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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 31/01/2012

BEH n°5-6/2012

31/01/2012
Numéro thématique - Surveillance épidémiologique des cancers en France : utilisation des bases de données médico-administratives

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Le numéro (pdf- 825,84 Ko)

 
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    Amandine Cochet
    Cellule de l’InVS en région Languedoc-Roussillon, Montpellier, France 

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    Arlette Danzon (a.danzon@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    L’article décrit l’intérêt respectif des informations issues de différents dispositifs de surveillance des cancers, et de dispositifs dont ce n’est pas l’objectif premier, pour l’évaluation de la stratégie de lutte contre le cancer. Un éclairage spécifique pour les cancers liés à l’environnement et au milieu professionnel est apporté.
    Le dispositif d’enregistrement des causes de décès, ancien et exhaustif, permet une analyse spatio-temporelle de la mortalité par cancer.
    À partir des données des registres, qui couvrent environ 20% de la population, les tendances des estimations d’incidence nationale et régionales sont publiées régulièrement. Les études de survie et les publications de l’incidence selon les facteurs pronostiques contribuent à l’évaluation de l’impact du dépistage des cancers.
    Les données issues du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) et des inscriptions en affection longue durée (ALD) pour cancer permettent de compléter le dispositif précédent par l’identification de ruptures récentes de tendances ainsi que par la production d’estimations d’incidence à l’échelle départementale.
    Les perspectives portent sur le développement au niveau national, en complément des registres qui restent la référence, d’un système multi-sources de surveillance des cancers (SMSC), avec croisement automatisé des données issues des ALD, du PMSI et des données des dossiers communicants en cancérologie. En attendant le fonctionnement de ce système (d’ici au moins 5 ans), le croisement des bases PMSI et ALD est à l’étude.

    Mots-clés : Surveillance, cancer, mortalité, registres, PMSI, ALD
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    Zoé Uhry (z.uhry@invs.sante.fret al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Introduction – Cette étude présente les évolutions nationales du taux d’admission en affection de longue durée (ALD) de 1997 à 2009 pour 24 localisations cancéreuses. Son objectif était de confronter les évolutions entre taux d’admissions (taux d’ALD) et taux d’incidence national sur la période 1997-2006 et d’identifier les ruptures de tendances récentes des taux d’ALD.
    Matériel et méthode – Les évolutions des taux d’ALD sont présentées de 1997 à 2009. Elles sont comparées graphiquement à celles du taux d’incidence national estimé, issu d’une modélisation à partir de données observées jusqu’en 2006 et d’un modèle de projection au-delà jusqu’en 2011.
    Résultats – Sur la période 1997-2006, les évolutions du taux d’ALD et du taux d’incidence modélisé étaient relativement similaires, sauf pour les cancers de la vessie et, chez l’homme, du larynx. Les taux d’ALD présentaient des ruptures de tendance, à partir du milieu des années 2000, pour les cancers du sein, de la prostate et de la thyroïde, après plusieurs années de croissance soutenue.
    Conclusion – Les évolutions des taux d’ALD doivent être interprétées avec prudence car elles peuvent être affectées par des évolutions réglementaires ou par une évolution de la fréquence des demandes d’ALD parmi les personnes atteintes d’un nouveau cancer. Ces données sont toutefois disponibles rapidement et, de ce fait, très utiles à la surveillance nationale de l’incidence des cancers. Elles permettent d’identifier des ruptures de tendances avec réactivité, comme illustré pour les cancers du sein, de la prostate et de la thyroïde. Pour les cancers du sein et de la prostate, les évolutions sont cohérentes avec les connaissances épidémiologiques et les données internationales. Pour le cancer de la thyroïde, les données internationales ne permettaient pas d’anticiper cette évolution.

