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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 05/03/2013

BEH n°7/2013

05/03/2013

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Le numéro (pdf- 1,06 Mo)

 
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    Delphine Lefeuvre et al.
    Inserm, CépiDc, Le Kremlin-Bicêtre, France
    AP-HP, Paris, France
    Auteur correspondant : Grégoire Rey (gregoire.rey@inserm.fr)
    Inserm, CépiDc, Le Kremlin-Bicêtre, France

    Résumé

    Introduction – L’objectif est de comparer la qualité des certificats de décès électroniques à celle des certificats papier selon une méthodologie basée sur leurs caractéristiques intrinsèques.
    Méthodes – La qualité des certificats de décès français de 2010 reçus par le Centre d’épidémiologie sur les causes de décès (CépiDc-Inserm) a été étudiée selon trois indicateurs : (i) la quantité d’information, mesurée par le nombre moyen de causes par certificat ; (ii) la cohérence intrinsèque (i.e. séquence morbide correctement ordonnée); (iii) l’imprécision de la cause initiale de décès.
    Résultats – 533 977 certificats de décès ont été analysés, dont 5 % étaient sous forme électronique. Après ajustement, les certificats de décès électroniques contiennent significativement plus de causes déclarées que les certificats papier : +19 % [17 %-20 %] et +12 % [11 %-13 %] chez les moins et les plus de 65 ans respectivement. La proportion de certificats de décès où le principe général de codage de la CIM-10 s’applique est supérieure de 2 % [0 %-4 %] pour les certificats électroniques chez les moins de 65 ans, et de 6 % [5 %-7 %] chez les plus de 65 ans. La proportion de certificats imprécis est inférieure de 51 % [46 %-56 %] pour les certificats de décès électroniques.
    Conclusion – Les certificats électroniques sont mieux remplis que les certificats papier. Le développement de la certification électronique doit être poursuivi en France.

    Mots-clés : Décès, certification électronique, qualité
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    Sophie Thiébaut et al.
    Observatoire régional de la santé Provence-Alpes-Côte d’azur, Marseille, France
    Auteur correspondant : Laurence Lupi-Pégurier (laurence.lupi-pegurier@inserm.fr)
    Aix-Marseille Université, Aix-Marseille Sciences économiques, Marseille, France
    Université Nice-Sophia Antipolis ; CHU, Nice, France

    Résumé

    Objectif – Garantir un accès aux soins bucco-dentaires équitable et de qualité aux personnes âgées reste un défi. Ce travail a pour objectif de comparer le recours au chirurgien-dentiste des personnes âgées institutionnalisées à celui des personnes âgées vivant à domicile.
    Méthode – Les données analysées, restreintes aux sujets de plus de 60 ans, sont issues de l’enquête Handicap-Santé menée en France en ménages ordinaires (HSM) et en institutions (HSI). La technique d’appariement par score de propension a été utilisée afin de permettre la comparaison des deux populations en minimisant les biais. Les variables d’appariement étaient l’âge, le sexe, le degré de dépendance, la catégorie socioprofessionnelle et la fréquence des contacts avec la famille.
    Résultats – Un sous-échantillon de 3 358 sujets âgés (1 679 paires) a été constitué. La probabilité de recours au chirurgien-dentiste est diminuée d’un quart lorsque les personnes sont institutionnalisées (OR=0,7 ;p <0,001) par rapport aux personnes vivant à domicile. Pour les personnes institutionnalisées, le recours au chirurgien-dentiste apparaît cependant plus fréquent dans les établissements privés à but non lucratif que dans les structures publiques ou privées à but lucratif.
    Conclusion – Toutes choses égales par ailleurs, la vie en institution peut être considérée comme une barrière pour le recours au chirurgien-dentiste.

    Mots-clés : Personnes âgées, recours aux soins, soins bucco-dentaires, domicile, institution, score de propension
 
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    Delphine Lefeuvre et al.
    Inserm, CépiDc, Le Kremlin-Bicêtre, France
    AP-HP, Paris, France
    Auteur correspondant : Grégoire Rey (gregoire.rey@inserm.fr)
    Inserm, CépiDc, Le Kremlin-Bicêtre, France

    Summary

    Introduction – The study objective was to compare quality of electronic death certification versus paper certification using a methodology based on intrinsic characteristics of death certificates.
    Methods – In order to study the quality of French death certificates received in 2010 by the French Epidemiological Center for the Medical Causes of Death (CépiDc, Inserm), three criteria were used: (i) the amount of information, measured by the average number of causes by death certificate; (ii) intrinsic consistency (ie. morbid sequence logically ordered); (iii) imprecision of underlying cause of death.
    Results – 533,977 death certificates were analyzed; 5% of them were electronic. After adjustment, electronic certificates contained 19% [17%-20%] more codes than paper death certificates for deceased people under 65 years, and 12% [11%-13%] more codes for people deceased over 65 years. Regarding deceased people under and over 65 years respectively, ICD General Principle applied 2% [0%-4%] and 6% [5%-7%] more to electronic death certificates than to paper certificates. The proportion of imprecise death certificates was 51% [46%-56%] lower for electronic than for paper certificates.
    Conclusion – According to our criteria, electronic death certificates are better filled than paper death certificates. The transition to electronic certification is positive and should be promoted in France.

    Key words : Death, electronic certification, quality
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    Sophie Thiébaut et al.
    Observatoire régional de la santé Provence-Alpes-Côte d’azur, Marseille, France
    Auteur correspondant : Laurence Lupi-Pégurier (laurence.lupi-pegurier@inserm.fr)
    Aix-Marseille Université, Aix-Marseille Sciences économiques, Marseille, France
    Université Nice-Sophia Antipolis ; CHU, Nice, France

    Summary

    Aim – Ensuring an equitable access to high-quality oral health for older people still remains an ongoing challenge. The aim of this study was to evaluate whether living in a nursing home was associated with a lesser use of dental services, compared with living at home.
    Methods – Data, restricted to individuals aged 60 and over, were obtained from the two French disability-health Surveys: HSM (Handicap Santé Ménages) - for community dwellers - and HSI (Handicap Santé Institution) - for institutionalized patients. In order to compare both populations and minimize biases, we used the Propensity Score Matching (PMS). The matching criteria were age, sex, level of dependence, the occupational category and the frequency of contacts with the family.
    Results – The PSM allowed the constitution of a sub-sample of 3,358 elders (1,679 pairs). The probability of having visited a dentist during the previous year was reduced by a quarter (OR=0.7; p<0.001) for institutionalized elderly when compared to community-dwelling elders. Moreover, the use of dental services was better in not-for-profit nursing homes compared to both public and for-profit institutions.
    Conclusion – In this regards, living in a nursing home could be considered as an additional barrier for accessing dental care services for the elderly.

    Key words : Elderly, healthcare access, dental care, communitydwellers, institution, propensity score matching
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