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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 13/11/2012

BEH n°42-43/2012

13/11/2012
Numéro thématique – Surveillance de la consommation et de la résistance aux antibiotiques

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Le numéro (pdf- 2,18 Mo)

 
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    Christian Rabaud
    CClin Est, CHU Nancy ; Président de la Société de pathologie infectieuse de langue française

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    Isabelle Arnaud (isabelle.arnaud@sap.aphp.fr) et al.
    Réseau des Centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CClin) et des Antennes régionales de lutte contre les infections nosocomiales (Arlin), France

    La maîtrise de la diffusion des bactéries multirésistantes (BMR) dans les établissements de santé (ES) est une priorité du Programme national de lutte contre les infections nosocomiales depuis le milieu des années 1990.
    Depuis 2002, le Raisin coordonne la surveillance nationale des Staphylococcus aureus résistants à la méticilline (SARM) et des entérobactéries productrices de β-lactamases à spectre étendu (EBLSE), isolés de prélèvements à visée diagnostique dans les ES français. En 2010, 933 ES ont participé à la surveillance, soit une augmentation de 91% par rapport à 2002.
    En 2010, la densité d’incidence (DI) globale des SARM était de 0,40 pour 1 000 journées d’hospitalisation (IC95% : [0,39-0,41]) et celle des EBLSE de 0,39 [0,38-0,40]. De 2002 à 2010, la DI des SARM a diminué globalement de 43%, passant de 0,72 [0,70-0,74] à 0,41 [0,39-0,42] (p<0,001), et celle des EBLSE a augmenté de 282%, passant de 0,17 [0,16-0,18] à 0,48 [0,46-0,50] (p<0,001). La proportion de l’espèce Escherichia coli au sein des EBLSE a augmenté, passant de 18,5% en 2002 à 59,7% en 2010. L’analyse régionale des DI en 2010 montre (a) des variations régionales des DI pour les SARM et EBLSE et (b) des DI de EBLSE parfois supérieures à celles des SARM dans certaines régions (8/25).
    La diminution de la DI des SARM suggère un impact positif des actions de prévention instituées dans les services participant au réseau. L’augmentation de la DI des EBLSE, en particulier des E. coli, est par contre très préoccupante et doit mobiliser l’ensemble de la communauté médicale.

    Mots-clés : Bactéries multirésistantes, EBLSE, Sarm, E. coli
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    David Trystram (david.trystram@sap.aphp.fr) et al.
    Laboratoire de Bactériologie-Hygiène, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière - Charles Foix, Paris, France ; coordination du réseau AZAY-résistance

    La France participe depuis 2001 à la surveillance européenne de la résistance aux antibiotiques de Staphylococcus aureus, Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae dans les bactériémies (European Antimicrobial Resistance Surveillance System, EARSS) à travers plusieurs réseaux de laboratoires fédérés dans l’Observatoire national de l’épidémiologie de la résistance bactérienne aux antibiotiques (Onerba).
    La proportion de souches résistantes à la méticilline chez S. aureus (SARM) a diminué de 2001 à 2010 (33,2 à 21,5%). Cette diminution s’est produite aussi bien pour les bactériémies diagnostiquées pendant les 2 premiers jours après l’admission (25 à 17%) que dans les bactériémies tardives pendant la 2e semaine (34 à 25%), 3e semaine (45 à 27%) ou plus tard (53 à 36%).
    La proportion de souches résistantes aux céphalosporines de 3e génération (C3G) chez E. coli est restée stable de 2002 à 2005 (environ 2%) mais a augmenté depuis (8,6% en 2010), 2/3 de ces souches ayant été détectées productrices de β-lactamases à spectre étendu (BLSE). L’augmentation a été plus forte dans les bactériémies tardives : 2 à 7% pendant les 2 premiers jours après l’admission mais 2 à 13% pendant la 3e semaine et 4 à 15% audelà. En 2010, la proportion de souches résistantes était la plus élevée en réanimation (13,2%) et la plus faible en gynécologie-obstétrique (1,5%).
    La proportion de souches résistantes aux C3G chez K. pneumoniae a augmenté de 2005 à 2010 (4,9% à 19,3%), 3/4 de ces souches ayant été détectées productrices de BLSE. L’augmentation a été plus forte dans les bactériémies tardives : 3 à 13% pendant les 2 premiers jours mais 4 à 28% pendant la 3e semaine et 13 à 33% au-delà. Les proportions de résistance aux C3G étaient particulièrement élevées en réanimation (38%) en 2010.
    Les résultats de l’EARSS montrent que la France i) fait partie du petit nombre de pays où la proportion de SARM chez S. aureus a nettement diminué ces dernières années, ii) occupait en 2010 une situation médiane pour la résistance de E. coli aux C3G, cependant moins favorable qu’elle ne l’était en 2008 en raison d’une augmentation plus forte que dans les pays scandinaves et iii) était dans une situation défavorable pour la résistance de K. pneumoniae aux C3G puisqu’elle est passée du 5e au 15e rang en Europe entre 2005 et 2010. Ceci suggère un contrôle insuffisant de la diffusion de ce type de résistance (majoritairement lié aux BLSE) chez ces deux espèces.

