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Points épidémiologiques

Publié le 20/10/2017

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 19 octobre 2017.

20/10/2017

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Point au 19 octobre 2017 (pdf- 1,32 Mo)

A la Une - Perceptions des 65-75 ans vis-à-vis de la vaccination antigrippale, France 2016

Les plus de 65 ans sont une des populations vulnérables face à la grippe saisonnière en termes de complications (admission en réanimations...) et de mortalité. Le Baromètre santé 2016 de Santé publique France, enquête réalisée par sondage aléatoire, a permis d’explorer pour la première fois les perceptions d’un échantillon de 2 418 personnes âgées de 65 à 75 ans et résidant en France métropolitaine sur la grippe saisonnière (gravité et fréquence) et son vaccin (efficacité, effets secondaires graves), ainsi que l’association de ces perceptions avec leur pratique de cette vaccination lors de l’hiver 2015-2016.
En 2016, 45,9 % des 65-75 ans déclaraient s’être fait vacciner contre la grippe lors de l’hiver 2015-2016. Ce résultat est proche de la couverture vaccinale évaluée par l’Assurance maladie pour les plus de 65 ans cette même année (50,8 %). La différence peut provenir de la méthode utilisée et du fait que les plus de 75 ans, non interrogés dans l’enquête, mais inclus dans le calcul de l’Assurance maladie, pourraient être plus nombreux à être vaccinés que les moins de 75 ans ; les plus jeunes se sentant moins concernés par les risques de grippe grave.
En 2016, 81,3 % des 65-75 ans considéraient la grippe comme grave et 92,1 % comme fréquente. Le vaccin était efficace pour 64,3 % des personnes interrogées, mais près de la moitié (46,9 %) pensaient qu’il peut provoquer des effets secondaires graves.
Les personnes déclarant que le vaccin est efficace se font 5,28 fois plus vacciner (PR*=5,28, IC95% [3,92-7,10]). Inversement, penser que le vaccin peut provoquer des effets secondaires graves est associé à une probabilité plus faible d’être vacciné (PR=0,69 [0,62-0,77]).
L’efficacité réelle du vaccin antigrippal dépend de nombreux facteurs, qui peuvent être liés au vaccin lui-même, à l’individu (moins bonne réponse immunitaire chez les personnes âgées), aux souches de virus circulantes lors de la saison hivernale, en plus ou moins bonne adéquation avec celles du vaccin et à la virulence des souches A(H3N2). Même avec une efficacité modérée, et au vu de sa balance bénéfice/risque positive, la vaccination antigrippale permet d’éviter des cas graves de grippe et des excès de mortalité chez les personnes âgées. Il faut continuer à porter ce message et lutter contre les fausses croyances sur la dangerosité du vaccin. La vaccination est fortement associée au conseil d’un professionnel de santé, soulignant leur rôle essentiel.

*PR= Ratio de prévalence

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