for sharp objects was more respected in medical offices than during home visits. The immunization coverage rate exceeded 85% for the mandatory vaccines.
    Conclusion – Infectious medical waste management by general practitioners and their immunization coverage were satisfactory, but the management of BBFEs could be improved.

    Key words : Infectious risks, physicians in private practices, occupational blood and body fluids exposure, infectious medical waste, vaccination coverage
  •  

    Équipes de surveillance de la grippe
    Auteur correspondant : Emmanuel Belchior (e.belchior@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    This article summarizes influenza activity in mainland France for the 2011-2012 season.
    Methods – This report is based on influenza clinical activity in the community reported by primary care networks, virological data produced by reference laboratories, emergency units’ visits, and hospitalizations for clinical influenza, reporting of acute respiratory infections (ARI) outbreaks in nursing homes, reporting of severe acute respiratory infections (SARI) hospitalised in intensive care units, and on available mortality data in mainland France.
    Results – In mainland France, the 2011-2012 season was characterized by a moderate influenza outbreak in the community. This outbreak occurred from late January to late March 2012, and peaked during the week 08/2012. Influenza viruses were detected during the whole surveillance period with A(H3N2) viruses predominating, among which a significant proportion of strains were antigenically variant from the vaccine strain. The number of reported outbreaks in nursing homes was higher than in previous seasons. Hospitalizations among the elderly were more important this season. Characteristics of SARI were different from those of severe cases during the 2010-2011 epidemic. Excess mortality among the elderly (85 years and over) occurred during this period.
    Conclusion – The 2011-2012 epidemic, with a predominant circulation of A(H3N2) viruses that had not been circulating for the last two seasons, along with the occurrence of viruses antigenically variant from the vaccine strain, likely contributed to the severity of the outbreak in the elderly (65 years and over).

    Key words : Influenza, surveillance, outbreak, mainland France
  •  

    Marie Kempf (makempf@chu-angers.fr) et al.
    CHU Angers

    In 2009, 23 French Regional Pneumococcal Observatories collected and analysed 5,882 streptococcus pneumoniae isolates, including 1,557 strains (26.5%) from children (C) and 4,325 strains (73.5%) from adults (A).
    The study showed that 34.2% of the strains were non-susceptible to penicillin G (C: 47.8%; A: 29.3%). Besides, 17.9% of the strains were non-susceptible to amoxicillin (C: 27.0%; A: 17.4%) and 9.7% non susceptible to cefotaxime. (C: 15.7%; A: 7.5%). Within CSF isolates, 112 (26.9%) strains were non-susceptible to penicillin G (PNSP), 58 (14.0%) to amoxicillin, and 27 (6.5%) to cefotaxime. However, no strain was resistant to cefotaxime. Finally, for strains isolated in children’s CSF, the serotype coverage of the 7- and 13- valents conjugated pneumococcal vaccines was of 4.0% and 50.4% respectively. In adults, the diversity of serotypes was higher, 70.5% of them being present in the 23-valent polysaccharidic pneumococcal vaccine.
    In conclusion, the comparison of the 2009 results with data from previous years confirms the decrease of PNSP rates since 2001 (55.4% in 2001 and 34.2% in 2009, p<0,001). Besides, the trends in serotypes observed in 2009 show that it is necessary to continue this monitoring following the introduction of pneumococcal conjugate vaccine 13-valent (PCV-13) in France in 2010.

    Key words : Streptococcus pneumoniae, antimicrobial resistance, serotype, epidemiology, French Regional Pneumococcal Observatories
Consulter tous les numéros Haut de page