    Mots-clés : Cancer, affection de longue durée, incidence, tendances, France
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    Pascale Grosclaude (registre81@orange.fr) et al.
    Registre des cancers du Tarn, Albi, France

    Résumé

    Objectif – En France, les registres des cancers couvrent seulement une partie des départements. Pour obtenir une couverture exhaustive en termes de morbidité, l’utilisation des bases de données médico-administratives (BDMA) a été proposée. L’objectif de ce travail était d’étudier les caractéristiques des BDMA nécessaires pour permettre de les utiliser non seulement comme outil de suivi épidémiologique des cancers, mais aussi pour identifier des cas dans le cadre d’un suivi de cohorte ou pour réaliser une surveillance hors d’une zone couverte par un registre.
    Méthode – Nous avons analysé la concordance, au niveau individuel, entre les données des « affections longue durée » (ALD) d’une part, les données du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) d’autre part et les données des registres de cancers départementaux, utilisées dans ce travail comme la référence en matière d’incidence. Ce travail a porté sur les cas diagnostiqués en 2004.
    Résultats – Pour les ALD 2004, les 5 registres inclus dans l’étude ont recensé 22 455 cancers, qui ont été comparés à 17 133 ALD. Pour le PMSI 2004, les 4 registres inclus dans l’étude ont recensé 16 066 cancers, qui ont été comparés à 26 294 diagnostics de cancer fournis par les Départements d’information médicale de 68 établissements.
    Les résultats montrent que pour repérer des cas de cancer incidents, la sensibilité des ALD (0,56) est plus mauvaise que celle du PMSI (0,70). En revanche la valeur prédictive positive (VPP) d’un signalement par une ALD est meilleure que celle d’un signalement par le PMSI (0,74 versus 0,43), car le PMSI inclut beaucoup plus de cas prévalents que les ALD. Ces résultats varient en fonction des cancers étudiés car les facteurs de sous-déclaration sont multiples.
    Conclusion – Les ALD semblent difficiles à utiliser seules pour effectuer un recensement exhaustif des cas. En revanche, elles sont un bien meilleur indicateur du fait qu’une personne a effectivement un cancer prévalent. Le PMSI semble plus exhaustif, mais son utilisation conduirait à devoir contrôler beaucoup de cas du fait de sa mauvaise VPP. Des critères d’extraction des enregistrements plus complexes que ceux que nous avons utilisés, permettant de différencier les cas incidents des prévalents, sont nécessaires. Toutefois, une sélection trop importante risque de dégrader la capacité des bases PMSI à identifier les cas.

    Mots-clés : Cancer, affection de longue durée, PMSI, registre
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    Delphine Lauzeille (d.lauzeille@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Introduction – En France, 4,5% à 8% des nouveaux cas de cancers seraient liés à des expositions professionnelles. La production de taux d’incidence de cancer par professions et secteur d’activité n’est actuellement pas possible. L’utilisation des demandes de mise en affection de longue durée (ALD) est une possibilité à envisager pour combler ce manque. Mais avant de mettre en place un recueil complémentaire d’informations professionnelles à partir des ALD, il était essentiel de connaître leur taux d’exhaustivité, ainsi que le nombre de faux positifs.
    Méthode – Une étude menée par le réseau Francim sur la concordance entre les données des ALD et celles des registres (gold standard) dans 5 départements apporte des réponses à cette problématique. La sensibilité et la valeur prédictive positive (VPP) des ALD ont été étudiées pour 3 localisations d’intérêt majeur dans le domaine des risques professionnels : poumon, vessie et leucémies.
    Résultats – La sensibilité était d’environ 50% pour les 3 localisations étudiées. La VPP était variable selon les localisations : 46% pour la vessie, 63% pour les leucémies et 83% pour le poumon.
    Conclusion – La faible sensibilité des ALD n’est pas en faveur de leur utilisation comme seule source de données pour produire des taux d’incidence de cancers par métiers et secteurs d’activité en France. De plus, il est probable que les demandes de mise en ALD soient liées à des facteurs socio-professionnels.