    Mots-clés : Bactéries multirésistantes, SARM, BLSE, E. coli, K. pneumoniae
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    Philippe Cavalié (philippe.cavalie@ansm.sante.fr)
    Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, Saint-Denis, France

    En raison du développement de la résistance bactérienne, l’usage inapproprié des antibiotiques a des conséquences pour la collectivité toute entière.
    Ce problème a pris une telle ampleur que les autorités ont, depuis le début des années 2000, développé des programmes de surveillance et favorisé des actions visant à maîtriser l’usage des antibiotiques. Il en a résulté, au cours des dix dernières années, une baisse de leur consommation, tant en ville qu’à l’hôpital. Cette baisse a cependant été plus marquée au début de la période et, depuis quelques années, une tendance à la reprise se manifeste.
    Une analyse détaillée des résultats révèle que la consommation française ambulatoire, qui demeure l’une des plus élevées d’Europe, se caractérise par son hétérogénéité. Les femmes consomment davantage que les hommes, la consommation varie significativement selon la tranche d’âge et surtout, d’importantes disparités régionales existent. En termes qualitatifs, la consommation des pénicillines, seules ou en association, demeure prédominante, mais le développement de l’usage de certaines molécules, dites de « réserve », est d’autant plus préoccupant que l’innovation est aujourd’hui trop faible pour faire face aux situations d’impasse thérapeutique auxquelles sont confrontés les prescripteurs.

    Mots-clés : Antibiotiques, consommation, surveillance
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    Anne Chevance (anne.chevance@anses.fr) et al.
    Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)-Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV), Fougères, France

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    Catherine Dumartin (catherine.dumartin@chu-bordeaux.fr) et al.
    Centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CClin) Sud-Ouest, CHU de Bordeaux, France
    Inserm U657, Université Victor Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France

    La consommation des antibiotiques est surveillée depuis 2008 par des établissements de santé (ES) volontaires, dans le cadre du réseau national ATB-Raisin. Les données recueillies chaque année portent sur le type d’ES, le nombre de journées d’hospitalisation (JH), les quantités d’antibiotiques dispensées en hospitalisation complète, en nombre de doses définies journalières (DDJ) pour 1 000 JH.
    En 2010, les 1 115 ES participant avaient consommé 374 DDJ/1 000 JH, avec des variations selon le type d’ES et la région, notamment pour la ceftriaxone et les carbapénèmes. Dans 662 ES ayant participé trois années consécutives, la consommation globale totale, en DDJ/1 000 JH, était de 366 en 2008, 378 en 2009 et 389 en 2010. Les consommations de ceftriaxone et de carbapénèmes avaient progressé de 28% et 31% respectivement.
    Ainsi, malgré les programmes nationaux, les consommations d’antibiotiques ne diminuent pas dans les établissements de santé. La progression de la consommation des carbapénèmes, observée aussi dans d’autres pays européens, illustre la nécessité de maîtriser l’utilisation de ces antibiotiques de dernier recours. Dans ce contexte, la surveillance ATB-Raisin permet de suivre l’impact des recommandations de restriction de l’utilisation d’antibiotiques. Pour les ES, la participation au réseau facilite les partages d’expériences concourant au meilleur usage des antibiotiques.

    Mots-clés : Antibiotiques, établissements de santé, réseau de surveillance
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    Murielle Galas (murielle.galas@chu-fortdefrance.fr) et al.
    CHU de Fort-de-France, Martinique, France

