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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 23/10/2012

BEH n°39-40/2012

23/10/2012
Numéro thématique – Don de sang : surveillance du risque infectieux et sécurité transfusionnelle

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Le numéro (pdf- 2,42 Mo)

 
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    Georges Andreu
    Institut national de la transfusion sanguine, Paris, France

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    Bruno Danic (bruno.danic@efs.sante.fr) et al.
    Établissement français du sang, La Plaine-Saint-Denis, France

    Plus de 3 millions de dons de sang sont réalisés chaque année en France.
    Les besoins sont en constante augmentation, notamment en raison de l’allongement de l’espérance de vie. Le don de sang et de ses composants est une activité très réglementée et surveillée. C’est aussi une action humaine à forte composante sociale et solidaire qui soulève de nombreuses questions sociétales et éthiques, parfois polémiques. L’Établissement français du sang est l’organisme public chargé de l’autosuffisance en produits sanguins, dans le respect des principes éthiques inscrits dans la loi, et des règles de sécurité sanitaire garantissant la maîtrise des risques infectieux transfusionnels.

    Mots-clés : Don du sang, sécurité transfusionnelle, donneurs, France
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    Josiane Pillonel (j.pillonel@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Introduction – La surveillance épidémiologique nationale des donneurs de sang a pour objectifs de suivre la prévalence et l’incidence des infections transmissibles par le sang (VIH, HTLV, VHC et VHB), de repérer les facteurs de risque et d’évaluer le risque résiduel de transmission de ces infections par transfusion. Elle concourt également à l’évaluation de la sélection des donneurs. Cet article présente les données de la période 2008-2010.
    Méthodes – Les taux de prévalence ont été calculés chez les nouveaux donneurs et les taux d’incidence chez les donneurs connus ayant donné au moins deux fois sur la période 2008-2010. Le risque résiduel a été estimé à partir du modèle « taux d’incidence/période fenêtre ».
    Résultats – Sur la période 2008-2010, le taux de prévalence de l’Ag HBs (7,3 pour 104 nouveaux donneurs) était 1,9 fois plus élevé que celui du VHC (3,8 pour 104), 9 fois supérieur à celui de l’HTLV (0,81 pour 104) et 20 fois plus élevé que celui du VIH (0,37 pour 104). Inversement, c’est pour le VIH que l’incidence était la plus élevée (1,05 pour 105 donneurs-années), mais les taux sont plus proches : 0,72 pour 105 pour le VHB, 0,53 pour 105 pour le VHC et 0,19 pour 105 pour l’HTLV. Le risque résiduel de transmettre ces infections par transfusion a été estimé sur la période 2008-2010 à 1/1 350 000 dons pour le VHB, 1/2 900 000 pour le VIH, 1/3 700 000 pour l’HTLV et 1/7 000 000 pour le VHC.
    Conclusion – Grâce à l’amélioration constante de la sélection des donneurs, aux progrès réalisés dans la qualification biologique des dons et aux mesures de prévention prises dans la population générale pour prévenir ces infections, le risque de transmission du VIH, de l’HTLV, du VHC et du VHB par transfusion est devenu très faible depuis une dizaine d’années. Ces résultats confirment que la sécurité virale des produits sanguins labiles est aujourd’hui optimale, message qui doit être largement diffusé auprès des patients transfusés et des donneurs de sang.