    Mots-clés : Cancers professionnels, surveillance épidémiologique, ALD
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    Zoé Uhry (z.uhry@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Introduction – Cette étude a pour objectif d’évaluer pour 24 localisations cancéreuses la validité d’estimations départementales de l’incidence des cancers à partir des données d’affections de longue durée (ALD). Ces estimations utilisent le rapport entre nombre d’admissions en ALD et nombre de cas incidents observé dans les départements couverts par un registre (rapport ALD/incidence). Ces estimations départementales sont valides à condition que le rapport varie peu d’un département français à un autre, ou que les variations de ce rapport soient modérées, comparées à l’ampleur des variations géographiques d’incidence.
    Matériel et méthode – Les données d’admissions en ALD proviennent du régime général d’assurance maladie, de la Mutualité sociale agricole (MSA) et du Régime social des indépendants. La variabilité géographique du rapport ALD/incidence a été étudiée, ajustée sur l’âge, dans les départements couverts par un registre pour la période 2000-2005. La variabilité géographique de l’incidence a également été étudiée.
    Résultats – Une estimation départementale de l’incidence est possible pour huit localisations : lèvres-bouche-pharynx, oesophage/hommes, estomac, côlon-rectum, poumon, sein, ovaire et testicule. Les autres localisations ont été écartées en raison d’une variabilité géographique majeure du rapport ALD/incidence (foie, vésicule, pancréas, larynx, mélanome, thyroïde, myélome multiple, leucémie) ou trop importante comparée aux variations géographiques d’incidence (col de l’utérus, corps de l’utérus, prostate, rein, système nerveux central). Enfin, trois localisations ont été écartées en raison de difficultés de codage spécifiques (vessie) ou d’effectifs trop faibles (oesophage/femmes, maladie de Hodgkin).
    Discussion – Cette étude présente, pour la première fois, une évaluation systématique de la validité d’estimations départementales de l’incidence des cancers à partir des données ALD. Ce travail est une première étape, l’objectif à terme étant d’utiliser l’ensemble des données médico-administratives pertinentes pour estimer l’incidence départementale et régionale des cancers.

    Mots-clés : Cancer, incidence, affection de longue durée, variations géographiques, départements, France
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    Nadine Bossard (nadine.bossard@chu-lyon.fr) et al.
    Hospices civils de Lyon, Service de Biostatistique, Lyon, France ; Université de Lyon ; Université Lyon I, Villeurbanne, France ; CNRS ; UMR 5558, Laboratoire Biostatistique Santé, Pierre-Bénite, France

    Résumé

    À ce jour, hormis les zones couvertes par des registres, aucune estimation de l’incidence du cancer n’est disponible au niveau départemental.
    L’objectif de l’Observatoire épidémiologique Rhône-Alpes en oncologie (groupe Oncepi) est de développer une méthodologie appropriée pour estimer l’incidence du cancer dans l’ensemble des départements français en utilisant, outre les données départementales des registres, les données du PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d’information) qui sont exhaustives sur l’ensemble du territoire.
    Afin d’atteindre cet objectif, une réponse aux deux questions suivantes devait être donnée : 1) Les données du PMSI peuvent-elles être utilisées en leur appliquant un facteur de correction basé sur leur sensibilité et leur spécificité ? 2) Si elles ne le peuvent pas, est-il possible d’utiliser les données du PMSI comme corrélat de l’incidence ?
    Les différentes études menées par le groupe Oncepi ont abouti à la production d’estimations infranationales grâce à l’utilisation du rapport « Incidence PMSI/Incidence observée dans les registres ». Ce rapport est estimé par modélisation dans les départements avec registres, puis appliqué aux données du PMSI dans les départements sans registre. Des estimations départementales ont été produites pour les cancers du côlon-rectum et du sein. Plusieurs difficultés méthodologiques liées à la qualité des données du PMSI et à la modélisation ont été identifiées, mais certaines d’entre elles sont en cours de résolution : ceci rendra bientôt possible les estimations départementales pour d’autres cancers.
    Les perspectives du groupe Oncepi sont de poursuivre les développements méthodologiques nécessaires, d’étudier (en lien avec l’Institut de veille sanitaire) l’intérêt des autres données médico-administratives disponibles au niveau national dans l’estimation de l’incidence des cancers à l’échelon infranational, et enfin d’étendre ses objectifs épidémiologiques à l’estimation de la prévalence hospitalière.