    En février 2011, dans un contexte de très fort taux d’incidence des entérobactéries productrices de b-lactamases à spectre étendu (EBLSE) et de survenue des premiers cas groupés d’Acinetobacter baumannii résistants à l’imipénème (ABRI), la commission des anti-infectieux (CAI) du CHU de Fort-de-France a mis en place de nouvelles modalités de surveillance et de contrôle des prescriptions de carbapénèmes, dont les résultats à un an sont présentés.
    Une équipe issue de la CAI (pharmacien, microbiologiste, infectiologue) analyse quotidiennement chaque prescription de carbapénèmes et prend contact avec les prescripteurs pour valider le traitement, proposer son arrêt ou une désescalade. En parallèle, la consommation des antibiotiques à large spectre est analysée trimestriellement pour 12 services cibles.
    En un an, 347 prescriptions ont été analysées, conduisant à une désescalade dans 21,7% des cas, un arrêt dans 12,7% ou une validation de traitement dans 65,7%. Une réduction de la consommation des carbapénèmes de 48,2% (8,9 doses définies journalières pour 1 000 journées d’hospitalisation (DDJ/1 000 JH) en 2011 vs 17 DDJ/1 000 JH en 2010) a été observée, correspondant à une économie de 119 222 euros.
    Ces résultats sont encourageants. Ce dispositif de contrôle a vocation à s’étendre à l’ensemble de la Martinique et à d’autres classes d’antibiotiques à large spectre. La priorisation d’un plan régional de lutte contre les bactéries multirésistantes par l’Agence régionale de santé devrait permettre de mobiliser les moyens humains et matériels nécessaires.

    Mots-clés : Bactéries multirésistantes, équipe pluridisciplinaire, contrôle des prescriptions de carbapénèmes, surveillance de consommation des antibiotiques à largespectre
 
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    Christian Rabaud
    CClin Est, CHU Nancy ; Président de la Société de pathologie infectieuse de langue française

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    Isabelle Arnaud (isabelle.arnaud@sap.aphp.fr) et al.
    Réseau des Centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CClin) et des Antennes régionales de lutte contre les infections nosocomiales (Arlin), France

    Control of multidrug-resistant bacteria (MDRB) spread among health care facilities (HCF) is part of the French national infection control programme since the mid 1990s. Since 2002, meticillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA) and extended-spectrum β-lactamase-producing Enterobacteriaceae (ESBLE) isolated from clinical specimen are specific targets of the national surveillance coordinated by the National Early Warning, Investigation and Surveillance Network (RAISIN). In 2010, 933 healthcare facilities participated in the survey, representing an increase of 91% compared to 2002.
    In 2010, the global incidence density (ID) was 0.40 per 1,000 patient days for MRSA ([95% CI:0.39-0.41]) and 0.39 for ESBLE (CI [0.38-0.40]). Globally, from 2002 to 2010, MRSA ID decreased by 43% from 0.72 (CI [0.70-0.74]) to 0.41 (CI [0.39-0.42]) (p<0.001) and ESBLE ID increased by 282% from 0.17 (CI [0.16-0.18]) to 0.48,( CI [0.46-0.50)] (p<0,001). The proportion of Escherichia coli within ESBLE increased from 18.5% in 2002 to 59.7% in 2010. Regional analysis of DI in 2010 showed (a) differences in MRSA or ESBLE ID across regions and (b) ESBLE ID higher than SARM ID in some regions (8/25).
    These results suggest a positive impact on MRSA epidemics of MDR control program implemented in HCFs. However, the increase of ESBLE ID, particularly of ESBL E. coli, is a major concern and should mobilize the medical community as a whole.

    Key words : Multidrug-resistant bacteria, ESBLE, MRSA, E. coli
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    David Trystram (david.trystram@sap.aphp.fr) et al.
    Laboratoire de Bactériologie-Hygiène, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière - Charles Foix, Paris, France ; coordination du réseau AZAY-résistance

    Since 2001, France has been participating in the European Antibiotic Resistance Surveillance System (EARSS) for Staphylococcus aureus, Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae in bactaeremia through several networks federated in the “Observatoire national de l’épidémiologie de la résistance bactérienne aux antibiotiques (ONERBA)”. The proportion of strains resistant to meticillin in S. aureus (MRSA) decreased from 2001 to 2010 (33.2 to 21.5 %). This decrease occurred in bacteraemia diagnosed during the first 2 days after hospital admission (25 to 17%) as well as in late bacteraemia: during the 2nd week (34 to 25%), 3rd week (45 to 27%) or later (53 to 36%).
    The proportion of strains resistant to 3rd generation cephalosporins (3GC) in E. coli remained stable from 2002 to 2005 (around 2%), but increased later (8.6% in 2010), 2/3 of these strains producing extended-spectrum β-lactamases (ESBL). The increase was higher in late bacteraemia: 2 to 7% within the first 2 days after admission, but 2 to 13% during the 3rd week and 4 to 15% later. In 2010, the proportions of R-strains were highest in intensive care units (13.2%) and lowest in gynaecology-obstetrics (1.5%).
    The proportion of strains resistant to 3GC in K. pneumoniae increased from 2005 to 2010 (4.9% to 19.3%). 3/4 of these strains were shown to produce ESBL. The increase was higher in late bacteraemia: 3 to 13% within the first 2 days after admission, but 4 to 28% during 3rd week and 13 to 33% later. Proportions of R-strains were highest in intensive care units (38% in 2010).
    EARSS results showed that France i) belongs to the few European countries where the proportion of MRSA in S. aureus markedly decreased during the last years, ii) was in a median situation in 2010 for E. coli resistance to 3GC but in a less favourable one than in 2008 due to a higher increase than in Scandinavian countries, and iii) was in an unfavourable situation in 2010 for resistance rate to 3GC in K. pneumoniae, dropping from the 5th to 15th rank in Europe between 2005 and 2010. These results suggest that the spread of this type of resistance is not sufficiently controlled (mainly related to ESBL) for both these species.