    Mots-clés : Donneurs de sang, VIH, HTLV, VHC, VHB, risque résiduel, DGV
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    Josiane Pillonel (j.pillonel@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Contexte – En France, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) sont ajournés de façon permanente du don de sang. Cette mesure, jugée par certains comme discriminatoire, fait l’objet de débats publics. De plus elle n’est pas totalement respectée, car certains HSH ne déclarent pas leurs pratiques sexuelles avant le don.
    Méthodes – Nous avons estimé la part du risque actuel de transmission du VIH par transfusion attribué aux HSH. Nous avons ensuite construit un modèle basé sur des données obtenues à partir d’enquêtes comportementales et épidémiologiques, afin d’évaluer l’impact d’une nouvelle stratégie consistant à n’exclure que les HSH multipartenaires au cours des 12 derniers mois.
    Résultats – Vingt-huit séroconversions VIH sont survenues chez des donneurs réguliers entre 2008 et 2010, représentant un risque de 1 sur 2 900 000 dons. Quatorze séroconversions (50%) concernaient des HSH. Si tous les HSH s’étaient abstenus de donner leur sang, ce risque aurait été de 1 sur 5 700 000 dons, soit la moitié du risque actuel. La nouvelle stratégie se traduirait par un risque global de transmission du VIH de 1 sur 3 500 000 (proche du risque actuel) à 1 sur 700 000 dons (quatre fois plus élevé que le risque actuel).
    Conclusion – Modifier la mesure actuelle d’ajournement des HSH peut augmenter le risque de transmission du VIH par transfusion. Toutefois, le modèle ne prend pas en compte l’amélioration possible de l’observance par les HSH d’une mesure moins stricte qui serait perçue comme plus équitable.
    À l’inverse, l’assouplissement de cette mesure pourrait encourager certains HSH à se faire dépister à l’occasion d’un don de sang. C’est pourquoi des études qualitatives devraient être mises en oeuvre pour évaluer les motivations des HSH qui donnent actuellement leur sang, malgré la mesure d’ajournement, ainsi que les changements possibles de leur observance d’une nouvelle stratégie.

    Mots-clés : Sélection des donneurs de sang, risque résiduel VIH, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes
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    Syria Laperche (slaperche@ints.fr) et al.
    Laboratoire de référence associé au Centre national de référence VIH et au Centre national de référence des virus des hépatites B, C et Delta, Institut national de la transfusion sanguine, Paris, France

    Introduction – La surveillance de la diversité des virus VIH, VHB et VHC chez les donneurs de sang (DS) s’opère au sein du laboratoire associé aux centres nationaux de référence (CNR) des hépatites B et C et du VIH à l’Institut national de la transfusion sanguine (INTS). La période d’étude s’étend de 2000 à 2010.
    Méthodes – Les échantillons plasmatiques provenant de tous les DS infectés par les virus considérés sont centralisés à l’INTS. Les charges virales plasmatiques, le génotypage par séquençage de diverses régions génomiques ainsi qu’un phénotypage par détermination de sérotypes sont les principaux outils de caractérisation virale utilisés.
    Résultats – La proportion de sérotypes VIH-1 groupe M non-B a augmenté régulièrement pour dépasser 30% sur la période 2007-2010. Le génotype VIH-1 majoritaire est le génotype B (66,7%), suivi du génotype CRF02_AG (19,0%). La répartition des génotypes du VHB est la suivante : D (42,4%), A (27,2%), E (16,8%), B (6,3%), C (6,5%) et F (0,7%). Le génotype A1, d’origine africaine, est plus fréquent aux Antilles. Le plus fréquent des génotypes du VHC est le génotype 1 (57,4%), (51,2% 1b et 48,4% 1a), suivi par les génotypes 3 (21%), 2 (11,5%) et 4 (8,7%). Les distributions génotypiques du VHB et du VHC sont relativement stables.
    Conclusion – Les génotypes infectant les DS les plus fréquents sont : le génotype B pour le VIH, le génotype D pour le VHB et le génotype 1b pour le VHC, avec une évolution génotypique essentiellement marquée, pour le VIH, par une augmentation des souches non-B. Ces observations sont en rapport avec la diffusion de ces virus dans la population française et les facteurs de risque identifiés chez les sujets étudiés.

