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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 22/01/2013

BEH n°3/2013

22/01/2013

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Le numéro (pdf- 1,36 Mo)

 
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    Mathieu Uhl et al.
    Médecin généraliste, Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier, France
    Auteur correspondant : Agathe Billette de Villemeur (agathe.billette-de-villemeur@ac-grenoble.fr)
    Rectorat de l’académie de Grenoble, Service médico-social, Grenoble, France

    Résumé

    Contexte – Depuis 2008, l’incidence de la rougeole en Rhône-Alpes est élevée (98 cas pour 100 000), représentant près de 30% des cas en France.
    Nous avons comparé la couverture vaccinale rougeole (CV) des élèves de sixième et seconde dans les collèges et lycées publics et privés de l’académie de Grenoble.
    Méthode – En 2010-2011, une enquête anonyme transversale dans les établissements privés sous contrat a complété le recueil de CV réalisé par les infirmières des établissements publics.
    Résultats – La participation des 533 établissements était de 69,6%, représentant 57 463 élèves sur les 77 850 inscrits. Parmi ces élèves, 86,1% ont fourni leur carnet de vaccination. Les élèves de l’enseignement public ont davantage participé que ceux du privé, et les élèves de sixième mieux que ceux de seconde. Dans l’académie, la CV à deux doses des élèves participants était de 84,8%, plus faible en Ardèche (collèges : publics 91,1% et privés 56,2% ; lycées : respectivement 85,8% et 43,5%) et Drôme. Au total, 5,2% des élèves n’étaient pas vaccinés. Plus la participation des élèves était faible, meilleure était la CV relevée au sein d’un établissement.
    Conclusion – Sous l’hypothèse probable que les non-participants à l’étude étaient moins bien vaccinés que les participants, la CV reste insuffisante dans le second degré, et plus encore dans le secteur privé que public. Une action de santé publique ciblée doit être mise en place, particulièrement dans les zones critiques.

    Mots-clés : Rougeole, couverture vaccinale, collèges, lycées, non-réponse
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    Karine Laaidi (ka.laaidi@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Introduction – L’hiver 2010-2011 a été marqué par des épisodes de neige/verglas notables, susceptibles d’entraîner une augmentation des traumatismes, et par une période de froid modéré, facteur contribuant, avec les pathologies infectieuses et les changements de comportement, à la surmortalité hivernale. Au cours de ces épisodes, des impacts sanitaires ont été détectés et ont permis d’informer les autorités sanitaires. L’objectif de cet article était de les analyser plus finement a posteriori, afin d’apporter des éléments pour la prévention et le suivi des futurs évènements.
    Matériel et méthodes – L’étude a porté sur la période du 1er novembre 2010 au 31 mars 2011 en Île-de-France, Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes. Elle s’est appuyée sur les données quotidiennes de températures, neige et verglas (Météo-France), sur plusieurs sources de données de surveillance syndromique (SurSaUD®, Enquête permanente sur les accidents de la vie courante Epac), et sur la mortalité Insee. Les analyses se sont essentiellement fondées sur des comparaisons à des moyennes sur des périodes non concernées par le froid ou le verglas (pourcentages de variation). Une enquête a également été réalisée au service des urgences de Sens afin d’investiguer un pic d’activité lié au verglas.
    Résultats – Aucun impact sanitaire notable du froid n’a été observé. En revanche, certains épisodes de neige/verglas ont été associés à une augmentation de 30% à 150% des passages aux urgences pour traumatismes, essentiellement des chutes. L’enquête téléphonique, réalisée pendant un épisode de verglas invisible à Sens, a montré qu’une partie des chutes étaient évitables.
    Discussion-conclusion – Compte-tenu des pics de traumatismes observés pendant les épisodes de neige/verglas, il serait utile de continuer cette surveillance hivernale afin d’identifier les conseils de prévention les plus adaptés et de mieux prévenir la population.

    Mots-clés : Froid, neige, verglas, morbidité, traumatismes, prévention, France
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    Christophe Hommel (christophe.hommel@chru-strasbourg.fr) et al.
    Centre de vaccinations internationales, Centre hospitalier régional universitaire, Strasbourg, France

    Résumé

    Objectif – Évaluer l’efficacité d’un rattrapage tardif chez les patients n’ayant pas terminé la vaccination contre le virus de l’hépatite B.
    Méthode – Tous les patients consultant dans un centre de vaccinations internationales entre septembre 1999 et mars 2010, et non à jour de la 3e dose de vaccin contre l’hépatite B, se sont vus proposer une dose de vaccin et, un mois plus tard, un contrôle de leur taux d’anticorps anti-HBs.
    Résultats – Parmi les 616 cas inclus rétrospectivement dans l’étude, 317 (51,5%) ont eu une sérologie de contrôle. Une réponse positive a été objectivée chez 91,5% d’entre eux, avec un meilleur taux de réponse immunitaire chez les femmes (95,0% versus 88,7%, p=0,04). Globalement, le délai moyen de retard pour la 3e dose est de 6,5 ans, mais il est significativement plus long chez les non répondeurs (7,7 ans). Pour les répondeurs, indépendamment du nombre d’années de retard, le taux d’anticorps était dans 73% des cas significativement supérieur à 500 UI/L (p<0,001). Une majorité des patients (57%) avait débuté la vaccination entre 1994 et 1998.
    Conclusion – Malgré un délai de retard pour la 3e dose de plus de 6 ans en moyenne, plus de 90% des patients mis à jour de leur vaccination contre l’hépatite B et contrôlés sérologiquement obtenaient un résultat positif en anticorps anti-HBs. Le sexe masculin, le délai de retard ainsi que l’âge au début de la vaccination semblent jouer sur la réponse immunitaire. L’absence de rappel semble principalement liée à la polémique qui a suivi, en France, l’importante campagne de vaccinations de 1994-1998.

