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Publié le 21/06/2016

Environnement et santé

Impacts de l’exposition chronique aux particules fines sur la mortalité en France continentale et analyse des gains en santé de plusieurs scénarios de réduction de la pollution atmosphérique

Auteur(s) : Pascal M, de Crouy Chanel P, Corso M, Medina S, Wagner V, Goria S, et al.
Editeur(s) : Santé publique France
ISSN : 1958-9719
ISBN NET : 979-10-289-0216-2
Citation suggérée : Pascal M, de Crouy Chanel P, Corso M, Medina S, Wagner V, Goria S, et al. Impacts de l’exposition chronique aux particules fines sur la mortalité en France continentale et analyse des gains en santé de plusieurs scénarios de réduction de la pollution atmosphérique. Saint-Maurice : Santé publique France ; 2016. 158 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

La pollution de l'air est désormais considérée comme la première cause environnementale de mort prématurée dans le monde.
Des résultats récents d’études de cohortes ont confirmé l’existence d’un risque de décès associé à l’exposition chronique aux particules fines (PM2.5) dans la population européenne et française. Ces nouveaux résultats épidémiologiques ont été couplés à un modèle à fine échelle de modélisation de la qualité de l’air pour évaluer l’impact des PM2.5 sur la mortalité en France continentale, pour la période 2007-2008.
Plus de 48 000 décès par an pourraient être attribués aux PM2.5, dont plus de la moitié dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Si toutes les communes françaises respectaient la valeur recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (10μg/m3), ce sont plus de 17 000 décès qui pourraient être évités chaque année en France. Le gain moyen en espérance de vie à 30 ans serait alors de 4 mois en France, mais pourrait atteindre plus d’un an dans les communes les plus polluées.
Ces résultats confirment que des efforts poursuivant ceux mis en oeuvre jusqu’à présent pour améliorer la qualité de l’air se traduiraient par une diminution de la mortalité liée aux PM2.5.

Rapport  [pdf - 4,55 Mo]
Synthèse  [pdf - 639,71 Ko]

Mots-clés :

exposition chronique aux PM2,5, mortalité, évaluation quantitative des impacts sanitaires (EQIS), France continentale

SUMMARY

Impact of chronic exposure to fine particles on mortality in mainland France

Worldwide, air pollution has become a main environmental cause of premature mortality. Recent cohort studies have confirmed the health risk associated with chronic exposure to fine particulate matter (PM2.5) in the European and French populations.
We coupled these new results with a fine-scale air quality model to assess the mortality impacts of PM2.5 in metropolitan France, for the 2007-2008 period.
PM2.5 were estimated to cause more than 48 000 premature deaths per year in France, more than half occurring in cities larger than 100 000 inhabitants. If none of the municipalities exceeded the World health organization guideline value for PM2.5 (10μg m3), more than 17 000 deaths would be avoided each year. The associated gain in life expectancy would be on average 4 months, but would exceed one year in the most polluted municipalities.
These results confirmed that actions to improve air quality would substantially improve health.

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