    Mots-clés : Donneurs de sang, VIH, VHB, VHC, diversité virale, France
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    Pierre Gallian (pierre.gallian@efs.sante.fr) et al.
    Établissement français du sang, La Plaine-Saint-Denis, France
    Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2, Institut de recherche pour le développement, École des hautes études en santé publique, UMR D 190 « Émergence des pathologies virales », Marseille,
    France

    La prévention des risques de contamination interhumaine des produits d’origine humaine par des agents pathogènes émergents ou ré-émergents est une préoccupation des autorités sanitaires. Classiquement, ces agents infectieux, qui ne font pas l’objet d’un dépistage en transfusion sanguine du fait de certaines caractéristiques (incidence de l’infection faible, présence dans le sang courte et transitoire…) peuvent constituer, au décours de circonstances épidémiologiques particulières (cas groupés, épidémies…), un problème de santé publique qui justifie leur surveillance et le recours éventuel à des moyens de prévention.
    Chaque année, l’émergence ou la ré-émergence d’infections causées par des arbovirus (par exemple le virus West Nile) dans de nombreux pays nécessite une attention particulière. Les alertes transmises par les systèmes de surveillance sont analysées par une cellule d’aide à la décision qui choisit les mesures de prévention les plus adaptées. La prévention des infections à prions est réalisée par l’exclusion des donneurs ayant des antécédents familiaux de maladie neurodégénérative ou ayant reçu un traitement par des hormones de croissance extractives ou lors d’une greffe. La sélection a été renforcée en 1997, avec l’exclusion des donneurs antérieurement transfusés et, en 2001, avec celle des donneurs ayant séjourné plus d’un an cumulé au Royaume-Uni entre 1980 et 1996, période à risque au regard de l’épizootie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans ce pays. La prévention des infections parasitaires (paludisme et maladie de Chagas) est réalisée par une éviction temporaire des donneurs de sang exposés au risque d’infection (quatre mois après le retour de zone à risque) complétée par un dépistage sérologique.

    Mots-clés : Donneurs de sang, arbovirus, prion, paludisme, maladie de Chagas
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    Josiane Pillonel (j.pillonel@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Introduction – Une étude cas-témoin a récemment montré que les transfusés auraient un risque accru de développer une maladie de Creutzfeldt-Jakob sporadique (MCJs), ce qui suggère que les donneurs de sang en phase préclinique silencieuse pourraient transmettre l’agent de la MCJs.
    Méthode – Nous avons développé un modèle afin d’estimer le nombre de donneurs de sang susceptibles d’être en phase préclinique de MCJs au moment d’un don de sang, en prenant plusieurs hypothèses sur la durée d’infectiosité avant l’apparition des premiers signes cliniques. Les distributions par groupe d’âge et sexe des cas de MCJs, de la population des donneurs de sang, de la population générale et de la mortalité en population générale ont été utilisées dans le modèle.
    Résultats – Entre 1999 et 2008, le modèle estime que, chaque année, au moment du don, une moyenne de 1,1 (écart-type (σ)=0,3) donneurs seraient en phase préclinique de MCJs si la durée d’infectiosité était égale à 1 an, 6,9 (σ=0,5) si la durée d’infectiosité était de 5 ans, 18,0 (σ=0,6) si elle était de 10 ans, et 33,4 (σ=1,1) si elle était de 15 ans.
    Conclusion – Le nombre estimé de donneurs de sang à un stade préclinique de MCJs est limité. Ce résultat, ainsi que l’absence d’augmentation dans le monde du nombre de cas de MCJs au cours du temps, est en faveur d’un risque très faible, s’il existe, de transmission de la MCJs par transfusion.

    Mots-clés : Maladie de Creutzfeldt-Jakob sporadique, donneurs de sang, infection silencieuse
 
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    Georges Andreu
    Institut national de la transfusion sanguine, Paris, France

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    Bruno Danic (bruno.danic@efs.sante.fr) et al.
    Établissement français du sang, La Plaine-Saint-Denis, France

    Over 3 million blood donations are collected each year in France, while blood supply is constantly increasing, especially because of longer life expectancy. Blood donation is a highly regulated and monitored activity. It is also a human action which raises many societal and ethical issues, sometimes controversial. The French Blood Service (Établissement français du sang) is the public institution in charge of blood supply, in compliance with the ethical principles enshrined in law, and with regulations ensuring transfusion safety and the control of infectious risks associated with blood transfusion.

