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Points épidémiologiques

Publié le 16/04/2018

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 12 avril 2018.

16/04/2018

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Point au 12 avril 2018 (pdf- 1,56 Mo)

A la Une - La maladie de Parkinson en France

Les maladies neurologiques représentent aujourd’hui la principale cause d’invalidité et la deuxième cause de décès dans le monde.
Parmi elles, la maladie de Parkinson est celle dont le nombre de cas a le plus augmenté (plus que doublé) entre 1990 et 2015. Cela s’explique en partie par le vieillissement de la population, mais pas seulement, le taux de prévalence standardisé sur l’âge ayant augmenté de 15 %.
Un bulletin épidémiologique hebdomadaire a été consacré à cette pathologie.
Une estimation de la fréquence du Parkinson en France a été réalisée à partir des données de remboursement de médicaments anti-parkinsoniens entre 2010 et 2015. Fin 2015, 166 712 personnes étaient traitées pour maladie de Parkinson en France, soit un taux de prévalence de 2,50 pour 1 000 personnes. En 2015, 25 842 personnes étaient nouvellement traitées, soit un taux d’incidence de 0,39 patients pour 1 000 personnes-années, dont 17 % avaient moins de 65 ans. La prévalence et l’incidence augmentaient progressivement jusqu’à l’âge de 80 ans. Plus de la moitié des patients avaient plus de 75 ans. Les hommes étaient atteints environ 1,5 fois plus souvent que les femmes. Les taux régionaux de prévalence variaient de 1,52 à 2,80 / 1 000 personnes. En Bourgogne Franche-Comté, 8 669 cas ont été identifiés, soit un taux de 2,69 pour 1 000. La région présente la troisième prévalence la plus importante après les Hauts de France et PACA.
En Bourgogne Franche-Comté, les taux des départements sont compris entre 2,33 (Nièvre) et 2,91 (Haute-Saône).
En 2014, 1,8 % des certificats de décès mentionnaient une maladie de Parkinson. Le taux de mortalité était deux fois plus élevé que celui de la population générale, une fois pris en compte le sexe et l’âge. Après 65 ans, le taux de mortalité augmentait rapidement avec l’âge. Les chutes et la démence étaient retrouvées plus fréquemment qu’en population générale comme cause initiale de décès, mais les cancers étaient moins fréquents (tabagisme plus faible).
Les pneumopathies d’inhalation étaient mentionnées chez 15 % des cas contre 4 % dans la population générale.
Le taux d’incidence de la maladie de Parkinson était 1,09 fois plus élevé chez les affiliés de la MSA et 1,13 pour les exploitants agricoles.
Dans la population générale, l’incidence augmente avec la proportion de terres agricoles, surtout en viticulture (10 % de plus).
En 2030, environ 260 000 personnes devraient être traitées en France pour maladie de Parkinson, soit 56 % de plus par rapport à 2015, avec une personne atteinte sur 120 chez les plus de 45 ans. Ces prévalences sont sans doute sous-estimées car certains patients ne sont pas diagnostiqués, et donc pas traités.

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