    Mots-clés : Cancer, incidence, données médico-administratives, PMSI, registres des cancers
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    Yao Kudjawu (y.kudjawu@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Le développement d’un système de surveillance nationale, le système multi-sources cancer (SMSC), en complément du système reposant sur les registres a été recommandé par la commission d’évaluation des conséquences sanitaires de l’accident de Tchernobyl et affirmé par les Plans cancer gouvernementaux successifs.
    Le principe repose sur le croisement de données anonymisées de trois sources : Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI), affections de longue durée (ALD) et comptes-rendus d’anatomie et cytologie pathologiques (ACP). L’objectif de l’étude pilote était d’étudier la faisabilité de la mise en place du SMSC. Elle a porté sur le cancer de la thyroïde dans deux régions : Île-de-France et Nord-Pas-de-Calais. Le recueil des données du compte-rendu ACP a été réalisé rétrospectivement (2004) grâce à un formulaire informatisé.
    Au total, 423 fiches de données ACP de cancer de la thyroïde ont été transmises par les anatomo-cytopathologistes volontaires des deux régions. Elles ont été croisées avec celles des ALD (1 159) et du PMSI (2 947) de l’année 2004. Le taux d’appariement (nombre de cas ACP retrouvés dans les autres sources) observé était respectivement de 84% (les 3 sources), de 81% (ACP, PMSI) et de 48% (ACP, ALD).
    La mise en place du système a mis en évidence le fait que la solution informatique retenue était trop complexe pour un développement au niveau national. Cette complexité étant liée aux difficultés techniques rencontrées au cours du projet.
    À l’issue du pilote, deux axes de développement du SMSC au niveau national ont été identifiés :
    - dans l’immédiat, croisement des 2 sources PMSI et ALD, à des fins descriptives et de production d’indicateurs de surveillance ;
    - à moyen terme et en parallèle avec le premier axe, étudier les conditions de mise en place de la base nationale de données ACP.

    Mots-clés : Cancer, surveillance, SMSC, données médico-administratives, ACP
 
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    Amandine Cochet
    Cellule de l’InVS en région Languedoc-Roussillon, Montpellier, France

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    Arlette Danzon (a.danzon@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    This article describes the interest of information issued respectively from cancer surveillance systems, and systems whose primary objectives are not cancer surveillance, to assess cancer control strategy. It sheds light specifically on environmental and occupational cancers.
    The registration system of causes of death is old and exhaustive, and allows analyses on time trends and spatial distribution.
    National registry coverage is around 20 %. Data from registries are used to produce regular national and regional incidence estimates. They also produce survival data and incidence by prognostic factors to contribute to the evaluation of the impact of cancer screening.
    Cancer-related data from the French Hospital Information System (PMSI) and health insurance for long-term illness (LTI) complement the registries system through the identification of recent trend ruptures and the production of incidence estimates at infra-regional level.
    While the registry system will remain the gold-standard, perspectives are based on the development of a national automated system (multi-source cancer system) by linking data from PMSI, health insurance, and medical records. This system should be operational in at least 5 years. During that period, the opportunity of cross-referencing the PMSI and health insurance databases is under consideration.

    Key words : Epidemiological surveillance, cancer, registries, hospital discharge records, LTI
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    Zoé Uhry (z.uhry@invs.sante.fret al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Introduction – This study presents the national trends in the rate of longterm illness (LTI) agreements issued from the health insurance database. from 1997 to 2009 for 24 cancer sites. The study aimed at confronting trends in LTIs agreements and national incidence rates on the period 1997-2006, and identifying recent changes in the trends of LTI rates.
    Material and method – Trends in LTI rates are presented from 1997 to 2009. They are compared graphically with the trends in national incidence rates, issued from a modelling based on observed data up to 2006 and a projection model beyond up to 2011.
    Results – Over the period 1997-2006, trends in ALD and incidence rates were relatively consistent, except for bladder cancers and, for men, larynx cancers. Trends in LTI rates recently changed for breast, prostate and thyroid cancers, in the mid 2000, after several years of sustained increase.
    Conclusion – The trends in LTI rates should be interpreted with caution, since they may be affected by regulatory changes or variations in the frequency of ALD requests among persons with a new cancer. These data are however available rapidly and thus useful for national cancer surveillance. They provide clues to recent changes in cancer incidence trends with reactivity, as illustrated by breast, prostate, and thyroid cancers. For breast and prostate cancer, these trends are consistent with epidemiological knowledge and international data. For thyroid cancer, this evolution could not be anticipated from international data.