    Key words : Blood donation, transfusion safety, blood donors, France
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    Josiane Pillonel (j.pillonel@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Background – The objectives of the national surveillance of French blood donors are to evaluate trends in prevalence and incidence of blood-borne infections (HIV, HTLV, HCV and HBV) in the blood donor population, to identify routes of contamination, and to assess the residual risk of transmitting these infections by transfusion. It also contributes to evaluate blood donor selection. This article presents data for the 2008-2010 period.
    Methods – Prevalence rates were calculated among first-time donors and incidence rates among repeat donors who gave blood at least twice during the 2008-2010 period. Residual risk was estimated using the “incidence/window period” model.
    Results – During the 2008-2010 period, the HBsAg prevalence (7.3 p. 104 first-time donors) was 1.9 times higher than HCV prevalence (3.8 per 104), 9 times higher than HTLV prevalence (0.81 per 104) and 20 times higher than HIV prevalence (0.37 per 104). Conversely, the incidence was the highest for HIV (1.05 per 105 donor-years) but rates are closer: 0.72 per 105 for HBV, 0.53 per 105 for HCV and 0.09 per 105 for HTLV. The residual risk of transmitting these infections by transfusion was estimated for the 2008-2010 period at 1 in 1,350,000 donations for HBV, 1 in 2,900,000 for HIV, 1 in 3,700,000 for HTLV, 1 in 7,000,000 for HCV.
    Conclusion – Due to improvements in donor recruitments and selection, continuing progress in screening assays and preventive measures taken in the community to control infections, the residual risk of transmitting HIV, HTLV, HCV and HBV by transfusion has become, over the past ten years, very low. These results confirm that the viral safety of blood products is now optimal, message that should be widely disseminated among recipients and blood donors.

    Key words : Blood donors, HIV, HTLV, HCV, HBV, residual risk, NAT
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    Josiane Pillonel (j.pillonel@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Background – In France, men who have sex with men (MSM) are permanently excluded from blood donation. This measure, considered by some as discriminatory, has been the subject of public debates. Furthermore, the policy is not fully respected because some MSM do not report their sexual behaviour before donating.
    Methods – We estimated the fraction of the current risk of transfusiontransmitted HIV attributed to MSM. We then constructed a model based on data obtained from behavioural and epidemiological surveys to assess the impact of a new strategy in which MSM would only be deferred if they report more than one sexual partner in the last 12 months.
    Results – Twenty-eight HIV seroconversions occurred among repeat donors between 2008 and 2010, giving a risk of 1 in 2,900,000 donations. Fourteen of these seroconversions (50%) were MSM. If all MSM had abstained from donating blood, the risk would have been 1 in 5,700,000 donations, half the current risk. The new strategy would result in an overall HIV risk of between 1 in 3,500,000 (close to the current risk) to 1 in 700,000 donations (four times higher than the current risk).
    Conclusion – Changing the current MSM deferral policy may increase the risk of transfusion-transmission of HIV. However, this does not take into account a possible better compliance of MSM with a less strict policy that would be perceived as more equitable. Conversely, relaxing the policy could encourage some MSM to seek an HIV test in blood centres. Thus, further qualitative studies are needed to assess the motivations of MSM who currently give their blood despite the lifetime deferral policy, and possible changes in their compliance with a new policy.

