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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 02/04/2013

BEH n°10/2013

02/04/2013

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Le numéro (pdf- 1,24 Mo)

 
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    Matthieu Revest et al.
    Service des maladies infectieuses et réanimation médicale, CHU de Rennes ; CIC-Inserm-0203, Université de Rennes 1, France
    Auteur correspondant : Bruno Hoen (bruno.hoen@univ-fcomte.fr)
    Service des maladies infectieuses et tropicales, CHU de Besançon ; UMR CNRS 6249 Chrono-environnement, Université de Franche-Comté, Besançon, France

    Contexte et objectifs – En 2002, les recommandations françaises concernant l’antibioprophylaxie de l’endocardite infectieuse (EI) ont été modifiées, limitant largement ses indications. L’objectif est d’évaluer si ces changements ont été suivis de modifications dans l’incidence et la présentation clinique de l’EI.
    Méthodes – Trois études populationnelles, menées sur plusieurs régions françaises totalisant 11 millions d’habitants et incluant de façon prospective tous les patients pris en charge pour une EI, ont été menées en 1991, 1999 et 2008. Les incidences standardisées sur l’âge et le sexe ont été comparées.
    Résultats – 993 cas d’EI ont été analysés (323 en 1991, 331 en 1999 et 339 en 2008). L’incidence est restée stable dans le temps, avec 35 (IC95%:[31-39]), 33 [30-37] et 32 [28-35] cas par million d’habitants respectivement en 1991, 1999 et 2008. La part des streptocoques oraux n’a pas augmenté dans la population générale comme dans la population sans valvulopathie antérieure.
    L’augmentation d’incidence des EI à Staphylococcus aureus (5,2 [3,9-6,8], 6,8 [5,3-8,6], et 8,2 [6,6-10,2]) n’est pas statistiquement significative dans la population générale (p=0,228) mais le devient pour le sous-groupe de patient sans valvulopathie connue (1,6 [0,9-2,7], 3,7 [2,6-5,1], et 4,1 [3,0-5,6] ; p=0,012) respectivement en 1991, 1999 et 2008.
    Conclusions – La restriction des recommandations dans la prophylaxie de l’EI ne s’est pas accompagnée d’une augmentation des EI à germes dentaires.
    En revanche, un effort devrait être fait pour éviter les bactériémies à S. aureus chez tous les patients, y compris ceux sans valvulopathie préexistante, pour diminuer l’incidence des EI.

    Mots-clés : Endocardite infectieuse, épidémiologie, incidence, France
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    Céline Sérazin (celine.serazin@free.fr) et al.
    LUNAM Université, Université d’Angers, Laboratoire d’ergonomie et d’épidémiologie en santé au travail (LEEST), Angers, France

    L’objectif était d’étudier le devenir professionnel de salariés ayant un trouble musculo-squelettique du membre supérieur (TMS-MS) et de salariés ayant des douleurs musculo-squelettiques, comparés aux salariés sans douleurs.
    Entre 2002 et 2005, 83 médecins du travail ont examiné 3 710 salariés tirés au sort. Trois groupes ont reçu un questionnaire entre 2007 et 2009 : un groupe « TMS-MS » (salariés chez lesquels un TMS-MS a été diagnostiqué) ; un groupe « Douleurs MS » (salariés rapportant des douleurs dans le membre supérieur au cours des sept jours précédant mais sans TMS avéré) ; un groupe « Asymptomatique » (salariés sans douleurs ni trouble avéré).
    Parmi les 2 287 répondants étudiés, 79,3 % étaient encore en activité professionnelle dans le groupe « TMS-MS », 85,9 % dans le groupe « Douleurs MS » et 90,4 % dans le groupe « Asymptomatique ». Parmi ceux travaillant encore, 24 % avaient changé de poste de travail dans la même entreprise dans le groupe « Douleurs MS », 21 % dans le groupe « TMS-MS » et 19 % dans le groupe « Asymptomatique ».
    Cette étude montre l’impact des douleurs musculo-squelettiques et des TMS-MS sur le devenir professionnel.

    Mots-clés : Troubles musculo-squelettiques, TMS, médecine du travail, devenir professionnel, retour au travail
 
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    Matthieu Revest et al.
     Service des maladies infectieuses et réanimation médicale, CHU de Rennes ; CIC-Inserm-0203, Université de Rennes 1, France
     Auteur correspondant : Bruno Hoen (bruno.hoen@univ-fcomte.fr)
     Service des maladies infectieuses et tropicales, CHU de Besançon ; UMR CNRS 6249 Chrono-environnement, Université de Franche-Comté, Besançon, France

    Background and objectives – There are limited data on changes in the epidemiology of IE since recent guidelines recommended restricting the indications of antibiotic prophylaxis of IE. The goal of this study was to evaluate temporal trends in infective endocarditis (IE) incidence and clinical characteristics after 2002 French IE prophylaxis guideline modifications.
    Methods – Three population-based surveys were conducted in 1991, 1999, and 2008 in three French regions accounting for 11 million inhabitants. We prospectively collected IE cases from all medical centers and analyzed ageand sex-standardized IE annual incidence trends.
    Results – Overall, 993 IE cases were analyzed (323 in 1991; 331 in 1999; and 339 in 2008). IE incidence remained stable over time with 35 (95% CI: ([31-39]), 33 [30- 37], and 32 [28-35) cases per million in 1991, 1999, and 2008, respectively. The increased incidence of Staphylococcus aureus IE (5.2 [3.9-6.8], 6.8 [5.3-8.6], and 8.2 [6.6-10.2]) was not statistically significant in the whole patient population (p=0.228), but was significant in the subgroup of patients without previously known native valve disease (1.6 [0.9-2.7], 3.7 [2.6-5.1], and 4.1 [3.0-5.6]; p=0.012) respectively in 1991, 1999 and 2008.
    Conclusions – Scaling down antibiotic prophylaxis indications was not associated with an increased incidence of oral streptococcal IE. A focus on avoidance of S. aureus bacteremia in all patients, including those with no previously known valve disease, will be required to improve IE prevention.

    Key words : Infective endocarditis, epidemiology, incidence, France
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    Céline Sérazin (celine.serazin@free.fr) et al.
    LUNAM Université, Université d’Angers, Laboratoire d’ergonomie et d’épidémiologie en santé au travail (LEEST), Angers, France

    The objective was to study the employment and occupational outcomes of workers who were diagnosed with upper limb musculoskeletal disorders (UL-MSDs) or had complained of upper limb musculoskeletal pain a few years before, compared to workers without upper limb pain.
    In 2002-2005, 83 occupational physicians examined 3,710 randomly selected workers. Three groups were constituted between 2007 and 2009: a “UL-MSD” group (workers with a clinically diagnosed UL-MSD); a “MS PAIN” group (workers with pain in the previous seven days and without any clinically diagnosed form); and a “HEALTHY” group (workers with no disorder or upper limb pain).
    A total of 2,287 responded to a questionnaire. Fewer subjects were still working in the “UL-MSD” group (79.3%) than in the “MS PAIN” (85.9%) and “HEALTHY” (90.4%) groups. Among the subjects still working, 24% had changed their position in the same company in the “MS PAIN” group, compared to 21% in the “UL-MSD” group, and 19% in the “HEALTHY” group.
    This study showed the impact of UL-MSDs on employment outcome and of musculoskeletal pain on occupational outcome.

    Key words : Musculoskeletal disorders, MSD, occupational medicine, occupational outcome, return to work
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