    Key words : Cancer, long-term illness, health insurance data, incidence, trends, France
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    Pascale Grosclaude (registre81@orange.fr) et al.
    Registre des cancers du Tarn, Albi, France

    Summary

    Objective – In France, cancers registries cover only part of the districts. For an exhaustive coverage in terms of morbidity, the use of health administrative databases (ADB) was proposed. The aim of this work was to study the characteristics of ADBs, and use them both as epidemiological indicators of cancer, and as tools allowing to identifying cases in the monito ring of cohorts or carrying out surveillance outside an area covered by cancer registries.
    Method – The correlation between long-term illness (LTI) data at individual level, data from the French Hospital Information System (PMSI), and data from population based cancer registries - used as the gold standard in this study - were analysed. This work includes cancer cases diagnosed in 2004.
    Results – Regarding LTIs recorded in 2004, the five registries included in the study recorded 22,455 cancer cases which were compared with 17,133 LTI cases. Regarding the 2004 PMSI data, the four registries included in the study recorded 16,066 cancer cases, which were compared with 26,294 diagnoses of cancer provided by 68 medical information units.
    Our results show that in order to detect incident cancers cases, LTI sensitivity (0.56) is lower than that of PMSI (0.70). On the other hand, the positive predictive value (PPV) of a LTI is better than the one provided by PMSI (0.74 versus 0.43), as PMSI includes more prevalent cases than LTIs. These results vary according to the types of cancer studied as underreporting factors are multiple.
    Conclusion – To make an exhaustive inventory of cancer cases, LTIs seem difficult to use on their own. They are, howewer, a much better indicator of cancer prevalence. Even though PMSI data seems more exhaustive, its use would mean checking more cases due to its poor PPV. More complex criteria of record extraction than the ones that we used in the present study are needed to distinguish incident cases from prevalent cases. However, too large a selection could reduce the PMSI capacity to detect cancer cases. 

    Key words : Cancer, long-term illness, hospital discharge records, registries
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    Delphine Lauzeille (d.lauzeille@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Introduction – In France, 4.5% to 8% of new cancer cases are linked to occupational exposures. It is not currently possible to produce rates of cancer incidence by occupation. The use of the long-term illness health insurance database (LTI) is to be considered. But before setting up a complementary collection of occupation information from LTI, it is essential to know their level of completeness and the number of false positive cases.
    Method – The Francim study related to the correlation between LTIs and registries data (gold standard) in five districts provides answers to this question. The sensitivity and positive predictive value (PPV) of LTIS were studied for three locations of major interest in the field of occupational risks: lung, bladder and leukemia.
    Results – The sensitivity was about 50% for the three locations studied. The PPV was more variable depending on the tumor location (46% for bladder, 63% for leukemia, and 83% for lung).
    Conclusion – The low sensitivity of LTIs does not support their use as a single data source to produce cancer incidence rates by occupation in France. The request for LTI agreements may also be related to socio-professional factors.