    Key words : Blood donor selection, HIV residual risk, men who have sex with men
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    Syria Laperche (slaperche@ints.fr) et al.
    Laboratoire de référence associé au Centre national de référence VIH et au Centre national de référence des virus des hépatites B, C et Delta, Institut national de la transfusion sanguine, Paris, France

    Introduction – Surveillance of HIV, HBV, HCV viral diversity in French blood donor (BD) population is performed at the national reference laboratory for the study of HIV, HBV and HCV in transfusion at the National Blood Transfusion Center (INTS). The study period spans over 11 years from 2000 to 2010.
    Methods – Plasma samples from all HIV, HBV or HCV positive BD are centralized at INTS for further investigations as: viral load determination, genotyping by sequencing of several viral genomic regions and serotyping.
    Results – For HIV, HIV-1 group M non-B serotypes have regularly increased to reach more than 30% in the 2007-2010 study period. The most frequent genotype is genotype B (66.7%) followed by CRF02_AG (19.0%). HBV genotypes are globally distributed as follows: D (42.4%), A (27.2%), E (16.8%), B (6.3%), C (6.5%) and F (0.7%). A1 genotype, originated from Africa, is significantly most frequent in the West Indies. Regarding HCV, the highest proportion was observed for genotype 1 (57.4%), (51.2% 1b et 48.4% 1a), then for genotypes 3 (21%), 2 (11.5%) and 4 (8.7%). HBV and HCV genotype distributions were relatively stable over time.
    Conclusion – The most identified genotypes in BDs were genotype B for HIV, D for HBV and 1b for HCV. Trends of viral diversity were especially marked in this study for HIV with an increase of non-B strains. Viral genetic variant distribution in BD was similar to that seen in the French general population and was in relationship with risk factors identified in investigated subjects.

    Key words : Blood donors, HIV, HBV, HCV, viral diversity, France
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    Pierre Gallian (pierre.gallian@efs.sante.fr) et al.
    Établissement français du sang, La Plaine-Saint-Denis, France
    Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2, Institut de recherche pour le développement, École des hautes études en santé publique, UMR D 190 « Émergence des pathologies virales », Marseille,
    France

    The prevention of human products contamination by emerging or re-emerging pathogens is a public health issue. Such pathogens are generally not subject to systematic blood screening because of their specific characteristics (e.g., low prevalence, short viremia...). However, on some occasions (clusters of cases, epidemics...), they can constitute a significant public health concern which requires specific surveillance and the implementation of prevention measures.
    Each year, emergence or re-emergence of arboviral diseases such as West Nile fever requires specific attention in a variety of countries. Alerts received from the monitoring systems are analysed by a decision-making support unit in charge of selecting the most adapted prevention measures. Prevention of prion infections is conducted by excluding donors with a family history of dementia, those who received treatment with growth hormones or transplant patients. The selection was reinforced in 1997 with the exclusion of previously transfused donors, and in 2001 with the exclusion of donors who spent a total of one year in the UK between 1980 and 1996, which was a risk period with regard to BSE epizootic in this country. Prevention of parasitic infections (malaria and Chagas disease) is performed through the temporary exclusion of blood donors at risk of infection (four months after returning from a risk zone), followed by serological blood screening.

    Key words : Blood donors, arbovirus, prion, malaria, Chagas disease
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    Josiane Pillonel (j.pillonel@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Background – A recent case-control study showed that transfusion recipients would be at an increased risk of developing sporadic Creutzfeldt-Jakob disease (sCJD), suggesting that blood donors with silent preclinical sCJD could transmit the sCJD agent.
    Methods – We developed a mathematical model to estimate the number of blood donors likely to be in the preclinical stage of sCJD when donating blood, under various assumptions about how long their blood might be infective prior to clinical onset. The model used distributions by age group and gender for: sCJD cases, blood donor population, French general population, and mortality in the general population.
    Results – Using 1999-2008 data, modelling showed that, each year, an average of 1.1 (standard deviation (σ)=0.3) donors were within 1 year of sCJD onset at the time of blood donation, 6.9 (σ=0.5) donors were within 5 years, 18.0 (σ=0.6) were within 10 years, and 33.4 (σ=1.1) were within 15 years.
    Conclusion – Few donors are expected to be in the late preclinical stage of sCJD at the time of blood donation. This result and that of the worldwide absence of any epidemic increase in sCJD over the years indicate that this risk of transfusion-transmitted sCJD, if any, is likely to be very low.

    Key words : Sporadic Creutzfeldt-Jakob disease, blood donors, silent infection
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