    Key words : Multidrug-resistant bacteria, MRSA, ESBL, E. coli, K. pneumoniae
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    Philippe Cavalié (philippe.cavalie@ansm.sante.fr)
    Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, Saint-Denis, France

    Due to the development of bacterial resistance, the inappropriate use of antibiotics has consequences for the whole community. This issue gained so much in importance that the authorities have developed surveillance programs and promoted actions in order to control antibiotics use since the beginning of 2000s, resulting in a reduction in their consumption in ambulatory and hospital sectors in the last decade. However, this reduction was more marked at the beginning of the study period, and an increasing trend has been observed for a few years. A detailed analysis of the results reveals that the French ambulatory consumption, which remains one of the highest in Europe, is very heterogeneous. Women consume more than men, consumption varies significantly according to the age groups, and most important, considerable regional disparities are observed. In qualitative terms, the consumption of penicillin, alone or in association, remains predominant. The development of the use of some molecules, described as “reserve antibiotics”, is all the more worrisome that the innovation is currently too weak to respond to therapeutic dead-ends facing prescribers.

    Key words : Antibiotics, consumption, surveillance
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    Anne Chevance (anne.chevance@anses.fr) et al.
    Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)-Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV), Fougères, France

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    Catherine Dumartin (catherine.dumartin@chu-bordeaux.fr) et al.
    Centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CClin) Sud-Ouest, CHU de Bordeaux, France
    Inserm U657, Université Victor Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France

    The ATB-RAISIN National Surveillance Network was set up to monitor trends in antibiotic use in hospitals from 2008. Data retrospectively collected each year, by voluntary hospitals were: hospital status; number of patients-days (PD); antibiotic consumption for inpatients, expressed in number of defined daily doses (DDD) per 1000 PD.
    In 2010, antibiotic use in 1,115 participating hospitals was 374 DDD/1,000 PD, with variations according to hospital status and region. In 662 hospitals participating each year, antibiotic use slightly increased by 3% each year: 366, 378 and 389 DDD/1,000 PD from 2008 to 2010. Major increases occurred in the use of ceftriaxone (+28%) and carbapenems (+31%). Despite national action plans, antibiotic use did not decrease in French hospitals. Increase in carbapenem use was also reported in other European countries, illustrating the urgent need to better control the use of these last-line agents.
    Considering these trends, emphasis will be reinforced on the rational use of antibiotics such as carbapenems. In this context, ATB-RAISIN network will help assessing the impact of the national programme and will be useful to promote experience sharing between hospitals.

    Key words : Antibiotic use, hospitals, surveillance network
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    Murielle Galas (murielle.galas@chu-fortdefrance.fr) et al.
    CHU de Fort-de-France, Martinique, France

    In February 2011, due to very high ESBLE incidence and occurrence of a first cluster of cases of Acinetobacter baumannii resistant to imipenem (ABRI), the team from the Antibiotic Committee in the Fort-de-France Teaching Hospital introduced new modalities for the monitoring and the stewardship of carbapenems whose one-year results are presented hereafter.
    The team (pharmacist, microbiologist, infectious disease physicians) analyses daily each carbapenems prescription and contacts the prescribers to confirm the treatment, suggest its interruption or spectrum reduction. Meanwhile, the consumption of broad-spectrum antibiotics in 12 targeted care units is analyzed quarterly.
    In one year, 347 prescriptions were analyzed resulting in a spectrum reduction in 21.7% of the cases, in an interruption in 12.7% or validation of treatment in 65.7%. As a consequence, the consumption of carbapenems dropped by 48.2% (8,9 Defined Daily Doses per 1000 patient-days (DDD/1000 PD) in 2011 vs. 17 DDD/1000 PD in 2010) saving 119,222 euros.
    These results are encouraging. This control system should be extended to the whole of Martinique and to other classes of broad spectrum antibiotics.
    Prioritization of a multidrug-resistant regional plan by the Regional Health Authorities should generate the necessary human and material resources.

    Key words : Multidrug-resistant bacteria, multidisciplinary team, carbapenems prescriptions stewardship, extended spectrum antibiotic consumption surveillance
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