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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 09/04/2013

BEH n°11/2013

09/04/2013

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Le numéro (pdf- 1,75 Mo)

 
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    Aymeric Ung (a.ung@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Introduction – Le Plan national canicule a été mis en place afin de limiter les impacts sanitaires négatifs des vagues de chaleur. Une méthode simple a été développée pour fournir aux décideurs une première estimation de l’impact sur la mortalité d’une vague de chaleur peu après sa survenue. Nous utilisons cette méthode pour estimer l’impact des vagues de chaleur de 2010, 2011 et 2012.
    Méthodes – Une vague de chaleur est définie comme une période où les températures minimales et maximales, moyennées sur trois jours, atteignent ou dépassent simultanément des seuils d’alerte départementaux. La surmortalité est estimée comme la différence entre la mortalité observée durant la période de vague de chaleur et les trois jours suivants et une mortalité de référence calculée pour la même période des années précédentes, jusqu’à cinq années précédant la vague de chaleur.
    Résultats – L’analyse a porté sur les vagues de chaleur de juillet 2010, août 2011 et août 2012, qui ont concerné 41 départements sur les trois étés. Un faible impact sur la mortalité a été constaté : au total, dans les départements touchés par une vague de chaleur, 84 décès en excès ont été estimés en 2010, 39 en 2011, alors qu’en 2012 il y a eu 45 décès de moins qu’attendu.
    Discussion-conclusion – Les faibles impacts estimés peuvent s’expliquer en partie par la mise en place de mesures de prévention rapides et efficaces, et surtout par l’intensité et la durée limitées des épisodes étudiés qui ne peuvent être assimilés à de véritables canicules.

    Mots-clés : canicule, vague de chaleur, mortalité, impact court terme, température, seuil d’alerte
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    Sarah Arnoulx de Pirey (sarah.arnoulx-depirey@chu-reunion.fr) et al.
    Service de médecine polyvalente, CHU de Saint-Denis, La Réunion, France

    Introduction-Méthode – En 2007, 12 % des interruptions volontaires de grossesse (IVG) concernaient des mineures à La Réunion, soit 2 fois plus qu’en France métropolitaine, et le nombre d’accouchements de jeunes filles mineures y était 7 fois plus important. Cette enquête par questionnaire a recueilli des données médico-sociales sur une population de mineures ayant recours à une IVG ou ayant accouché entre avril et octobre 2009 dans différents centres d’orthogénie et maternités de La Réunion.
    Résultats – Plus de 85 % des jeunes filles interrogées étaient scolarisées, dont la moitié en collège ou lycée d’enseignement général. Dans 23,4 % des cas, les mères des jeunes filles avaient elles-mêmes eu une première grossesse avant 18 ans. Le médecin traitant constituait le premier professionnel contacté pour 57,9 % des jeunes filles. Seules 28,3 % d’entre elles utilisaient une contraception au moment de la conception. Plus de 52 % des jeunes mères désiraient cette grossesse et/ou enfant. Un rapport sexuel forcé a été rapporté par 1,4 % des adolescentes.
    Conclusion – Dans cette étude, conception précoce n’est pas systématiquement associé à déscolarisation avant la grossesse. Ces mineures sont plutôt confrontées à une utilisation mal maîtrisée des moyens contraceptifs, le plus souvent par manque d’anticipation des rapports sexuels. Il est nécessaire d’accompagner au mieux les adolescentes concernées par les conceptions précoces, notamment en renforçant la place du médecin généraliste.

    Mots-clés : grossesses précoces, IVG, maternité désirée, médecine générale, La Réunion
 
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    Aymeric Ung (a.ung@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Introduction – The National Heat Prevention Plan was developed to limit the negative impacts of heat waves on health. Stakeholders are interested in a rapid estimation of the mortality impacts afterwards, so we propose a simple indicator applied to the 2010, 2011 and 2012 heat waves in France.
    Material and methods – Heat waves were defined as a period of three days with minimum and maximum observed temperatures at or above local alert thresholds. The excess mortality was estimated as the difference between the observed number of deaths during the heatwave and the three subsequent days, and the expected number of deaths calculated for the same period of the preceding years.
    Results – The analysis was based on the heat waves of July 2010, August 2011 and August 2012 regarding 41 French districts over the three summers. A moderate impact on mortality was observed: overall, 84 excess deaths were estimated in 2010, and 39 in 2011, whereas there were 45 less deaths than expected in 2012.
    Discussion-conclusion – The weak impacts evaluated could be partly attributed to the implementation of efficient and quick prevention measures, but also mainly to the  moderate intensity and length of the studied episodes.

    Key words : heat wave, mortality, short-term impact, temperature, threshold
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    Sarah Arnoulx de Pirey (sarah.arnoulx-depirey@chu-reunion.fr) et al.
    Service de médecine polyvalente, CHU de Saint-Denis, La Réunion, France

    Introduction-Method – In 2007, 12% of voluntary terminations of pregnancy concerned minor girls in La Reunion Island (France), representing twice the rate observed in mainland France. By comparison, seven times more girls gave birth in the island than in mainland France. This study describes the health and social status of a population of female minors resorting to voluntary abortion or having given birth between April and October 2009 in various maternity hospitals and family planning centers.
    Results – More than 85% of young girls were enrolled at school, including half in college or high school. In 23.4% of cases, the mothers of the girls interviewed have had their first pregnancy before 18 years. The general practitioner was the first professional contacted for 57.9% of the girls. Only 28.3% of them were using contraception at the time the conception occurred. More than 52% of young mothers wanted to be pregnant or have a child. A forced sexual intercourse was reported by 1.4% of the teenagers.
    Conclusion – In this study, early motherhood does not mean a systematic lack of education before the pregnancy. Minor girls were rather faced with poor use of contraceptives, mostly due to the lack of anticipation of sexual intercourse. It is necessary to give the best support to the teen girls concerned with early conception, in particular by strengthening the general practitioner’s role.

    Key words : early pregnancies, voluntary abortion, desired maternity, general practice, La Reunion Island
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