    Mots-clés : Hépatite B, rappel, vaccin, sérologie, taux d’anticorps anti-HBs
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    BEH n° 48 du 11 décembre 2012

    Dans l’article « Où meurt-on en France ? Analyse des certificats de décès (1993-2008) » page 547, la liste des auteurs était incomplète.
    Les auteurs de l’article sont : Elsa Gisquet (e.gisquet@onfv.org)1, Albertine Aouba2, Walid Ghosn2 Régis Aubry1, Eric Jougla2, Grégoire Rey2

    1/ Observatoire national de la fin de vie, Paris, France
    2/ CépiDc, Inserm, Le Kremlin-Bicêtre, France

 
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    Mathieu Uhl et al.
    Médecin généraliste, Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier, France
    Auteur correspondant : Agathe Billette de Villemeur (agathe.billette-de-villemeur@ac-grenoble.fr)
    Rectorat de l’académie de Grenoble, Service médico-social, Grenoble, France

    Abstract

    Context – Since 2008, measles incidence is high in Rhône-Alpes (98/100,000) and represents around 30% of French cases. We compared measles vaccination coverage (VC) among sixth grade and tenth grade students in the Academy of Grenoble (regional education authority).
    Method – In 2010-2011, an anonymous survey was conducted on the VC of all sixth and tenth grades’ students from private high schools under contract with the State. Collection of VC performed by the public schools nurses was completed.
    Results – Five hundred and thirty-three schools (69.6%) participated in the survey, representing 57,463 students out of 77,850 who were registered. Among these students, 86.1% gave their vaccination certificate. Participation was higher for students from public schools than for private schools, and better for sixth grade students compared to tenth grade students. At the academy level, 5.2% of students were not vaccinated. Two-dose measles VC of participating students was 84.8%, lower in Ardèche (sixth grades: 91.1% in public schools and 56.2% in private schools; tenth grades: respectively 85.8% and 43.5%) and in Drôme. The lower the participation was, the better VC was.
    Conclusion – Assuming that non-participants in the study were less vaccinated than participants; VC remains insufficient in secondary education, and is even lower in private schools than in public schools. Targeted public health actions need to be implemented, particularly in critical areas.

    Key words : Measles, vaccination coverage, secondary school, high school, non-response
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    Karine Laaidi (ka.laaidi@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Abstract

    Introduction – Winter 2010-2011 was marked by notable snow/black ice episodes likely to lead to an increase of traumatisms, and by a moderate period of cold, which is a factor contributing, with infectious diseases and behaviour changes, to the winter excess mortality. During these cold and snow/black ice episodes, health impacts were detected and enabled to warn the health authorities. The objective of this paper was to analyse them more precisely after the event, in order to bring elements for prevention and for the following of future events.
    Material and methods – The study took place from 1 November 2010 to 31 March 2011 in four French regions: Île-de-France, Bourgogne, Franche-Comté and Rhône-Alpes. It was based on daily data on temperature, snow and black ice (Météo-France), different sources of syndromic surveillance data (SurSaUD®, Permanent Home and Leisure Injury Survey Epac), and daily mortality data from INSEE. The analyses conducted were based on comparisons to average means on periods not affected by cold or black ice (variation percentages). An investigation was also conducted with the emergency service of the city of Sens in order to describe an activity peak linked to black ice.
    Results – No significant health impact of cold was observed. On the contrary, some episodes of snow/black ice were associated with an increase of 30% to 150% of emergency admissions for traumatisms, mostly for falls. The phone investigation in Sens, taking place during an episode of invisible black ice, showed that part of the falls were avoidable.
    Discussion-conclusion – Given the increase of traumatisms during the episodes of snow/black ice, it would be useful to continue this winter surveillance in order to identify the most adapted prevention advice and to better inform the population.

    Key words : Cold, snow, black ice, morbidity, traumatisms, prevention, France
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    Christophe Hommel (christophe.hommel@chru-strasbourg.fr) et al.
    Centre de vaccinations internationales, Centre hospitalier régional universitaire, Strasbourg, France

    Abstract

    Objectives – Estimate the efficiency of a late catch-up vaccine against hepatitis B virus for patients who did not complete hepatitis B vaccination.
    Methods – All patients consulting in a international vaccination centre between Septembre 1999 and March 2010 who had not completed the third dose of hepatitis B vaccination were proposed one vaccine dose, as well as the control of their HBs antibodies rate after one month later.
    Results – Out of 616 patients included retrospectively in the survey, a serological control was performed in 317 patients (51.5%). A positive rate of antibodies was observed in 91.5% of them, with a higher rate in women (95.0% vs. 88.7%; p=0.04). Globally, the overall median delay for the third dose was 6.5 years, but was significantly longer for those who did not respond to the vaccine (7.7 years). For those who responded to the vaccine, regardless of the delay, the antibodies rate was significantly higher than 500 UI/l (p<0.001) in 73% of the cases. A majority of patients (57%) had started vaccination between 1994 and 1998.
    Conclusion – In spite of an average 6 year-delay for the third dose, more than 90% of the patients with up-to-data vaccination against hepatitis B and serologically tested, had a positive result of their HBs antibodies rate. The male gender, the long delay as well as the starting age of vaccination seem to interact with the immune response. The lack of catching-up is primarily due to the controversy that followed the mass vaccination campaign in France between 1994 and 1998.

    Key words : Hepatitis B, catch-up, vaccination, serology, HBs antibodies rate
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