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Publications et outils

Publié le 08/02/2017

Environnement et santé

Exposition environnementale au trichloroéthylène chez les riverains de sites pollués en Île-de-France

Évaluation des expositions, des risques sanitaires associés, et appui à la décision sanitaire

Auteur(s) : Legout C
Editeur(s) : Santé publique France
ISSN : 1958-9719
ISBN NET : 979-10-289-0287-2
Citation suggérée : Legout C. Exposition environnementale au trichloroéthylène chez les riverains de sites pollués en île-de-France. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017, 22 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

Une pollution au trichloroéthylène (TCE) a été détectée à proximité d'anciens sites industriels franciliens. Les concentrations mesurées dans l'air des logements des riverains étaient jusqu'à 90 fois supérieures à la Valeur d'Action Rapide (10 μg/m3) recommandée par le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) pour le déclenchement d'actions correctrices sous 6 mois.
En l'absence de recommandations nationales sanitaires spécifiques, l'Agence régionale de santé d'île-de-France a sollicité Santé publique France pour évaluer les expositions au TCE et les risques associés et pour contribuer à la décision d'une prise en charge sanitaire et d'un relogement temporaire.
L'étude des dangers et des relations doses-réponses s'est basée sur les synthèses toxicologiques disponibles. Les excès de risques individuels ont été calculés et l'impact sanitaire a été estimé. La pertinence de la surveillance biométrologique des expositions a été évaluée avec des toxicologues. Pour éclairer la question du relogement, les situations conduisant à des risques inacceptables ont été identifiées pour différents couples (concentration X durée d'exposition).
Aux concentrations mesurées, les effets dont il faut protéger les riverains sont cancérigènes. L'exposition individuelle peut théoriquement être suivie par la concentration sanguine du TCE, mais la sensibilité des méthodes de dosage est encore insuffisante pour qu'un suivi biométrologique soit possible. Le sur-risque très faible de cancer lié à l'exposition et l'absence de biomarqueurs d'effets précoces ne sont pas en faveur de l'organisation d'un dépistage spécifique. Cependant, pour les familles les plus exposées, le maintien dans le logement pendant les travaux de dépollution (3 ans en moyenne) conduirait à des excès de risque inacceptables.
Portés à la connaissance des instances nationales, ces résultats ont contribué à une réponse du HCSP (11/02/16) précisant que sur l'un des sites pollués, le relogement des personnes les plus exposées devait être envisagé sans délai.

Rapport  [pdf - 987,84 Ko]

Mots-clés :

trichloroéthylène, pollution air intérieur, site pollué, EQRS

SUMMARY

Environmental exposure to trichlorethylene among residents of polluted sites in the Île-de-France region

Assessment of exposures, associated health risks, and support for health decision

Pollution due to trichlorethylene (TCE) was detected near former industrial sites in the Greater Paris Area. Measured concentrations in the air of residents’ dwellings were up to 90 times higher than the Rapid Action Value (10 ug/m3) recommended by the High Council of Public Health (HCSP) before the triggering of corrective actions within 6 months. In the absence of specific national health recommendations, the Regional Health Agency requested from the French public health institute (Santé publique France) to assess exposures to TCE and its associated risks, and to contribute in decision making in terms of health care and relocation.
The study of hazard and of dose-response relationships was based on the toxicological summaries available. The excess of individual risks was calculated and the health impact was estimated. The relevance of the biometrological monitoring of exposures was evaluated with toxicologists. To inform the issue of relocation, situations leading to unacceptable risks were identified for different pairs (concentration x exposure time).
For the concentrations measured, the effects from which residents must be protected are carcinogenic. Individual exposure can theoretically be followed by blood concentrations of TCE, but the sensitivity of the assay methods is still insufficient to allow a biometrological follow-up. The very low excess risk of cancer linked to exposure and the lack of biomarkers of early effects are not in favor of implementing specific screening. However, for the most vulnerable families, the fact of staying in the house during the remediation work (3 years on average) would lead to unacceptable levels of excess risks.
These results have been communicated to national authorities and contributed to a response from the HCSP (11/02/16) stating that on one of the polluted sites, the relocation of those most at risk had to be considered without any delay.

Keywords :

Trichlorethylene, indoor air pollution, contaminated site, quantitative assessment of health risks

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