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Points épidémiologiques

Publié le 17/11/2017

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 16 novembre 2017.

17/11/2017

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Point au 16 novembre 2017 (pdf- 1,55 Mo)

A la Une - Prévalence du diabète traité pharmacologiquement (tous types) en France en 2015

A l’occasion de la journée mondiale du diabète, le BEH thématique publié par Santé publique France présente une actualisation des données de prévalence du diabète traité pharmacologiquement en France. En 2015, cette prévalence continue d’augmenter pour atteindre 5 % de la population française soit 3,3 millions de personnes. Le diabète de type 1 qui survient essentiellement chez l’enfant ou l’adulte jeune en représente à peu près 6 %. Le type 2 qui est la forme la plus fréquente (environ 92 %), survient essentiellement chez l’adulte mais peut apparaître également dès l’adolescence. La prévalence du diabète est plus élevée chez les hommes (sexe-ratio H/F de 1,5). Elle augmente avec l’âge pour atteindre un pic entre 80 et 84 ans chez les femmes et entre 70 et 79 ans chez les hommes (plus d’un homme sur 5 âgé de 70 à 84 ans était diabétique en France en 2015). De fortes disparités territoriales sont constatées avec les prévalences standardisées les plus élevées retrouvées dans les régions des Hauts-de-France et du Grand Est, et les prévalences standardisées les plus faibles observées en Bretagne et dans les Pays de Loire : la région Bourgogne-Franche-Comté reste dans la moyenne nationale, mais deux départements, l’Yonne et la Nièvre, présentent des prévalences standardisées dépassant de 10 à 20 % la prévalence nationale (Figure). Des disparités socio-économiques ont également été observées. La prévalence standardisée du diabète traité était 2 fois plus élevée chez les personnes bénéficiant de la CMU-C que chez celles n’en bénéficiant pas. À structure d’âge identique, la prévalence du diabète traité augmentait en fonction de l’indice territorial de désavantage social. Une étude de ces disparités permettrait d’identifier les sous-populations les plus à risque qui doivent être la cible prioritaire des campagnes de prévention primaire visant à réduire ses principaux facteurs de risque modifiables (surpoids et obésité).

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