    Key words : Occupational cancers, epidemiological surveillance, long-term illness
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    Zoé Uhry (z.uhry@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Introduction – This study aims at evaluating for 24 cancer sites the validity of cancer incidence estimates at district level based on long-term illness data (LTI) issued from the health funds. These estimations are based on the ratio between the number of LTI and the number of incident cases observed in the districts covered by a cancer registry (LTI/incidence ratio). These district estimations are valid only if the ratio varies little throughout the districts or if its variations remain moderate compared to the size of the geographical variations in incidence.
    Material and method – LTI data are issued from the three main French national health funds (general, agricultural and self-employed). The geographical variability of the LTI/incidence ratio was studied, adjusted on age, in the districts covered by a registry for the period 2000-2005. The geographical variability of incidence was also studied.
    Results – District-level estimation is possible for eight cancer sites: lip-oral cavity-pharynx, oesophagus/men, stomach, colon-rectum, lung, breast, ovary and testis. The other cancers sites were excluded because the geographical variability of the LTI/incidence ratio was high (liver, gall bladder, pancreas, larynx, melanoma, thyroid, multiple myeloma, leukaemia) or because it was too important compared to geographical variations in incidence (cervix uteri, corpus uteri, prostate, kidney, central nervous system). Three cancer sites were excluded because of coding issues (bladder) or small numbers (oesophagus/women, Hodgkin’s disease).
    Discussion – This study presents for the first time a systematic evaluation of the validity of estimating cancer incidence at district level using LTI data. This study is a first step, the objective being to use all pertinent medico-administrative databases to estimate cancer incidence at district and regional levels.

    Key words : Cancer, incidence, long-term illness, geographical variations, district, France
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    Nadine Bossard (nadine.bossard@chu-lyon.fr) et al.
    Hospices civils de Lyon, Service de Biostatistique, Lyon, France ; Université de Lyon ; Université Lyon I, Villeurbanne, France ; CNRS ; UMR 5558, Laboratoire Biostatistique Santé, Pierre-Bénite, France

    Summary

    To date, the estimation of district-specific cancer incidence is not available in France, except in fifteen districts (French Départements) covered by cancer registries. The objective of the Observatoire Epidémiologique Rhône-Alpes en Oncologie (ONCEPI group) is to develop an appropriate methodology to estimate cancer incidence in each French district, using jointly cancer registry data and the nationwide hospital data.
    To reach this objective, two questions had to be addressed: 1) Can hospital data be used in combination with factors that amend their lack of sensitivity and specificity? 2) If not, is it possible to use hospital data as a correlate of incidence?
    Several studies were carried out by the ONCEPI group. In particular, district-specific cancer incidence could be provided for some cancer sites (colon-rectum, breast) using the modelling of the relationship between cancer registry data and hospital data in districts with cancer registries, and inferring the incidence from district-specific hospital data in districts without registries. Several methodological difficulties have been encountered, regarding data quality and modelling, but some of them have been already solved: this will soon yield results about other cancer sites.
    The perspectives of the ONCEPI group are now to deal with the remaining difficulties, explore the possibility of using other medico-administrative data with nationwide coverage to estimate district specific cancer incidence (together with the Institut de veille sanitaire), and extend the epidemiological objectives to estimate hospital prevalence.

    Key words : Cancer, incidence, medical and administrative data, PMSI, cancer registries
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    Yao Kudjawu (y.kudjawu@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    The development of a national multi source surveillance system of cancers (MSSC) in addition to the registry-based system has been recommended by the Assessment Commission on Health Effects of the Chernobyl Accident, and asserted by the successive governmental cancer plans.
    The principle is to cross anonymous data from three sources: hospital discharge database (PMSI), long-term illness (LTI) database and pathologist’s report called ACPs. The objective of the pilot study was to study the feasibility of the MSSC implementation. The study concerned thyroid cancer in two French regions: Ile- de-France and Nord-Pas-de-Calais.
    ACP data were retrospectively (2004) collected by electronic form.
    Four hundred and twenty-three (423) forms of ACP data on thyroid cancer were transmitted by pathologists of both regions on a voluntary basis.
    They were crossed with data on LTI thyroid cancer (1,159) and PMSI thyroid cancer (2,947) for the year 2004. The rate of matched data (number of ACP cases retrieved in other sources) observed was 84% (3 sources), 81% (PMSI, ACP), and 48% (ACP, LTI). The pilot showed that the implementation of the system at national level would be too complex due to technical problems related to technical computer systems.
    At the end of the pilot, two lines of MSSC development at national level were identified:
    - In the short term, crossing both PMSI and LTI cancer sources, for descriptive purposes, and in order to produce surveillance indicators.
    - In the mid term, and in parallel with the first line, study the conditions of ACP data implementation at national level.

    Key words : Cancer, surveillance, MSSC, medical and administrative data, ACP
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